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Chers,

Christine Delphy sera au Liban pour une conférence débat sur le Patriarcat….

la conférence aura lieu a Science Po, Campus de Huvelin le Mercredi 12 decembre a 2heures de l’après midi.

soyez Nombreux!

Rita Chemaly

Ci dessous une biographie succincte trouvée en ligne sur Christine delphy, celle qui a ete la compagne de Simone de Beauvoir!

Christine Delphy est l’une des principales intellectuelles féministes françaises.
Elle a participé en 1968 à la construction de l’un des groupes fondateurs du Mouvement de libération des femmes.

Auteure de « L’ennemi principal », une collection d’essais sur la théorie du féminisme, Christine Delphy met en avant le travail domestique comme lien fondamental entre l’expérience quotidienne des femmes et les structures économiques du capitalisme. Elle développe une théorie selon laquelle les hommes exploitent leurs compagnes ou épouses en profitant du travail gratuit de celles-ci (ménage, soins aux enfants, etc.). Ainsi la société serait basée sur deux dynamiques parallèles – un mode de production capitaliste et un mode de production patriarcal (ou domestique). Cette théorie a eu une influence politique très considérable, notamment dans les milieux de militantes féministes.

Elle a fondé les revues Questions féministes et Nouvelles Questions Féministes avec Simone de Beauvoir (qu’elle codirige toujours actuellement). Elle est l’une des représentantes du féminisme matérialiste (s’opposant à l’essentialisme) avec Monique Wittig, Colette Guillaumin, Nicole-Claude Mathieu, Paola Tabet…
Elle distingue d’autres nuances dans le féminisme, notamment le courant « différentialiste ».

En 2004 elle est connue comme appartenant à la minorité des féministes qui s’opposèrent à la loi qui interdisait le foulard musulman à l’école. Elle a écrit plusieurs articles sur le sujet, dont “Race, caste et genre en France » qui analyse l’oppression des populations maghrébines puis de leurs enfants.

“Violence d’en haut, puissance d’en bas” est le titre du congrès Marx de 2004 dont est issu le recueil, édité par Jacques Bidet qui rassemble toutes les communications en plénière de ce congrès.

Bibliographie partielle:

• L’Ennemi principal 1, Économie politique du patriarcat, Syllepse, “Nouvelles Questions féministes”, 1998.
• L’Ennemi principal 2, Penser le genre, Syllepse, “Nouvelles Questions féministes”, 2001.
• Avec Sylvie Chaperon (dir.), Le Cinquantenaire du Deuxième Sexe, Syllepse, 2002.
• Classer, dominer, Qui sont les “autres” ?, La Fabrique, 2008

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Beyrouth – Ces derniers jours, la ville de Tripoli, au nord du Liban, a été le théâtre d’affrontements fortement médiatisés entre divers groupes politiques et sectaires. Pourtant, tandis qu’une petite minorité se bat, la majorité des citoyens libanais s’opposent à la violence – à la fois sur le web et sur le terrain.
Peu après le début des affrontements, les militants de la société civile libanaise ont condamné, sur Facebook, Twitter et leurs blogs, la propagation de la violence. Leurs appels à l’unité nationale et au désarmement dans la ville ont circulé en un temps record sur internet. Forts de ce soutien public, les militants ont créé de nouvelles pages de médias sociaux – dont beaucoup ont rassemblé plus d’un millier de membres.
Ces citoyens libanais ordinaires se battent pour montrer qu’ils rejettent la violence, qu’ils s’organisent pour y mettre un terme et, enfin, qu’ils refusent de se taire.
Le groupe Facebook ”Tripoli sans armes!” a adressé l’appel suivant aux autorités locales et nationales: ”… Nous, citoyens, condamnons la prolifération des armes dans les quartiers et les rues de notre ville de Tripoli. Nous implorons l’Etat et les autorités politiques, exécutives, militaires ainsi que celles qui sont chargées de la sécurité de prendre les mesures nécessaires pour débarrasser cette ville des armes qui y circulent. Oui à une Tripoli sans armes!”.
Suite à cet appel, de nombreuses personnes clés ont déclaré la grève dans toute la ville pour protester contre la violence qui a coûté la vie à plusieurs personnes et elles ont organisé une manifestation en face des bâtiments de l’administration publique pour sensibiliser les gens à leur cause.
Les manifestants ont agité des drapeaux libanais, chanté l’hymne national et exigé une réponse immédiate aux problèmes, considérés comme interdépendants, de pauvreté et d’insécurité endémiques dans cette ville. Ils ont engagé l’Etat à rehausser la sécurité et ils ont réaffirmé la nécessité de désarmer les milices de rues. La manifestation non-violente a rassemblé le président du Conseil municipal, les membres du Parlement de la région ainsi que les chefs de tous les groupes confessionnels et d’autres membres de la société civile. Leur message était clair: Le Liban doit revenir à la règle de droit et garantir la sécurité de tous dans tout le pays.
Compte tenu des affrontements interconfessionnels qui divisent Tripoli et craignant que le pays tout entier ne se tourne une fois de plus vers la violence, d’autres militants de la société civile ont réagi rapidement par le biais de nombreuses initiatives, cette fois à Beyrouth. Sur le web, les jeunes ont exprimé leur patriotisme avec des images qu’ils ont créées en réponse à la situation accompagnées des légendes suivantes: ”Ni sunnites ni chiites, pas plus que chrétiens ou druzes mais Libanais!’.’
”Notre union est notre salut” était l’autre slogan affiché par les militants sur les marches du Musée national de Beyrouth où étaient placées des chaises blanches portant les noms des victimes des récents actes de violence, des chaises sans nom avec des drapeaux libanais et une grande pancarte sur laquelle étaient inscrits les mots suivants: ”ça suffit!”. Tout réclame le retour à la paix.
En outre, les universitaires ont formé des groupes en ligne pour dire non à la guerre au Liban. ”Third Voice for Lebanon’ (La Troisième voix pour le Liban) est  un exemple type de groupe de réflexion non-partisan, non-confessionnel et apolitique, qui s’est créé sur la toile à l’initiative de ses membres hommes et femmes et qui a consacré des textes et documents précis pour dénoncer l’appauvrissement de certaines régions du Liban, le clientélisme rampant, l’enrôlement et l’endoctrinement d’enfants dans des milices et groupes extrémistes financés par les politiciens.   Ce groupe organise des manifestations au Liban et à l’étranger pour dire non à la violence et oui à la paix.

La société civile libanaise invite l’Etat à agir avec fermeté contre la violence et la circulation des armes dans les zones défavorisées en instaurant la sécurité et en soutenant le développement durable afin d’aider à mettre fin à la pauvreté qui entraîne la violence. Les obstacles auxquels le Liban se trouve confronté sont bien réels. Toutefois, ces actions collectives entreprises par une société civile libanaise diversifiée, aux multiples facettes, montrent qu’il y a de l’espoir.
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* Rita Chemaly est écrivain et chercheur en sciences sociales et politiques. Elle est l’auteur du livre Printemps 2005 au Liban, entre Mythe et Réalité. Elle a obtenu le prix Samir Kassir pour la Liberté de la Presse en 2007 et blogue sur http://www.ritachemaly.wordpress.com. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).
Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 29 juin 2012, http://www.commongroundnews.org. Reproduction autorisée.

Pour Lire l’article en Anglais: After clashes, Lebanon’s majority steps up by Rita Chemaly

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