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Posts Tagged ‘Manifestation’

Mariage?? On les entend. Funerailles? On les entend. Elections? On les entend. Diplomation?? Encore plus de tirs!

Le probleme est simple les tirs Tuent! Les balles perdues Tuent!

Au Liban ces tirs doivent etre Interdits!!! La liste des victimes de ces Balles perdues est de plus en plus longue! Parlementaires legiferez! Politiciens ne servez pas de couvertures aux porteurs d’armes illicites, illegales!

Les balles perdues font perdre des Vies!!

Rita chemalyFB_IMG_1464117247020

 

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The Global Fund for Women have released the #DETERMINED campaign, in which the stories of women are told. All of these stories are part of “a powerful collective effort to create lasting change—a movement for women’s human rights.” To know more about what is a Movement? Check the beautiful Infographic Below!!!

Rita Chemaly movement  Global fund for women Rita Chemaly Lebanon GFW

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Hello Parents !!! مرحبا إلكن.

 

une tres tres belle video (en arabe ou anglais) relatant un dialogue entre une maman libanaise et son fils emigre aux etats-unis pour travailler.

Elle essaye de lui dire de trouver une femme et construire une famille avec des enfants, il lui cache gentiment son orientation sexuelle.

A voir!!!!

Rita Chemaly

 

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nurturing-massage-for-mother-to-be

even if this is my one hundred post about maternity leave,

as a mother to be, I insist that the Lebanese MPs meet in a general assembly and vote for the amendment of articles 28-29 of the Labor law, for us to have a 10 weeks maternity leave and not only 49 days!!!!

all Parliamentarian commissions have already accepted the amendment of the law,

Lebanese Mothers to be are just waiting for a vote in favor of the extension to 10 weeks in the GENERAL ASSEMBLY of the Parliament….

YALLA!!!!!!

This is a Must!!!!

Rita Chemaly

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nationality 21 of March 2013

Une manifestation enorme se prepare pour la fete des meres, par les mamans libanaises qui ne peuvent pas transmettre leur nationalite a leurs familles!!

pour le 21 Mars 2013, a 11h du Matin, en face du Serail libanais place Riad El Solh, des familles de femmes libanaises venant de diverses regions du Liban, vont se retrouver, pour Offrir au gouvernment le cadeau qu’il avait promis lors de la fete des meres de l’annee derniere. Cadeau  empoisonne et enterre avec la commission ministerielle qui a etudie le dossier.

N’hesitez pas a rejoindre le mouvement protestataire!

 

Rita

 

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par Mona Chollet, mardi 12 mars 2013

« Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler », écrivait l’essayiste marocaine Fatema Mernissi dans Le Harem et l’Occident (Albin Michel, 2001). L’engouement des médias français pour des figures comme les Femen ou Aliaa El-Mahdy, l’étudiante égyptienne qui, en 2011, avait posé nue sur son blog (1), offre une nouvelle confirmation de la justesse de cette observation. On a pu voir sur France 2, le 5 mars, un documentaire consacré au collectif d’origine ukrainienne implanté en France depuis un peu plus d’un an (2), et un autre intitulé Aliaa, la révolutionnaire nue sur Public Sénat pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

Tant pis pour les milliers de femmes qui ont le mauvais goût de lutter pour leurs droits tout habillées, et/ou d’offrir un spectacle moins conforme aux critères dominants de jeunesse, de minceur, de beauté et de fermeté. « Le féminisme, c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », s’insurgeait sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux. En France, les organisations féministes « se voient désormais plus souvent interpellées sur ce qu’elles pensent du mouvement d’origine ukrainienne que sur leurs propres actions » (3).

« Si tu montres tes nichons,
je reviens avec mon photographe »

Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias (4). »

Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. Elles ont donc déplacé les inscriptions (5)… Cet ordre des choses n’inspire pas d’états d’âme particuliers à Inna Chevchenko, l’Ukrainienne qui a exporté la marque Femen en France : « On sait de quoi les médias ont besoin, déclarait-elle en décembre à Rue89. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister (6). » Vraiment ?

Certes, la militante féministe Clémentine Autain a raison de rappeler que « le happening, c’est dans notre culture. De la suffragette Hubertine Auclert, qui renversait les urnes lors des élections municipales de 1910 pour que les journaux de la IIIe République puissent avoir leurs photos trash à la Une, aux militantes du MLF qui balançaient du mou de veau dans les meetings des anti-avortement dans les années 1970, on sait aussi monter des coups (7) ! ». Ce mode d’action est aussi celui de l’association Act Up dans sa lutte contre le sida. Mais encore faut-il que derrière les « coups », il y ait un fond politique solide et bien pensé qui leur donne leur sens. Or, dans le cas des Femen, c’est peu dire que le discours ne suit pas. Quand il ne se révèle pas franchement désastreux.

Contre les vieilles femmes qui lisent des livres

La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian (8). Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.

Non seulement Chevchenko accepte cet ordre des choses, mais elle l’approuve (toujours dans The Guardian) : « Le féminisme classique est une vieille femme malade qui ne marche plus. Il est coincé dans le monde des conférences et des livres. » Elle a raison : à bas les vieilles femmes malades, elles ne sont même pas agréables à regarder. Et les livres, c’est plein de lettres qui font mal à la tête, bouh ! Auteur d’un excellent livre sur les usages du corps en politique (9), Claude Guillon commentait : « Le mieux intentionné des observateurs dirait que cette phrase exprime la présomption et la cruauté de la jeunesse. Il faut malheureusement ajouter pour l’occasion : et sa grande sottise ! En effet, et peut-être Inna aurait-elle pu le lire dans un livre, l’image des féministes comme de vieilles femmes coupées du monde (comprenez : et du marché de la chair) est un très vieux cliché antiféministe, qu’il est navrant de voir repris par une militante qui prétend renouveler le féminisme (10). » Depuis, les représentantes françaises du collectif ont cependant dû se résigner à sortir un livre d’entretiens (11) : « En France, il faut publier des textes pour être reconnu, légitime », soupire l’une d’entre elles (Libération, 7 mars 2013). Dur, dur.

Pour Rue89, Chevchenko résumait ainsi le discours des jeunes Françaises qui voulaient rejoindre les Femen : « Elles me disaient : “Les mouvements féministes qui existent déjà en France, ce ne sont pas des mouvements faits pour les jeunes femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine.” » A cet égard, il faut le reconnaître, les Femen marquent incontestablement un progrès. S’agissant d’une ancêtre comme Simone de Beauvoir, il a fallu attendre le centenaire de sa naissance, en 2008, pour la voir enfin à poil : c’était long. Mais la patience du monde fut récompensée : avec délice, Le Nouvel Observateur (3 janvier 2008) publia en couverture une photo montrant l’auteure du Deuxième sexe nue de dos dans sa salle de bains (12). Les Femen, elles, sont bonnes filles : elles mâchent le boulot (« femen » signifie d’ailleurs « cuisse » en latin, mais rien à voir, elles ont choisi ce nom « parce qu’il sonnait bien »). Après tout, ne soyons pas pudibonds : pour être féministe, on n’en a pas moins un corps, une sensualité, une vie sexuelle. On peut seulement déplorer que l’attente de toutes celles — et ceux — qui rêvent de se repaître des petites fesses de Jean-Paul Sartre dure toujours. Que fait Le Nouvel Observateur ? Les grands intellectuels n’auraient-ils pas, eux aussi, un corps, une sensualité, une vie sexuelle ? Pourquoi ne pas nous en faire profiter ? Pourquoi ne sont-ils pas, eux aussi, une denrée publique, que l’on peut exposer et commercialiser indépendamment de la volonté des intéressés ?

« Féminisme pop »

Après s’être attiré une large sympathie lorsqu’elles se sont fait agresser par les extrémistes catholiques de Civitas au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, en novembre 2012, les Femen ont suscité de plus en plus de réserves et de désaveux — par exemple de la part du collectif féministe Les TumulTueuses, ou de l’actrice et réalisatrice Ovidie. Critiquées pour la caution qu’elles apportent à la vision du corps féminin forgée par l’industrie publicitaire, elles se sont défendues en publiant des photos de certaines de leurs membres qui s’écartent de ces canons. Le problème, c’est qu’on ne verra jamais celles-ci en couverture des Inrockuptibles, les seins en gant de toilette cadrant mal avec le « féminisme pop » que dit priser le magazine — ni dans Obsession, le supplément mode et consommation du Nouvel Observateur, pour lequel les Femen ont posé en septembre dernier. Et pas question d’arguer que ce n’est pas de leur faute : si elles voulaient être un minimum crédibles, elles devraient imposer la présence de ces membres lors des séances photo. « Quel peut être l’effet produit par cette photo de groupe [dans Les Inrockuptibles] sur les femmes moins jeunes, ou jeunes mais moins favorisées par le hasard génétique ? interroge Claude Guillon. Le même effet que le terrorisme publicitaire et machiste que le féminisme ne cesse de dénoncer. Cette photo est pire qu’une maladresse, c’est un contresens politique. »

Les dénégations répétées des membres du collectif ne suffisent pas, par ailleurs, à dissiper le soupçon d’une politique de la photogénie délibérée. Dans le livre Femen, l’une des fondatrices ukrainiennes déclare : « Nos filles doivent être sportives pour endurer des épreuves difficiles, et belles pour utiliser leur corps à bon escient. Pour résumer, Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre. » Le féminisme, mieux qu’un yaourt au bifidus. L’une de ses camarades françaises invoque une « erreur de traduction » (13)…

Quoi qu’il en soit, en l’état actuel des choses, il n’est pas certain que les médias et le grand public fassent complètement la différence entre les Femen et la Cicciolina par exemple — précurseuse de la couronne de fleurs sur cheveux blonds —, ou la pin-up de la page 3 du quotidien britannique The Sun. Claude Guillon, encore : « “Au moins, me disait une jeune femme, depuis qu’elles se mettent à poil, on les écoute !” Que nenni. On les regarde tout au plus. Et lorsque les rédacteurs en chef en auront marre de mettre du nibard à la une (ça lasse, coco !), on ne les regardera plus. » Les journalistes de Rue89 sont elles-mêmes perplexes devant le succès d’audience du collectif : « Le premier article que nous avons fait sur les Femen était un “En images”. On y voyait simplement la photo d’une Femen devant la maison de DSK, seins nus. Trois paragraphes accompagnaient l’image. L’article a reçu 69 500 visites. C’est beaucoup. » Dans le fumeux « sextrémisme » promu par le groupe, il y a tout à parier que c’est surtout « sexe » qui fait tilter la machine médiatique.

Des médias devenus tous féministes ?

Le féminisme serait donc devenu consensuel, au point de faire la couverture de tous les journaux et d’avoir l’honneur de documentaires télévisés abondamment promus dans la presse ? Il faudrait être naïf pour le croire. L’intérêt pour les Femen s’avère parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier. Ainsi, le 7 mars, Libération leur consacrait une double page ; cela ne l’a pas empêché de publier le lendemain, pour la Journée internationale des femmes, un numéro d’anthologie. Sous le titre « Du sexe pour tous ! », il a choisi de consacrer sa Une à l’« assistance sexuelle » pour les handicapés. La photo d’illustration montrait un handicapé au lit avec une « assistante » (blonde, souriante, incarnation de la douceur et de l’abnégation qui sont la vocation des vraies femmes), et non l’inverse : on a bien dit « Du sexe pour tous », pas « pour toutes ».

Pour le quotidien, ce combat s’inscrit dans le cadre de sa défense acharnée de la prostitution. En janvier dernier, déjà, il publiait le portrait d’un polyhandicapé qui militait pour le droit à l’« assistance sexuelle ». Comme le faisait remarquer sur son blog le cinéaste Patric Jean (14), cet homme avait cependant eu au cours de sa vie deux compagnes, et même des enfants, ce qui relativisait quelque peu l’argument de l’incapacité des handicapés à avoir une vie sexuelle. Histoire de compléter ce tableau de la femme selon Libé, le portrait de dernière page était celui de Miss France.

Même méfiance quand on voit Charlie Hebdo, bastion de l’humour de corps de garde, dont les dessins répètent semaine après semaine que la pire infamie au monde consiste à se faire sodomiser, c’est-à-dire à se retrouver dans une posture « féminine » (15), collaborer avec les Femen pour un numéro spécial (6 mars 2013). En couverture, le dessin de Luz reprend un visuel du groupe qui montre ses militantes brandissant une paire de testicules. Le cliché des féministes hystériques et « coupeuses de couilles », couplé à l’esthétique publicitaire : une bonne synthèse du produit Femen. Dans l’entretien qu’elle accorde à l’hebdomadaire satirique, Chevchenko déclare vouloir une société « où les femmes ont plus de pouvoirs que les hommes ». Bien bien bien.

Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe » (16). Deux ex-militantes de l’association, Loubna Méliane — assistante parlementaire du député socialiste Malek Boutih — et Safia Lebdi, ont d’ailleurs fait partie des premières ralliées aux Femen, avant de prendre leurs distances. La section française du groupe s’est installée à la Goutte d’Or, quartier parisien où vivent beaucoup de musulmans ou assimilés, et a annoncé son implantation par une affiche bleu-blanc-rouge qui rappelait curieusement les « apéros saucisson-pinard » organisés au même endroit en 2010 par des militants d’extrême droite.femen aliaa mahdi women rights

« Mentalité arabe » en Ukraine

Si l’anticléricalisme radical du collectif se comprend sans peine compte tenu du poids de l’Eglise orthodoxe dans la vie publique ukrainienne, ses porte-parole ont tendance à en franchir le cadre lorsqu’il s’agit de l’islam. L’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, a ainsi flirté avec le racisme en déplorant que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes » (17).

En mars 2012, sous le slogan « Plutôt à poil qu’en burqa », Femen France a organisé une « opération anti-burqa » devant la Tour Eiffel. Ses membres clament aussi que « La nudité, c’est la liberté », ou scandent : « France, déshabille-toi ! » Elles perpétuent ainsi un postulat très ancré dans la culture occidentale selon lequel le salut ne peut venir que d’une exposition maximale, en niant la violence que celle-ci peut parfois impliquer (18).

De nombreuses féministes leur ont objecté que, plutôt que d’affirmer la supériorité de la nudité, il vaudrait mieux défendre la liberté des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Mais les Femen sont certaines de détenir la vérité. « On ne va pas adapter notre discours aux dix pays où s’est implanté le groupe. Notre message est universel », assure Chevchenko à 20minutes. Ce mélange de paresse intellectuelle et d’arrogance, cette prétention à dicter la bonne attitude aux femmes du monde entier, sont accueillis plutôt fraîchement. La chercheuse Sara Salem a ainsi reproché à l’étudiante égyptienne Aliaa El-Mahdy son alliance avec les Femen : « Si le geste de se déshabiller sur son blog pouvait être vu comme un moyen de défier une société patriarcale, il est problématique qu’elle collabore avec un groupe qui peut être défini comme colonialiste (19). » Mais pourquoi se remettre en question quand montrer vos seins suffit à vous assurer une audience maximale ?

(1) A la lumière de la remarque de Mernissi, le geste d’El-Mahdy est porteur d’une charge transgressive indéniable dans le contexte égyptien. Il lui a d’ailleurs valu des menaces intolérables. Mais le problème est que sa démarche, purement individuelle, reste impuissante à faire évoluer les mentalités dans son pays. Elle s’avère même contre-productive : en Occident, la jeune femme a été récupérée par des commentateurs dont les discours — ou les arrière-pensées — ne sont pas toujours bienveillants envers sa société d’origine.

(2) Nos seins, nos armes, de Caroline Fourest et Nadia El-Fani.

(3) « Femen, la guerre des “sextrémistes” », Libération, 7 mars 2013.

(7) « Le féminisme à l’épreuve du sextrémisme », M – Le magazine du Monde, 9 mars 2013.

(8) « Femen’s topless warriors start boot camp for global feminism », The Guardian, 22 septembre 2012.

(9) Claude Guillon, Je chante le corps critique, H&O, Paris, 2008.

(10) « Quel usage politique de la nudité ? », Claude Guillon, 7 février 2013. Ajout du 13 mars : lire aussi « “Sauvées par le gong” ? Femen, suite et fin » (12 mars).

(11) Femen, entretiens avec Galia Ackerman, Calmann-Lévy, Paris, 2013.

(12) Lire Sylvie Tissot, « “Une midinette aux ongles laqués” », Le Monde diplomatique, février 2008.

(13) « Femen : “Notre message est universel” », 20minutes.fr, 5 mars 2013.

(14) « Prostitution : Libération remet le couvert », Le blog de Patric Jean, 7 janvier 2013.

(15) Cf. Maïa Mazaurette, « Une remarque au sujet des caricatures “humiliantes” dans Charlie Hebdo », Sexactu, 20 septembre 2012.

(16) Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé, Les féministes et le garçon arabe, L’Aube, La Tour d’Aigues, 2004.

(17) « Femen, Ukraine’s Topless Warriors », TheAtlantic.com, 28 novembre 2012.

(18) Cf. « Femen ou le fétichisme du dévoilement », Seenthis, octobre 2012, et Alain Gresh, « Jupe et string obligatoires », Nouvelles d’Orient, Les blogs du Diplo, 20 mars 2011.

(19) Sara Salem, « Femen’s Neocolonial Feminism : When Nudity Becomes a Uniform », Al-Akhbar English, 26 décembre 2012.

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Lebanese Women claim their rights:

the right to live safely at home

the right not to be harrassed at work

the right not to marry her rapist

the right to transmit her nationality to her children

the right to Live and To be A Lebanese CITIZEN!!!!

Rita Chemaly,

also for those who feel that big rage I feel,

do not hesitate to wath this short short movie, that is translated to English….

a great initiative bt the take back the parliament movement.

http://www.youtube.com/watch?v=e5dTJKwIMb0

 

 

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Article par Rita Chemaly Initialement Paru Dans le Magazine Special de Fevrier 2013

Article par Rita Chemaly Initialement Paru Dans le Magazine Special de Fevrier 2013

Cartographie des discriminations qui atteignent les femmes au Liban

Gros Plan sur les Droits des Femmes au Liban

Dans cette rubrique, chaque mois les droits des femmes sont passes au crible fin, pour la nouvelle année  nous dresserons la cartographie des discriminations qui atteignent les femmes au Liban. Si l’image que donnent les medias libanais des femmes au Liban est ouverte et progressive, dans la pratique et les lois, cette image virtuelle pimpante et brillante se transforme en image terne et noire.

Le Liban a bien ratifié  la Convention Internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes (CEDEF) ou plus communément connue sous l’acronyme anglais CEDAW en Avril 1997. Mais les exceptions émises par l’Etat sur cette Convention, font en sorte de creuser le fossé entre Hommes et Femmes. Le Liban a formulé une réserve contre l’article 9 – alinéa 2 et contre l’article 16, alinéa 1, relatif à l’égalité des deux époux dans le mariage et le choix du nom de famille, et l’article 29 lié a la transmission de la nationalité. Reserves et expections peuvent sont issus du jargon juridique, or ces simples termes ont des effets discriminants contre les Femmes Libanaises et travaillant au Liban.

La femme dans la famille, une discrimination à la base :

La discrimination commence par la famille, et le souhait d’avoir un garçon comme premier né. Le « maouloud » est homme, la déception des proches par le fait d’avoir une fille est souvent grande. Pire dans plusieurs pays arabe comme au Yémen et autres,  le mot “enfant” signifie “garçon”.

Quant aux études les études les exemples de discrimination et d’inégalités sont flagrants : souvent les filles sont inscrites dans des universités moins prestigieuses que les garçons sur lesquels on mise plus lors des études.

Le statut Personnel, Inégalité homme femme mais inégalités entre femmes libanaises aussi:

Le système libanais est formé par une multitude de confessions (18 avec les coptes), les statuts personnels revenant à telle ou telle confession marquent les inégalités entre hommes et femmes et entre femmes elles-mêmes….

  • le mariage entre chrétiens de différentes confessions exige de la femme d’obéir et de se soumettre au mari « la célèbre lettre de St Paul » chantée et louée dans toutes les cérémonies matrimoniales religieuses.
  • En cas de séparation ou divorce les différences sont nombreuses :
    • Pour l’héritage chez les musulmans l’homme à la part double.
    • Chez les chrétiens, dans la pratique des tractations sont menées dans le sens de garder l’héritage “dans la famille”. C’est-à-dire acheter la part des territoires fonciers des filles par les garçons.

La Nationalité, la femme libanaise est de seconde classe :

La femme libanaise mariée à un non Libanais, n’a pas le droit d’accorder sa nationalité à ses enfants et à son mari. Alors que l’Homme Libanais marié à une non-libanaise lui transmet la nationalité un an plus tard.

Dans son article premier, la loi de la nationalité No 15, du 19/01/1925, stipule qu’« est considéré comme libanais toute personne née d’un père libanais », Selon ce texte, toute personne née d’une mère libanaise n’est donc pas considérée comme libanaise. La nationalité au Liban relève du lien de sang, et non du lien du sol.  Le Sang de l’homme seulement…. Les arguments politiques, confessionnels et démographiques tuent le projet de loi égalitaire.

Il faut noter que la transmission de la nationalité n’est pas une pure formalité juridique.  La non- transmission de la nationalité aux enfants et à l’époux de la libanaise à des conséquences sociales importantes :

  • Les enfants et maris des femmes libanaises sont considérés comme des résidents et non des citoyens. Ils n’ont pas droit à l’école publique ni accès aux hôpitaux publics gratuits pour les libanais.
  • Ils  doivent obtenir des permis de séjour et de travail.
  • L’unité de la famille est remise en cause, de même que la sécurité psychologique les risques de déportations augmentent.
  • Quant à l’emploi, il faut noter que considérés comme résidents, le choix des métiers possibles à exercer, est limité ; Certains métiers sont réservés aux Libanais détenteurs d’un passeport libanais. Appartenir à des syndicats, unions et ordres impossible aux non-libanais. Mais aux enfants nés de mère libanaise ?

La femme et les discriminations au travail:

  • Le code du travail existe bel et bien au Liban mais il ne protège pas les femmes contre l’harcèlement sexuel;
  • Aussi, le code du travail ne protège aucunement les employés/es domestiques et agricoles;
  • Pour les allocations sociales et familiales récemment en juillet dernier 2012 un p’tit pas a été fait à ce sujet sous la pression des parlementaires et de la Commission Nationale pour les Droits de la Femme, mais dans l’attente de la mise en pratique et amendements des lois, les femmes n’ont pas encore les mêmes allocations sociales et familiales que les hommes ;
  • La discrimination la plus flagrante reste l’absence de tout congé paternité. Quant  au  congé de maternité il est de 7 semaines dans le secteur privé une période insuffisante selon les conventions et traités internationaux. Il faut noter qu’actuellement les commissions parlementaires étudient un projet de loi amendant le congé maternité pour 10 semaines, le projet attend depuis fin 2012 son vote à l’Assemblée générale du parlement.

La femme et la politique

Les femmes libanaises ont gagné après moult mobilisations  la réforme de la loi électorale en 1953  qui a consacré leurs droits politiques.

Mais vu les divers quotas confessionnels et  géographiques qui existent au Liban, il est  difficile aux femmes libanaises de percer le cercle de la domination masculine en politique. Les femmes attendent encore un quota et une représentation proportionnelle qui leur garantie leur droit au moins pour une période transitoire.

  • 1952 la femme   libanaise peut élire
  • 1953: peut   élire et être élue
  • 1964: première   femme libanaise parlementaire;
  • 2012 Aucune   femme au gouvernement

L’espoir pour les femmes existe toujours : la Constitution libanaise affirme l’égalité de tous les Libanais, quant aux droits civils et politiques et le Liban a signé de nombreux traités visant à l’amélioration de la situation de la femme, reste a appliquer ces textes, le mot est facile certes, mais les organisations et les femmes sont prêtes a combattre pour ces Droits !

Rita Chemaly

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur www.ritachemaly.wordpress.com.

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Yesterday a protest was held in Lebanon, to demand the outlaw of domestic violence.

The protest begun by a march from Sanayeh towards the head of Parliament head quarters.

when I saw the protest on TV, I observed that a “dance” was organised during the protest.
here are some TV reportage about the march http://www.youtube.com/watch?v=vvx8t1iwSXI&list=PLDE66A357407C699B&index=23

http://www.alarabiya.net/articles/2013/02/24/268117.html
KAFA violence and exploitation

it resembles to the One billion rising campaign. It felt awkward to see belly dancing and some moves during a protest against violence, rape, humiliation.

When I talked with Lina today, she told me about an article she sent to us and that I didn’t get the chance to read. The article shows why reservations are expressed against the PR campaign of dancing against violence.

bref, for those who would like to read it, I am pasting it below. 

Rita Chemaly

Why I Won’t Support One Billion Rising

The premise of One Billion Rising is to ‘rise’ above forms of violence; to dance, to celebrate and in doing so to ‘DEMAND an end to this violence’. It was created by Eve Ensler, the creator of The Vagina Monologues, whose exposure has risen along with the success of the play. It is receiving considerable media attention, has gained political ambassadors such as Stella Creasy MP, and has even had special mention of support from the Office of the UN Secretary General.

However, reservations about this campaign are being expressed quietly amongst grassroots activists. I say quietly not because we’re not speaking loudly, but because mainstream feminists, mainstream press, politicians and large organisations don’t tend to be so interested in those of us lacking considerable PR power.

The primary problem with One Billion Rising is its refusal to name the root cause of women’s inequality; its outright refusal to point the finger at a patriarchal system which cultivates masculinity and which uses the control and subjugation of women’s bodies as an outlet for that machoism. In fact, a colleague saw Stella Creasy speak at an event last week where she spoke about One Billion rising and its inclusion of men in the campaign, stating ‘violence is not a gender issue; this affects our societies as a whole’. Really Stella? Really?

In asking women to dance in order to overcome violence and rape, focus is displaced and root causes are overlooked, it completely diverts the world’s attention away from the real issue of gender based violence and rape with a pleasing-to-the-eye coordinated dance. It’s like saying to survivors ‘Ok, you’ve been raped, but you can overcome it if you come together and dance for 20 minutes on Valentine’s Day… Eve Ensler says so…’. It’s patronising and it denies not only the causes of violence, but also the devastating and long lasting effects. Thus, a campaign with unprecedented media fire-power has failed to achieve anything other than to create a façade which will have no effect whatsoever upon the global pandemic which is gender based violence.

The fact is that Eve Ensler’s other charitable organisation, V-Day, has raised money for some effective work on the ground; running educational projects, re-opening refuges and safe houses. These are the activities which have actual effect. However, instead of continuing to focus on and raise money for such essential services, it seemed important to Ensler (or some PR guru at her end) that a high profile, notoriety-gaining campaign be launched. I don’t see why it can’t be enough to do essential grassroots work. Why has such a huge PR campaign, with ‘a message from Eve’ videos plastered everywhere, been necessary?

The answer from most will be that it is an awareness raising exercise. However, I can tell you from working with grassroots organisations, that seeing footage on the news of women dancing in unison will do absolutely nothing to educate or deter a perpetrator or potential perpetrator. Educational programmes on the ground are much more effective form of deterrence. News footage does not equal awareness, educational programmes do.

The other counter argument to my reservations would be that this campaign provides an effective form of cathartic release for survivors through the medium of coordinated dance. However, from women I’ve spoken to with knowledge of counselling survivors, the displacement of focus onto a dance on one day would not be considered to be an effective way to ‘rise’. Surely the money spent on this campaign would have been better used to support counselling organisations as an effective form of therapy?

The aforementioned reservations I have about this campaign are not massively uncommon. Many campaigns have come before which, by way of seeking to be inclusive of men, refuse to name the causes of gender based violence. However, where One Billion Rising goes one step further is in itsworld domination international influence. One of the main hubs for the campaign is in the Democratic Republic of Congo, where a report found that fourty-eight women are raped every hour; a statistic which is likely to have risen (not the same kind of ‘rise’ unfortunately) in recent months during fighting with M23 rebel insurgents – a conflict in which rape has been systematically used as a weapon of war.

I recently listened to a Congolese woman talk in a speak-easy setting of radical grassroots feminists. She was radiantly and beautifully powerful in her unfiltered anger towards the One Billion Rising movement, as she used the words “insulting” and “neo-colonial”. She used the analogy of past crimes against humanity, asking us if we could imagine people turning up at the scenes of atrocities and taking pictures or filming for the purposes of “telling their story to the rest of the world”. Take it one step further and try to imagine a white, middle class, educated, American women turning up on the scene to tell survivors to ‘rise’ above the violence they have seen and experienced by…wait for it…dancing. “Imagine someone doing that to holocaust survivors”, she said.

Eve Ensler has reportedly spent much time in the DRC in the build-up to Valentines Day. I really wonder under what premise she is there? What goes through her mind? Does she think that her shared experiences of abuse make her a kindred spirit to Congolese women? That her presence will bring about comfort? Change? Does she really have such an inflated sense of ego that she simply must jet set around, visiting One Billion Rising hubs?

Another woman at the same event, an Iranian woman who had demonstrated in the 70’s and seen female comrades beaten, raped, doused in acid, set alight, imprisoned and murdered, also used the word “insulting”. “Who is someone else to come to my country and claim to ‘help’ me by telling me to ‘rise’ above the experiences I have had?!” She went on to recount the numerous occasions when she’d been patronised by white, middle class, educated feminists who assumed that as an Iranian woman she lacked education and had lived a sheltered and oppressed life (only to be left open-mouthed by her exceptional education, theoretical knowledge and sharp gendered analysis). We laughed at the hilarity of the questions she’d been asked (“So do you go everywhere by camel in Iran?”) but reflected soberly at the state of a feminist movement dominated by white academics.

The consensus from those on the ground, providing services to women survivors, was that women of privilege should not preach feminist ideals, particularly where gender and race intersect – and essentially where ‘developed’/’developing’ world’s intersect. The focus for white, western feminists should be on gender equality at home, where there are enough problems for a lifetime of activism. But, if the white saviour complex were to endure, that the best form of action would be to lobby their own governments to stop their patriarchal, neo-colonial influence in so-called ‘developing countries’. For it is western companies that create resource enclaves in oil and mineral rich countries, the profits from which local communities never benefit. And it is western governments that continue to pervade the economic systems of ‘developing countries’ with their development aid laden with conditionality to replicate western models of governance which is often irreconcilable with historical economic, cultural, social and economic patterns. And it is western backed arms traders which cash in on conflict in many ‘developing’ regions, fuelling both sides for financial gain. Not content with its first wave of colonisation, the west continues to insist upon ‘helping’ other countries. Word on the street is that the people don’t want ‘help’; they want to make their own decisions and bring about change free from outside influence.

I sat at the back, listening intently and trying my best to take in the radical thought reverberating off the cold walls of a poorly heated, poorly lit room in Finsbury Park, not saying anything. It wasn’t my place to interject into this space with my white-ness, educated-ness or my relative middle-class-ness. It was my place to listen, drink in as much knowledge as possible, and admire these amazing women with the knowledge and analysis to recognise a problematic campaigning, and to reject it outright in favour of gritty, thankless, unrecognised, poorly paid and underfunded grassroots work. It was a pleasure to learn from them. And it is with their words in my head that I will not support One Billion Rising.

 Follow Natalie Gyte on Twitter: www.twitter.com/@NatalieGyte @w
 

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In Egypt, Female protestors are being Humiliated, assaulted, terrified, by what is called ” sexual terrorism “. Women of Egypt and Women all over the world decided to take a stand against those humiliating acts, and violent physically, morally and psychological terrible actions perpetrated during the protests.

for you dears the letter sent to all passionate and great activists around the world.

below is also the list of all the facebook events created by countries…. Rita Chemaly Lebanon

Dear friends and passionate people
Tomorrow, there is a call for a Global protest to denounce all forms of sexual  violence on Egyptian women, we all know the escalation of harassment and assaults is getting out on control and this is one way to show  rejection to it. Its the 1st worldwide protest in over 20 cities and  capitals to support Egyptian women, something to make us proud and to  show huge solidarity.
I would love and appreciate your support here as well, attend the national stand in Cairo tomorrow https://www.facebook.com/events/484039768310109
If you are out of Cairo, check the list of participating cities and join, spread and share with your connections
Tweet with the hashtags of the stand #GlobalProtestFe12 or #SexualTerrorism #Egypt
If you are a blogger, plz write your thoughts and share them either on my email or arabwomenuprise@gmail.com
If you are a photographer or a designer, give us new ideas for banners, share posters and flyers that can be used worldwide
If you are a journalist, share 🙂
All efforts mean a lot to all of us
love,

وقفة عالمية ضدّ الإرهاب الجنسي الذي يُمارس على المتظاهرات المصريّات/
Global Protest Against Sexual Terrorism Practiced on Egyptian Female Protestors
 
نحن، مواطنات ومواطنون من جنسيّات العالم كلّه، نرفض أن نشاهد في صمت تفشّي ظاهرة الإرهاب الجنسي المُمارس على المتظاهرات المصريّات. نريد أن نظهر دعمنا وتضامننا وتقديرنا للمعتدَى عليهنّ اللواتي يدفعن من لحمهنّ الحيّ ثمن مشاركتهنّ في الثورة المصريّة المستمرّة. كما ونريد أن نحيّي جهود المتطوعين/ات الذين/اللواتي يخاطرون/ن بحياتهم/هن لتأمين ميدان التحرير.
لذلك قرّرنا أن نتجمّع يوم الثلاثاء القادم، الموافق 12 فبراير/شباط 2013 في تمام الساعة السادسة مساءً بالتوقيت المحلّي لأماكن إقامتنا، أمام السفارة/القنصلية المصريّة في دولنا.
 
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لنرفع أصواتَنا عاليًا:
 
  • ونحمّل الحزب الحاكم في مصر مسؤولية عدم اتخاذ تدابير صارمة تمنع عصابات البلطجيّة من مهاجمة وتعرية واغتصاب وإيذاء وقتل المتظاهرات والمتظاهرين السلميّين
  • ونحمّل الشرطة المصريّة مسؤولية عدم توفير الحماية الضرورية للمواطنات المصريّات من التحرّش الجنسي، وتورّط أفرادها في جرائم التحرش/الاعتداء الجنسي
  • ونوجّه اللوم إلى الحكومات المصريّة المتعاقبة لتغاضيها عن جرائم التحرّش/الاعتداء الجنسي عبر عدم إقرارها لقوانين صارمة تعاقب بشدّة المتحرّشين والمتورطين في أي شكل من أشكال العنف الجنسي.
    نطالب بإقرار وتطبيق قانون صارم ضد التحرّش/الاعتداء الجنسي بجميع أشكاله
  • ونُدين تقبّل المجتمع المصري لظاهرة التحرّش الجنسي، والعنف والاغتصاب، وإلقائه اللّوم على المعتدَى عليها عِِوضًا عن المعتدي
  • ونستنكر غياب الأخلاقية والمهنيّة عن عمل الإعلام لتركيزه على التفاصيل الحياتيّة والشخصية للمعتدَى عليها عِوضًا عن التركيز على الفعل الجُرمي
  • ونناشد كل المجموعات الثوريّة، والأحزاب السياسيّة، ومنظمات المجتمع المدني والأفراد لفضح هذه الممارسات والتحرّك الفوري في مواجهة الاعتداءات الجنسيّة المنظمة والتي تهدف إلى تشويه صورة ميدان التحرير وإرهاب المتظاهرات والمتظاهرين، بالإضافة إلى الوقوف بوجه ظاهرة التحرّش الجنسي التي تستهدف فتيات وسيدات مصر بشكل يومي في شوارع بلدهن.
 
مقاومة الإذلال والعنف الجنسي هي أولى الأولويات في سعينا نحو الحرية والكرامة
نحيّي كل بطلة وبطل في هذه الثورة المصريّة المستمرّة
أنتم تعلموننا الشجاعة الثبات والتصميم
ملاحظة هامة: ارتفعت قائمة الدول المتضامنة حول العالم، تجدون في الأسفل قائمة بجميع الوقفات التي يتم تنظيمها في المدن المختلفة وصولًا ليوم الثلاثاء 12 فبراير 2013
برجاء تحميل النسخة الأكبر من بوستر الوقفة من على الرابط التالي: https://docs.google.com/file/d/0B3f63uxYCG57MG9jSXYyZllxeHM/edit
We, citizens of all nationalities all around the world, will not watch in silence the spreading epidemic of sexual terrorism. We want to show our support, solidarity and admiration for the assaulted who paid the price of the ongoing Egyptian revolution with their own flesh, and to the heroic volunteers who are risking their lives for a safe Tahrir.
Therefore on Tuesday February 12, 2013, at 6:00 pm local time, we will gather in front of the Egyptian embassy in our city/country, and people all over the world will do this.
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LET US RAISE OUR VOICES BECAUSE:
– We hold responsible the Ruling Party for not taking strict measures to prevent organized thugs attacking, stripping, raping, injuring and killing peaceful protesters;
– We hold responsible the Egyptian police and governmental institutions for not offering the necessary protection and safety to female Egyptian citizens. Not only that, but the police itself practices the crime of sexual harassment/assault;
– We blame the past and present Egyptian governments for condoning the crime of sexual harassment/assault by not issuing any strict law that clearly provides legal consequences to sexual harassers or those that indulge in sexual violence. We demand the enforcement of a strict law against sexual harassment in all its forms.
– We condemn the social acceptability of sexual harassment, violence and rape by the Egyptian society, which puts the blame on the assaulted instead of the aggressor;
– We hold accountable irresponsible media for focusing on personal, intimate and sensationalist details of the assaulted, instead of denouncing the criminal act;
– We urge every revolutionary group, political party or individual to speak up and take IMMEDIATE action against both the sexual attacks committed by organized mobs aiming to tarnish the image of Tahrir and terrorize the protestors, and the sexual harassment targeting Egyptian women and girls on a daily basis in the streets of their own country. Fighting sexual humiliation and aggression should be a TOP PRIORITY in the noble strive for freedom and dignity;
– We salute every hero and heroine of the ongoing Egyptian revolution! You teach us courage, perseverance and determination.
Download here the high res poster for the Feb12 call https://docs.google.com/file/d/0B3f63uxYCG57MG9jSXYyZllxeHM/edit
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Sexual terrorism is a technique recently used extensively by organized mobs in Egypt aiming to injure, undermine, humiliate and scare female protesters in Tahrir Square, during the ongoing Egyptian revolution.
Let’s describe one of the scenarios, a true story from one of the assaulted women: she finds herself suddenly separated from her friends and encircled by 100, 200, 300 men. They tear off her clothes with knives that injure her body, they twist her neck and pull her hair to forcibly kiss her, hundreds of hands are touching her body as she is being collectively manually raped with fingers thrusted into her genitals. The attack can last for 1 or 2 hours, during which the woman is dragged by the horde from one place to another, across the floor through mud and sewage. The persons who try to help her get equally attacked: males get choked with clothing or threatened with knives, females get encircled to undergo the same horror.
Not only that, but when the victim finally manages to escape, most places refuse to offer her shelter.. because up till now, in the eyes of society, SHE is the one held responsible of the suffered crime, not the agressor. In the eyes of society, SHE is considered to be the symbol of shame, not those who try to silence her. Sexual harassment/assault/violence has become more and more socially acceptable in Egyptian society over the past 10-15 years that today we have come to witness the most horrific aspect of it, practiced as a political tool of oppression. In fact, this is not the first time sexual harassment was used as a tool to silence female protestors: as early ‘Black Wednesday’ in May 2005, authorities during a protest used sexual harassment to disperse female protesters opposing constitutional changes that would grant former president Mubarak greater presidential powers. While security personnel and police largely endorsed the harassment, and stood passively by, the attacks on protesters were recorded, condemned, and widely circulated in media.
In the face of the latest atrocities in Tahrir Square, a group of initiatives were created such as Operation Anti-Sexual Harassment / Assault – a collaborative effort between several initiatives working on sexual harassment in Egypt as well as independent volunteers – and Tahrir Body-Guard, where young Egyptians have organized and trained themselves to combat the sexual assaults on the ground. They also provide follows-up to women and girls who have suffered the attacks. These groups have succeeded in saving several of the assaulted women, despite the fact that they get attacked themselves during the operations. The number of their volunteers is growing and their efforts are tireless.
On January 25th, 2013, on the second anniversary of the Egyptian revolution, the number of cases reported to Operation Anti-Sexual Harassment / Assault (OpAntiSH) were 19 cases in 1 day, not including the unreported ones.
But again to reaffirm, although Tahrir Square is seeing an extreme unimaginable form of sexual violence against women, sexual harassment has become an epidemic in Egypt that affects the lives of Egyptian women on a daily basis. 83% of Egyptian women surveyed by the Egyptian Center for Women’s Rights in 2008 admitted to being sexually harassed, 50% of those on a daily basis. Disturbingly, HarassMap has received a number of reports from young victims – both on its reporting system and anecdotally from volunteers. School girls and boys too often encounter harassing teachers, classmates, doctors, taxi drivers and even family members who make sexual advances, grope, masturbate in front of them, and even sexually assault them. More critically, the average bystander witnessing sexual harassment does not necessarily interfere to stop harassment, the way they would in the case of an act of theft, or a street fight. In fact, they may even blame the harassed/assaulted for being the reason for sexual harassment, and even sympathize with the harasser. However no real efforts were made by previous or present governments to enforce real legal consequences on harassers that would put an end to this epidemic, hence HarassMap’s mission of ending the social acceptability of sexual harassment as an approach to address it.
As OpAntiSH stated in a recent video: “We will not stay silent. We will not be broken. We will not be ashamed.”
Till now around these are the events that are being organized in different cities and locations around the world (keep coming back to check the updates)
 
Palestine, Yaffa
Tunis, Tunisia
Lebanon, Beirut https://www.facebook.com/events/447501321989795
Jordan, Amman https://www.facebook.com/events/341078806000925
Denmark, Copenhagen https://www.facebook.com/events/477337958980238
Belgium, Brussels https://www.facebook.com/events/327518497349166
Italy, Milano https://www.facebook.com/events/287379384723406
USA, New York https://www.facebook.com/events/487985291258453
USA, Washington DC https://www.facebook.com/events/133680200132921
USA, Ottawa https://www.facebook.com/events/530256920328428
Netherlands, The Hague https://www.facebook.com/events/334796859970837
France, Paris https://www.facebook.com/events/554777647873506
United Kingdom, London https://www.facebook.com/events/290741387718715
Australia, Melbourne https://www.facebook.com/events/496947997012935
Norway, Oslo https://www.facebook.com/events/329391147180633 “

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On Friday, a General Assembly for Lebanese Women Married to non-nationals ( french, american, syrian, canadian, egyptian, palestinian, Spanish, Italian, Chinese….) gathered at the YWCA in Ain El Mreisseh.

The aim of the gathering was to recall the activities, protests, and actions of the Nationality Campaign in Lebanon, and to discuss future actions for 2013.

During the meeting Lebanese women who participated to trainings about leadership and communication, organised by WLP and CRTDA were given “diplomas” by the organisations.

They participated to the training to be able to form a lobby to push forward their right to transmit their citizenship to their children and husbands.

during the ceremony many media representatives were present : LBCI, New TV, Future TV, as well as the presence of a lot of newspapers journalist ( el Diyar, el Moustakbal, ….)

The Women were given also goodies bags… the bag contained : deliciously chocolate wrapped, with a sticker for the car, and the New Nationality Calendar for 2013.

I participate to each year General Assembly, and I feel bad when I see all those women suffering from not being able to share their passport with their children. I am suffering when I see that those women cannot see their children hospitalized or go to school in Lebanese public schools, or in Lebanese free schools. A women told me that this is a Shia ( a muslim sect in Lebanon  her children were accepted in a free school by the nuns, but they were not able to stay there because….they are not considered nationals!! Lebanese!! 😦

 I hope that lebanon will ratify the CEDAW completely without reservations!

I hope that my cousins will be able to come to lebanon without a visa because their father is a french diplomat, I hope that my cousin will be able to stay here and work as a lawyer even if he is lebanese and canadian…..

those are my Wishes for 2013…. Long LIVE THE TABBOULEH AND THE LEBANESE MUMs anD gRAND mOTHERS! 

Rita Chemaly

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Si dans ses poèmes Abou el Nouwas célèbre l’homosexualité, dans la réalité, le sujet au Liban reste un tabou, pire le sujet est criminalisé par les lois pénales, et religieuses. A la lumière des lois et pratiques en vigueur, les homosexuels au Liban comme dans les pays arabes sont stigmatisés par les communautés religieuses, les groups de pairs, leur collègues au travail, les medias et surtout leur famille. D’ailleurs le mot arabe « chazz » « déviant » très longtemps utilisé par les medias, souligne la discrimination à laquelle font face les homosexuels dans la société.

Sur le plan des lois, au Liban, le Code Pénal libanais datant de 1943, stipule dans son article 534 que “les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée entre un mois et un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises”. Dans les textes l’homophobie au Liban est pénalisée et surtout criminalisée, dans la pratique sociale, même parmi les étudiants, l’homophobie fait rage ; Un article publié par un jeune étudiant dans le Journal des étudiants de l’Université Américaine, Outlook,  renforce la stigmatisation et l’homophobie, et la parution d’un tel article montre combien le sujet est sensible et mal-compris dans la société; Dans les familles, le sujet reste un tabou ; La société patriarcale libanaise, ne permet ni à l’homme ni à la femme de sortir du carcan des rôles sociaux attribués à chacun. De plus l’homme et la femme ne peuvent pas enfreindre les rôles prédéterminés par la société et les “bonnes mœurs” sans être considérés comme des parias. Dans la société, la discrimination via les femmes sont multiples, surtout envers les femmes célibataires. Une femme ne se complète que via un mariage et des enfants; Les personnes homosexuelles sont donc stigmatisées. Aussi, dans les familles, beaucoup parlent de l’homosexualité comme d’une maladie…

Quelques avancées sont à noter. Récemment et plus précisément depuis le début de l’année 2012, la blogosphère libanaise a vu fleurir des blogs anonymes pour la plupart d’homosexuels vivant au Liban. Le but d’un des blogs et de relater la vie de jeunes qui vivent dans un pays ou l’homosexualité est plus qu’un tabou, elle est un crime.  L’exemple tout en couleur est celui de « Alloush » et « Zouzou » un blog qui  se veut un blog de deux meilleurs amis  homosexuels qui racontent leur “simple” vie de tous les jours au “Liban”. Le blog se nomme Homos libnani, un jeu de mot, entre le célèbre pois chiche libanais et l’acronyme d’homosexuel ;

MEEM la communaute qui questionne la sexualite au Liban

MEEM la communauté qui questionne la sexualité au Liban

Aussi, le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban, relate des histoires vraies de femmes homosexuelles au Liban. Sous forme de lettres cachetées et anonymes, 41 lesbiennes, bisexuelles ou transsexuelles, âgées d’une trentaine d’années témoignent dans ce livre de leur calvaire né de l’incompréhension de la société qui ne reconnait pas leurs droits et du refus de leur famille d’accepter et même de tolérer leur orientation sexuelle. Des récits poignants qui racontent les difficultés de réconcilier la religion, la sexualité, le « standing » et la respectabilité des familles, la colère et la violence des parents ou des frères ; Effarant, un témoignage relate aussi un cas de viol.

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Si les lois qui touchent à l’orientation sexuelle sont iniques et obsolètes au Liban, une polémique a pris forme récemment suite à l’arrestation de 36 hommes dans un cinéma d’un quartier populaire à Beyrouth lors de la projection d’un film pornographique.  Les hommes ont été obligés de subir des « tests anaux », les « tests de la honte » tels que les activistes les ont nommés. Les autorités prétextent que de tels tests aident à établir l’orientation sexuelle des personnes arrêtées et soupçonnées d’homosexualité. Pire que les lois, les pratiques pour « dépister » l’homosexualité touchent à la dignité humaine.

D’ailleurs une  manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux. Les manifestants ont ironisé en parlant de « viol médico-légal ». Les manifestants femmes, hommes et enfants ont brandi des pancartes et ont hurlé des slogans demandant à l’Etat de respecter la liberté sexuelle, les corps des citoyens et citoyennes et d’arrêter les humiliants examens, physiques et psychologiques. Ils ont fait la « sourde oreille » aux remarques déplaisantes de certains passants. Rétorquant simplement… les tests sont des viols, des viols légaux honteux et révoltants.

Une  manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

Une manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

HELEM l’association première en son genre dans le monde arabe et qui défend les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres a haussé le ton lors de la manifestation via des pancartes et T-shirts qui ont crûment représenté les tests qui sont infligés aux personnes arrêtées. Des tests qui n’ont aucune valeur scientifique et que l’Ordre des médecins a déclaré illégaux. Des tests qui ne respectent point la dignité humaine, ni l’intégrité physique et morale des détenus hommes ou femmes. En un mot, comme le résume la pancarte de la manifestation, des tests honteux.

Helem ... une association qui protege les personnes homosexuelles au Liban http://www.helem.net/

Helem … une association qui protège les personnes homosexuelles au Liban http://www.helem.net/

Une lueur d’espoir nait du scandale des tests : toute forme de bigoterie et racisme est dénoncée, notamment sur la page du « Lebanese LGBT Media Monitor », les médias et notamment les émissions télévisées sont passées au crible fin, et toute émission et ou présentateur qui prônent l’homophobie sont virulemment pointé du doigt. Des lettres électroniques sont adressées aux responsables. Le message clair du Syndicat des médecins est salué sur les pages des medias sociaux et dans les divers blogs ; La Troisième Voix pour le Liban » (3V) le Think tank en ligne qui rassemble divers experts, a préparé et publié un texte  montrant l’anticonstitutionnalité des dispositions de l’article 534 du Code Pénal.

Lebanese LGBT media monitor est une page sur Facebook qui suit les medias a la trace...

Lebanese LGBT media monitor est une page sur Facebook qui suit les medias a la trace…

Les réactions de la communauté homosexuelle au Liban, des activistes de la société civile, et de certains des grands medias qui ont passé en boucle dans leur introduction au Journal du soir le mot honte, et ont souligné l’aspect révoltant des tests montrent une avancée minime soit-elle vers la dépénalisation de l’homosexualité au moins dans l’esprit d’une partie de la conscience sociétale. Dans l’espoir de voir le code Pénal amendé, il est important que tous et toutes se mobilisent pour la liberté sexuelle et le respect des communautés marginalisées dans un pays ou le qu’en dira-t-on et les tabous priment.

Rita CHEMALY

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur : http://www.ritachemaly.wordpress.com

 

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“ACT for the Disappeared” Campaign “Enough Waiting We Want to Know” highlights the ongoing impact of the issue of the disappeared on thousands of people in Lebanon.
The campaign includes TV spots, billboards, and a media campaign on social networks. ACT with us and join the campaign fb.com/act4thedisappeared !!

http://www.youtube.com/watch?v=iPqKXVwhtVk&feature=youtu.be

<iframe width=”560″ height=”315″ src=”http://www.youtube.com/embed/iPqKXVwhtVk&#8221; frameborder=”0″ allowfullscreen>

 

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Dear Readers,

 

Kindly find below the latest issue of the Middle East & North Africa Gender and Development e-Brief (No 125)  

 

Best regards, 
CRTD.A / IRIS

 

 

The Middle East &North Africa 
“Gender and Development E-Brief”
Issue #125
October 2012

 

NEWS & ARTICLES

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GENDER ACTIVISM

Iranian Women’s Rights Activists Stop the Registration of Anti-Women Tradition As ‘National Heritage’

Women on Waves Boat Makes First Trip to a Muslim Country, Morocco

 

GENDER BASED VIOLENCE

Syrian Refugee Women – High Risk of Violence in Lebanon

… and Refugees suffer from critical lack of women’s health care
Algeria TV boss convicted for sexual harassment

Child Marriage on Rise Due to Hunger in Niger

Woman Allegedly Raped By Police, Accused of “Indecency” in Tunisia...

… Public Support & President Apology for Alleged Police-Raped Victim

Maronite clergy unleashes unprecedented public attack on what they refer to as “the gender concept”

Ikea deleted women from Saudi version of catalogue

Women lose out on affordable housing in Gulf countries

Egypt teacher cuts girls’ hair for not wearing veil

 

GENDER & HUMAN RIGHTS

Oman Has Lowest Divorce

Women’s Day Video in Tunisia

In Yemen Women Say Lives Worse Since Revolution

Women & Children Refugees Flee Attacks in Sudan

Egypt’s Brotherhood top officials face investigation over attacks on women protesters
RESOURCES & CALLS

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
ANNOUNCEMENTS & CALLS

UN Joint Statement: “Adultery as a criminal offence violates women’s human rights”

 

 BOOKS & REPORTS

UN: Marrying Too Young, End Child Marriage Report

Arab Region: No Revolutions without Equality and Justice: The struggle for women’s rights in rethinking development in the Arab region

A frank discussion from woman to man

 

Please note that the MENA Gender and Development e-Brief is posted on line on the following URLM:http://crtda.org.lb/sites/default/files/newsletters/MENA%20GAD_125.pdf

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
The MENA Gender and Development e-Brief receives material from various sources for its publication. Should you wish to refer to these sources/ sites directly, the list includes publications from: AVIVA, www.aviva.org, AWID: www.awid.org, Democracy Digest: www.freedomhouse.org, Development Gateway: www.developmentgatway.org, Dignity: www.dignity.org, e-Civicus: www.civicus.org, Eldis:www.eldis.org, ESCWA: www.escwa.org.lb, GDB: www.developmentex.com, Global Knowledge Partnership: www.globalknowledge.org, IGTN: www.IGTN.org, ILO: www.ilo.org One World: www.oneworld.net,Siyanda: www.siyanda.org, The Daily Star: www.dailystar.com.lb, The Drum Beat: www.comminit.com, The Soul Beat: www.comminit.com, The World Bank: www.worldbank.org, UNDP: www.undp.org, Wicejilist:www.wicej.addr.com, WLP: www.learningpartnership.org; WIDE: www.wide-network.org; IRIN News: www.irinnews.org, Women’s UN Report Network: www.wunrn.com, Women Living Under Muslim Laws:www.wluml.org
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The MENA Gender And Development E-Brief is published by CRTD.A.

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Le nouveau Special de Septembre est en vente dans les librairies avec dans ce numéro, un dossier spécial sur l’homosexualité au Liban, par Rita Chemaly.  Un sujet qui reste dans l’attente d’une décriminalisation et d’une acceptation dans un pays ou les normes patriarcales et religieuses priment.

“Si dans ses poèmes Abou el Nouwas célèbre l’homosexualité, dans la réalité, le sujet au Liban reste un tabou, pire le sujet est criminalisé par les lois pénales, et religieuses. A la lumière des lois et pratiques en vigueur, les homosexuels au Liban comme dans les pays arabes sont stigmatisés par les communautés religieuses, les groups de pairs, leur collègues au travail, les medias et surtout leur famille. D’ailleurs le mot arabe « chazz » « déviant » très longtemps utilisé par les medias, souligne la discrimination à laquelle font face les homosexuels dans la société.

Sur le plan des lois, au Liban, le Code Pénal libanais datant de 1943, stipule dans son article 534 que “les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée entre un mois et un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises”. Dans les textes l’homophobie au Liban est pénalisée et surtout criminalisée, dans la pratique sociale, même parmi les étudiants, l’homophobie fait rage ;….”

Pour continuer à lire l’article n’hésitez pas à lire le Special du Mois de Septembre 2012, en vente dans les librairies….

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Une manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

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 The gay rights group Helem has successfully petitioned to prevent Lebanese singer Mohamed Eskandar from performing songs they consider homophobic at a concert in Canada. Eskandar is due to perform in Montreal Saturday night, and in Ottawa the next evening.

A Lebanese-Canadian gay rights group, Helem (Dream), works toward the abolition of Article 534 of the Lebanese Penal Code which, in effect, outlaws homosexuality.

In an open letter condemning the invitation of Eskandar to perform in Canada, the group lobbied the owners of each venue – both of whom have promised in writing that the singer-songwriter would not perform two songs which the group deems offensive, “Dod al-Enef” and “Joumhoureyet Qalbi.”

“Dod al-Enef,” which literally translates to “Against Violence” is, according to Helem, “a slogan commonly used by the LGBT [Lesbian Gay Bisexual Transgender] community in its advocacy against discrimination.

“The title was purposely used to ridicule the LGBT cause and advocacy efforts. The song starts by depicting two parents fighting because of their son’s sexual orientation and blaming the gay son for the disputes and separation of his parents.”

The song, and video, goes on to mock men who are not masculine. “Without jealousy and real masculinity, women are in trouble,” the lyrics read. “Ever since the military service stopped, half [the] men became plagued by the disease of femininity.”

In his “Joumhoureyet Qalbi” (“The Republic of My Heart”), the Baalbek native encourages women to stay at home, rather than find a job.

“We have no girls here that work with their degrees,” Eskandar sings. “Our girls are pampered. Everything she wants is at her service …

“Assuming I agree that you work,” the song continues, “what would we do about your beauty? Your job is taking care of my heart … it’s enough that you’re the republic of my heart.”

When “Joumhoureyet Qalbi” was released in 2010, a protest was held by women’s rights activists in Beirut.

In the open letter, Helem writes, “Mr. Eskandar has a long-standing record of homophobic slurs and behavior. Helem Montreal condemns in the strongest possible terms the invitation for Mr. Eskandar to sing at a concert in Canada. Mr. Eskandar’s offensive art contradicts Canadian values and amounts to hate speech.”

According to the Ottawa Citizen daily, Elie Abou Assi, the son of the owner of Ottawa’s El Mazaj Restaurant (where Eskandar is scheduled to perform), said he wasn’t familiar with “Dod al-Enef” before he was contacted by Helem. He added that when he had booked the act, he’d done so with an eye to the popularity of the performer.

“All we cared about was doing our business, and we know what our customers want and we know who they want to watch. So we just bring them, whoever they want,” he told the paper. But he said he understood Helem’s concern: “I can see their point of view.”

The Ottawa Citizen reported that Sam Khoury, president of Helem in Montreal, said that had the owners not agreed to request that Eskandar not perform the two songs, the group had planned to protest outside the venues.

“We just wanted to make sure these songs this guy was singing in particular would not be sung,” he said, calling the tunes and their accompanying videos “gross” and “beyond acceptable.”

The group would prefer to educate than to make enemies, Khoury said. “We demystify homosexuality within these groups and communities.”

A version of this article appeared in the print edition of The Daily Star on August 31, 2012, on page 16.

Read more: http://www.dailystar.com.lb/Culture/Performance/2012/Aug-31/186193-advocacy-group-helem-protests-tasteless-lyrics.ashx#ixzz25A3Eg9y2
(The Daily Star :: Lebanon News :: http://www.dailystar.com.lb)

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Dear Readers,

Kindly find below the latest issue of the Middle East & North Africa Gender and Development e-Brief (No 123)

Best regards,  CRTD.A / IRIS

The Middle East &North Africa  “Gender and Development E-Brief”  Issue #123 August 2012

NEWS & ARTICLES

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
GENDER ACTIVISM
Tunisians protest to demand legal protection of women’s rights

Lebanese protest against anal exams on suspected gays

Lebanese advocates ABAAD partner with men for gender equality

United Arab Emirates – First Women’s Museum

Libya – Women Win 33 Seats in National Assembly Elections

GENDER BASED VIOLENCE

Women Refugees Flee Conflict & Gender-Based Violence in Syria

Devil in the detail: abortion drug [misoprostol] banned in Turkey

Iran Obstructs Women’s Access to Education, Moves Closer to Segregating University Classes and Bars Women’s Entry to Certain Majors

And … Aggressive Enforcement by Morality Police as for the Women’s Dress Code in Iran

on the same issue you can read the previous article on how to wear a hijad in Palestine ( veil)

Women in Gaza: how life has changed

Several arrested as sexual harassment surges in Cairo

GENDER & HUMAN RIGHTS

Egypt’s Mursi appoints Christian man and two women for his cabinet

Women-Only Industrial Cities in Saudi Arabia

Women in Prison – Drama-Social & Personal Issues in Lebanon

Woman Triumphs over Disability – Inspiring Video

Women’s Land Rights – International Land Coalition 
 

RESOURCES & CALLS
ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
ANNOUNCEMENTS
Women’s Right to Nationality Campaign Newsletter, Issue Zero 

UN Women congratulates the government and people of Tunisia

Development Index for Countries -Gender Equality Indicator?

CALLS

Call for Papers – Mapping FeministMovements, Moments,Mobilisations – 2013 Conference – Feminist & Women’s Studies Association, UK & Ireland (FWSA) 

Please note that the MENA Gender and Development e-Brief is posted on line on the following URLM: http://crtda.org.lb/sites/default/files/newsletters/MENA%20GAD_123.pdf    ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ The MENA Gender and Development e-Brief receives material from various sources for its publication. Should you wish to refer to these sources/ sites directly, the list includes publications from: AVIVA, www.aviva.org, AWID:www.awid.org, Democracy Digest: www.freedomhouse.org, DevelopmentGateway: www.developmentgatway.org, Dignity: www.dignity.org,e-Civicus: www.civicus.org, Eldis: www.eldis.org, ESCWA: www.escwa.org.lb, GDB: www.developmentex.com, Global Knowledge Partnership: www.globalknowledge.org, IGTN: www.IGTN.org, ILO: www.ilo.org One World: www.oneworld.net, Siyanda: www.siyanda.org, TheDaily Star: www.dailystar.com.lb, The Drum Beat: www.comminit.com, The Soul Beat: www.comminit.com, The World Bank: www.worldbank.org, UNDP: www.undp.org, Wicejilist: www.wicej.addr.com, WLP: www.learningpartnership.org; WIDE: www.wide-network.org; IRIN News: www.irinnews.org, Women’s UN Report Network: www.wunrn.com, Women Living Under Muslim Laws: www.wluml.org  ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ   The MENA Gender And Development E-Brief is published by CRTD.A.   To get all previous GAD e-brief issues please log on to: http://crtda.org.lb/newsletter/82   For more informationabout CRTD.A please visit: http://crtda.org.lb   You are receiving this newsletter because you are a member of CRTD.A / IRIS.   Please direct any comments to rchemaly@crtda.org.lb   If you choose to unsubscribe please send a blank e-mailfrom the e-mail in which you receive the e-Brief from, with the heading unsubscribe to   unsubscribe@crtda.org.lb   If you wish to subscribe please send a blank e-mail, with subscribe as a heading to subscribee_brief@crtda.org.lb   All the available links were accessible during the preparation process   Please accept our apologies if your subscribe / unsubscribe needs are not being met to your satisfaction, as errors will inevitably occur   Opinions and views expressed in this GAD E-Brief relate to their respective authors and do not necessarily reflect those of CRTD.A   Information presented in this GAD E-Brief is considered public information and may be distributed or copied. Use of appropriate credit is requested. While CRTD.A makes every effort to provide accurate and complete information, various data such as contacts, weblinks, dates, etc. may change.   CRTD.A provides no warranty, expressed or implied, as to the accuracy, reliability or completeness of the data and information harvested from other public sources.   Some ofthe information in this GAD E-Brief may contain references to information created and maintained by other organizations. Please note that CRTD.A does not control and cannot guarantee the timeliness, or accuracy of these outsidematerials.   ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ

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yesterday, the Parliamentary Commission finished and submitted the final version of the law that was supposed to protect women from family violence;

as already known, the Commission/ Committee, published the draft law, with loopholes:

  • marital rape is unrecognized;
  • the name of the law is broaden and not specific to women;
  • Sectarian laws are predominant , namely within the personal status laws that should be brought forward when a problem appears;

A Small victory, or a Big loss for Women living in Lebanon?? Women are living in a Patriarchal society based on misogyny, and violence, and inequality;

for you to read more about the controversial law here is the press roundabout:

Rita Chemaly

The Daily Star: Committee finalizes draft law against domestic violence :

http://www.dailystar.com.lb/News/Local-News/2012/Aug-03/183227-committee-finalizes-draft-law-against-domestic-violence.ashx#axzz22Ukks4HH

Al Akhbar : تقرير «لجنة العنف الأسري»: صورة عن المجتمع

http://al-akhbar.com/node/99276

ظهرت اللّجنة الفرعية المكلّفة درس مشروع قانون حماية النساء من العنف الأسري، أمس، لأول مرة إلى العلن. التعديلات التي تقدّمت بها أثارت وستثير نقاشاً كبيراً، ولا سيما أنّها وسّعت القانون ولم تجرؤ على تجريم الاغتصاب الزوجي

زينب مرعي

بعد التسريبات الكثيرة، الصحيحة وغير الصحيحة، والكلام الكثير عما يجري داخل اللّجنة الفرعية المنبثقة عن اللّجان النيابية المشتركة المكلّفة درس مشروع القانون المحال بالمرسوم الرقم 4116 تاريخ 28-5-2010 والرامي إلى حماية النساء من العنف الأسري، خرجت اللّجنة الفرعيّة أمس برئاسة النائب سمير الجسر إلى العلن للمرّة الأولى لتقدّم إلى الإعلام تقريرها الرسمي. المؤتمر الصحافي الذي عقده الجسر، في المجلس النيابي، مع زملائه في اللّجنة، النواب جيلبيرت زوين، عماد الحوت، غسان مخيبر، ميشال الحلو وعلي عمار، فتح باب النقاش مع اللّجنة التي بدت متمسكة بالصيغة التي توصّلت إليها، وبفعالية التعديلات التي نجحت بإدخالها على صيغة القانون. ولعلّ ما قدّمته اللّجنة أمس يمكن أن يتلخّص بجملة الجسر الأخيرة في التقرير الذي قدّمه. إنّ «اللّجنة بذلت جهداً كبيراً في التوصّل إلى صياغة قانون يحمي المرأة على نحو فعّال من أي عنف داخل الأسرة، كما يحمي سائر أفراد الأسرة الذين قد يتعرضون للعنف الأسري، وفي الوقت عينه يراعي قيمنا المجتمعية في الحفاظ على الأسرة من دون التفريط في حقوق الأفراد». أي إنّ صياغة القانون حاولت أن تحمي المرأة من دون أن تخرج من مبدأ التسويات والتوافقات اللبنانيّة، لكن هل مبدأ مراعاة الطوائف والسياسة والمجتمع الذكوري يحمي المرأة؟ وخصوصاً أنّ أحد أطر عمل اللجنة كان «احترام مبادئ الدستور، ولا سيما المادة السابعة (المساواة أمام القانون) والمادة التاسعة (ضمان احترام نظام الأحوال الشخصية والمصالح الدينيّة».
من جهة أخرى مثّلت نقطة تجريم الاغتصاب الزوجي أو عدمه، نقطة نقاش طويل، إذ إنّ اللّجنة اعتمدت ما يمكن أن يسمى «الحلّ الوسط» بين الجهات الدينيّة والجمعيات النسائيّة. فجاء في تقرير الجسر «أضافت اللّجنة أحكاماً خاصة مناسبة وفعّالة لجرم الإكراه بالعنف والتهديد على الجماع بين الزوجين. (تشديد العقوبات في المواد 554 إلى 559) إضافة إلى التشدّد في حال المعاودة». فكان القرار بتجريم الاغتصاب الزوجي في حال ترك فقط آثار عنف على جسد المرأة! كان لافتاً اختلاف تعريف «الاغتصاب» لدى أفراد اللّجنة عن باقي الحاضرين في المؤتمر. فبالنسبة إلى سمير الجسر «الاغتصاب» هو «أخذ الشيء بغير وجه حق»، وهو التعريف الذي يؤدي على الأغلب إلى اعتبار إجبار الزوجة على ممارسة الجماع «من حق الزوج»، بينما بالنسبة إلى بعض الحاضرين كان «الاغتصاب» هو «أخذ الشيء عنوة» من الزوجة أو غير الزوجة.
وإن كانت اللّجنة تقرّ في مشروع القانون الذي تقدّمه بأنّ «المرأة هي الأكثر تعرضاً للعنف»، إلّا أنّ المشروع يعيد ويضيف إنّها ليست الوحيدة التي تتعرّض له. من هنا برّر «توسيع إطار الحماية لتطاول على نحو رئيسي ليس المرأة فقط، وإنما أيضاً سائر أفراد الأسرة من ذكور وأطفال وأهل وكبار السن، وفي بعض الحالات أشخاص قاطنين مع الأسرة، ولا سيما أن مثل هذه الحالات من الحماية الضرورية من العنف غير مشمولة في أحكام أخرى من القانون اللبناني». من هنا أصبح القانون يشمل أيّ شخص معنّف في المنزل، ولم يعد مختصّاً بحماية المرأة فقط. يبرّر النائب غسان مخيبر هذا الموضوع بالقول إنّ «التشريع اللبناني بطيء»، من هنا مثّل الموضوع فرصة لشمل كلّ الفئات المعنّفة في هذا القانون.
في المحصّلة، التقرير الذي تلاه سمير الجسر يظهر أنّ اللّجنة هي صورة المجتمع الذي يطلب من المرأة أن تكتفي بالقليل على أساس أنّ هذا أكثر ما يمكن أن تحصل عليه اليوم في ظلّ التجاذبات الدينيّة، السياسية والاجتماعيّة، مع تأكيد اللّجنة أنّ مشروع القانون الذي تقدّمت به قادر على حماية المرأة على نحو فعّال، من دون أن يكون طرح الأمور استفزازي. وفي انتظار أن يكشف بالتفاصيل عن التعديلات التي طرحت على القانون، يبدو أنّ طموح اللّجنة في صياغتها هذا القانون الجزائي، أن يكون «رسالة واضحة إلى المجتمع بأسره» بأنّ القانون يعاقب على العنف، أكثر من أيّ شيء آخر.

مجتمع
العدد ١٧٧٤ الجمعة ٣ آب ٢٠١٢

Al Safir: قـانـون «الممكـن» لتجـريـم العنـف الأسـري:

يراعي «الأحوال الشخصية» ويعاقب على الأذى الناتج عن الاغتصاب

سعدى علوه
حرص رئيس اللجنة الفرعية الخاصة بدراسة مشروع قانون «حماية النساء من العنف الأسري» النائب سمير الجسر أمس على انتظار عضو اللجنة النائب علي عمار للبدء في المؤتمر الصحافي الذي خصص للإعلان عن انتهاء اللجنة من دراسة مشروع القانون، وإحالته على اللجان المشتركة في المجلس النيابي، قبل وصوله إلى الهيئة العامة وطرحه للتصويت.
لم يكن إصرار الجسر على انتظار عمار شكلياً، أو مراعاة للقوى السياسية التي يمثلها الأخير، بل حرصاً على تأكيد توافق كل من تبقى من النواب أعضاء اللجنة حول التعديلات، بعد استقالة النائبين شانت جنجنيان ونبيل نقولا، اعتراضا على أسمياه «تفريغ القانون من مضمونه والإطاحة بجوهره».
وينسجم موقفا جنجنيان ونقولا مع ملاحظات منظمات المجتمع المدني و«التحالف الوطني لإقرار قانون حماية النساء من العنف الأسري»، ومقدمة المشروع منظمة «كفى عنفاً واستغلالا»، لناحية التحفظ عن بعض التعديلات التي أدخلتها اللجنة على مشروع القانون من جهة، ورفض تغييرات أخرى، توصف بالجوهرية.
وحرص نواب اللجنة أمس، عبر رئيسها سمير الجسر، على اعتبار مشروع القانون بصيغته الأخيرة «إنجازاً كبيراً يحمي المرأة، ومعها أفراد الأسرة كلهم من العنف الأسري»، تحت شعار تطبيق المادة السابعة من الدستور (المساواة أمام القانون)، على الرغم من عدم تطبيق المادة عينها في قوانين لبنانية عدة، وعلى رأسها قوانين الأحوال الشخصية التي تحكم حياة العباد في البلاد. وطبعاً حرمان المرأة اللبنانية من منح جنسيتها لأسرتها وأولادها، وكذلك في ظل التحفظات اللبنانية عن اتفاقية القضاء على جميع أشكال التمييز ضد المرأة (سيداو).
ويمكن لقراءة سريعة في مشروع القانون وتعديلاته التي حصلت «السفير» على نسخة منها، أن تشير إلى أن النواب حاولوا التوفيق بين مشروع القانون كما حول من مجلس الوزراء بصيغته المدنية، نسبة إلى المجتمع المدني، وبين الضغوطات الكبيرة التي مارستها بعض الجهات الدينية الرافضة للمشروع من جهة ثانية.
وبذلك، تحت شعار تطبيق المادة السابعة من الدستور التي تنص على المساواة، جرى تعميم القانون على أفراد الأسرة كافة، وليس تخصيصه بالمرأة كما قدمه التحالف الوطني ومنظمة «كفى»، وهو ما اعتبر نسفاً لـ«الفلسفة الجوهرية لتخصيص المرأة بقانون يحميها في الوقت الذي تؤمن فيه المنظومة الاجتماعية والدينية والعقلية السائدة في المجتمع الحماية للرجل». كما يحمي القانون 422 الأطفال والأحداث، وإن أكد بعض النواب ان القانون 422 لا يؤمن الحماية المطلوبة للأطفال، وعليه وجب شملهم بالقانون الجديد، على الرغم من ورشة التعديل التي يشهدها قانون الأحداث حالياً. ويتحدث النواب عن مسنين وعن رجال يتعرضون للعنف، وإن بنسب اقل من النساء. وبذلك خرجوا يقولون نحن نقر قانوناً للأسرة كلها، وهي فرصة جوهرية يجب استغلالها في ظل البطء المعروف عن سير التشريع في المجلس النيابي. ولا بد من القول ان إقرار قانون لـ«الأسرة» يتمتع بحساسية اقل لدى الجهات الدينية والاجتماعية الرافضة تخصيص المرأة بقانون وصف خلال الاعتراض عليه بأنه «يخرّب الأسرة ويفككها»، فقط لكونه يجرم العنف الواقع بحقها ويعاقب عليه.
وإذا كان من الممكن القفز عن العنوان تحت شعار «المساواة» والحرص عليها في هذا القانون دون غيره، فإن اللجنة حرصت على مراعاة وتطمين الجهات الدينية كافة في لبنان، ليس فقط عبر المادة 22 التي تحفظ لقوانين الأحوال الشخصية الحق بالكلمة النهائية في الأحكام التي تقع ضمن اختصاصها، وإنما ايضاً في طريقة المعاقبة على الإكراه على الجماع، أو ما يعرف بالاغتصاب الزوجي.
وبدا هاجس تجنب تكرار ما فعله احد القضاة المدنيين، الذي تجرأ وحكم بعكس ما تقتضيه المحاكم الدينية في قضية حضانة أحد الأحداث المعرضين للخطر قبل سنوات، يحكم نظرة النواب إلى ضرورة عدم تكراره في قانون العنف. واشار الجسر إلى المثل عينه ليقول انه من الضروري وضع المادة لتجنب تكرار ما حصل في قانون الأحداث. وتنص المادة 22 بالحرف على انه «باستثناء قواعد اختصاص محاكم الأحوال الشخصية وأحكام الأحوال الشخصية التي تبقى دون سواها في مجال اختصاصها، واحكام القانون 422 (حماية الأحداث)، تلغى جميع النصوص المخالفة لهذا القانون او التي لا تتفق مع مضمونه».
وفي موضوع الإكراه على الجماع، صحيح ان النواب جرموا في الشكل الاغتصاب الزوجي، لكنهم وضعوا هذا التجريم في باب الإيذاء في قانون العقوبات، وبالتحديد المعاقبة وفقاً للمواد 554 إلى 559، وهي مواد تجرم الأذى الناتج عن الإقدام على «الضرب أو الإيذاء» خلال «استيفاء الحقوق الزوجية». وتتلاقى اللجنة هنا مع تأكيد الجهات الدينية على ان العلاقة بين الزوجين حق للرجل وللمرأة معاً من جهة، وتجرم العنف الممارس في «استيفاء هذا الحق» من جهة ثانية. ويعترف معظم النواب بصعوبة اثبات حصول الاغتصاب مبررين لمسألة توفر التقرير الطبي الذي يؤكد الأذى الناتج عن الاغتصاب. وهنا يتساءل مرجع قضائي عن عدد حالات الاغتصاب الزوجي التي تترك اثراً موثقاً بتقرير طبي وبالتعطيل عن العمل لعشرة ايام وما فوق.
ويؤكد النائب غسان مخيبر لـ«السفير» ان القانون بصيغته المعدلة «يحمي المرأة بشكل فعال ويشكل رسالة قوية للمجتمع تفيد ان العنف ضد المرأة مرفوض ويعاقب عليه»، لافتاً إلى ان التعديلات المقرة جاءت في محطات عدة «تحسينية لما ورد في مشروع القانون الأساسي».
وفي موضوع تدابير الحماية، وبالتحديد مصير الأطفال في حال تعرض المرأة للعنف الأسري، نصت التعديلات على بقاء هؤلاء مع الضحية المعنفة (سواء كانت امرأة او رجلاً) في المنزل بعد إبعاد المعنف لمدة 48 ساعة، ومن ثم الرجوع إلى سن الحضانة الذي تقرره قوانين الأحوال الشخصية او غيرها (الزواج المدني) في حال اتخاذ تدبير بتأمين ملجأ آمن للضحية. أي ان الأطفال الذين هم في حضانة الأب لا يمكنهم مرافقة والدتهم في حال تقرر حمايتها وإخراجها من المنزل. إلا ان النائب غسان مخيبر اكد لـ«السفير» ان «الفقرة الرابعة من المادة 14 تتيح للمرأة اصطحاب اطفالها جميعهم معها في حال كانوا معرضين للخطر، وذلك بقرار من المدعي العام الذي يبت بالقضية».
وكان رئيس اللجنة النائب سمير الجسر قد اكد في المؤتمر الصحافي ان اللجنة وضعت إطار عمل خلال تسعة وثلاثين جلسة عقدتها للغاية من تاريخ 24/5/2011 ولغاية 31/7/2012، اعتمد على «مراعاة قواعد التشريع واحترام مبادئ الدستور واحترام ما التزم به لبنان من اتفاقيات دولية لا سيما «سيداو» و«اتفاقية مجلس اوروبا الخاصة بالعنف الأسري»، واستلهمت القانون المقارن (الفرنسي واتفاقية مجلس اوروبا) والتشدد في حماية المرأة وسائر افراد الأسرة المعرضين للخطر».
وعبر القانون، اشار الجسر إلى ان اللجنة وجهت رسالة واضحة إلى المجتمع بأسره من خلال «اقرار القانون والتأكيد على إجماع الأديان والمذاهب على نبذ العنف الواقع على المرأة والأسرة والإقرار بأن المرأة هي الأكثر تعرضاً للعنف، إنما ليست الوحيدة». واستشهد الجسر في هذا المجال بـ«ديباجية» اتفاقية مجلس اوروبا التي تتحدث عن العنف الواقع على جميع افراد الأسرة مع الاعتراف بأن النساء والبنات هن معرضات إلى مستوى أعلى من خطر العنف القائم».
وأكد الجسر ان اللجنة راعت «قيم المحافظة على الأسرة، واكدت على الطابع الجزائي للقانون بامتياز، وحرصت على ضرورة ضمان توافق القانون مع مجموع النصوص النافذة لا سيما قانون العقوبات».
كما ساوت اللجنة، من خارج مشروع القانون، في الأحكام المتعلقة بجرم الزنا بين الرجل والمرأة.
وادخلت اللجنة في متن القانون مسألة انشاء صندوق مستقل للوقاية والعلاج والمساعدة في حماية ضحية العنف والنص على تمويله من الهبات ومن موازنة وزارة الشؤون الاجتماعية.

سعدى علوه

 

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Beyrouth – Ces derniers jours, la ville de Tripoli, au nord du Liban, a été le théâtre d’affrontements fortement médiatisés entre divers groupes politiques et sectaires. Pourtant, tandis qu’une petite minorité se bat, la majorité des citoyens libanais s’opposent à la violence – à la fois sur le web et sur le terrain.
Peu après le début des affrontements, les militants de la société civile libanaise ont condamné, sur Facebook, Twitter et leurs blogs, la propagation de la violence. Leurs appels à l’unité nationale et au désarmement dans la ville ont circulé en un temps record sur internet. Forts de ce soutien public, les militants ont créé de nouvelles pages de médias sociaux – dont beaucoup ont rassemblé plus d’un millier de membres.
Ces citoyens libanais ordinaires se battent pour montrer qu’ils rejettent la violence, qu’ils s’organisent pour y mettre un terme et, enfin, qu’ils refusent de se taire.
Le groupe Facebook ”Tripoli sans armes!” a adressé l’appel suivant aux autorités locales et nationales: ”… Nous, citoyens, condamnons la prolifération des armes dans les quartiers et les rues de notre ville de Tripoli. Nous implorons l’Etat et les autorités politiques, exécutives, militaires ainsi que celles qui sont chargées de la sécurité de prendre les mesures nécessaires pour débarrasser cette ville des armes qui y circulent. Oui à une Tripoli sans armes!”.
Suite à cet appel, de nombreuses personnes clés ont déclaré la grève dans toute la ville pour protester contre la violence qui a coûté la vie à plusieurs personnes et elles ont organisé une manifestation en face des bâtiments de l’administration publique pour sensibiliser les gens à leur cause.
Les manifestants ont agité des drapeaux libanais, chanté l’hymne national et exigé une réponse immédiate aux problèmes, considérés comme interdépendants, de pauvreté et d’insécurité endémiques dans cette ville. Ils ont engagé l’Etat à rehausser la sécurité et ils ont réaffirmé la nécessité de désarmer les milices de rues. La manifestation non-violente a rassemblé le président du Conseil municipal, les membres du Parlement de la région ainsi que les chefs de tous les groupes confessionnels et d’autres membres de la société civile. Leur message était clair: Le Liban doit revenir à la règle de droit et garantir la sécurité de tous dans tout le pays.
Compte tenu des affrontements interconfessionnels qui divisent Tripoli et craignant que le pays tout entier ne se tourne une fois de plus vers la violence, d’autres militants de la société civile ont réagi rapidement par le biais de nombreuses initiatives, cette fois à Beyrouth. Sur le web, les jeunes ont exprimé leur patriotisme avec des images qu’ils ont créées en réponse à la situation accompagnées des légendes suivantes: ”Ni sunnites ni chiites, pas plus que chrétiens ou druzes mais Libanais!’.’
”Notre union est notre salut” était l’autre slogan affiché par les militants sur les marches du Musée national de Beyrouth où étaient placées des chaises blanches portant les noms des victimes des récents actes de violence, des chaises sans nom avec des drapeaux libanais et une grande pancarte sur laquelle étaient inscrits les mots suivants: ”ça suffit!”. Tout réclame le retour à la paix.
En outre, les universitaires ont formé des groupes en ligne pour dire non à la guerre au Liban. ”Third Voice for Lebanon’ (La Troisième voix pour le Liban) est  un exemple type de groupe de réflexion non-partisan, non-confessionnel et apolitique, qui s’est créé sur la toile à l’initiative de ses membres hommes et femmes et qui a consacré des textes et documents précis pour dénoncer l’appauvrissement de certaines régions du Liban, le clientélisme rampant, l’enrôlement et l’endoctrinement d’enfants dans des milices et groupes extrémistes financés par les politiciens.   Ce groupe organise des manifestations au Liban et à l’étranger pour dire non à la violence et oui à la paix.

La société civile libanaise invite l’Etat à agir avec fermeté contre la violence et la circulation des armes dans les zones défavorisées en instaurant la sécurité et en soutenant le développement durable afin d’aider à mettre fin à la pauvreté qui entraîne la violence. Les obstacles auxquels le Liban se trouve confronté sont bien réels. Toutefois, ces actions collectives entreprises par une société civile libanaise diversifiée, aux multiples facettes, montrent qu’il y a de l’espoir.
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* Rita Chemaly est écrivain et chercheur en sciences sociales et politiques. Elle est l’auteur du livre Printemps 2005 au Liban, entre Mythe et Réalité. Elle a obtenu le prix Samir Kassir pour la Liberté de la Presse en 2007 et blogue sur http://www.ritachemaly.wordpress.com. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).
Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 29 juin 2012, http://www.commongroundnews.org. Reproduction autorisée.

Pour Lire l’article en Anglais: After clashes, Lebanon’s majority steps up by Rita Chemaly

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Beirut – In recent days, the northern Lebanese city of Tripoli has been the site of highly publicised clashes between diverse political and sectarian groups. However while this small minority battles, the majority of Lebanese citizens are standing up against violence – both online and on the ground.
Soon after the clashes began, Lebanese civil society activists condemned the spread of violence through Facebook, Twitter and blogs. Their calls for national unity and to disarm the city circulated online in record time. Building on this public support, activists created new social media pages – many of which gathered over a thousand members.
These ordinary Lebanese citizens are standing up to show that they reject violence, that they are organising to stop it and that, ultimately, they refuse to be silent.
The Facebook group “Tripoli without weapons!” posted an appeal to local and national authorities that read, “. . . We are citizens who condemn the proliferation of weapons in the neighbourhoods and streets of our city Tripoli. We implore the state and all political, executive, security and military authorities to take whatever steps necessary to rid Tripoli of the weapons circulating through it. Yes to a weapon-free Tripoli! “.
Following this appeal, many key individuals declared a city-wide strike to protest the violence that had claimed several lives, and held a demonstration in front of Tripoli’s public administration offices to raise awareness of their cause.
Demonstrators waved Lebanese flags, sang the national anthem and demanded an immediate response to the city’s problems of rampant poverty and a lack of security, which are seen as interrelated. They called on the state to provide better security and reiterated the need for street militias to disarm. The non-violent protest brought together the President of the Municipal Council, members of parliament from the region, as well as leaders from all faith groups and other members of civil society. Their message was clear: Lebanon needs to return to the rule of law and provide security for all, throughout the country.
With the sectarian strife dividing Tripoli, and fearing that the country as a whole is heading once more towards violence, other civil society activists responded quickly through multiple initiatives, this time in Beirut. Online, youth showed their patriotism with pictures they created in response to the situation, with captions that read: “Neither Sunni nor Shiite, nor Christian, nor Druze, but Lebanese.”
“Our union is our salvation” was another slogan activists displayed on the steps of the National Museum in Beirut, where white chairs with the names of victims of the recent violence, unnamed chairs with Lebanese flags, and a large sign reading “That’s enough!” all begged for a return to peace.
In addition, scholars formed online groups to say no to war in Lebanon. The Third Voice for Lebanon is one example of a non-partisan, non-denominational and apolitical grassroots online group which publishes and circulates texts that protest violence and cronyism, as well as the recruitment and the indoctrination of children into militias and extremist groups. It uses peaceful demonstrations in Lebanon and overseas to say no to violence and yes to peace.
Lebanese civil society is calling upon the state to take firm action against violence and the circulation of weapons in poor areas by establishing security and supporting sustainable development that can help end the poverty that drives violence. The hurdles Lebanon faces now are very real. But these collective actions by Lebanon’s diverse, multifaceted civil society demonstrate hope.
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* Rita Chemaly is a writer and researcher in social and political science and author of the book Spring 2005 in Lebanon, between Myth and Reality. She won the Samir Kassir Award for Freedom of the Press in 2007 and blogs at www.ritachemaly.wordpress.com. This article was written for the Common Ground News Service (CGNews).
Source: Common Ground News Service (CGNews), 26 June 2012, http://www.commongroundnews.org/article.php?id=31597&lan=en&sp=0

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My friend Iman, send me this link: a Facebook page with lot of pictures taken at a great non violent action, held in Amman for Equality!

https://www.facebook.com/media/set/?set=a.373502762704803.106651.289400511115029&type=3#!/media/set/?set=a.373502762704803.106651.289400511115029&type=3

A beautiful Human Chain was organised in Jordan, by the movement ” there is no ” HONOR in Crime”  25 of June 2012;

the Jordanian activists were holding banners that say: ” it is not “brave” for you to harass me” , a guy hold a banner ” I like to cook too”,

a woman waved a banner were it is written ” I am not oppressed, the veil is my choice”; A Man hold his banner ” I wash the dishes too”…..

and for you to see the great initiatives here are some of the pictures … again, great initiative!!

I tip my hat the to Jordanian activists , who organised this great campaign!!

Zaayi zayyak Jordanian Campaign… activist holding a banner saying that your mum and your sis are not F…. words!!

 

Jordanian Campaign… no to harassment

Jordanian Campaign: my life is more important than the family “dignity”

 

Jordanian Campaign ” I (A man) like to cook too”

Jordanian campaign I wash the dishes too

Jordanian campaign I am not oppressed

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I read the post of Elie Yesterday, and if the story is true it is Outrageous, here is the link  I recommend it big time : Massive Land Sold in the Lebanese Keserwen Area, Near Harissa, To a Saudi Prince ;

The picture is impressive, and I am asking the government and our MPs, what have you done with the law detailing how can lands be sold in Lebanon??

if this news is verified, I understand why I needed to buy a small tiny appartment in the “banlieue” of Beyrouth at such a Big amount of money!

as for the formal news as it has been published by NNA سياسة – ابي نصر استغرب بيع احدى تلال حريصا لامير سعودي: آمل من “المالية” أن تعطينا الأرقام عن العقارات القابلة للاستثمار

Rita Chemaly

Land in Harrissa Kesrwan presumably sold to a Saudi Prince

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yesterday coming back from a beautiful sunny day on the beach, I watch the TV at night, to see that “schools and university should close”, 5 minutes later, after this information went viral on all TV stations and radios, the minister sent a denial, the schools and universities are not closed”;

It took me 3 seconds to remember that in Lebanon, closing schools is “not good at all”, that means something “Serious” happened;

watching Men El Ekhir , and zapping to New TV,  the news finally broke, clashes in Tripoli, Naameh, Burning tyres, Death of a Cheikh in Akkar, … the news smelt rotten, disgusting and more disgusting (and as the users of Twitter say #TFEH ) when the clashes began in Tariq el Jdideh in Beirut “rifles, rockets” “sawarikh” near the Arab University of Beirut … again TFEH…. Disgusting news for my “beloved” country.

Are those Sectarian clashes based on Political affiliations, to some “rotten” leaders? Or clashes based on the tensions and the crisis in Syria? no one knows…. as Imad says, some are swearing that some “Movements” do not have anything to do with the clashes that happened yesterday… others repeat from “informed sources” that those were Future affiliated pple on the streets…

the hole picture for me is disgusting, when someone dies, because the army has shot dead a cheikh, it is not the stability of the country that must be shaken, but the judiciary power, they must work as hard as they can to discover the “truth nothing but the truth”. Investigations must be kept far from politics, and if there is a fault, the judges should punish the perpetrators.

the bright part after the clashes is the web users activism online, some being cynical, others using black humor, others actively campaigning for the civil peace… here is a snapshot of the pictures going viral on the web scene…

Lebanon boils after sheikh killing

Clashes in Beirut end, 3 dead

at the end, as a symbolic action to refuse this violence circle, Join the movement for peace, at 6 pm at Martyr Square, Downtown Beirut.

Rita Chemaly

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Un article de Elham Manea, politologue Yemenite a l’institut des sciences politiques de l’universite de Zurich, dans lequel elle retrace les changements survenus dans les relations tribales au Yemen.

 

Un  article qui a été publie dans le Daily Star Libanais le 6 avril 2012

rita chemaly

Tribalism in Yemen has changed deeply

February’s presidential election in Yemen by no means marks the end of the country’s troubles. However, the suggestion that the United States host a new arrangement based on decentralized negotiation between tribal and regional leaders is not the way to solve them.

Such a call ignores lessons from Yemen’s past and underestimates the deep changes that have taken place in Yemeni society over the last decades. Although the tribal system continues to operate as the prevalent mode of social organization, it is crucial to recognize that the nature of tribal networks and institutions has changed drastically.

Historically, tribal networks compensated for the state’s lack of capacity. The tribe assumed the role of protector and provider: securing tribal territory, protecting water wells, and resolving conflicts between its members or with other tribes. In many ways, the tribe was the institution of first resort for financial backing and social support in times of crisis. It is perhaps very telling that Aden – where the nuclear family has displaced the tribe as the main social unit – is more affected by poverty than regions that have preserved tribalism, such as Shabwah, Mahra and Al-Dali.

Tribal sheikhs were also once accountable to their constituents: They were elected and could be voted out. Thus, a sheikh was often regarded as a first among equals, rather than an absolute ruler. Custom (Irf) governed the mediation of conflict within or outside the tribe and could not be violated without loss of honor – a distinct disgrace – and threat of severe penalty.

However, the calculated politics of patronage applied by the former Yemeni president, Ali Abdullah Saleh, changed the nature of the relationship between tribal leaders and their constituencies. Saleh and the sheikhs had a number of incentives to engage in a new relationship. From the regime’s perspective, offering assistance to warring or otherwise weakened tribes undercut potentially strong alliances against it, and by incorporating tribal forms of arbitration, the regime also depleted tribal resources that could be used in opposition to the state. On the other side of the bargain, this patronage system afforded sheikhs freedom from accountability to their constituencies.

By successfully co-opting these leaders and rendering them dependent on Sanaa for privileges and largesse, Saleh’s patronage system eroded tribal codes and norms – ultimately leading to a leadership vacuum. Many sheikhs today are dramatically wealthier than their fellow tribesmen – and thus no longer dependent on their constituencies. More tribesmen are alienated from their leaders – who often take up residence in Sanaa and are only just beginning to abuse their power.

The most famous example is the case of the Jaashin area in Ibb, where the sheikh there evicted dozens of families in 2009 after they refused to pay “taxes” – they instead insisted on paying the municipalities directly. Additionally, there are reports of “private” prisons run by sheikhs who use them to intimidate and terrorize their own tribesmen – enough to cause Yemen’s Human Rights Minister Huriyya Mashhour to pledge to shut them down.

Saleh understood this reality belatedly. He mistakenly thought that securing the allegiance of sheikhs would ensure their tribes’ loyalties. But as was revealed in the uprisings that led to his removal from office, many tribe members did not follow the orders of their “leaders.” In this context, it is difficult to imagine how the United States would host a new arrangement based on decentralized negotiation with leaders who can no longer deliver.

Perhaps we should look to the Sultanate of Oman as a source of inspiration – particularly to its strategy used to integrate the region’s tribes and end the Dhofar Rebellion in the 1970s. Oman managed to overcome Dhofar’s isolation by connecting it to Muscat while simultaneously instilling a sense of national identity in its population through three major initiatives.

First, the government pardoned all the Dhofari fighters who were willing to switch sides: Those who accepted amnesty were retrained and incorporated into the armed forces. As a result, hundreds of Dhofari rebels deserted and joined Sultan Qaboos’ “Firqat” Irregulars. These squads ranged in size from 30 to 100 men, the majority of which were defected rebels and local tribesmen trained to operate as a paramilitary force.

Not only did this strategy help secure the support of the tribes from which members of the Firqat were drawn, but it also built up the squads as provisional regional governments, which may have helped rebuild trust in the central government. At the very least, this was a clear departure from previous policies of dispatching regular forces composed mostly of Pakistani soldiers.

The tribal factor was also especially important in Oman’s efforts to create an administrative network in the region and to ensure the allegiance of both tribal leaders and local people. Like the rest of the country at the time, Dhofar lacked a basic civil service. Starting in 1974, the new sultan set up several ministries to run Dhofar’s public affairs. And although the heads of these ministries lived in Muscat, local branches were set up for each, and their representatives were usually elected – rather than appointed – tribal leaders.

By addressing the economic and social demands and grievances of the population of Dhofar, the state aimed to undermine the very basis of the rebels’ cause. Between 1971 and 1975 the Omani government used generous funding from Saudi Arabia and the United Arab Emirates to allocate 25 percent of the nation’s development budget to Dhofar alone and provide for the construction of local roads, airports, schools, clinics, and power stations. While promising to make the province economically self-sufficient by 1980, the overarching objective of the program was, however, to instill “pride in the community and a spirit of nation-building.” These efforts both appeased the Dhofari population and strengthened the connection between the center and the periphery.

All of this would not have been possible had the state been absent from the equation. The state is very much key to any attempt to solve Yemen’s problems, and hitherto has been hampered by weakness and corruption stemming from the rule of a single clan – one more interested in filling its coffers than addressing the needs of its population. But for this, we should not blame the state: Blame instead the leaders – and get to work.

Elham Manea is an associate professor at Zurich University’s Institute of Political Science. She specializes in Yemeni affairs and is the author of “Regional Politics in the Gulf” and “The Arab State and Women’s Rights: The Trap of Authoritarian Governance.” This commentary first appeared at Sada, an online journal published by the Carnegie Endowment for International Peace.
Read more: http://www.dailystar.com.lb/Opinion/Commentary/2012/Apr-06/169391-tribalism-in-yemen-has-changed-deeply.ashx#ixzz1sYwdmhu1

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plusieurs sites internet gouvernementaux sont pirates ce matin, par un parti qui se nomme “Raise Your Voice”  ,

Dont le site de la présidence libanaise, du ministère de la justice, des douanes,….

les pirates ont promis de continuer de pirater les sites du gouvernement, tant que celui ci ne s’attache pas a défendre les droits des citoyens….

a vous la capture d’écran prise d’un des sites pirates!

Rita Chemaly

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