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I participated to the African festival that was held in Jesus and Mary School in Rabieh last Sunday.

I was so happy to finally see African people in Lebanon wearing their countries costumes, and eating and dancing their countries folkloric dances.

The Ethiopian Delegation, the Madagascar Delegation, the Côte d’Ivoire Delegation, the Sudanese Delegation all prepared dances, and beautifully colored shows.

Proud to be african, I was just Happy and clapping madly to all the groups!!

even though I loved the Ethiopian dance, and if I wasn’t so heavy in my pregnancy I would have enjoyed dancing with them 🙂

not to forget about the Clothes!!!!!! A simple Waw!!! Mum and I found some Clothes truly beautiful!

for you some of the pictures of the event, thank You samar and Ghada for inviting us, we were supposed to be 2 but you know in My family we are all happy to always enjoy such beautiful events!!!!

Rita

Caritas migrant center distributed brochures to all attendees, It was truly lovely!

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par Mona Chollet, mardi 12 mars 2013

« Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler », écrivait l’essayiste marocaine Fatema Mernissi dans Le Harem et l’Occident (Albin Michel, 2001). L’engouement des médias français pour des figures comme les Femen ou Aliaa El-Mahdy, l’étudiante égyptienne qui, en 2011, avait posé nue sur son blog (1), offre une nouvelle confirmation de la justesse de cette observation. On a pu voir sur France 2, le 5 mars, un documentaire consacré au collectif d’origine ukrainienne implanté en France depuis un peu plus d’un an (2), et un autre intitulé Aliaa, la révolutionnaire nue sur Public Sénat pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

Tant pis pour les milliers de femmes qui ont le mauvais goût de lutter pour leurs droits tout habillées, et/ou d’offrir un spectacle moins conforme aux critères dominants de jeunesse, de minceur, de beauté et de fermeté. « Le féminisme, c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », s’insurgeait sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux. En France, les organisations féministes « se voient désormais plus souvent interpellées sur ce qu’elles pensent du mouvement d’origine ukrainienne que sur leurs propres actions » (3).

« Si tu montres tes nichons,
je reviens avec mon photographe »

Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias (4). »

Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. Elles ont donc déplacé les inscriptions (5)… Cet ordre des choses n’inspire pas d’états d’âme particuliers à Inna Chevchenko, l’Ukrainienne qui a exporté la marque Femen en France : « On sait de quoi les médias ont besoin, déclarait-elle en décembre à Rue89. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister (6). » Vraiment ?

Certes, la militante féministe Clémentine Autain a raison de rappeler que « le happening, c’est dans notre culture. De la suffragette Hubertine Auclert, qui renversait les urnes lors des élections municipales de 1910 pour que les journaux de la IIIe République puissent avoir leurs photos trash à la Une, aux militantes du MLF qui balançaient du mou de veau dans les meetings des anti-avortement dans les années 1970, on sait aussi monter des coups (7) ! ». Ce mode d’action est aussi celui de l’association Act Up dans sa lutte contre le sida. Mais encore faut-il que derrière les « coups », il y ait un fond politique solide et bien pensé qui leur donne leur sens. Or, dans le cas des Femen, c’est peu dire que le discours ne suit pas. Quand il ne se révèle pas franchement désastreux.

Contre les vieilles femmes qui lisent des livres

La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian (8). Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.

Non seulement Chevchenko accepte cet ordre des choses, mais elle l’approuve (toujours dans The Guardian) : « Le féminisme classique est une vieille femme malade qui ne marche plus. Il est coincé dans le monde des conférences et des livres. » Elle a raison : à bas les vieilles femmes malades, elles ne sont même pas agréables à regarder. Et les livres, c’est plein de lettres qui font mal à la tête, bouh ! Auteur d’un excellent livre sur les usages du corps en politique (9), Claude Guillon commentait : « Le mieux intentionné des observateurs dirait que cette phrase exprime la présomption et la cruauté de la jeunesse. Il faut malheureusement ajouter pour l’occasion : et sa grande sottise ! En effet, et peut-être Inna aurait-elle pu le lire dans un livre, l’image des féministes comme de vieilles femmes coupées du monde (comprenez : et du marché de la chair) est un très vieux cliché antiféministe, qu’il est navrant de voir repris par une militante qui prétend renouveler le féminisme (10). » Depuis, les représentantes françaises du collectif ont cependant dû se résigner à sortir un livre d’entretiens (11) : « En France, il faut publier des textes pour être reconnu, légitime », soupire l’une d’entre elles (Libération, 7 mars 2013). Dur, dur.

Pour Rue89, Chevchenko résumait ainsi le discours des jeunes Françaises qui voulaient rejoindre les Femen : « Elles me disaient : “Les mouvements féministes qui existent déjà en France, ce ne sont pas des mouvements faits pour les jeunes femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine.” » A cet égard, il faut le reconnaître, les Femen marquent incontestablement un progrès. S’agissant d’une ancêtre comme Simone de Beauvoir, il a fallu attendre le centenaire de sa naissance, en 2008, pour la voir enfin à poil : c’était long. Mais la patience du monde fut récompensée : avec délice, Le Nouvel Observateur (3 janvier 2008) publia en couverture une photo montrant l’auteure du Deuxième sexe nue de dos dans sa salle de bains (12). Les Femen, elles, sont bonnes filles : elles mâchent le boulot (« femen » signifie d’ailleurs « cuisse » en latin, mais rien à voir, elles ont choisi ce nom « parce qu’il sonnait bien »). Après tout, ne soyons pas pudibonds : pour être féministe, on n’en a pas moins un corps, une sensualité, une vie sexuelle. On peut seulement déplorer que l’attente de toutes celles — et ceux — qui rêvent de se repaître des petites fesses de Jean-Paul Sartre dure toujours. Que fait Le Nouvel Observateur ? Les grands intellectuels n’auraient-ils pas, eux aussi, un corps, une sensualité, une vie sexuelle ? Pourquoi ne pas nous en faire profiter ? Pourquoi ne sont-ils pas, eux aussi, une denrée publique, que l’on peut exposer et commercialiser indépendamment de la volonté des intéressés ?

« Féminisme pop »

Après s’être attiré une large sympathie lorsqu’elles se sont fait agresser par les extrémistes catholiques de Civitas au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, en novembre 2012, les Femen ont suscité de plus en plus de réserves et de désaveux — par exemple de la part du collectif féministe Les TumulTueuses, ou de l’actrice et réalisatrice Ovidie. Critiquées pour la caution qu’elles apportent à la vision du corps féminin forgée par l’industrie publicitaire, elles se sont défendues en publiant des photos de certaines de leurs membres qui s’écartent de ces canons. Le problème, c’est qu’on ne verra jamais celles-ci en couverture des Inrockuptibles, les seins en gant de toilette cadrant mal avec le « féminisme pop » que dit priser le magazine — ni dans Obsession, le supplément mode et consommation du Nouvel Observateur, pour lequel les Femen ont posé en septembre dernier. Et pas question d’arguer que ce n’est pas de leur faute : si elles voulaient être un minimum crédibles, elles devraient imposer la présence de ces membres lors des séances photo. « Quel peut être l’effet produit par cette photo de groupe [dans Les Inrockuptibles] sur les femmes moins jeunes, ou jeunes mais moins favorisées par le hasard génétique ? interroge Claude Guillon. Le même effet que le terrorisme publicitaire et machiste que le féminisme ne cesse de dénoncer. Cette photo est pire qu’une maladresse, c’est un contresens politique. »

Les dénégations répétées des membres du collectif ne suffisent pas, par ailleurs, à dissiper le soupçon d’une politique de la photogénie délibérée. Dans le livre Femen, l’une des fondatrices ukrainiennes déclare : « Nos filles doivent être sportives pour endurer des épreuves difficiles, et belles pour utiliser leur corps à bon escient. Pour résumer, Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre. » Le féminisme, mieux qu’un yaourt au bifidus. L’une de ses camarades françaises invoque une « erreur de traduction » (13)…

Quoi qu’il en soit, en l’état actuel des choses, il n’est pas certain que les médias et le grand public fassent complètement la différence entre les Femen et la Cicciolina par exemple — précurseuse de la couronne de fleurs sur cheveux blonds —, ou la pin-up de la page 3 du quotidien britannique The Sun. Claude Guillon, encore : « “Au moins, me disait une jeune femme, depuis qu’elles se mettent à poil, on les écoute !” Que nenni. On les regarde tout au plus. Et lorsque les rédacteurs en chef en auront marre de mettre du nibard à la une (ça lasse, coco !), on ne les regardera plus. » Les journalistes de Rue89 sont elles-mêmes perplexes devant le succès d’audience du collectif : « Le premier article que nous avons fait sur les Femen était un “En images”. On y voyait simplement la photo d’une Femen devant la maison de DSK, seins nus. Trois paragraphes accompagnaient l’image. L’article a reçu 69 500 visites. C’est beaucoup. » Dans le fumeux « sextrémisme » promu par le groupe, il y a tout à parier que c’est surtout « sexe » qui fait tilter la machine médiatique.

Des médias devenus tous féministes ?

Le féminisme serait donc devenu consensuel, au point de faire la couverture de tous les journaux et d’avoir l’honneur de documentaires télévisés abondamment promus dans la presse ? Il faudrait être naïf pour le croire. L’intérêt pour les Femen s’avère parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier. Ainsi, le 7 mars, Libération leur consacrait une double page ; cela ne l’a pas empêché de publier le lendemain, pour la Journée internationale des femmes, un numéro d’anthologie. Sous le titre « Du sexe pour tous ! », il a choisi de consacrer sa Une à l’« assistance sexuelle » pour les handicapés. La photo d’illustration montrait un handicapé au lit avec une « assistante » (blonde, souriante, incarnation de la douceur et de l’abnégation qui sont la vocation des vraies femmes), et non l’inverse : on a bien dit « Du sexe pour tous », pas « pour toutes ».

Pour le quotidien, ce combat s’inscrit dans le cadre de sa défense acharnée de la prostitution. En janvier dernier, déjà, il publiait le portrait d’un polyhandicapé qui militait pour le droit à l’« assistance sexuelle ». Comme le faisait remarquer sur son blog le cinéaste Patric Jean (14), cet homme avait cependant eu au cours de sa vie deux compagnes, et même des enfants, ce qui relativisait quelque peu l’argument de l’incapacité des handicapés à avoir une vie sexuelle. Histoire de compléter ce tableau de la femme selon Libé, le portrait de dernière page était celui de Miss France.

Même méfiance quand on voit Charlie Hebdo, bastion de l’humour de corps de garde, dont les dessins répètent semaine après semaine que la pire infamie au monde consiste à se faire sodomiser, c’est-à-dire à se retrouver dans une posture « féminine » (15), collaborer avec les Femen pour un numéro spécial (6 mars 2013). En couverture, le dessin de Luz reprend un visuel du groupe qui montre ses militantes brandissant une paire de testicules. Le cliché des féministes hystériques et « coupeuses de couilles », couplé à l’esthétique publicitaire : une bonne synthèse du produit Femen. Dans l’entretien qu’elle accorde à l’hebdomadaire satirique, Chevchenko déclare vouloir une société « où les femmes ont plus de pouvoirs que les hommes ». Bien bien bien.

Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe » (16). Deux ex-militantes de l’association, Loubna Méliane — assistante parlementaire du député socialiste Malek Boutih — et Safia Lebdi, ont d’ailleurs fait partie des premières ralliées aux Femen, avant de prendre leurs distances. La section française du groupe s’est installée à la Goutte d’Or, quartier parisien où vivent beaucoup de musulmans ou assimilés, et a annoncé son implantation par une affiche bleu-blanc-rouge qui rappelait curieusement les « apéros saucisson-pinard » organisés au même endroit en 2010 par des militants d’extrême droite.femen aliaa mahdi women rights

« Mentalité arabe » en Ukraine

Si l’anticléricalisme radical du collectif se comprend sans peine compte tenu du poids de l’Eglise orthodoxe dans la vie publique ukrainienne, ses porte-parole ont tendance à en franchir le cadre lorsqu’il s’agit de l’islam. L’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, a ainsi flirté avec le racisme en déplorant que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes » (17).

En mars 2012, sous le slogan « Plutôt à poil qu’en burqa », Femen France a organisé une « opération anti-burqa » devant la Tour Eiffel. Ses membres clament aussi que « La nudité, c’est la liberté », ou scandent : « France, déshabille-toi ! » Elles perpétuent ainsi un postulat très ancré dans la culture occidentale selon lequel le salut ne peut venir que d’une exposition maximale, en niant la violence que celle-ci peut parfois impliquer (18).

De nombreuses féministes leur ont objecté que, plutôt que d’affirmer la supériorité de la nudité, il vaudrait mieux défendre la liberté des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Mais les Femen sont certaines de détenir la vérité. « On ne va pas adapter notre discours aux dix pays où s’est implanté le groupe. Notre message est universel », assure Chevchenko à 20minutes. Ce mélange de paresse intellectuelle et d’arrogance, cette prétention à dicter la bonne attitude aux femmes du monde entier, sont accueillis plutôt fraîchement. La chercheuse Sara Salem a ainsi reproché à l’étudiante égyptienne Aliaa El-Mahdy son alliance avec les Femen : « Si le geste de se déshabiller sur son blog pouvait être vu comme un moyen de défier une société patriarcale, il est problématique qu’elle collabore avec un groupe qui peut être défini comme colonialiste (19). » Mais pourquoi se remettre en question quand montrer vos seins suffit à vous assurer une audience maximale ?

(1) A la lumière de la remarque de Mernissi, le geste d’El-Mahdy est porteur d’une charge transgressive indéniable dans le contexte égyptien. Il lui a d’ailleurs valu des menaces intolérables. Mais le problème est que sa démarche, purement individuelle, reste impuissante à faire évoluer les mentalités dans son pays. Elle s’avère même contre-productive : en Occident, la jeune femme a été récupérée par des commentateurs dont les discours — ou les arrière-pensées — ne sont pas toujours bienveillants envers sa société d’origine.

(2) Nos seins, nos armes, de Caroline Fourest et Nadia El-Fani.

(3) « Femen, la guerre des “sextrémistes” », Libération, 7 mars 2013.

(7) « Le féminisme à l’épreuve du sextrémisme », M – Le magazine du Monde, 9 mars 2013.

(8) « Femen’s topless warriors start boot camp for global feminism », The Guardian, 22 septembre 2012.

(9) Claude Guillon, Je chante le corps critique, H&O, Paris, 2008.

(10) « Quel usage politique de la nudité ? », Claude Guillon, 7 février 2013. Ajout du 13 mars : lire aussi « “Sauvées par le gong” ? Femen, suite et fin » (12 mars).

(11) Femen, entretiens avec Galia Ackerman, Calmann-Lévy, Paris, 2013.

(12) Lire Sylvie Tissot, « “Une midinette aux ongles laqués” », Le Monde diplomatique, février 2008.

(13) « Femen : “Notre message est universel” », 20minutes.fr, 5 mars 2013.

(14) « Prostitution : Libération remet le couvert », Le blog de Patric Jean, 7 janvier 2013.

(15) Cf. Maïa Mazaurette, « Une remarque au sujet des caricatures “humiliantes” dans Charlie Hebdo », Sexactu, 20 septembre 2012.

(16) Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé, Les féministes et le garçon arabe, L’Aube, La Tour d’Aigues, 2004.

(17) « Femen, Ukraine’s Topless Warriors », TheAtlantic.com, 28 novembre 2012.

(18) Cf. « Femen ou le fétichisme du dévoilement », Seenthis, octobre 2012, et Alain Gresh, « Jupe et string obligatoires », Nouvelles d’Orient, Les blogs du Diplo, 20 mars 2011.

(19) Sara Salem, « Femen’s Neocolonial Feminism : When Nudity Becomes a Uniform », Al-Akhbar English, 26 décembre 2012.

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Article par Rita Chemaly Initialement Paru Dans le Magazine Special de Fevrier 2013

Article par Rita Chemaly Initialement Paru Dans le Magazine Special de Fevrier 2013

Cartographie des discriminations qui atteignent les femmes au Liban

Gros Plan sur les Droits des Femmes au Liban

Dans cette rubrique, chaque mois les droits des femmes sont passes au crible fin, pour la nouvelle année  nous dresserons la cartographie des discriminations qui atteignent les femmes au Liban. Si l’image que donnent les medias libanais des femmes au Liban est ouverte et progressive, dans la pratique et les lois, cette image virtuelle pimpante et brillante se transforme en image terne et noire.

Le Liban a bien ratifié  la Convention Internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes (CEDEF) ou plus communément connue sous l’acronyme anglais CEDAW en Avril 1997. Mais les exceptions émises par l’Etat sur cette Convention, font en sorte de creuser le fossé entre Hommes et Femmes. Le Liban a formulé une réserve contre l’article 9 – alinéa 2 et contre l’article 16, alinéa 1, relatif à l’égalité des deux époux dans le mariage et le choix du nom de famille, et l’article 29 lié a la transmission de la nationalité. Reserves et expections peuvent sont issus du jargon juridique, or ces simples termes ont des effets discriminants contre les Femmes Libanaises et travaillant au Liban.

La femme dans la famille, une discrimination à la base :

La discrimination commence par la famille, et le souhait d’avoir un garçon comme premier né. Le « maouloud » est homme, la déception des proches par le fait d’avoir une fille est souvent grande. Pire dans plusieurs pays arabe comme au Yémen et autres,  le mot “enfant” signifie “garçon”.

Quant aux études les études les exemples de discrimination et d’inégalités sont flagrants : souvent les filles sont inscrites dans des universités moins prestigieuses que les garçons sur lesquels on mise plus lors des études.

Le statut Personnel, Inégalité homme femme mais inégalités entre femmes libanaises aussi:

Le système libanais est formé par une multitude de confessions (18 avec les coptes), les statuts personnels revenant à telle ou telle confession marquent les inégalités entre hommes et femmes et entre femmes elles-mêmes….

  • le mariage entre chrétiens de différentes confessions exige de la femme d’obéir et de se soumettre au mari « la célèbre lettre de St Paul » chantée et louée dans toutes les cérémonies matrimoniales religieuses.
  • En cas de séparation ou divorce les différences sont nombreuses :
    • Pour l’héritage chez les musulmans l’homme à la part double.
    • Chez les chrétiens, dans la pratique des tractations sont menées dans le sens de garder l’héritage “dans la famille”. C’est-à-dire acheter la part des territoires fonciers des filles par les garçons.

La Nationalité, la femme libanaise est de seconde classe :

La femme libanaise mariée à un non Libanais, n’a pas le droit d’accorder sa nationalité à ses enfants et à son mari. Alors que l’Homme Libanais marié à une non-libanaise lui transmet la nationalité un an plus tard.

Dans son article premier, la loi de la nationalité No 15, du 19/01/1925, stipule qu’« est considéré comme libanais toute personne née d’un père libanais », Selon ce texte, toute personne née d’une mère libanaise n’est donc pas considérée comme libanaise. La nationalité au Liban relève du lien de sang, et non du lien du sol.  Le Sang de l’homme seulement…. Les arguments politiques, confessionnels et démographiques tuent le projet de loi égalitaire.

Il faut noter que la transmission de la nationalité n’est pas une pure formalité juridique.  La non- transmission de la nationalité aux enfants et à l’époux de la libanaise à des conséquences sociales importantes :

  • Les enfants et maris des femmes libanaises sont considérés comme des résidents et non des citoyens. Ils n’ont pas droit à l’école publique ni accès aux hôpitaux publics gratuits pour les libanais.
  • Ils  doivent obtenir des permis de séjour et de travail.
  • L’unité de la famille est remise en cause, de même que la sécurité psychologique les risques de déportations augmentent.
  • Quant à l’emploi, il faut noter que considérés comme résidents, le choix des métiers possibles à exercer, est limité ; Certains métiers sont réservés aux Libanais détenteurs d’un passeport libanais. Appartenir à des syndicats, unions et ordres impossible aux non-libanais. Mais aux enfants nés de mère libanaise ?

La femme et les discriminations au travail:

  • Le code du travail existe bel et bien au Liban mais il ne protège pas les femmes contre l’harcèlement sexuel;
  • Aussi, le code du travail ne protège aucunement les employés/es domestiques et agricoles;
  • Pour les allocations sociales et familiales récemment en juillet dernier 2012 un p’tit pas a été fait à ce sujet sous la pression des parlementaires et de la Commission Nationale pour les Droits de la Femme, mais dans l’attente de la mise en pratique et amendements des lois, les femmes n’ont pas encore les mêmes allocations sociales et familiales que les hommes ;
  • La discrimination la plus flagrante reste l’absence de tout congé paternité. Quant  au  congé de maternité il est de 7 semaines dans le secteur privé une période insuffisante selon les conventions et traités internationaux. Il faut noter qu’actuellement les commissions parlementaires étudient un projet de loi amendant le congé maternité pour 10 semaines, le projet attend depuis fin 2012 son vote à l’Assemblée générale du parlement.

La femme et la politique

Les femmes libanaises ont gagné après moult mobilisations  la réforme de la loi électorale en 1953  qui a consacré leurs droits politiques.

Mais vu les divers quotas confessionnels et  géographiques qui existent au Liban, il est  difficile aux femmes libanaises de percer le cercle de la domination masculine en politique. Les femmes attendent encore un quota et une représentation proportionnelle qui leur garantie leur droit au moins pour une période transitoire.

  • 1952 la femme   libanaise peut élire
  • 1953: peut   élire et être élue
  • 1964: première   femme libanaise parlementaire;
  • 2012 Aucune   femme au gouvernement

L’espoir pour les femmes existe toujours : la Constitution libanaise affirme l’égalité de tous les Libanais, quant aux droits civils et politiques et le Liban a signé de nombreux traités visant à l’amélioration de la situation de la femme, reste a appliquer ces textes, le mot est facile certes, mais les organisations et les femmes sont prêtes a combattre pour ces Droits !

Rita Chemaly

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur www.ritachemaly.wordpress.com.

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hier soir, en regardant les nouvelles sur AL Jadeed TV, je suis étonnée par le ridicule des personnes qui se prennent pour des Divas!

May Hariri manque non seulement d’esprit sportif, comme le dit Elie, mais surtout de Classe!!!

a vous le scandale de l’élimination de MAY HARIRI du programme Dancing with the Stars version Libanaise de MTV!

http://stateofmind13.com/2012/12/25/may-hariris-serious-lack-of-sportsmanship/

http://youtu.be/u2aB8yDCyEc

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“ACT for the Disappeared” Campaign “Enough Waiting We Want to Know” highlights the ongoing impact of the issue of the disappeared on thousands of people in Lebanon.
The campaign includes TV spots, billboards, and a media campaign on social networks. ACT with us and join the campaign fb.com/act4thedisappeared !!

http://www.youtube.com/watch?v=iPqKXVwhtVk&feature=youtu.be

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Une petite phrase qui peut passer inaperçue, dans un gros paragraphe de l’article du quotidien l’Orient d’Avril 2012 ( le 21 avril 2012 plus précisement).

Si les décisions adoptées hier par le Conseil des ministres ordinaire réuni au Sérail sous la présidence de Nagib Mikati (confirmer le prix de la « rabta » de pain à 1 500 LL après une très longue discussion sur le prix du blé ; amender la loi sur le contrat de location et allonger le congé maternité qui passe de 40 jours à 10 semaines…) restent relativement importantes, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la réunion d’hier, mais plutôt les commentaires du Premier ministre sur les trois jours de débats de politique générale suivis du vote de confiance, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Parlement. ”

Le Conseil des ministres a, en Avril 2012, donné son Accord sur l’allongement du CONGé maternité a 10 semaines!

oui…. cela reste une avancée, même si incomplète… le projet est un Projet de loi presenté par des parlementaires, au Parlement… donc la nécessité d’un vote en session plénière est de rigueur!

Alors, chers parlementaires, chers “metteurs de l’agenda des sessions parlementaires plénières”, Bougez vous, et mettez s’il vous plait l’amendement du Code du travail( article 28-29) et celui des fonctionnaires (article 38) sur l’Agenda de notre chère Eminente Assemblée!

les députés doivent légiférer!! et créer des lois Justes et équitables pour le  bien être des Femmes et citoyennes libanaises, au lieu de se perdre dans des discussions politiques futiles.

Les femmes attendent!! Notamment celles qui attendent de futurs petits et ptites citoyennes!!

Rita Chemaly….

ps: regardez en dessous même le titre de l’article nous induit en erreur… au lieu de créer et amender des lois, les discussions politiques  politiciennes nous perdent!!!

Avis aux Citoyens! Bougez!

Rita future Bride to be! et mum to be iza allah rad

 

 

Mikati : Certaines interventions au Parlement ont dépassé les limites d’une opposition responsable et constructive

Si les décisions adoptées hier par le Conseil des ministres ordinaire réuni au Sérail sous la présidence de Nagib Mikati (confirmer le prix de la « rabta » de pain à 1 500 LL après une très longue discussion sur le prix du blé ; amender la loi sur le contrat de location et allonger le congé maternité qui passe de 40 jours à 10 semaines…) restent relativement importantes, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la réunion d’hier, mais plutôt les commentaires du Premier ministre sur les trois jours de débats de politique générale suivis du vote de confiance, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Parlement.
« La confiance réaccordée au gouvernement doit être un tremplin vers davantage de solidarité au sein du cabinet et davantage de travail pour mener à bien la mission qui est la nôtre », a dit le ministre de l’Information p.i. Waël Bou Faour citant Nagib Mikati. Ce dernier a jugé que « certaines interventions ont dépassé les limites d’une opposition responsable et constructive », estimant toutefois que les remarques et autres idées des députés « doivent être prises en considération et étudiées par les ministres ». M. Mikati a tenu à insister sur la coopération entre législatif et exécutif, invitant les ministres « à ne pas être influencés par les critiques, même si elles étaient parfois illogiques, à y répondre scientifiquement et à traiter avec l’ensemble des citoyens, sans exception aucune », quelle que soit leur appartenance communautaire, en allusion aux critiques formulées dans l’hémicycle sur des pratiques anticoexistence et iniques exercées dans certains ministères.

« Le PM a rappelé que le gouvernement avait beaucoup à faire concernant le budget, les législatives de 2013, les nominations et les permutations, ainsi que sur les dossiers des ressources naturelles et de l’électricité. Il est persuadé que le cabinet va être de nouveau à la hauteur de la confiance des députés », a poursuivi le ministre Bou Faour, qui a révélé qu’un débat a eu lieu sur ces séances parlementaires. « Nous nous sommes entendus sur la nécessité de réduire les tensions et les atteintes à l’unité nationale », a-t-il dit, avant d’évoquer un compte rendu sur la situation des hôpitaux publics par le ministre de la Santé – un sujet auquel le Conseil des ministres consacrera une séance spéciale. De même, le ministre de l’Économie Nicolas Nahas a évoqué le dialogue en cours avec le syndicat des boulangers, proposant « trois solutions ». Il a été chargé de discuter davantage avec le syndicat.

Bou Faour : Il n’y a « rien » à fêter…
Enfin, Waël Bou Faour, dans une discussion avec les journalistes, s’est arrêté sur une « information rapportée par les médias selon laquelle le PM a offert de la knefé aux ministres pour fêter le résultat du vote de confiance ». « M. Mikati est généreux, surtout avec les produits de Tripoli, mais le sujet ne prête pas à la plaisanterie : il n’y a rien à fêter concernant ce vote de confiance », a-t-il affirmé, tout en remerciant les députés de l’avoir accordée. « Rien à fêter parce que l’intensité des crispations et des tensions et certains discours sectaires ne laissent présager rien de bon, et cette limite jamais atteinte jette, je le pense, des poids supplémentaires sur les épaules du gouvernement. Ce qui s’est passé prouve que ce gouvernement bénéficie encore de la majorité, mais la stabilité a de quoi s’inquiéter », a-t-il mis en garde.

Source l’Orient le Jour 21 avril 2012

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here is the link to the new video of Chayef Halak….

a class of lebanese students try to define an ethiopian with a srilankan…. a house maid,

an egyptian is the worker at the gas station….

the sudanese is the concierge…

the arab guld guy, is the rich guy….

and to the question… what is a lebanese the class stop laughing and went silent…..

a video showing the perversion created by stereotypes in Lebanon….

http://www.youtube.com/watch?v=rv8aHGvhlvA

“We would like to thank all the young men and women who took part in this film. Please bear in mind that the answers given by them do not represent in any way their personal opinions, but reflect the general viewpoint of the Lebanese society.”

Rita Chemaly

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