Feeds:
Posts
Comments

Archive for March, 2013

nationality 21 of March 2013

Une manifestation enorme se prepare pour la fete des meres, par les mamans libanaises qui ne peuvent pas transmettre leur nationalite a leurs familles!!

pour le 21 Mars 2013, a 11h du Matin, en face du Serail libanais place Riad El Solh, des familles de femmes libanaises venant de diverses regions du Liban, vont se retrouver, pour Offrir au gouvernment le cadeau qu’il avait promis lors de la fete des meres de l’annee derniere. Cadeau  empoisonne et enterre avec la commission ministerielle qui a etudie le dossier.

N’hesitez pas a rejoindre le mouvement protestataire!

 

Rita

 

Read Full Post »

Quand des blogueurs s’en mêlent, des têtes tombent…

Source L’orient: 16/03/2013

RUSSIE Plusieurs hauts responsables pro-Poutine font l’objet de scandales à répétition qui éclaboussent le parti au pouvoir.

Appartements de luxe non déclarés, enfants dans des collèges privés à l’étranger ou doctorats plagiés : une avalanche de révélations s’est abattue dans l’Internet russe ces dernières semaines sur des députés et hauts fonctionnaires pro-Poutine. Fait inédit, un responsable parlementaire du parti au pouvoir Russie unie, le chef du comité d’éthique de la Douma (Chambre basse), Vladimir Pekhtine, a même dû démissionner en février après la publication sur des blogs d’opposition de documents selon lesquels il possède deux appartements sur le front de mer à Miami, en Floride. Cela en pleine campagne antiaméricaine en Russie.

Les documents ont été obtenus par le blogueur Andreï Zaïakine, alias Doct-Z, et publiés dans le blog d’Alexeï Navalny, l’un des chefs de file de l’opposition au président Vladimir Poutine et pourfendeur de longue date de la corruption et de ceux qu’il dénonce comme de faux patriotes. Le scandale, baptisé « pekhting » dans les médias, a été relayé cette semaine par la publication d’une enquête sur l’appartement de luxe où vit à Moscou Irina Iarovaïa, présidente médiatisée de la commission de la Lutte contre la corruption à la Douma. L’enquête a été menée par la revue russe d’opposition The New Times, alertée elle aussi par un internaute. Elle a montré que Mme Iarovaïa vivait dans un appartement acquis en 2006 au nom de sa fille de 17 ans à l’époque, d’une valeur de près de trois millions de dollars. Mme Iarovaïa dispose d’un appartement de fonction, qui seul figure dans sa déclaration. Mais celle-ci a qualifié d’« insinuations sales » ces révélations, qui ont provoqué une vague de commentaires sarcastiques sur l’Internet. « Sa fille est-elle tellement douée qu’elle a commencé à gagner de l’argent dès l’enfance ? » a ironisé à l’antenne une journaliste de la chaîne câblée RBK.

« Où est le crime ? »

Les goûts de luxe du délégué du Kremlin aux Droits de l’enfant, Pavel Astakhov, qui avait posé en 2009 pour un magazine glamour dans une villa de la côte d’Azur avec son épouse et son jeune fils, lui ont également joué un mauvais tour. En effet, M. Astakhov, passé dans les années 1990 par l’école du KGB, a été un ardent défenseur – et selon les blogs, l’auteur – de la récente loi interdisant les adoptions d’enfants russes par des Américains. Cette publication, dans laquelle il expliquait que son épouse avait accouché à Nice dans la même chambre qu’Angelina Jolie, est ressortie sur l’Internet lors de la récente controverse. « Où est le crime ? J’ai pensé à la santé de ma femme et de mon futur enfant », s’est défendu M. Astakhov. De plus, le blogueur Andreï Malyguine a retrouvé un article dans lequel le même Pavel Astakhov, qualifiait les États-Unis, où il a suivi un cours de droit au début des années 2000, de « deuxième patrie », ainsi d’une interview de son fils aîné sur ses études à Oxford et à Londres.
Pour sa part, Alexeï Navalny s’en est pris en décembre au vice-président de la Douma Sergueï Jelezniak, révélant que ses deux filles faisaient leurs études dans des établissements huppés en Suisse et en Grande-Bretagne. Ce responsable du parti propouvoir Russie unie est connu comme un partisan de l’éducation « patriotique », et un ardent promoteur de la loi adoptée en 2012 qui qualifie d’« agent de l’étranger » toute ONG bénéficiant d’un financement étranger. « Jelezniak a de bons instincts paternels. Il comprend que les universités suisses sont meilleures que celles dirigées par ses confrères de Russie unie » dont un est l’auteur d’une « fausse thèse », ironisait Alexeï Navalny. Celui-ci faisait référence à un autre député de Russie unie, Vladimir Bourmatov, qui dirige la chaire de sciences politiques au prestigieux Institut Plekhanov à Moscou, et dans la thèse duquel les blogueurs ont décelé en décembre des signes de plagiat. Pour autant, le député n’a pas quitté le Parlement. Mais il a dû renoncer à son poste du chef adjoint de la commission pour l’Éducation de la Douma. Et cette semaine, c’est la thèse du député de Russie unie Igor Igochine qui a été scrutée à la loupe. Celle-ci, qui porte sur la concurrence dans l’industrie alimentaire, s’est avérée être la copie presque conforme d’une thèse soutenue deux ans plus tôt, à la seule différence que le mot « chocolat » y a été remplacé par le mot « bœuf ».

 (Source : AFP)

Read Full Post »

COORDINATOR for H&M “Let’s Talk” Campaign

COORDINATOR for H&M “Let’s Talk” Campaign

Background

Within the context of the Youth related program in 2013 supported by UNFPA Lebanon, a national campaign (“Let’s Talk” Campaign) will continue to be implemented for the third year. The campaign – supported by H&M – will focus on promoting the well-being of young people with particular emphasis on creating demand, stimulating debate, and raising awareness on issues surrounding young people in Lebanon including HIV/AIDS. 

Based on the above, UNFPA is partnering with local NGOs that will be entrusted to implement the various components of the “Let’s Talk” Campaign including advocacy and policy dialogue, building the capacity of youth, and supporting outreach through edutainment and peer to peer approach. The campaign will also include a comprehensive social media component as well as a study. As such a coordinator for the campaign will be recruited by UNFPA for 12 months (1 April, 2013 to 31 March, 2014). He/she is to coordinate the different components of the campaign – as well as other related activities – with the various partners and under the guidance of UNFPA. Specifically, the coordinator will carry out the following tasks: 

Planning/ Implementation/ Monitoring of Activities 

  • Draft TORs for the various experts/NGOs involved in the campaign
  • Ensure adequate support and assistance to the three NGOs in the organization and implementation of all related activities including events, training workshops, advocacy, sensitization meetings, etc.; and contribute to these events if and when needed
  • Provide logistical support when needed
  • Undertake regular field visits
  • Assist in identifying, adapting, and contributing to the production of various campaign materials
  • Share regular updates with the campaign’s steering committee and coordinate its meetings, including organizing the meetings, sending agenda and supporting documents, taking notes, contributing to writing minutes and sharing those with its members.
  • Liaise with UNFPA on any emerging bottlenecks during implementation
  • Prepare regular progress reports and contribute to various reporting mechanisms as requested by UNFPA

Sensitization, advocacy, and visibility activities

  • Advocate among various stakeholders about youth related issues
  • Coordinate with the social media strategist to ensure all components of the campaign are being covered within the agreed upon social media plan of action
  • Review and provide comments when needed on reports pertaining to the campaign, as well as conduct relevant research on specific areas of interest when needed
  • Coordinate with UNFPA to ensure proper visibility of the campaign through various media channels
  • Document good practices and experiences in consultation with the partner NGOs for knowledge sharing purposes
  • Contribute to the various visibility related tools and resources mainly UNFA’s website, newsletters, etc

Other support

  • Support in the preparation and conceptualization for the celebration and marking of various events (International youth day, World AIDS day, etc)
  • Ensure ongoing coordination with various partners, office staff for maximizing efficiency
  • Represent UNFPA when and if requested
  • Provide other support as required

Qualifications

  • MA/MPH degree in Social Sciences, Public Health, or any related discipline
  • 4-5 years of increasingly responsible experience in programme/project management in youth development with a focus on monitoring and coordination
  • Team player, good communication skills, dedication to perform under stressful time constraints, and the capacity to communicate efficiently and coordinate with a number of partners
  • Fluency and good speaking and writing skills in English and Arabic
  • Excellent computer skills including word processing, PowerPoint, and internet browsing with particular emphasis on the use of social media

Candidates who meet the above required qualifications and are available to start as of April 1, 2013 may apply on line by submitting the following documents:

  1. Updated and comprehensive CV detailing their work experience that is relevant to the post requirements as indicated in the Terms of Reference.
  2. A motivational letter – no more than 2 pages – specifying the following:
  • Why are you applying for this post?
  • Do you have any experience related to these post requirements and/or similar ones?
  • What do you believe you can bring in to this project?
  • What are your main strengths and weaknesses in relation to this post?

The CV and motivational letter should be submitted to the following email address: 
info-lebanon@unfpa.org
by no later than March 20, 2013
APPLICATIONS THAT DO NOT INCLUDE THE REQUIRED DOCUMENTATION DISQUALIFY FROM BEING SHORTLISTED

Read Full Post »

Project Coordinator: NCLW/UNFPA

Project Coordinator: NCLW/UNFPA
 

GENERAL INFORMATION

  • Job Title: Project Coordinator
  • Project: LBN3U705
  • Duty Station: Beirut, Lebanon
  • Reports to: National Director (NCLW)
  • Duration of Employment: 9 months (April 15- December 31, 2013) with possibility to extend for to 6 months based on need and availability of funds

FUNCTIONS AND TASKS

Since 2006, the National Commission for Lebanese Women (NCLW) has been collaborating with the United Nations Population Fund (UNFPA) towards mainstreaming gender aspects in various development platforms, policies, and strategies. In 2012, this collaboration led to the development, consensus and launching of the National Strategy for Women in Lebanon. The strategy spells out 11 priority objectives identified as essential ones for ensuring that gender equality dimensions are adequately mainstreamed in the social, cultural, economical, and political spheres. In order to translate this strategic framework into concrete operational actions and results to be achieved by all stakeholders, NCLW developed – in a participatory approach – a plan of action that sets forth key interventions under each of the 11 strategic objectives along with indicators. The plan was validated in early 2013 and is expected to be turned into a soft application and adopted by all stakeholders beginning of 2014.

Based on the above, NCLW in collaboration with UNFPA is seeking assistance of a coordinator in support of the operationalization of the [National Strategy for Women in Lebanon] action plan. Specifically, the incumbent will provide support in collecting baselines for indicators, following up on the development of the programme software/application, and facilitating the piloting of the software among selected users. Additional support will be provided to NCLW in tasks related to the activation of the strategy and action plan. Under the overall guidance and direct supervision of the National Director, the coordinator will be undertaking various tasks as described below: 

Compilation/collection of data

  • Undertake visits to various line ministries, institutions, NGOs, UN agencies, donors, etc for collecting information and data
  • Collect, compile, and review relevant national reports, data, statistics that would be used for determining baselines for indicators
  • Develop tools and instruments for collecting and validating data from various stakeholders
  • Provide needed support for convening expert group meetings to review compiled data and agree on baselines/targets for the different indicators established in the action plan
  • Ensure updating of the action plan based on the agreed upon baselines and targets
  • Ensure feedback of NCLW and UNFPA are obtained and reflected in final product
  • Provide logistical support in organizing events such as meetings, workshops, in relation to the indicators

Development of software/application + manual

  • Assist in drafting TORs for the development of software/application
  • Follow up on identification/engagement of software developers based on competitive bidding
  • Contribute to fleshing out the elements of the software/application based on the elements of the action plan
  • Provide overall guidance to the software developer throughout the development process
  • Facilitate the convening of meetings with NCLW, UNFPA and experts for reviewing the various stages of the application as well as the content
  • Provide continuous update on the development process of the software and ensure that the feedback and input of NCLW and UNFPA are reflected in the various outcomes of the application
  • Develop a draft user manual jointly with software developer
  • Ensure completion of the provisional software in accordance with the agreed upon TORs and uploading it online for the piloting phase

Piloting the software among users

  • Assist in selecting a varied group of users from different disciplines (Ministries, NGOs, academic sector, UN/development agencies, donors, media, etc)
  • Introduce the software / application to users with hands on practices
  • Follow up on the piloting of the software/application with the selected users group
  • Ensure provision of ongoing advice to the users throughout the piloting phase through visits to users sites as well as online
  • Compile input and feedback from users on the software for enhancing it at all levels i.e. technical, content, friendly user, etc and share with NCLW and programme developer for finalization

Other Support

  • Contribute to developing, producing and disseminating informative material on the action plan for various uses (i.e. NCLW/UNFPA newsletters, website updates, etc)
  • Assist in preparing minutes of meetings, progress reports, briefing and concept notes, PPTs, training material/documents, and documentation of successful experiences
  • Provide support in reviewing specific documents, searching the internet for information, compiling data and information, and summarizing reports and documents as requested
  • Contribute to sharing of knowledge by synthesizing and documenting findings and lessons learned, success stories and best practices, and approaches and support in the drafting of relevant materials for dissemination
  • Provide other support as required

REQUIRED QUALIFICATIONS

Education

  • Bachelor Degree (Public administration, social sciences, humanities, etc )

Experience

  • 4 years of increasingly responsible experience in project coordination and monitoring with focus on gender/human rights related work.
  • Experience with governmental and non-governmental entities is essential
  • Familiarity with UN work is desirable

Competencies

  • Working in teams: Works collaboratively with colleagues to allow the achievement of common goals and shared objectives. Actively seeks resolution of disagreements and supports decisions of the team.
  • Communicating information and ideas: Delivers oral and written information in a timely, effective and easily understood manner. Participates in meetings and group discussions actively listening and sharing information. Frankly expresses ideas with the intent to resolve issues, considers what others have to say and responds appropriately to criticism
  • Conflict and self management: Manages personal reactions by remaining calm, composed and patient even when under stress or during a crisis and avoids engaging in unproductive conflict. Expresses disagreement in constructive ways that focus on the issue not the person. Tolerates conditions of uncertainty or ambiguity and continues to work productively.
  • Organizational awareness: Uses the formal structure or hierarchy in the organization effectively in order to get work done. Provides assistance to colleagues in dealing with other parts of the organization and in applying policies and procedures which affect the work unit. Understands when issues or problems can and should be resolved at own organizational level, when the assistance/input of other organizational units is required and when issues should be raised to a higher level
  • Innovation and marketing of new approaches: Generates new ideas and more effective ways of doing things. Adapts quickly to change.
  • Job knowledge: Understands and applies fundamental concepts and principles of a professional discipline or technical specialty relating to the position. Possesses basic knowledge of organizational policies and procedures relating to the position and applies them consistently in work tasks. Identifies new and better approaches to work processes and incorporates same in own work. Strives to keep job knowledge up-dated through self directed study and other means of learning. Demonstrates basic knowledge of standard computer software applications and information technology including electronic communication and seeks to apply it in work tasks
  • Results orientation/Commitment to excellence: Strives to achieve high personal standard of excellence. Takes action that goes beyond responding to the obvious needs of the situation and persists until successful outcomes are achieved

Language requirements:

  • Fluency and excellent writing skills in Arabic. Good English and /or French is essential

Candidates who meet the above required qualifications and are available to start as of April 15, 2013 may apply on line by an updated and comprehensive CV detailing their work experience that is relevant to the post requirements as indicated in the Terms of Reference.

The CV should be submitted to the following email address: info-lebanon@unfpa.org by no later than March 29, 2013 latest. 

Please indicate the job title “Project Coordinator: NCLW/UNFPA” under subject when submitting application,

 Source: http://www.unfpa.org.lb/UNFPA-LEBANON/Vacancies-and-Notices.aspx

Read Full Post »

March 21 is Mothers day! the Beginning of Spring and the blossoming of flowers… In Lebanon, expecting mothers are waiting for the General Assembly of the Lebanese Parliament … The Members of Parliament, those who were Elected by the people, the mothers, and the dads need to VOTE ASAP the amendment of the Maternity leave Period.

Maternity leave should be Fully paid and the period must be extended to at Least 10 weeks.
Maternity leave in Lebanon too short campaign rita chemaly

Knowing that the International Labor Organisation had in 1952 called in the Maternity Protection Convention called for a minimum of 12 weeks leave and recommended for a 14 weeks leave.

“Currently, 119 countries meet the ILO standard of 12 weeks with 62 of those countries providing for 14 weeks or more. Just 31 countries mandate a maternity leave of less than 12 weeks.”

 Lebanese women associations conceded 2 weeks for the amendment to pass.

we are still waiting for the ELECTED parliamentarians to do their duty and Go to the General Assembly in the House of People to VOTE  for such an amendment!!

Rita Chemaly

 

Read Full Post »

par Mona Chollet, mardi 12 mars 2013

« Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler », écrivait l’essayiste marocaine Fatema Mernissi dans Le Harem et l’Occident (Albin Michel, 2001). L’engouement des médias français pour des figures comme les Femen ou Aliaa El-Mahdy, l’étudiante égyptienne qui, en 2011, avait posé nue sur son blog (1), offre une nouvelle confirmation de la justesse de cette observation. On a pu voir sur France 2, le 5 mars, un documentaire consacré au collectif d’origine ukrainienne implanté en France depuis un peu plus d’un an (2), et un autre intitulé Aliaa, la révolutionnaire nue sur Public Sénat pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

Tant pis pour les milliers de femmes qui ont le mauvais goût de lutter pour leurs droits tout habillées, et/ou d’offrir un spectacle moins conforme aux critères dominants de jeunesse, de minceur, de beauté et de fermeté. « Le féminisme, c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », s’insurgeait sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux. En France, les organisations féministes « se voient désormais plus souvent interpellées sur ce qu’elles pensent du mouvement d’origine ukrainienne que sur leurs propres actions » (3).

« Si tu montres tes nichons,
je reviens avec mon photographe »

Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias (4). »

Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. Elles ont donc déplacé les inscriptions (5)… Cet ordre des choses n’inspire pas d’états d’âme particuliers à Inna Chevchenko, l’Ukrainienne qui a exporté la marque Femen en France : « On sait de quoi les médias ont besoin, déclarait-elle en décembre à Rue89. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister (6). » Vraiment ?

Certes, la militante féministe Clémentine Autain a raison de rappeler que « le happening, c’est dans notre culture. De la suffragette Hubertine Auclert, qui renversait les urnes lors des élections municipales de 1910 pour que les journaux de la IIIe République puissent avoir leurs photos trash à la Une, aux militantes du MLF qui balançaient du mou de veau dans les meetings des anti-avortement dans les années 1970, on sait aussi monter des coups (7) ! ». Ce mode d’action est aussi celui de l’association Act Up dans sa lutte contre le sida. Mais encore faut-il que derrière les « coups », il y ait un fond politique solide et bien pensé qui leur donne leur sens. Or, dans le cas des Femen, c’est peu dire que le discours ne suit pas. Quand il ne se révèle pas franchement désastreux.

Contre les vieilles femmes qui lisent des livres

La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian (8). Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.

Non seulement Chevchenko accepte cet ordre des choses, mais elle l’approuve (toujours dans The Guardian) : « Le féminisme classique est une vieille femme malade qui ne marche plus. Il est coincé dans le monde des conférences et des livres. » Elle a raison : à bas les vieilles femmes malades, elles ne sont même pas agréables à regarder. Et les livres, c’est plein de lettres qui font mal à la tête, bouh ! Auteur d’un excellent livre sur les usages du corps en politique (9), Claude Guillon commentait : « Le mieux intentionné des observateurs dirait que cette phrase exprime la présomption et la cruauté de la jeunesse. Il faut malheureusement ajouter pour l’occasion : et sa grande sottise ! En effet, et peut-être Inna aurait-elle pu le lire dans un livre, l’image des féministes comme de vieilles femmes coupées du monde (comprenez : et du marché de la chair) est un très vieux cliché antiféministe, qu’il est navrant de voir repris par une militante qui prétend renouveler le féminisme (10). » Depuis, les représentantes françaises du collectif ont cependant dû se résigner à sortir un livre d’entretiens (11) : « En France, il faut publier des textes pour être reconnu, légitime », soupire l’une d’entre elles (Libération, 7 mars 2013). Dur, dur.

Pour Rue89, Chevchenko résumait ainsi le discours des jeunes Françaises qui voulaient rejoindre les Femen : « Elles me disaient : “Les mouvements féministes qui existent déjà en France, ce ne sont pas des mouvements faits pour les jeunes femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine.” » A cet égard, il faut le reconnaître, les Femen marquent incontestablement un progrès. S’agissant d’une ancêtre comme Simone de Beauvoir, il a fallu attendre le centenaire de sa naissance, en 2008, pour la voir enfin à poil : c’était long. Mais la patience du monde fut récompensée : avec délice, Le Nouvel Observateur (3 janvier 2008) publia en couverture une photo montrant l’auteure du Deuxième sexe nue de dos dans sa salle de bains (12). Les Femen, elles, sont bonnes filles : elles mâchent le boulot (« femen » signifie d’ailleurs « cuisse » en latin, mais rien à voir, elles ont choisi ce nom « parce qu’il sonnait bien »). Après tout, ne soyons pas pudibonds : pour être féministe, on n’en a pas moins un corps, une sensualité, une vie sexuelle. On peut seulement déplorer que l’attente de toutes celles — et ceux — qui rêvent de se repaître des petites fesses de Jean-Paul Sartre dure toujours. Que fait Le Nouvel Observateur ? Les grands intellectuels n’auraient-ils pas, eux aussi, un corps, une sensualité, une vie sexuelle ? Pourquoi ne pas nous en faire profiter ? Pourquoi ne sont-ils pas, eux aussi, une denrée publique, que l’on peut exposer et commercialiser indépendamment de la volonté des intéressés ?

« Féminisme pop »

Après s’être attiré une large sympathie lorsqu’elles se sont fait agresser par les extrémistes catholiques de Civitas au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, en novembre 2012, les Femen ont suscité de plus en plus de réserves et de désaveux — par exemple de la part du collectif féministe Les TumulTueuses, ou de l’actrice et réalisatrice Ovidie. Critiquées pour la caution qu’elles apportent à la vision du corps féminin forgée par l’industrie publicitaire, elles se sont défendues en publiant des photos de certaines de leurs membres qui s’écartent de ces canons. Le problème, c’est qu’on ne verra jamais celles-ci en couverture des Inrockuptibles, les seins en gant de toilette cadrant mal avec le « féminisme pop » que dit priser le magazine — ni dans Obsession, le supplément mode et consommation du Nouvel Observateur, pour lequel les Femen ont posé en septembre dernier. Et pas question d’arguer que ce n’est pas de leur faute : si elles voulaient être un minimum crédibles, elles devraient imposer la présence de ces membres lors des séances photo. « Quel peut être l’effet produit par cette photo de groupe [dans Les Inrockuptibles] sur les femmes moins jeunes, ou jeunes mais moins favorisées par le hasard génétique ? interroge Claude Guillon. Le même effet que le terrorisme publicitaire et machiste que le féminisme ne cesse de dénoncer. Cette photo est pire qu’une maladresse, c’est un contresens politique. »

Les dénégations répétées des membres du collectif ne suffisent pas, par ailleurs, à dissiper le soupçon d’une politique de la photogénie délibérée. Dans le livre Femen, l’une des fondatrices ukrainiennes déclare : « Nos filles doivent être sportives pour endurer des épreuves difficiles, et belles pour utiliser leur corps à bon escient. Pour résumer, Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre. » Le féminisme, mieux qu’un yaourt au bifidus. L’une de ses camarades françaises invoque une « erreur de traduction » (13)…

Quoi qu’il en soit, en l’état actuel des choses, il n’est pas certain que les médias et le grand public fassent complètement la différence entre les Femen et la Cicciolina par exemple — précurseuse de la couronne de fleurs sur cheveux blonds —, ou la pin-up de la page 3 du quotidien britannique The Sun. Claude Guillon, encore : « “Au moins, me disait une jeune femme, depuis qu’elles se mettent à poil, on les écoute !” Que nenni. On les regarde tout au plus. Et lorsque les rédacteurs en chef en auront marre de mettre du nibard à la une (ça lasse, coco !), on ne les regardera plus. » Les journalistes de Rue89 sont elles-mêmes perplexes devant le succès d’audience du collectif : « Le premier article que nous avons fait sur les Femen était un “En images”. On y voyait simplement la photo d’une Femen devant la maison de DSK, seins nus. Trois paragraphes accompagnaient l’image. L’article a reçu 69 500 visites. C’est beaucoup. » Dans le fumeux « sextrémisme » promu par le groupe, il y a tout à parier que c’est surtout « sexe » qui fait tilter la machine médiatique.

Des médias devenus tous féministes ?

Le féminisme serait donc devenu consensuel, au point de faire la couverture de tous les journaux et d’avoir l’honneur de documentaires télévisés abondamment promus dans la presse ? Il faudrait être naïf pour le croire. L’intérêt pour les Femen s’avère parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier. Ainsi, le 7 mars, Libération leur consacrait une double page ; cela ne l’a pas empêché de publier le lendemain, pour la Journée internationale des femmes, un numéro d’anthologie. Sous le titre « Du sexe pour tous ! », il a choisi de consacrer sa Une à l’« assistance sexuelle » pour les handicapés. La photo d’illustration montrait un handicapé au lit avec une « assistante » (blonde, souriante, incarnation de la douceur et de l’abnégation qui sont la vocation des vraies femmes), et non l’inverse : on a bien dit « Du sexe pour tous », pas « pour toutes ».

Pour le quotidien, ce combat s’inscrit dans le cadre de sa défense acharnée de la prostitution. En janvier dernier, déjà, il publiait le portrait d’un polyhandicapé qui militait pour le droit à l’« assistance sexuelle ». Comme le faisait remarquer sur son blog le cinéaste Patric Jean (14), cet homme avait cependant eu au cours de sa vie deux compagnes, et même des enfants, ce qui relativisait quelque peu l’argument de l’incapacité des handicapés à avoir une vie sexuelle. Histoire de compléter ce tableau de la femme selon Libé, le portrait de dernière page était celui de Miss France.

Même méfiance quand on voit Charlie Hebdo, bastion de l’humour de corps de garde, dont les dessins répètent semaine après semaine que la pire infamie au monde consiste à se faire sodomiser, c’est-à-dire à se retrouver dans une posture « féminine » (15), collaborer avec les Femen pour un numéro spécial (6 mars 2013). En couverture, le dessin de Luz reprend un visuel du groupe qui montre ses militantes brandissant une paire de testicules. Le cliché des féministes hystériques et « coupeuses de couilles », couplé à l’esthétique publicitaire : une bonne synthèse du produit Femen. Dans l’entretien qu’elle accorde à l’hebdomadaire satirique, Chevchenko déclare vouloir une société « où les femmes ont plus de pouvoirs que les hommes ». Bien bien bien.

Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe » (16). Deux ex-militantes de l’association, Loubna Méliane — assistante parlementaire du député socialiste Malek Boutih — et Safia Lebdi, ont d’ailleurs fait partie des premières ralliées aux Femen, avant de prendre leurs distances. La section française du groupe s’est installée à la Goutte d’Or, quartier parisien où vivent beaucoup de musulmans ou assimilés, et a annoncé son implantation par une affiche bleu-blanc-rouge qui rappelait curieusement les « apéros saucisson-pinard » organisés au même endroit en 2010 par des militants d’extrême droite.femen aliaa mahdi women rights

« Mentalité arabe » en Ukraine

Si l’anticléricalisme radical du collectif se comprend sans peine compte tenu du poids de l’Eglise orthodoxe dans la vie publique ukrainienne, ses porte-parole ont tendance à en franchir le cadre lorsqu’il s’agit de l’islam. L’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, a ainsi flirté avec le racisme en déplorant que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes » (17).

En mars 2012, sous le slogan « Plutôt à poil qu’en burqa », Femen France a organisé une « opération anti-burqa » devant la Tour Eiffel. Ses membres clament aussi que « La nudité, c’est la liberté », ou scandent : « France, déshabille-toi ! » Elles perpétuent ainsi un postulat très ancré dans la culture occidentale selon lequel le salut ne peut venir que d’une exposition maximale, en niant la violence que celle-ci peut parfois impliquer (18).

De nombreuses féministes leur ont objecté que, plutôt que d’affirmer la supériorité de la nudité, il vaudrait mieux défendre la liberté des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Mais les Femen sont certaines de détenir la vérité. « On ne va pas adapter notre discours aux dix pays où s’est implanté le groupe. Notre message est universel », assure Chevchenko à 20minutes. Ce mélange de paresse intellectuelle et d’arrogance, cette prétention à dicter la bonne attitude aux femmes du monde entier, sont accueillis plutôt fraîchement. La chercheuse Sara Salem a ainsi reproché à l’étudiante égyptienne Aliaa El-Mahdy son alliance avec les Femen : « Si le geste de se déshabiller sur son blog pouvait être vu comme un moyen de défier une société patriarcale, il est problématique qu’elle collabore avec un groupe qui peut être défini comme colonialiste (19). » Mais pourquoi se remettre en question quand montrer vos seins suffit à vous assurer une audience maximale ?

(1) A la lumière de la remarque de Mernissi, le geste d’El-Mahdy est porteur d’une charge transgressive indéniable dans le contexte égyptien. Il lui a d’ailleurs valu des menaces intolérables. Mais le problème est que sa démarche, purement individuelle, reste impuissante à faire évoluer les mentalités dans son pays. Elle s’avère même contre-productive : en Occident, la jeune femme a été récupérée par des commentateurs dont les discours — ou les arrière-pensées — ne sont pas toujours bienveillants envers sa société d’origine.

(2) Nos seins, nos armes, de Caroline Fourest et Nadia El-Fani.

(3) « Femen, la guerre des “sextrémistes” », Libération, 7 mars 2013.

(7) « Le féminisme à l’épreuve du sextrémisme », M – Le magazine du Monde, 9 mars 2013.

(8) « Femen’s topless warriors start boot camp for global feminism », The Guardian, 22 septembre 2012.

(9) Claude Guillon, Je chante le corps critique, H&O, Paris, 2008.

(10) « Quel usage politique de la nudité ? », Claude Guillon, 7 février 2013. Ajout du 13 mars : lire aussi « “Sauvées par le gong” ? Femen, suite et fin » (12 mars).

(11) Femen, entretiens avec Galia Ackerman, Calmann-Lévy, Paris, 2013.

(12) Lire Sylvie Tissot, « “Une midinette aux ongles laqués” », Le Monde diplomatique, février 2008.

(13) « Femen : “Notre message est universel” », 20minutes.fr, 5 mars 2013.

(14) « Prostitution : Libération remet le couvert », Le blog de Patric Jean, 7 janvier 2013.

(15) Cf. Maïa Mazaurette, « Une remarque au sujet des caricatures “humiliantes” dans Charlie Hebdo », Sexactu, 20 septembre 2012.

(16) Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé, Les féministes et le garçon arabe, L’Aube, La Tour d’Aigues, 2004.

(17) « Femen, Ukraine’s Topless Warriors », TheAtlantic.com, 28 novembre 2012.

(18) Cf. « Femen ou le fétichisme du dévoilement », Seenthis, octobre 2012, et Alain Gresh, « Jupe et string obligatoires », Nouvelles d’Orient, Les blogs du Diplo, 20 mars 2011.

(19) Sara Salem, « Femen’s Neocolonial Feminism : When Nudity Becomes a Uniform », Al-Akhbar English, 26 décembre 2012.

Read Full Post »

Lebanese Women claim their rights:

the right to live safely at home

the right not to be harrassed at work

the right not to marry her rapist

the right to transmit her nationality to her children

the right to Live and To be A Lebanese CITIZEN!!!!

Rita Chemaly,

also for those who feel that big rage I feel,

do not hesitate to wath this short short movie, that is translated to English….

a great initiative bt the take back the parliament movement.

http://www.youtube.com/watch?v=e5dTJKwIMb0

 

 

Read Full Post »

Women in Detention guide TO gender sensitive monitoring_English_0Women in Detention guide Rita Chemaly Lebanon

A new guide is launched and it is adressed to monitoring bodies responsible for the external scrutiny of places of deprivation of liberty.

i quote the introduction of the guide:

“It outlines the risks faced by women deprived of their liberty of being subjected to torture and ill-treatment and measures that can be taken to reduce such risks. The main focus of the paper is the situation of women in detention in the criminal justice system, though the discussion is in many cases equally relevant to women deprived of liberty in other contexts, such as psychiatric institutions and immigration detention facilities. “

In lebanon, I know that CLDH and SOLIDA worked with detainees, also, the good work Zeina Daccach did with women in detention in Lebanese prisons. Catharsis (The lebanese center for Drama Therapy) held the project in which women detainees played theater pieces.

Going back to the guide and for you to know more what is the content of the guide, here is the synoposis:

Introduction

II Why should monitoring bodies look at this issue?

III Concepts

1. Gender and gender mainstreaming

2. Discrimination and violence against women

IV Risk factors and measures to reduce risk

1. Certain contexts which heighten risk

a. Societal context

b. Legislative context

2. Certain times that heighten risk

a. Police custody and pre-trial detention

b. Transit

3. Certain policies and practices that heighten risk or cause physical or mental suffering

a. Inadequate safeguards and assessments on admission

b. The nature and scope of medical examinations

c. Not separating male and female prisoners

d. Supervision by male staff/ mixed gender staffing

e. Searching policies and practices

f. Solitary confinement/ disciplinary segregation

g. The inappropriate and unjustified use of restraints

h. Inadequate provision for gender specific hygiene, sexual and reproductive healthcare

i. Inadequate provision for family contact

j. Inappropriate decisions to separate dependent children from their mothers in prison

k. Detention for protection

4. Certain categories of women who are at heightened risk

a. Girls

b. Victims of human trafficking and sex workers

c. Women with mental healthcare needs

d. Other groups that are at heightened risk

V What qualities do monitoring bodies need to engage in this issue?

Recommended further reading

 

Read Full Post »

Immediate Recruitment Announcement 

Gender Equality Team Coordinator

One year full time contract renewable

CRTD.A is announcing an immediate vacancy for the Gender and Equality Team Coordinator.

 

The Gender and Equality Team is entrusted with spearheading the Arab Women’s Right to Nationality Campaign, implementing the Leadership capacity building programme, engaging in CRTD.A’s work within the regional “Equality without Reservation Coalition” as well as developing and disseminating knowledge and communication material on gender equality in Lebanon and the Arab region.

 

 

Key tasks and responsibilities

 

● Provide support and accompaniment to the GET team members

● Develop action plans for the Nationality campaign and ensure implementation and monitoring

● Develop leadership and related capacity building programmes

● Provide timely and comprehensive reports on activities

● Liaise and collaborate with other CRTD.A teams

● Engage with CRTD.A national and regional partners

 

 

Key competencies

 

● Up to 5 years of experience in a related field

● A relevant university degree

● Excellent written and verbal communication skills in Arabic and English

● Ability to coordinate a small team and develop workplans

● Reliable and able to meet deadlines

● High interpersonal skills

● Commitment to gender equality and social justice

 

Deadline for application: 15 March 2013

 

Interested candidates should send their CV, a detailed motivation letter and three references to vacancy@crtda.org.lb.  Please indicate “Gender and Equality Team Coordinator “in the subject line.

 

Only shortlisted candidates will be contacted.

اعلان عن توظيف فوري

منسق/ة لبرنامج المساواة في النوع الاجتماعي

عقد عمل لمدة سنة قابل للتجديد

 

تعلن مجموعة الأبحاث والتدريب للعمل التنموي عن حاجتها للتوظيف الفوري لمنسق/ة لبرنامج المساواة في النوع الاجتماعي.

 

تتضمن مسؤوليات منسق/ة برنامج المساواة في النوع الاجتماعي، دعم حملة “جنسيتي حق لي ولأسرتي” وتطويرها، تنفيذ نشاطات التدريب على القيادة النسائية، تعزيز مشاركة مجموعة الابحاث والتدريب للعمل التنموي في الحملة الاقليمية “لتحالف المساواة دون تحفظ”، تطوير التنسيق، التواصل، تطوير ونشر المعرفة حول المساواة في النوع الاجتماعي في لبنان والمنطقة العربية.

 

مهمات منسق/ة برنامج المساواة في النوع الاجتماعي:

 

– تأمين الدعم وادارة فريق المساواة في النوع الاجتماعي

– تطوير خطط عمل حملة الجنسية وضمان حسن المتابعة والتنفيذ

– تطوير برنامج القيادة وبناء القدرات النسائية

– رسم الخطط التنفيذية ووضع تقارير دورية حول سير العمل

– التنسيق والتعاون مع فرق العمل الاخرى في مجموعة الابحاث والتدريب للعمل التنموي

– التواصل مع شركاء وشبكة علاقات مجموعة الابحاث والتدريب للعمل التنموي في لبنان والمنطقة العربية

 

على المتقدم/ة للوظيفة أن تتوفر لديه/ها المواصفات التالية:

 

– خبرة في مجال مماثل تصل الى 5 سنوات

– حيازة شهادة جامعية في الحقل الاجتماعي

– اتقان كامل للّغتين العربية والانكليزية قراءة وكتابة

– قدرة على التخطيط  وادارة فريق العمل

– صفات شخصية عالية، تتسم بالجدية وبالقدرة على الالتزام بالمهل المحددة

 

آخر مهلة لاستلام الطلبات: 15 آذار 2013

   

على المرشحين/ات المهتمين/ات إرسال سيرتهم/ن الذاتية، إضافة الى رسالة تعريف شخصية، وثلاثة اسماء لاشخاص معرّفين، على العنوان التالي: vacancy@crtda.org.lb، على أن يتم الإشارة في عنوان الرسالة الى “منسق لبرنامج المساواة في النوع الاجتماعي

                                                                                        

ملاحظة: سوف يتم الاتصال فقط بالذين/اللواتي يتم اختيارهم/ن للمقابلة.

 

 

Read Full Post »

Article par Rita Chemaly Initialement Paru Dans le Magazine Special de Fevrier 2013

Article par Rita Chemaly Initialement Paru Dans le Magazine Special de Fevrier 2013

Cartographie des discriminations qui atteignent les femmes au Liban

Gros Plan sur les Droits des Femmes au Liban

Dans cette rubrique, chaque mois les droits des femmes sont passes au crible fin, pour la nouvelle année  nous dresserons la cartographie des discriminations qui atteignent les femmes au Liban. Si l’image que donnent les medias libanais des femmes au Liban est ouverte et progressive, dans la pratique et les lois, cette image virtuelle pimpante et brillante se transforme en image terne et noire.

Le Liban a bien ratifié  la Convention Internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes (CEDEF) ou plus communément connue sous l’acronyme anglais CEDAW en Avril 1997. Mais les exceptions émises par l’Etat sur cette Convention, font en sorte de creuser le fossé entre Hommes et Femmes. Le Liban a formulé une réserve contre l’article 9 – alinéa 2 et contre l’article 16, alinéa 1, relatif à l’égalité des deux époux dans le mariage et le choix du nom de famille, et l’article 29 lié a la transmission de la nationalité. Reserves et expections peuvent sont issus du jargon juridique, or ces simples termes ont des effets discriminants contre les Femmes Libanaises et travaillant au Liban.

La femme dans la famille, une discrimination à la base :

La discrimination commence par la famille, et le souhait d’avoir un garçon comme premier né. Le « maouloud » est homme, la déception des proches par le fait d’avoir une fille est souvent grande. Pire dans plusieurs pays arabe comme au Yémen et autres,  le mot “enfant” signifie “garçon”.

Quant aux études les études les exemples de discrimination et d’inégalités sont flagrants : souvent les filles sont inscrites dans des universités moins prestigieuses que les garçons sur lesquels on mise plus lors des études.

Le statut Personnel, Inégalité homme femme mais inégalités entre femmes libanaises aussi:

Le système libanais est formé par une multitude de confessions (18 avec les coptes), les statuts personnels revenant à telle ou telle confession marquent les inégalités entre hommes et femmes et entre femmes elles-mêmes….

  • le mariage entre chrétiens de différentes confessions exige de la femme d’obéir et de se soumettre au mari « la célèbre lettre de St Paul » chantée et louée dans toutes les cérémonies matrimoniales religieuses.
  • En cas de séparation ou divorce les différences sont nombreuses :
    • Pour l’héritage chez les musulmans l’homme à la part double.
    • Chez les chrétiens, dans la pratique des tractations sont menées dans le sens de garder l’héritage “dans la famille”. C’est-à-dire acheter la part des territoires fonciers des filles par les garçons.

La Nationalité, la femme libanaise est de seconde classe :

La femme libanaise mariée à un non Libanais, n’a pas le droit d’accorder sa nationalité à ses enfants et à son mari. Alors que l’Homme Libanais marié à une non-libanaise lui transmet la nationalité un an plus tard.

Dans son article premier, la loi de la nationalité No 15, du 19/01/1925, stipule qu’« est considéré comme libanais toute personne née d’un père libanais », Selon ce texte, toute personne née d’une mère libanaise n’est donc pas considérée comme libanaise. La nationalité au Liban relève du lien de sang, et non du lien du sol.  Le Sang de l’homme seulement…. Les arguments politiques, confessionnels et démographiques tuent le projet de loi égalitaire.

Il faut noter que la transmission de la nationalité n’est pas une pure formalité juridique.  La non- transmission de la nationalité aux enfants et à l’époux de la libanaise à des conséquences sociales importantes :

  • Les enfants et maris des femmes libanaises sont considérés comme des résidents et non des citoyens. Ils n’ont pas droit à l’école publique ni accès aux hôpitaux publics gratuits pour les libanais.
  • Ils  doivent obtenir des permis de séjour et de travail.
  • L’unité de la famille est remise en cause, de même que la sécurité psychologique les risques de déportations augmentent.
  • Quant à l’emploi, il faut noter que considérés comme résidents, le choix des métiers possibles à exercer, est limité ; Certains métiers sont réservés aux Libanais détenteurs d’un passeport libanais. Appartenir à des syndicats, unions et ordres impossible aux non-libanais. Mais aux enfants nés de mère libanaise ?

La femme et les discriminations au travail:

  • Le code du travail existe bel et bien au Liban mais il ne protège pas les femmes contre l’harcèlement sexuel;
  • Aussi, le code du travail ne protège aucunement les employés/es domestiques et agricoles;
  • Pour les allocations sociales et familiales récemment en juillet dernier 2012 un p’tit pas a été fait à ce sujet sous la pression des parlementaires et de la Commission Nationale pour les Droits de la Femme, mais dans l’attente de la mise en pratique et amendements des lois, les femmes n’ont pas encore les mêmes allocations sociales et familiales que les hommes ;
  • La discrimination la plus flagrante reste l’absence de tout congé paternité. Quant  au  congé de maternité il est de 7 semaines dans le secteur privé une période insuffisante selon les conventions et traités internationaux. Il faut noter qu’actuellement les commissions parlementaires étudient un projet de loi amendant le congé maternité pour 10 semaines, le projet attend depuis fin 2012 son vote à l’Assemblée générale du parlement.

La femme et la politique

Les femmes libanaises ont gagné après moult mobilisations  la réforme de la loi électorale en 1953  qui a consacré leurs droits politiques.

Mais vu les divers quotas confessionnels et  géographiques qui existent au Liban, il est  difficile aux femmes libanaises de percer le cercle de la domination masculine en politique. Les femmes attendent encore un quota et une représentation proportionnelle qui leur garantie leur droit au moins pour une période transitoire.

  • 1952 la femme   libanaise peut élire
  • 1953: peut   élire et être élue
  • 1964: première   femme libanaise parlementaire;
  • 2012 Aucune   femme au gouvernement

L’espoir pour les femmes existe toujours : la Constitution libanaise affirme l’égalité de tous les Libanais, quant aux droits civils et politiques et le Liban a signé de nombreux traités visant à l’amélioration de la situation de la femme, reste a appliquer ces textes, le mot est facile certes, mais les organisations et les femmes sont prêtes a combattre pour ces Droits !

Rita Chemaly

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur www.ritachemaly.wordpress.com.

For a list of all related articles in different languages:

Read Full Post »

google-cafet

Google: les secrets de son département des ressources humaines

Comment l’entreprise américaine est devenue un endroit où il fait si bon travailler.

Voici quelques années, le département des ressources humaines de Google a fait une étrange découverte: les femmes quittaient l’entreprise en grand nombre. Comme c’est le cas pour la majorité des entreprises informatiques de la Silicon Valley, Google emploie essentiellement des hommes, et la féminisation de la force de travail est depuis un certain temps une des priorités de l’encadrement.

Le fait que les femmes désertent l’entreprise n’était pas uniquement un problème de parité, mais surtout un souci pour le bénéfice net de l’entreprise. Contrairement à beaucoup de secteurs de l’économie, dans les hautes technologies, le marché du travail est extrêmement tendu, et encore plus sur le segment des employés de qualité. Pour recruter des salariés, Google doit affronter Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, et des hordes de start-ups. Chaque départ déclenche donc un processus de recrutement long et coûteux.

Puis, venait le problème de la qualité de la vie. Google surveille le bien-être de ses employés à un degré qui paraîtra absurde à quiconque travaille autre part qu’à Mountain View. Le taux de départ chez les femmes suggérait donc que quelque chose ne tournait pas rond dans la machine à produire du bonheur de Google. Et si d’aventure on suspecte que la joie n’est plus de mise chez les Googlers, il incombe au service des ressources humaines de comprendre pourquoi et d’indiquer la façon de régler le problème.

P’pa s’est occupé des congés mat

Chez Google, le département Ressources humaines est appelé People Operations, que la plupart des employés abrègent par POPS (NDT: «p’pa»). Le groupe est dirigé par Laszlo Bock, un quarantenaire svelte et posé entré chez Google voici six ans.

Selon Bock, quand POPS s’est penché sur le problème des femmes chez Google, il en est ressorti qu’il s’agissait principalement d’un problème associé à la maternité: les femmes qui venaient d’avoir un enfant quittaient l’entreprise à une fréquence double de la moyenne. A l’époque, Google proposait un congé maternité de durée standard. A chaque naissance, les femmes bénéficiaient de douze semaines de congés rémunérés. Les autres parents de ses bureaux californiens, mais pas ceux des autres Etats, disposaient de sept semaines de congés rémunérés.

En 2007, Bock décide donc de changer le système. Les nouvelles mères allaient obtenir cinq mois de congé maternité avec 100% de leur salaire, la prise en charge à 100% des cotisations retraite et maladie, et l’autorisation de répartir ces congés à la carte, afin par exemple d’en prendre une partie juste avant la date de l’accouchement. Si elle le désirait, une nouvelle mère pourrait ainsi prendre deux ou trois mois de congés après la naissance, revenir à temps partiel pour quelque temps, puis prendre ce qu’il lui reste de congés lorsque le bébé a grandi. De plus Google se mit à offrir les sept semaines de congé parental à tous ses salariés, partout dans le monde.

La politique fastueuse de Google en termes de congés maternité ou paternité ne vous surprendra pas nécessairement. Les bonus haut de gamme accordés par l’entreprise –buffet traiteur gratuit, pressing sur site, navettes avec connexion wi-fi– sont légendaires et ont déclenché dans leur sillage une escalade du nombre de largesses accordées aux salariés du secteur.

Accorder plus de congés lui a fait gagner de l’argent

En 2013, pour la quatrième année consécutive, Google a été élue meilleure entreprise chez qui travailler par le magazine Fortune; Microsoft étant à la 75e place. Quant à Apple, Amazon ou Facebook, elles n’ont même pas été retenues dans le classement.

La générosité de Google peut à l’occasion sembler excessive –une noblesse funeste pour le tiroir-caisse. En août dernier, par exemple, Forbes révélait une de ces libéralités, inconnue jusqu’ici: lorsqu’un employé meurt, Google verse à son conjoint ou partenaire la moitié de son salaire pendant dix ans. Il serait toutefois erroné de penser que Google distribue les bienfaits dans le seul but d’être sympa. POPS surveille attentivement des quantités de statistiques relatives à la façon dont les employés réagissent aux avantages octroyés: apparemment, l’entreprise ne jette pas l’argent par les fenêtres.

Le congé maternité de cinq mois, par exemple, a permis à l’entreprise d’en gagner. Une fois mis en place, le taux de départs de Google chez les jeunes mères a rejoint la moyenne de l’entreprise. «Une baisse de 50 % –c’était énorme!» raconte Bock.

De plus, le bien-être –tel que le mesure Googlegeist, une enquête annuelle et très détaillée menée auprès des employés– a également augmenté. Surtout, la nouvelle politique de l’entreprise en matière de congés maternité lui permettait de faire des économies. Selon Bock, si l’on intègre les coûts de recrutement au calcul, accorder cinq mois de congé aux jeunes mères n’est pas plus coûteux pour l’entreprise. Cette évolution sur le sujet des congés maternité illustre la façon dont POPS a contribué à faire de Google le meilleur employeur du pays.

Avec Bock à sa tête, le département des ressources humaines de Google a des allures de laboratoire scientifique, loin de l’image traditionnelle des RH. POPS s’appuie sur un logiciel sophistiqué destiné au traitement des statistiques recueillies auprès des salariés. L’ambition ici est de dégager des certitudes empiriques sur chaque aspect de la vie des employés de Google –pas uniquement le niveau de salaire ou de prestations approprié mais également des détails d’apparence triviale, comme la taille ou la forme optimale des tables de la cafétéria, ou la longueur de la queue à l’heure du déjeuner.

Les managers intermédiaires sont-ils vraiment indispensables?

Depuis deux ou trois ans, Google a même embauché des chercheurs en sciences sociales pour étudier son organisation. Ces scientifiques –rattachés au groupe dit «PiLab» pour People & Innovation Lab– organisent des dizaines d’expériences sur les employés dans le but de connaître les meilleures réponses aux problématiques associées à la gestion d’une entreprise de grande taille.

Combien de fois faut-il rappeler aux gens qu’il faut abonder son compte d’épargne retraite? Quel ton faut-il employer à cet effet? Les managers intermédiaires qui réussissent font-ils preuve des compétences communes –et pourrait-on envisager d’enseigner ces compétences aux managers moins bons? Les managers sont-ils vraiment indispensables –pourrait-on s’en passer dans l’entreprise? Et si l’on veut accorder une augmentation à quelqu’un, comment procéder pour maximiser son bien-être? Faut-il lui donner un bonus en cash? Des actions? Une augmentation? Plus de congés?

Certaines des leçons apprises par le service RH de Google ne pourraient être appliquées dans d’autres entreprises. La firme du moteur de recherche engrange depuis sa création ou presque des bénéfices incroyables, et bon nombre des problèmes qu’elle rencontre sont atypiques.

Google a la chance d’avoir à se soucier du meilleur moyen de distribuer plus d’argent à ses salariés, plutôt que de la meilleure façon de les licencier. Il n’en reste pas moins que certaines des connaissances acquises par POPS –comment former de meilleurs managers et comment améliorer les entretiens d’embauche– sont susceptibles de s’appliquer ailleurs.

Le royaume des stats

Au sein des géants du secteur technologique –qui pour beaucoup font d’énormes profits et rencontrent les mêmes problèmes que Google– l’entreprise est la seule à tenter de répondre de façon scientifique aux enjeux de ressources humaines. «Chaque jour, nous prenons des milliers de décisions qui affectent des individus –qui on va embaucher, combien on va les payer, qui va être promu, qui va être licencié», indique Prasad Setty, qui dirige le groupe «analyse des individus» au sein de POPS:

«Nous nous attachons à appliquer aux décisions concernant les individus la même rigueur que s’il s’agissait d’une décision concernant une question d’ingénierie. Notre mission, c’est que chaque décision concernant un individu soit fondée sur des données objectives.»

Cette volonté d’insuffler de la rigueur dans la gestion des ressources humaines est née de la culture Google au sens large. La plupart de ses employés sont des ingénieurs, des gens qui veulent des arguments chiffrés avant de changer leurs habitudes. Un état d’esprit que confirme la démarche adoptée par POPS pour simplifier le processus d’embauche de Google: aux premières années de l’entreprise, Google était réputé dans la Vallée pour la quantité d’entretiens imposés aux candidats à l’embauche. «L’idée qui prévalait chez Google, c’est que l’entreprise repose sur la qualité de ses employés. Tout le monde devait donc avoir la possibilité de s’entretenir avec un potentiel collègue», indique Bock.

Au département des ressources humaines, on était sceptique: non seulement le processus d’embauche était ralenti par ces successions d’entretiens, mais la réputation même de Google chez les candidats potentiels s’en trouvait affectée.

Todd Carlisle, qui est aujourd’hui directeur du personnel chez Google a donc décidé de mener une étude en vue de déterminer le nombre optimal d’entretiens à imposer à un candidat à l’embauche. Il a analysé des dizaines de dossiers d’embauche, relevant la note accordée après l’entretien à chaque candidat.

Après traitement des données, Carlisle fut en mesure de déterminer que le taux optimal d’entretien –le nombre d’entretiens après lequel la note moyenne du candidat rejoint la note finale– est égal à quatre. «Après quatre entretiens, confirme Carlisle, les rendements sont décroissants.» Confrontée à l’étude, l’armée des ingénieurs de Google est convaincue. La durée allouée aux entretiens diminue, et Google arrive à rendre ses embauches plus rapides.

Rendre meilleurs les collaborateurs moyens

Le département des ressources humaines de Google a ainsi déniché un certain nombre de pépites en termes d’optimisation des comportements organisationnels. Sa principale trouvaille, c’est que les managers intermédiaires servent à quelque chose, contredisant le postulat autrefois posé par les fondateurs de l’entreprise, Larry Page et Sergey Brin, selon lequel on peut faire tourner une entreprise où personne n’est le chef de personne.

POPS est arrivé à cette conclusion en observant les notes obtenues par les managers de l’entreprise au terme d’une double enquête de satisfaction, prenant en compte aussi bien ce que les subordonnés et le supérieur de chaque manager pensaient de son travail. En comparant les managers les mieux notés aux moins bons, les analystes ont constaté une différence frappante –les meilleurs managers avaient un taux d’usure inférieur (moins de départs dans leurs équipes) et leurs équipes étaient, sur un certain nombre de critères, beaucoup plus productives.

«Ceci nous a permis de leur prouver que ces caricatures de crâne d’œuf tout droit sorties de Dilbert [comics américain moquant le monde du bureau, NDT] jouaient en fait un rôle important», confirme Jennifer Kurkoski, analyste au PiLab.

Mieux encore, en partant du résultat de leurs recherches, les analystes ont réussi à corriger les mauvais managers. En compulsant les retours obtenus au sein de leurs équipes par les bons managers, les chercheurs ont dégagé huit grands principes. Ils paraissent évidents et plutôt vague –«un manager qui obtient un score élevé est un bon coach», «un bon communicateur» évite de «micro-manager»– mais le système des grands principes a fonctionné. Lorsque POPS a diffusé ces vérités à travers l’organisation et isolé les managers les moins performants afin de les envoyer en formation, l’entreprise a constaté une amélioration de son management. Grâce à la formation, la note d’ensemble des managers de Google progresse chaque année depuis 2009.

Vous préférez 1.000 dollars ou 2.000 dollars?

L’autre grande découverte de POPS concerne la meilleure façon de récompenser un employé. En 2010, ébranlé par la récession et une concurrence de plus en plus vive (tout particulièrement de la part de Facebook), le PDG de l’époque, Eric Schmidt, décide d’accorder une augmentation générale à tous les Googlers. Il échoit alors à POPS de déterminer la meilleure méthode pour ce faire. Le groupe mène alors une «enquête conjointe» dans laquelle on demande aux employés de choisir le mode de gratification qu’ils préfèrent. Par exemple, une augmentation de salaire de 1.000 dollars, ou un bonus de 2.000 dollars?

«Ce que nous avons constaté, c’est que les salariés favorisent leur salaire de base», confirme Setty.

«Quand on leur a proposé un bonus de X, il a été évalué à l’aune de ce que cela allait nous coûter. Si l’on accorde à quelqu’un une augmentation d’un dollar de son salaire de base, il lui accorde une valeur plus grande que ce dollar, en raison de sa prévisibilité à long terme.»

A l’automne 2010, Schmidt annonçait que chaque employé de Google bénéficierait d’une augmentation de salaire de 10%. Selon Setty, les Googlers étaient ravis –nombre d’entre eux considèrent cette annonce comme le plus beau moment de leur carrière dans l’entreprise. Cette année-là, l’indicateur Googlegeist a crevé le plafond. Le taux d’attrition vers la concurrence a également décliné.

La durée d’attente idéale à la cafet

Puis, il y a des observations dont la portée est moins grande. Pour encourager quelqu’un à contribuer à son compte d’épargne retraite, POPS a constaté qu’il était préférable de lui adresser plusieurs rappels, et que les objectifs d’épargne soient «agressifs». Si vous implorez un salarié d’abonder son compte épargne retraite à hauteur de 8.000 dollars, au lieu de 2.000 dollars, par exemple, il aura tendance à épargner plus –même s’il ne peut se permettre d’aller jusqu’à 8.000 dollars– que si on lui avait suggéré un montant de 2.000 dollars.

En ce qui concerne la cafétéria, les chercheurs ont constaté que la queue à l’heure du déjeuner devait idéalement durer trois ou quatre minutes –assez peu pour que les gens ne perdent pas de temps, mais suffisamment pour qu’ils puissent faire de nouvelles rencontres. Les tables doivent être assez grandes pour que les employés qui ne se connaissent pas soient contraints à bavarder. Enfin, après expérience, Google a constaté que doter ses restaurants d’entreprises d’assiettes de 20 cm en plus de celles de 30 cm incite les salariés à prendre des portions plus petites, ce qui est meilleur pour la santé.

Le but ultime de Bock est d’exploiter l’expérience de Google en vue d’apporter des réponses aux grandes interrogations qu’on se pose sur le lieu de travail: naît-on leader ou peut-on le devenir? Les équipes sont-elles plus efficaces que les individus? Les individus sont-ils capables de performances élevées et constantes sur toute leur durée de vie? POPS est encore loin de pouvoir répondre à ces questions, mais Bock soutient que Google sera un jour à même d’apporter un éclairage sur certaines d’entre elles.

«Nous avons la chance d’être une entreprise basée sur l’information et qui emploie des gens dotés du savoir-faire analytique qui leur permet de les exploiter. De plus, du fait de notre taille, quand nous menons une expérience, elle est statistiquement valide.»

Avec le temps, pense Bock, les découvertes faites par Google –que l’entreprise partage souvent avec d’autres professionnels des ressources humaines– pourraient contribuer à améliorer tous les emplois. «On passe plus de temps à travailler qu’à tout autre chose», rappelle-t-il.

«Si vous travaillez 8 ou 10 heures par jour, c’est plus que le temps que vous passez à dormir, plus que le temps que vous passez avec votre conjoint. Quand on fait le calcul, c’est un peu déprimant. Même si l’on aime son boulot, le travail devrait être à la hauteur du temps qu’on y consacre. Pourquoi n’est-ce pas le cas?»

Farhad Manjoo

Traduit par David Korn

Source: http://www.slate.fr/story/67685/google-la-boite-bonheur 

Read Full Post »

Alors que Matignon se voit remettre un rapport sur l’accessibilité des lieux publics, zoom sur les difficultés des transports ferroviaires à s’adapter à ses voyageurs en fauteuil roulant.

Par MARIE PIQUEMAL

Les personnes handicapées pourront-elles un jour prendre les transports en commun, le train par exemple, sans que cela ne soit toute une histoire? Accéder au quai et monter dans le train sans ameuter tout le personnel de gare. Ou comble du luxe, aller aux toilettes pendant le trajet et se payer un café au wagon-bar.

Nous sommes en 2013 et très – vraiment très – loin de cette réalité.«Pourtant, la SNCF n’est pas la plus mauvaise élève en la matière,souligne Jean-Marie Barbier, le président de l’Association des paralysés de France qui compte 28 000 adhérents. Tous les trains sont accessibles alors que seulement 33% des bus le sont.» Certes. A condition tout de même d’avoir une interprétation assez souple de l’accessibilité…

Ce vendredi, la sénatrice PS Claire-Lise Campion doit remettre un rapport à Matignon sur l’accessibilité des lieux publics, la question des transports y est abordée. Jeudi, la SNCF organisait une conférence vantant ses efforts en la matière et le respect de la loi. «On a beaucoup progressé ces dernières années. Il est extrêmement rare aujourd’hui qu’un projet important soit fait sans avoir consulté la délégation de l’accessibilité des voyageurs à mobilité réduite», assure le monsieur «accessibilité» du groupe, Didier Devens. Les choses avancent, oui, mais à pas de fourmi. «A vitesse industrielle, préfère-t-il dire. Il faut du temps.» Le point sur ce qui est fait. Et ce qu’il reste à faire…

Une ou deux places par rame

Il y a quinze jours, Aline Rodriguez, une jeune femme de 27 ans, en fauteuil roulant à cause d’une maladie génétique, écrivait une lettre publique à la SNCF, publiée par Libération. Où elle raconte «les complications» et «soucis systématiques» à chaque déplacement. «Les TGV ne disposant que d’une place handicapée le plus souvent, je suis toujours obligée de planifier mes voyages trois mois à l’avance sous peine de voir cette place unique et si convoitée me passer sous le nez.»

C’est le premier problème. Le nombre de places réservées aux voyageurs en fauteuil roulant se compte entre le pouce et l’index. La loi (de 1975, confirmée par celle de 2005) oblige la SNCF à  prévoir dans ses trains une place minimum pour les voyageurs en fauteuil roulant. Une place sans siège, en fait. En 2008, une directive européenne au nom barbare (STI PMR) en a imposé au moins deux, mais seulement dans «les trains neufs et rénovés».

«La SNCF veut bien entendre les reproches mais nous sommes en conformité avec la loi, justifie Didier Devens. La moitié de nos TGV ont deux espaces UFR (utilisateur de fauteuil roulant). Et dans les nouveaux trains, on va au-delà des obligations légales, avec quatre places.» Sauf que des trains neufs avec quatre places, il y en a très peu en service. Une quinzaine de rames TGV  sur les 400 qui circulent. Il devrait y en avoir 75 d’ici 2015, selon la SNCF. Quant au tout nouveau Ouigo (le TGV low-cost), il a beau être neuf, il ne compte que deux places pour fauteuil roulant.

«Nous sommes avant tout un transporteur de masse, insiste-t-il. Bien sûr, on entend les revendications, notamment de ceux qui aimeraient voyager en groupe, mais il y a d’autres priorités bien plus urgentes, croyez-moi. Comme l’accès aux toilettes.»

Très chères toilettes

Aussi moyenâgeux que cela puisse paraître, une personne handicapée peut certes prendre le train (en s’y prenant trois mois à l’avance), mais rien ne lui garantit qu’elle pourra aller aux toilettes pendant le trajet. Sauf à choisir sa destination. Oubliez le Paris-Bordeaux et tous les trains grande ligne de la façade atlantique. Les rames ont été rénovées en 2003-2005, rhabillés par Christian Lacroix. Une place pour les fauteuils roulants a même été ajoutée… Mais personne n’a pensé à l’accès aux toilettes: les portes sont trop étroites, un fauteuil roulant standard ne passe pas.

Pour rattraper la bourde, les travaux ont été évalués à 10 millions d’euros pour la centaine de rames concernées. «On va le faire», promet la SNCF qui a créé il y a cinq ans un train-laboratoire pour tester les équipements et éviter les ratés. Comme cette cuvette trop haute, que l’on retrouve dans certains trains. «Elle avait été pensée pour les personnes en fauteuil mais inadaptée pour les personnes de petite taille. On a beaucoup cherché sur les toilettes, confie Devens. On a fini par trouver un modèle universel qui sera produit de manière industrielle.»

Descendre du train…

Ce n’est pas le tout d’être dans un train. Encore faut-il en descendre. Dans sa lettre épinglant la SNCF, la jeune femme racontait sa mésaventure. «Une fois, alors que je rentrais tard d’un voyage, j’ai purement et simplement été oubliée dans mon train où j’ai attendu seule plus d’une demi-heure que l’on vienne me faire descendre.»Réponse de la SNCF: «On est jamais à l’abri d’un loupé mais c’est rare. On a un taux élevé de satisfaction de notre service Accès plus, dédié aux personnes handicapées.» Mis en place il y a cinq ans, ce service a traité 300 000 demandes l’année dernière. Il permet, entre autres, de mobiliser du personnel pour aider les personnes en fauteuil à monter et descendre du train.

Dans l’idéal, il faudrait des portes de trains conçues à hauteur de quais… Sauf qu’aucun n’est à la même hauteur. «Et là, une mise aux normes se chiffre en milliard d’euros. Rien que pour un ascenseur, comptez entre 400 000 et 500 000 euros, nous assure-t-on.

D’ici 2015, date à laquelle tous les lieux publics (transports compris) doivent être accessibles à tous, la SNCF aura débloqué 500 millions d’euros: 168 grandes gares sur les 3000 devraient être «totalement accessibles», l’accès aux «besoins vitaux» garantis dans tous les TGV. Et pour le reste, «ce sera au rythme des rénovations…» 

http://www.liberation.fr/societe/2013/03/01/la-sncf-a-mobilite-reduite-pour-les-handicapes_885381?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter 

Read Full Post »

Alors que Matignon se voit remettre un rapport sur l’accessibilité des lieux publics, zoom sur les difficultés des transports ferroviaires à s’adapter à ses voyageurs en fauteuil roulant.

Par MARIE PIQUEMAL

Les personnes handicapées pourront-elles un jour prendre les transports en commun, le train par exemple, sans que cela ne soit toute une histoire? Accéder au quai et monter dans le train sans ameuter tout le personnel de gare. Ou comble du luxe, aller aux toilettes pendant le trajet et se payer un café au wagon-bar.

Nous sommes en 2013 et très – vraiment très – loin de cette réalité.«Pourtant, la SNCF n’est pas la plus mauvaise élève en la matière,souligne Jean-Marie Barbier, le président de l’Association des paralysés de France qui compte 28 000 adhérents. Tous les trains sont accessibles alors que seulement 33% des bus le sont.» Certes. A condition tout de même d’avoir une interprétation assez souple de l’accessibilité…

Ce vendredi, la sénatrice PS Claire-Lise Campion doit remettre un rapport à Matignon sur l’accessibilité des lieux publics, la question des transports y est abordée. Jeudi, la SNCF organisait une conférence vantant ses efforts en la matière et le respect de la loi. «On a beaucoup progressé ces dernières années. Il est extrêmement rare aujourd’hui qu’un projet important soit fait sans avoir consulté la délégation de l’accessibilité des voyageurs à mobilité réduite», assure le monsieur «accessibilité» du groupe, Didier Devens. Les choses avancent, oui, mais à pas de fourmi. «A vitesse industrielle, préfère-t-il dire. Il faut du temps.» Le point sur ce qui est fait. Et ce qu’il reste à faire…

Une ou deux places par rame

Il y a quinze jours, Aline Rodriguez, une jeune femme de 27 ans, en fauteuil roulant à cause d’une maladie génétique, écrivait une lettre publique à la SNCF, publiée par Libération. Où elle raconte «les complications» et «soucis systématiques» à chaque déplacement. «Les TGV ne disposant que d’une place handicapée le plus souvent, je suis toujours obligée de planifier mes voyages trois mois à l’avance sous peine de voir cette place unique et si convoitée me passer sous le nez.»

C’est le premier problème. Le nombre de places réservées aux voyageurs en fauteuil roulant se compte entre le pouce et l’index. La loi (de 1975, confirmée par celle de 2005) oblige la SNCF à  prévoir dans ses trains une place minimum pour les voyageurs en fauteuil roulant. Une place sans siège, en fait. En 2008, une directive européenne au nom barbare (STI PMR) en a imposé au moins deux, mais seulement dans «les trains neufs et rénovés».

«La SNCF veut bien entendre les reproches mais nous sommes en conformité avec la loi, justifie Didier Devens. La moitié de nos TGV ont deux espaces UFR (utilisateur de fauteuil roulant). Et dans les nouveaux trains, on va au-delà des obligations légales, avec quatre places.» Sauf que des trains neufs avec quatre places, il y en a très peu en service. Une quinzaine de rames TGV  sur les 400 qui circulent. Il devrait y en avoir 75 d’ici 2015, selon la SNCF. Quant au tout nouveau Ouigo (le TGV low-cost), il a beau être neuf, il ne compte que deux places pour fauteuil roulant.

«Nous sommes avant tout un transporteur de masse, insiste-t-il. Bien sûr, on entend les revendications, notamment de ceux qui aimeraient voyager en groupe, mais il y a d’autres priorités bien plus urgentes, croyez-moi. Comme l’accès aux toilettes.»

Très chères toilettes

Aussi moyenâgeux que cela puisse paraître, une personne handicapée peut certes prendre le train (en s’y prenant trois mois à l’avance), mais rien ne lui garantit qu’elle pourra aller aux toilettes pendant le trajet. Sauf à choisir sa destination. Oubliez le Paris-Bordeaux et tous les trains grande ligne de la façade atlantique. Les rames ont été rénovées en 2003-2005, rhabillés par Christian Lacroix. Une place pour les fauteuils roulants a même été ajoutée… Mais personne n’a pensé à l’accès aux toilettes: les portes sont trop étroites, un fauteuil roulant standard ne passe pas.

Pour rattraper la bourde, les travaux ont été évalués à 10 millions d’euros pour la centaine de rames concernées. «On va le faire», promet la SNCF qui a créé il y a cinq ans un train-laboratoire pour tester les équipements et éviter les ratés. Comme cette cuvette trop haute, que l’on retrouve dans certains trains. «Elle avait été pensée pour les personnes en fauteuil mais inadaptée pour les personnes de petite taille. On a beaucoup cherché sur les toilettes, confie Devens. On a fini par trouver un modèle universel qui sera produit de manière industrielle.»

Descendre du train…

Ce n’est pas le tout d’être dans un train. Encore faut-il en descendre. Dans sa lettre épinglant la SNCF, la jeune femme racontait sa mésaventure. «Une fois, alors que je rentrais tard d’un voyage, j’ai purement et simplement été oubliée dans mon train où j’ai attendu seule plus d’une demi-heure que l’on vienne me faire descendre.»Réponse de la SNCF: «On est jamais à l’abri d’un loupé mais c’est rare. On a un taux élevé de satisfaction de notre service Accès plus, dédié aux personnes handicapées.» Mis en place il y a cinq ans, ce service a traité 300 000 demandes l’année dernière. Il permet, entre autres, de mobiliser du personnel pour aider les personnes en fauteuil à monter et descendre du train.

Dans l’idéal, il faudrait des portes de trains conçues à hauteur de quais… Sauf qu’aucun n’est à la même hauteur. «Et là, une mise aux normes se chiffre en milliard d’euros. Rien que pour un ascenseur, comptez entre 400 000 et 500 000 euros, nous assure-t-on.

D’ici 2015, date à laquelle tous les lieux publics (transports compris) doivent être accessibles à tous, la SNCF aura débloqué 500 millions d’euros: 168 grandes gares sur les 3000 devraient être «totalement accessibles», l’accès aux «besoins vitaux» garantis dans tous les TGV. Et pour le reste, «ce sera au rythme des rénovations…» 

http://www.liberation.fr/societe/2013/03/01/la-sncf-a-mobilite-reduite-pour-les-handicapes_885381?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter 

Read Full Post »

«أحمر بالخطّ العريض»: كوني بدينة واصمتي
http://www.assafir.com/Article.aspx?ArticleId=97&EditionId=2399&ChannelId=57715#.UTCXrYbvzEt.facebook

 
   
   
 
 
 
سناء الخوري
«القضية ليست بمسابقة وعلامات ومنافسة فقط، القضية أبعد بكثير تتعلق بطموحات ومعوقات وإخفاقات ونظرة نمطيّة لجسد ملّ التمييز. حدث الليلة، دعوة لكلّ سيدة لتتقبل نفسها كيفما كانت، ولمجتمع آن له أن يتغيّر بدل أن يطلب منها التغيير». بهذه الكلمات افتتح مالك مكتبي حلقة أمس الأول من «أحمر بالخطّ العريض»، المخصصة لانتخاب «ملكة جمال بدينات العرب». مبادرة البرنامج الطموحة، لا تخلو من النيات الحسنة. لكنّ طريق الجحيم معبدة دوماً بالطموحات والنيات الحسنة. فالحلقة التي أرادت كسر التنميطات المحيطة بالمرأة البدينة، جاءت لتساهم بفتح المجال أمام أذيّة المشاركات معنوياً. 
عوضاً عن معالجة مكمن الخلل، أي التمييز والتنمُّر الذي يطال المرأة البدينة كما يطال سواها من المختلفين عن السائد اجتماعياً، ذهب النقاش نحو تسطيح مفاهيم العلاقة بالجسد، والجمال، والثقة بالنفس. مشكلة البدناء والبدينات ليست في إمكان الحصول على لقب جماليّ أم عدمه، فالجمال مسألة نسبيّة. مشكلتهم ليست بأن يتمّ قبولهم على الشاشة، بل في أن يتمّ قبولهم كأفراد كاملي الحقوق في المجتمع. 
لجأت الحلقة إلى الشكل التقليدي المعروف من مسابقات الجمال: لجنة تحكيم، مرور بملابس السهرة والبحر، تقارير مختصرة تعريفيّة بالمتسابقات العشر. تألفت اللجنة من الكاتبة والصحافية جمانة حداد، وملكة جمال البدينات في فرنسا جوليا كاستلي، الاختصاصية في مجال الإطلالة والصورة لمى لوند، ومؤسِّسة الفرع العربي لجمعية «الرضى عن الذات» فاطمة باركر. وفي النهاية فازت المتسابقة إيليانا نعمة بجائزة قيمتها 50 ألف دولار، والتاج الجمالي. 
تمحورت هموم «أحمر بالخطّ العريض» حول العودة إلى الكليشيه المكرور عن جمال الداخل (يستخدم للعزاء عادةً، وبفجاجة). وفي هذا شيءٌ من النفاق. فهل من المفترض أن يكون كلّ الناس جميلين وجميلات؟ هل الجمال شرط أساسي لاستحقاق الحياة مثلاً؟ السعي المحموم لإثبات وجود الجمال كشرط للفرح والحياة والقبول، يكرّس هوساً جماعياً بكمال مخترع، ينعكس أطناناً من السيليكون والبوتوكس تُشَكُّ في أجساد اللبنانيّات. المشكلة في حصر المرأة في صورة الغرض الجنسي المشتهى. هذا ما يجعل أيّ امرأة، سواء كانت بدينة، أو نحيفة، تشذّ عن دائرة ملذات الذكورة السائدة، كائناً ناقصاً ومنبوذاً. هنا يصير وضع تاج جماليّ على رأس سيّدة بدينة، محاولة للتكفير عن ذنب جماعي، أو محاولة منافقة لضمّها إلى جماعة «المحظوظات والمتفوّقات لأنّهنّ جميلات». 
المشاركات في مسابقة «ملكة جمال بدينات العرب» كنّ واثقات بأنفسهنّ، تتمعّن بحسّ فكاهة عالٍ. واللافت أيضاً أنّ بينهنّ سيدات متزوّجات وشابّة محجّبة. كلّ هذا يكسر تنميطات كثيرة حول صورة المرأة في الميديا. لكنّ خفّة ظلّهنّ لم تشفع لهنّ أمام المتنمّرين. دفق من الشتائم انهال على المشاركات والبرنامج عبر «تويتر» تؤكّد أنّ الحلّ ليس بمسابقة جماليّة «تكسر المقاييس»، كما ردّد مالك مكتبي أكثر من مرّة في الحلقة. هذا واحد على «تويتر» يصف متسابقة بالـ «دبّة»، وذلك يقارن إحداهنّ بشاحنة «سيكس ويل». أمام سيل التعليقات الجارحة والمهينة، يمكن القول إنّ حلقة «أحمر بالخطّ العريض» لم تنجح إلا بإعطاء فرصة للجموع كي تنهش جسد المشاركات. 
لم تخرج الحلقة عن نمط التعاطي مع الأفراد كـ «حالات»، وهنا لا علاقة للأمر بالثقة بالنفس، أو الجرأة. إنّه خلل في فهم الخصوصيّة، وحقّ الإنسان بألا يتمّ استعراضه كفقمة في سيرك! 
أتاحت «أحمر بالخطّ العريض» للمشاركات التعبير عن أنفسهنّ بحريّة. لكنّ رفض التمييز بحقّ البدينات، لا يعني القول إنّ البدانة صحيّة. ربما كان شرح أسباب مرض البدانة وعلاجاته، سيكون فعالاً أكثر في كسر التنميطات، عوضاً عن الانشغال بقولبة مقاييس الجمال. مصالحة المجتمع مع المرأة البدينة، لا يبدأ بتاج. ربما يفترض الذهاب في العمق أكثر، نحو معالجة الكره الجماعي لكلّ ما هو مختلف. فالتمييز يصيب البدينات، العمال الأجانب، اللاجئين ومرضى السرطان والآيدز.. ما رأيكم أن ننظّم مسابقات جماليّة لكلّ هؤلاء، لنقول لهم، «آسفون، نحن نحبّكم» لأنّكم «جميلون»؟ سيتطلّب ذلك مزيداً من الحلقات التلفزيونية التي تجعل من أفراد بمشاعر وخصوصيّة كرامة،
فئران تجارب.

Read Full Post »

#teachers in #Lebanon need some consideration! #strike

MENA Solidarity Network

By Bassem Chit, Beirut
Monday 25 February 2013

The Lebanese Trade Union Coordination Committee (TUCC) is still continuing its open strike for the seventh day, Public sector employees, public schools teachers, and private school teachers have been on strike since last Tuesday 19/2/2013. Sit-ins and protests are being held on a daily basis infront of the offices of the different ministries, strike committees have been organized in different workplaces to support and sustain the strike. The main demand of the strikers is to approve the new wages scale, the state has responded by attacking the strikers of attempting to bankrupt the state. The Economic Bodies League (the trade union for the bosses and capitalists) has responded by saying: “We are give orders, and we do not take them”, which stems from their rejection of the proposal to fund the new wages scale should be funded by raising the taxes on…

View original post 157 more words

Read Full Post »

للتدوين في لبنان علاقته الجدلية مع التهميش.

Naharashabab

100-640

للتدوين في لبنان علاقته الجدلية مع التهميش. فمعظم الشباب الرافضين للواقع، والذين يملكون طروحاً سياسية تتعارض مع السائد في مجتمعهم، يلجأون الى العالم الافتراضي، عله يفتح ثغرة في جدار الوطن “المزرعة”.
انطلاقة مرحلة التدوين تعود الى حقبة اضطهاد الاحزاب المسيحية ابان الوجود السوري، اذ كان معظم الشباب “العوني” و”القواتي” يلجأون الى اصدار نشرات ورقية خاصة ويوزعونها سرا على اصدقائهم ومعارفهم، كون خدمة الانترنت لم تكن منتشرة على نطاق واسع.
اليوم، ومع تغير اتجاه بوصلة التهميش، اصبح العونيون والقواتيون جزءاً من المنظومة السياسية في البلد، فغادروا ساحة التدوين ليحل مكانهم العلمانيون والمطالبون بالدولة المدنية.
ازداد عدد المدونات اخيراً وتضاعف في الاعوام الخمسة الاخيرة، بلغ في لبنان حتى الاول من حزيران 2012 نحو 700 مدونة (وفق الموقع المتخصص في صد المدوّنة وتتبع نشاطها lebanon aggregator).
“المدونة تمنح جزءا من الهوية، والقدرة على ايصال افكارك عبرها صارت اسرع”، هذا ما يراه المدون عطالله السليم، الذي بدأ رحلته في مدونته العام 2009، واضعا منبره…

View original post 217 more words

Read Full Post »

%d bloggers like this: