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Posts Tagged ‘liberte’

I have visited the university in 2009, and their research work is amazing!! My thesis was about civil society engagement and mobilization online and its impact on the political system and policies.

Below is the new call for research opportunities and the fuil links for more details,

good Luck! Rita Chemaly

Pre- and Post-Doctoral Opportunities at CMDS for Fall 2015 / Winter 2016

The Center for Media, Data and Society (CMDS) at the School of Public Policy of Central European University is pleased to announce the availability of research appointments for the fall 2015 or winter 2016. CMDS is one of Europe’s leading centers of communication research, with a mission to advance public understanding about the impact of media and communication policy on public life. The CMDS produces scholarly and practice-oriented research addressing the needs of policy makers, civic leaders, and citizens.
These are pre- and post-doctoral appointments with the expectation of residence in Budapest for 1-3 months, depending on the project. Ideal applications are working on doctoral projects, or have recently defended their doctoral work, and the stipend will be commensurate with experience. Researchers will conduct basic research on media, technology and political change. We welcome applications from a variety of disciplines, including the social, information and computer sciences, and media, law, or science and technology studies. In particular, we welcome applications related to these domains of inquiry:

  • Understanding violent extremism online: the role of social media and internet companies in responding to online extremism; policy responses at the EU and global level to online extremism; understanding the complexities of the relationship between technology, free expression, and policy that lie at the heart of the relationship between global security and human rights.
  • Civil society and technology: research examining the use of technologies and strategies that enable activists to mobilize, organize and advocate or policy change; how activists use different technologies and tech tools; how community media use analogue and digital spaces for communication and community engagement.
  • Internet policy advocacy: investigations into the role which civil society can play in advocating for a free and open internet; the potential of technology and online tools for mobilizing and organizing constituencies in support of an open Internet and for enhancing the security and privacy of online communication.
  • Digital rights, privacy and data protection: research into issues of digital media rights and ethics, privacy, surveillance, and their interplay with freedom of speech standards and practices; research examining the impact of data in society and the policies and practices of data collection and retention; research examining contemporary privacy norms and data protection issues, including the policy and practices of social media companies.
  • Strengthening journalism in Europe:  research into better understanding the environment and challenges for independent journalism and watchdog NGOs in Europe; examining media ownership in Europe, legal frameworks and freedom of expression.
  • Trends in regional protection of freedom of expression: research on contemporary legal, including judicial, and/or policy trends on the protection of freedom of expression, including media freedom.  This may include: comparative approaches to specific subjects/issues and their relationship with freedom of expression (e.g. defamation, national security, freedom of information, privacy, information law, incitement/”hate speech”, press regulation, development goals, shrinking civil society space) across regions; studies of approaches to such subjects within regions; or investigations of approaches to such subjects employed by particular actors, such as national courts and regional human rights courts, notably the European Court of Human Rights and the Inter-American Court of Human Rights, or policy-makers at the national or regional levels.

Interested candidates should apply via email to cmds@ceu.hu. Please include an academic resume, a writing sample or representative publication, and the contact information for two referees. In your cover letter, please describe your proposed research project, and the ideal time frame and earliest start date. Review of applications will begin September 1, 2015.

– See more at: http://cmds.ceu.edu/article/2015-08-03/pre-and-post-doctoral-opportunities-cmds-fall-2015-winter-2016#sthash.Bxq8mAkL.XfgVwzLm.dpuf

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par Mona Chollet, mardi 12 mars 2013

« Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler », écrivait l’essayiste marocaine Fatema Mernissi dans Le Harem et l’Occident (Albin Michel, 2001). L’engouement des médias français pour des figures comme les Femen ou Aliaa El-Mahdy, l’étudiante égyptienne qui, en 2011, avait posé nue sur son blog (1), offre une nouvelle confirmation de la justesse de cette observation. On a pu voir sur France 2, le 5 mars, un documentaire consacré au collectif d’origine ukrainienne implanté en France depuis un peu plus d’un an (2), et un autre intitulé Aliaa, la révolutionnaire nue sur Public Sénat pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

Tant pis pour les milliers de femmes qui ont le mauvais goût de lutter pour leurs droits tout habillées, et/ou d’offrir un spectacle moins conforme aux critères dominants de jeunesse, de minceur, de beauté et de fermeté. « Le féminisme, c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », s’insurgeait sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux. En France, les organisations féministes « se voient désormais plus souvent interpellées sur ce qu’elles pensent du mouvement d’origine ukrainienne que sur leurs propres actions » (3).

« Si tu montres tes nichons,
je reviens avec mon photographe »

Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias (4). »

Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. Elles ont donc déplacé les inscriptions (5)… Cet ordre des choses n’inspire pas d’états d’âme particuliers à Inna Chevchenko, l’Ukrainienne qui a exporté la marque Femen en France : « On sait de quoi les médias ont besoin, déclarait-elle en décembre à Rue89. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister (6). » Vraiment ?

Certes, la militante féministe Clémentine Autain a raison de rappeler que « le happening, c’est dans notre culture. De la suffragette Hubertine Auclert, qui renversait les urnes lors des élections municipales de 1910 pour que les journaux de la IIIe République puissent avoir leurs photos trash à la Une, aux militantes du MLF qui balançaient du mou de veau dans les meetings des anti-avortement dans les années 1970, on sait aussi monter des coups (7) ! ». Ce mode d’action est aussi celui de l’association Act Up dans sa lutte contre le sida. Mais encore faut-il que derrière les « coups », il y ait un fond politique solide et bien pensé qui leur donne leur sens. Or, dans le cas des Femen, c’est peu dire que le discours ne suit pas. Quand il ne se révèle pas franchement désastreux.

Contre les vieilles femmes qui lisent des livres

La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian (8). Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.

Non seulement Chevchenko accepte cet ordre des choses, mais elle l’approuve (toujours dans The Guardian) : « Le féminisme classique est une vieille femme malade qui ne marche plus. Il est coincé dans le monde des conférences et des livres. » Elle a raison : à bas les vieilles femmes malades, elles ne sont même pas agréables à regarder. Et les livres, c’est plein de lettres qui font mal à la tête, bouh ! Auteur d’un excellent livre sur les usages du corps en politique (9), Claude Guillon commentait : « Le mieux intentionné des observateurs dirait que cette phrase exprime la présomption et la cruauté de la jeunesse. Il faut malheureusement ajouter pour l’occasion : et sa grande sottise ! En effet, et peut-être Inna aurait-elle pu le lire dans un livre, l’image des féministes comme de vieilles femmes coupées du monde (comprenez : et du marché de la chair) est un très vieux cliché antiféministe, qu’il est navrant de voir repris par une militante qui prétend renouveler le féminisme (10). » Depuis, les représentantes françaises du collectif ont cependant dû se résigner à sortir un livre d’entretiens (11) : « En France, il faut publier des textes pour être reconnu, légitime », soupire l’une d’entre elles (Libération, 7 mars 2013). Dur, dur.

Pour Rue89, Chevchenko résumait ainsi le discours des jeunes Françaises qui voulaient rejoindre les Femen : « Elles me disaient : “Les mouvements féministes qui existent déjà en France, ce ne sont pas des mouvements faits pour les jeunes femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine.” » A cet égard, il faut le reconnaître, les Femen marquent incontestablement un progrès. S’agissant d’une ancêtre comme Simone de Beauvoir, il a fallu attendre le centenaire de sa naissance, en 2008, pour la voir enfin à poil : c’était long. Mais la patience du monde fut récompensée : avec délice, Le Nouvel Observateur (3 janvier 2008) publia en couverture une photo montrant l’auteure du Deuxième sexe nue de dos dans sa salle de bains (12). Les Femen, elles, sont bonnes filles : elles mâchent le boulot (« femen » signifie d’ailleurs « cuisse » en latin, mais rien à voir, elles ont choisi ce nom « parce qu’il sonnait bien »). Après tout, ne soyons pas pudibonds : pour être féministe, on n’en a pas moins un corps, une sensualité, une vie sexuelle. On peut seulement déplorer que l’attente de toutes celles — et ceux — qui rêvent de se repaître des petites fesses de Jean-Paul Sartre dure toujours. Que fait Le Nouvel Observateur ? Les grands intellectuels n’auraient-ils pas, eux aussi, un corps, une sensualité, une vie sexuelle ? Pourquoi ne pas nous en faire profiter ? Pourquoi ne sont-ils pas, eux aussi, une denrée publique, que l’on peut exposer et commercialiser indépendamment de la volonté des intéressés ?

« Féminisme pop »

Après s’être attiré une large sympathie lorsqu’elles se sont fait agresser par les extrémistes catholiques de Civitas au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, en novembre 2012, les Femen ont suscité de plus en plus de réserves et de désaveux — par exemple de la part du collectif féministe Les TumulTueuses, ou de l’actrice et réalisatrice Ovidie. Critiquées pour la caution qu’elles apportent à la vision du corps féminin forgée par l’industrie publicitaire, elles se sont défendues en publiant des photos de certaines de leurs membres qui s’écartent de ces canons. Le problème, c’est qu’on ne verra jamais celles-ci en couverture des Inrockuptibles, les seins en gant de toilette cadrant mal avec le « féminisme pop » que dit priser le magazine — ni dans Obsession, le supplément mode et consommation du Nouvel Observateur, pour lequel les Femen ont posé en septembre dernier. Et pas question d’arguer que ce n’est pas de leur faute : si elles voulaient être un minimum crédibles, elles devraient imposer la présence de ces membres lors des séances photo. « Quel peut être l’effet produit par cette photo de groupe [dans Les Inrockuptibles] sur les femmes moins jeunes, ou jeunes mais moins favorisées par le hasard génétique ? interroge Claude Guillon. Le même effet que le terrorisme publicitaire et machiste que le féminisme ne cesse de dénoncer. Cette photo est pire qu’une maladresse, c’est un contresens politique. »

Les dénégations répétées des membres du collectif ne suffisent pas, par ailleurs, à dissiper le soupçon d’une politique de la photogénie délibérée. Dans le livre Femen, l’une des fondatrices ukrainiennes déclare : « Nos filles doivent être sportives pour endurer des épreuves difficiles, et belles pour utiliser leur corps à bon escient. Pour résumer, Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre. » Le féminisme, mieux qu’un yaourt au bifidus. L’une de ses camarades françaises invoque une « erreur de traduction » (13)…

Quoi qu’il en soit, en l’état actuel des choses, il n’est pas certain que les médias et le grand public fassent complètement la différence entre les Femen et la Cicciolina par exemple — précurseuse de la couronne de fleurs sur cheveux blonds —, ou la pin-up de la page 3 du quotidien britannique The Sun. Claude Guillon, encore : « “Au moins, me disait une jeune femme, depuis qu’elles se mettent à poil, on les écoute !” Que nenni. On les regarde tout au plus. Et lorsque les rédacteurs en chef en auront marre de mettre du nibard à la une (ça lasse, coco !), on ne les regardera plus. » Les journalistes de Rue89 sont elles-mêmes perplexes devant le succès d’audience du collectif : « Le premier article que nous avons fait sur les Femen était un “En images”. On y voyait simplement la photo d’une Femen devant la maison de DSK, seins nus. Trois paragraphes accompagnaient l’image. L’article a reçu 69 500 visites. C’est beaucoup. » Dans le fumeux « sextrémisme » promu par le groupe, il y a tout à parier que c’est surtout « sexe » qui fait tilter la machine médiatique.

Des médias devenus tous féministes ?

Le féminisme serait donc devenu consensuel, au point de faire la couverture de tous les journaux et d’avoir l’honneur de documentaires télévisés abondamment promus dans la presse ? Il faudrait être naïf pour le croire. L’intérêt pour les Femen s’avère parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier. Ainsi, le 7 mars, Libération leur consacrait une double page ; cela ne l’a pas empêché de publier le lendemain, pour la Journée internationale des femmes, un numéro d’anthologie. Sous le titre « Du sexe pour tous ! », il a choisi de consacrer sa Une à l’« assistance sexuelle » pour les handicapés. La photo d’illustration montrait un handicapé au lit avec une « assistante » (blonde, souriante, incarnation de la douceur et de l’abnégation qui sont la vocation des vraies femmes), et non l’inverse : on a bien dit « Du sexe pour tous », pas « pour toutes ».

Pour le quotidien, ce combat s’inscrit dans le cadre de sa défense acharnée de la prostitution. En janvier dernier, déjà, il publiait le portrait d’un polyhandicapé qui militait pour le droit à l’« assistance sexuelle ». Comme le faisait remarquer sur son blog le cinéaste Patric Jean (14), cet homme avait cependant eu au cours de sa vie deux compagnes, et même des enfants, ce qui relativisait quelque peu l’argument de l’incapacité des handicapés à avoir une vie sexuelle. Histoire de compléter ce tableau de la femme selon Libé, le portrait de dernière page était celui de Miss France.

Même méfiance quand on voit Charlie Hebdo, bastion de l’humour de corps de garde, dont les dessins répètent semaine après semaine que la pire infamie au monde consiste à se faire sodomiser, c’est-à-dire à se retrouver dans une posture « féminine » (15), collaborer avec les Femen pour un numéro spécial (6 mars 2013). En couverture, le dessin de Luz reprend un visuel du groupe qui montre ses militantes brandissant une paire de testicules. Le cliché des féministes hystériques et « coupeuses de couilles », couplé à l’esthétique publicitaire : une bonne synthèse du produit Femen. Dans l’entretien qu’elle accorde à l’hebdomadaire satirique, Chevchenko déclare vouloir une société « où les femmes ont plus de pouvoirs que les hommes ». Bien bien bien.

Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe » (16). Deux ex-militantes de l’association, Loubna Méliane — assistante parlementaire du député socialiste Malek Boutih — et Safia Lebdi, ont d’ailleurs fait partie des premières ralliées aux Femen, avant de prendre leurs distances. La section française du groupe s’est installée à la Goutte d’Or, quartier parisien où vivent beaucoup de musulmans ou assimilés, et a annoncé son implantation par une affiche bleu-blanc-rouge qui rappelait curieusement les « apéros saucisson-pinard » organisés au même endroit en 2010 par des militants d’extrême droite.femen aliaa mahdi women rights

« Mentalité arabe » en Ukraine

Si l’anticléricalisme radical du collectif se comprend sans peine compte tenu du poids de l’Eglise orthodoxe dans la vie publique ukrainienne, ses porte-parole ont tendance à en franchir le cadre lorsqu’il s’agit de l’islam. L’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, a ainsi flirté avec le racisme en déplorant que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes » (17).

En mars 2012, sous le slogan « Plutôt à poil qu’en burqa », Femen France a organisé une « opération anti-burqa » devant la Tour Eiffel. Ses membres clament aussi que « La nudité, c’est la liberté », ou scandent : « France, déshabille-toi ! » Elles perpétuent ainsi un postulat très ancré dans la culture occidentale selon lequel le salut ne peut venir que d’une exposition maximale, en niant la violence que celle-ci peut parfois impliquer (18).

De nombreuses féministes leur ont objecté que, plutôt que d’affirmer la supériorité de la nudité, il vaudrait mieux défendre la liberté des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Mais les Femen sont certaines de détenir la vérité. « On ne va pas adapter notre discours aux dix pays où s’est implanté le groupe. Notre message est universel », assure Chevchenko à 20minutes. Ce mélange de paresse intellectuelle et d’arrogance, cette prétention à dicter la bonne attitude aux femmes du monde entier, sont accueillis plutôt fraîchement. La chercheuse Sara Salem a ainsi reproché à l’étudiante égyptienne Aliaa El-Mahdy son alliance avec les Femen : « Si le geste de se déshabiller sur son blog pouvait être vu comme un moyen de défier une société patriarcale, il est problématique qu’elle collabore avec un groupe qui peut être défini comme colonialiste (19). » Mais pourquoi se remettre en question quand montrer vos seins suffit à vous assurer une audience maximale ?

(1) A la lumière de la remarque de Mernissi, le geste d’El-Mahdy est porteur d’une charge transgressive indéniable dans le contexte égyptien. Il lui a d’ailleurs valu des menaces intolérables. Mais le problème est que sa démarche, purement individuelle, reste impuissante à faire évoluer les mentalités dans son pays. Elle s’avère même contre-productive : en Occident, la jeune femme a été récupérée par des commentateurs dont les discours — ou les arrière-pensées — ne sont pas toujours bienveillants envers sa société d’origine.

(2) Nos seins, nos armes, de Caroline Fourest et Nadia El-Fani.

(3) « Femen, la guerre des “sextrémistes” », Libération, 7 mars 2013.

(7) « Le féminisme à l’épreuve du sextrémisme », M – Le magazine du Monde, 9 mars 2013.

(8) « Femen’s topless warriors start boot camp for global feminism », The Guardian, 22 septembre 2012.

(9) Claude Guillon, Je chante le corps critique, H&O, Paris, 2008.

(10) « Quel usage politique de la nudité ? », Claude Guillon, 7 février 2013. Ajout du 13 mars : lire aussi « “Sauvées par le gong” ? Femen, suite et fin » (12 mars).

(11) Femen, entretiens avec Galia Ackerman, Calmann-Lévy, Paris, 2013.

(12) Lire Sylvie Tissot, « “Une midinette aux ongles laqués” », Le Monde diplomatique, février 2008.

(13) « Femen : “Notre message est universel” », 20minutes.fr, 5 mars 2013.

(14) « Prostitution : Libération remet le couvert », Le blog de Patric Jean, 7 janvier 2013.

(15) Cf. Maïa Mazaurette, « Une remarque au sujet des caricatures “humiliantes” dans Charlie Hebdo », Sexactu, 20 septembre 2012.

(16) Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé, Les féministes et le garçon arabe, L’Aube, La Tour d’Aigues, 2004.

(17) « Femen, Ukraine’s Topless Warriors », TheAtlantic.com, 28 novembre 2012.

(18) Cf. « Femen ou le fétichisme du dévoilement », Seenthis, octobre 2012, et Alain Gresh, « Jupe et string obligatoires », Nouvelles d’Orient, Les blogs du Diplo, 20 mars 2011.

(19) Sara Salem, « Femen’s Neocolonial Feminism : When Nudity Becomes a Uniform », Al-Akhbar English, 26 décembre 2012.

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Si dans ses poèmes Abou el Nouwas célèbre l’homosexualité, dans la réalité, le sujet au Liban reste un tabou, pire le sujet est criminalisé par les lois pénales, et religieuses. A la lumière des lois et pratiques en vigueur, les homosexuels au Liban comme dans les pays arabes sont stigmatisés par les communautés religieuses, les groups de pairs, leur collègues au travail, les medias et surtout leur famille. D’ailleurs le mot arabe « chazz » « déviant » très longtemps utilisé par les medias, souligne la discrimination à laquelle font face les homosexuels dans la société.

Sur le plan des lois, au Liban, le Code Pénal libanais datant de 1943, stipule dans son article 534 que “les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée entre un mois et un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises”. Dans les textes l’homophobie au Liban est pénalisée et surtout criminalisée, dans la pratique sociale, même parmi les étudiants, l’homophobie fait rage ; Un article publié par un jeune étudiant dans le Journal des étudiants de l’Université Américaine, Outlook,  renforce la stigmatisation et l’homophobie, et la parution d’un tel article montre combien le sujet est sensible et mal-compris dans la société; Dans les familles, le sujet reste un tabou ; La société patriarcale libanaise, ne permet ni à l’homme ni à la femme de sortir du carcan des rôles sociaux attribués à chacun. De plus l’homme et la femme ne peuvent pas enfreindre les rôles prédéterminés par la société et les “bonnes mœurs” sans être considérés comme des parias. Dans la société, la discrimination via les femmes sont multiples, surtout envers les femmes célibataires. Une femme ne se complète que via un mariage et des enfants; Les personnes homosexuelles sont donc stigmatisées. Aussi, dans les familles, beaucoup parlent de l’homosexualité comme d’une maladie…

Quelques avancées sont à noter. Récemment et plus précisément depuis le début de l’année 2012, la blogosphère libanaise a vu fleurir des blogs anonymes pour la plupart d’homosexuels vivant au Liban. Le but d’un des blogs et de relater la vie de jeunes qui vivent dans un pays ou l’homosexualité est plus qu’un tabou, elle est un crime.  L’exemple tout en couleur est celui de « Alloush » et « Zouzou » un blog qui  se veut un blog de deux meilleurs amis  homosexuels qui racontent leur “simple” vie de tous les jours au “Liban”. Le blog se nomme Homos libnani, un jeu de mot, entre le célèbre pois chiche libanais et l’acronyme d’homosexuel ;

MEEM la communaute qui questionne la sexualite au Liban

MEEM la communauté qui questionne la sexualité au Liban

Aussi, le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban, relate des histoires vraies de femmes homosexuelles au Liban. Sous forme de lettres cachetées et anonymes, 41 lesbiennes, bisexuelles ou transsexuelles, âgées d’une trentaine d’années témoignent dans ce livre de leur calvaire né de l’incompréhension de la société qui ne reconnait pas leurs droits et du refus de leur famille d’accepter et même de tolérer leur orientation sexuelle. Des récits poignants qui racontent les difficultés de réconcilier la religion, la sexualité, le « standing » et la respectabilité des familles, la colère et la violence des parents ou des frères ; Effarant, un témoignage relate aussi un cas de viol.

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Si les lois qui touchent à l’orientation sexuelle sont iniques et obsolètes au Liban, une polémique a pris forme récemment suite à l’arrestation de 36 hommes dans un cinéma d’un quartier populaire à Beyrouth lors de la projection d’un film pornographique.  Les hommes ont été obligés de subir des « tests anaux », les « tests de la honte » tels que les activistes les ont nommés. Les autorités prétextent que de tels tests aident à établir l’orientation sexuelle des personnes arrêtées et soupçonnées d’homosexualité. Pire que les lois, les pratiques pour « dépister » l’homosexualité touchent à la dignité humaine.

D’ailleurs une  manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux. Les manifestants ont ironisé en parlant de « viol médico-légal ». Les manifestants femmes, hommes et enfants ont brandi des pancartes et ont hurlé des slogans demandant à l’Etat de respecter la liberté sexuelle, les corps des citoyens et citoyennes et d’arrêter les humiliants examens, physiques et psychologiques. Ils ont fait la « sourde oreille » aux remarques déplaisantes de certains passants. Rétorquant simplement… les tests sont des viols, des viols légaux honteux et révoltants.

Une  manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

Une manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

HELEM l’association première en son genre dans le monde arabe et qui défend les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres a haussé le ton lors de la manifestation via des pancartes et T-shirts qui ont crûment représenté les tests qui sont infligés aux personnes arrêtées. Des tests qui n’ont aucune valeur scientifique et que l’Ordre des médecins a déclaré illégaux. Des tests qui ne respectent point la dignité humaine, ni l’intégrité physique et morale des détenus hommes ou femmes. En un mot, comme le résume la pancarte de la manifestation, des tests honteux.

Helem ... une association qui protege les personnes homosexuelles au Liban http://www.helem.net/

Helem … une association qui protège les personnes homosexuelles au Liban http://www.helem.net/

Une lueur d’espoir nait du scandale des tests : toute forme de bigoterie et racisme est dénoncée, notamment sur la page du « Lebanese LGBT Media Monitor », les médias et notamment les émissions télévisées sont passées au crible fin, et toute émission et ou présentateur qui prônent l’homophobie sont virulemment pointé du doigt. Des lettres électroniques sont adressées aux responsables. Le message clair du Syndicat des médecins est salué sur les pages des medias sociaux et dans les divers blogs ; La Troisième Voix pour le Liban » (3V) le Think tank en ligne qui rassemble divers experts, a préparé et publié un texte  montrant l’anticonstitutionnalité des dispositions de l’article 534 du Code Pénal.

Lebanese LGBT media monitor est une page sur Facebook qui suit les medias a la trace...

Lebanese LGBT media monitor est une page sur Facebook qui suit les medias a la trace…

Les réactions de la communauté homosexuelle au Liban, des activistes de la société civile, et de certains des grands medias qui ont passé en boucle dans leur introduction au Journal du soir le mot honte, et ont souligné l’aspect révoltant des tests montrent une avancée minime soit-elle vers la dépénalisation de l’homosexualité au moins dans l’esprit d’une partie de la conscience sociétale. Dans l’espoir de voir le code Pénal amendé, il est important que tous et toutes se mobilisent pour la liberté sexuelle et le respect des communautés marginalisées dans un pays ou le qu’en dira-t-on et les tabous priment.

Rita CHEMALY

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur : http://www.ritachemaly.wordpress.com

 

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“ACT for the Disappeared” Campaign “Enough Waiting We Want to Know” highlights the ongoing impact of the issue of the disappeared on thousands of people in Lebanon.
The campaign includes TV spots, billboards, and a media campaign on social networks. ACT with us and join the campaign fb.com/act4thedisappeared !!

http://www.youtube.com/watch?v=iPqKXVwhtVk&feature=youtu.be

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Dear Readers,

Kindly find below the latest issue of the Middle East & North Africa Gender and Development e-Brief (No 123)

Best regards,  CRTD.A / IRIS

The Middle East &North Africa  “Gender and Development E-Brief”  Issue #123 August 2012

NEWS & ARTICLES

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
GENDER ACTIVISM
Tunisians protest to demand legal protection of women’s rights

Lebanese protest against anal exams on suspected gays

Lebanese advocates ABAAD partner with men for gender equality

United Arab Emirates – First Women’s Museum

Libya – Women Win 33 Seats in National Assembly Elections

GENDER BASED VIOLENCE

Women Refugees Flee Conflict & Gender-Based Violence in Syria

Devil in the detail: abortion drug [misoprostol] banned in Turkey

Iran Obstructs Women’s Access to Education, Moves Closer to Segregating University Classes and Bars Women’s Entry to Certain Majors

And … Aggressive Enforcement by Morality Police as for the Women’s Dress Code in Iran

on the same issue you can read the previous article on how to wear a hijad in Palestine ( veil)

Women in Gaza: how life has changed

Several arrested as sexual harassment surges in Cairo

GENDER & HUMAN RIGHTS

Egypt’s Mursi appoints Christian man and two women for his cabinet

Women-Only Industrial Cities in Saudi Arabia

Women in Prison – Drama-Social & Personal Issues in Lebanon

Woman Triumphs over Disability – Inspiring Video

Women’s Land Rights – International Land Coalition 
 

RESOURCES & CALLS
ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
ANNOUNCEMENTS
Women’s Right to Nationality Campaign Newsletter, Issue Zero 

UN Women congratulates the government and people of Tunisia

Development Index for Countries -Gender Equality Indicator?

CALLS

Call for Papers – Mapping FeministMovements, Moments,Mobilisations – 2013 Conference – Feminist & Women’s Studies Association, UK & Ireland (FWSA) 

Please note that the MENA Gender and Development e-Brief is posted on line on the following URLM: http://crtda.org.lb/sites/default/files/newsletters/MENA%20GAD_123.pdf    ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ The MENA Gender and Development e-Brief receives material from various sources for its publication. Should you wish to refer to these sources/ sites directly, the list includes publications from: AVIVA, www.aviva.org, AWID:www.awid.org, Democracy Digest: www.freedomhouse.org, DevelopmentGateway: www.developmentgatway.org, Dignity: www.dignity.org,e-Civicus: www.civicus.org, Eldis: www.eldis.org, ESCWA: www.escwa.org.lb, GDB: www.developmentex.com, Global Knowledge Partnership: www.globalknowledge.org, IGTN: www.IGTN.org, ILO: www.ilo.org One World: www.oneworld.net, Siyanda: www.siyanda.org, TheDaily Star: www.dailystar.com.lb, The Drum Beat: www.comminit.com, The Soul Beat: www.comminit.com, The World Bank: www.worldbank.org, UNDP: www.undp.org, Wicejilist: www.wicej.addr.com, WLP: www.learningpartnership.org; WIDE: www.wide-network.org; IRIN News: www.irinnews.org, Women’s UN Report Network: www.wunrn.com, Women Living Under Muslim Laws: www.wluml.org  ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ   The MENA Gender And Development E-Brief is published by CRTD.A.   To get all previous GAD e-brief issues please log on to: http://crtda.org.lb/newsletter/82   For more informationabout CRTD.A please visit: http://crtda.org.lb   You are receiving this newsletter because you are a member of CRTD.A / IRIS.   Please direct any comments to rchemaly@crtda.org.lb   If you choose to unsubscribe please send a blank e-mailfrom the e-mail in which you receive the e-Brief from, with the heading unsubscribe to   unsubscribe@crtda.org.lb   If you wish to subscribe please send a blank e-mail, with subscribe as a heading to subscribee_brief@crtda.org.lb   All the available links were accessible during the preparation process   Please accept our apologies if your subscribe / unsubscribe needs are not being met to your satisfaction, as errors will inevitably occur   Opinions and views expressed in this GAD E-Brief relate to their respective authors and do not necessarily reflect those of CRTD.A   Information presented in this GAD E-Brief is considered public information and may be distributed or copied. Use of appropriate credit is requested. While CRTD.A makes every effort to provide accurate and complete information, various data such as contacts, weblinks, dates, etc. may change.   CRTD.A provides no warranty, expressed or implied, as to the accuracy, reliability or completeness of the data and information harvested from other public sources.   Some ofthe information in this GAD E-Brief may contain references to information created and maintained by other organizations. Please note that CRTD.A does not control and cannot guarantee the timeliness, or accuracy of these outsidematerials.   ــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ

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Dears,

I received this invitation, to participate to a one week program in Germany, about the role of women in the middle-east, in October 2012;

The press release is attached for your information.

The one week program is fully funded,

All the best, and good luck to all those who want to attend! Attention: the deadline for applications is August 9;

Rita Chemaly

to read the press release click on the link below

PR Frauen arabische Welt rita chemaly democracy and role of women in the Middle East Germany

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Beyrouth – Ces derniers jours, la ville de Tripoli, au nord du Liban, a été le théâtre d’affrontements fortement médiatisés entre divers groupes politiques et sectaires. Pourtant, tandis qu’une petite minorité se bat, la majorité des citoyens libanais s’opposent à la violence – à la fois sur le web et sur le terrain.
Peu après le début des affrontements, les militants de la société civile libanaise ont condamné, sur Facebook, Twitter et leurs blogs, la propagation de la violence. Leurs appels à l’unité nationale et au désarmement dans la ville ont circulé en un temps record sur internet. Forts de ce soutien public, les militants ont créé de nouvelles pages de médias sociaux – dont beaucoup ont rassemblé plus d’un millier de membres.
Ces citoyens libanais ordinaires se battent pour montrer qu’ils rejettent la violence, qu’ils s’organisent pour y mettre un terme et, enfin, qu’ils refusent de se taire.
Le groupe Facebook ”Tripoli sans armes!” a adressé l’appel suivant aux autorités locales et nationales: ”… Nous, citoyens, condamnons la prolifération des armes dans les quartiers et les rues de notre ville de Tripoli. Nous implorons l’Etat et les autorités politiques, exécutives, militaires ainsi que celles qui sont chargées de la sécurité de prendre les mesures nécessaires pour débarrasser cette ville des armes qui y circulent. Oui à une Tripoli sans armes!”.
Suite à cet appel, de nombreuses personnes clés ont déclaré la grève dans toute la ville pour protester contre la violence qui a coûté la vie à plusieurs personnes et elles ont organisé une manifestation en face des bâtiments de l’administration publique pour sensibiliser les gens à leur cause.
Les manifestants ont agité des drapeaux libanais, chanté l’hymne national et exigé une réponse immédiate aux problèmes, considérés comme interdépendants, de pauvreté et d’insécurité endémiques dans cette ville. Ils ont engagé l’Etat à rehausser la sécurité et ils ont réaffirmé la nécessité de désarmer les milices de rues. La manifestation non-violente a rassemblé le président du Conseil municipal, les membres du Parlement de la région ainsi que les chefs de tous les groupes confessionnels et d’autres membres de la société civile. Leur message était clair: Le Liban doit revenir à la règle de droit et garantir la sécurité de tous dans tout le pays.
Compte tenu des affrontements interconfessionnels qui divisent Tripoli et craignant que le pays tout entier ne se tourne une fois de plus vers la violence, d’autres militants de la société civile ont réagi rapidement par le biais de nombreuses initiatives, cette fois à Beyrouth. Sur le web, les jeunes ont exprimé leur patriotisme avec des images qu’ils ont créées en réponse à la situation accompagnées des légendes suivantes: ”Ni sunnites ni chiites, pas plus que chrétiens ou druzes mais Libanais!’.’
”Notre union est notre salut” était l’autre slogan affiché par les militants sur les marches du Musée national de Beyrouth où étaient placées des chaises blanches portant les noms des victimes des récents actes de violence, des chaises sans nom avec des drapeaux libanais et une grande pancarte sur laquelle étaient inscrits les mots suivants: ”ça suffit!”. Tout réclame le retour à la paix.
En outre, les universitaires ont formé des groupes en ligne pour dire non à la guerre au Liban. ”Third Voice for Lebanon’ (La Troisième voix pour le Liban) est  un exemple type de groupe de réflexion non-partisan, non-confessionnel et apolitique, qui s’est créé sur la toile à l’initiative de ses membres hommes et femmes et qui a consacré des textes et documents précis pour dénoncer l’appauvrissement de certaines régions du Liban, le clientélisme rampant, l’enrôlement et l’endoctrinement d’enfants dans des milices et groupes extrémistes financés par les politiciens.   Ce groupe organise des manifestations au Liban et à l’étranger pour dire non à la violence et oui à la paix.

La société civile libanaise invite l’Etat à agir avec fermeté contre la violence et la circulation des armes dans les zones défavorisées en instaurant la sécurité et en soutenant le développement durable afin d’aider à mettre fin à la pauvreté qui entraîne la violence. Les obstacles auxquels le Liban se trouve confronté sont bien réels. Toutefois, ces actions collectives entreprises par une société civile libanaise diversifiée, aux multiples facettes, montrent qu’il y a de l’espoir.
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* Rita Chemaly est écrivain et chercheur en sciences sociales et politiques. Elle est l’auteur du livre Printemps 2005 au Liban, entre Mythe et Réalité. Elle a obtenu le prix Samir Kassir pour la Liberté de la Presse en 2007 et blogue sur http://www.ritachemaly.wordpress.com. Article écrit pour le Service de Presse de Common Ground (CGNews).
Source: Service de Presse de Common Ground (CGNews), 29 juin 2012, http://www.commongroundnews.org. Reproduction autorisée.

Pour Lire l’article en Anglais: After clashes, Lebanon’s majority steps up by Rita Chemaly

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I watched the first show of Lil Nasher, I usually like to watch the show, but 2 weeks ago, Tony Khalifeh had angered me big time.

He was “Fulminating” against a movie he didn’t even watch.

he was “protecting” a religion in a way that made me say ” kaffarratouni“;

directly after watching the show of Tony, and hearing priests asking to ban the movie, that has sexual content, and sexual “iihaa2”,

we went to watch the movie… I liked the pictures, the colors, I felt I was watching an “arte” movie… and for me it was a “nice movie”… with some great “jeu d’acteurs”!

During the entire show I was waiting to see what the “hell” made this big “polemique” against the movie, me a “religious person” couldn’t find anything to say… the priest in the Khalifeh show, said, “I stayed more than 3 minutes because of Tony”, euh….  the first 3 minutes and more of the movie are about a family going to the south in a car, hearing on the radio the war news of Lebanon…. are those 3 minutes offending ya priest??

the priest was asking “reclaiming” from the biggest authority in Lebanon to stop the movie, this priest, I am sorry he is a priest, was outraged, angry,

Dear sir, for me you are not a priest, you are a “pathetic pantin” who is frustrated sexually, you can’t even see a women dressed in “hafer ” way….

this “pathetic pantin” even dragged with tony khalifeh the other priest, Pere Fady Tabet, to say that the movie is “mousi2” for the church dogma… even though another priest abou kasm or abdo kasm or something… said, it contains harmful pictures, but it is not “mousi2 for the church dogma”…. cool hein??? they havent watched the movie and they want to CENSOR IT!?!!!! sorry to say what the F…!?!!??!

No to CENSORSHIP!!! Yes for the freedom of expression!! yes for the freedom of artistic expression!!!!

you could have asked for a special mention, such as the ones E begins its program with ” no for sensitive viewers” or “16 years old” … but asking for BANNING IT?!!!! we are LEBANON, the country of artistic creation, production!!! not the country of censorship and Banning!!!!

I am outraged by the “Church” reaction, I am sorry for the “small minds” of those who didnt even watch the movie and talk about him that way.

a fellow blogger , Elie, in ” a separate state of mind” a blog that I encourage you to read and follow,  expressed what I feel greatly!

here is a part of what I feel!! “This is pitiful. This is a disgrace. This is an insult to our intelligence and our freedom. This is an insult to Christianity, an insult to the Bible and an insult to anything Jesus Christ stood for.

Christian priests, are you happy? I am a Christian and I’m telling you – you are disgusting. You are so narrow-minded that if I tried to look through the hole that is your mind, the only thing I can see is emptiness. Is that what they teach you at whatever school you go through to become priests? To close in your mind and get offended at anything that touches on your religion in a way you find unfavorable?

How does this reflect on us, Christians, when your narrow-mindedness if the only thing people can see of us? Have you perhaps wondered that if some people decided to convert from Christianity because of a movie like Tannoura Maxi, however unlikely that may be, it’s not the movie’s fault but it’s your own? Or it’s perhaps because you don’t want the reality of having so many people with so little faith on your hands that you are panicking about anything and everything?” Source: Tannoura Maxi is Banned in Lebanon a post by the blog a separate state of mind http://stateofmind13.com/2012/05/21/tannoura-maxi-is-banned-in-lebanon/

dear Church men… do open your mind for the love that is the pilar of our religion.

As the great priest (I think Catholique) at ste Rita Church said yesterday evening during his “homelie”, God do not need us to “ternish” his image, your reaction, is ternishing his image.

Love between a man and a women is NORMAL, stop changing it and transforming it to something people should be guilty for and stop dramatizing it….

for those interested in reading the great reactions written here and there, I luved what Pierre wrote in al Akhbar about the same issue,

and again, bravo for the producer, director and all the crue of the movie, I luved it, especially my old school comrade role, you were astonishing in it, my friend from the church, you played your role magnificently too…

voila!!

Rita Chemaly

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A lire dans le nouveau Spécial Mai 2012 ( en vente dans les librairies)

l’article de la rubrique Droits des Femmes, un article sur les violations des droits humains, le cas malheureusement célèbre des fées de logis étrangers au Liban.

Rita Chemaly

Droits des femmes ( dans le Special de Mai 2012, en vente dans les librairies) : article sur exploitation des employees domestiques au Liban, Par Rita Chemaly

 

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to read more article on the subject relate to:

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إغتصاب شرعي : إغتصاب زوجي

Viol Legitime Viol Conjugal

http://www.youtube.com/watch?v=YPwsFCnTfUY

تنظم “نسوية” دعوة عامة لتسليط الضوء على -الإغتصاب الزوجي- بمناسبة “يوم واحد نضال واحد” للعام 2011 في اطار “الاتحاد من أجل الحقوق الجنسية والجسديةفي المجتمعات المسلمة”.

الاغتصاب الزوجي شرعي وغير معترف به في لبنان. ينبغي تجريم الاغتصاب الزوجي كأي اغتصاب (بغض النظر عن هوية المغتصب).

المادة 503 تنص – “من أكره غير زوجه بالعنف والتهديد على الجماع عوقب بالأشغال الشاقة لمدة خمس سنوات على الأقل. ولا تنقص العقوبة من سبع سنوات إذا كان المعتدى عليه لم يتم الخامسة عشرة من عمره”.

يجب ألا يكون الكلام عن الاغتصاب الزوجي أمرا محرّماً. الاغتصاب الزوجي هو ما يجب أن يكون محرّماً. انضم/ي الينا وأحضر/ي معك جميع أصدقائك وصديقتك!

فلنلتقي معاً في 15 نوفمبر/تشرين الثاني الحالي في تمام الساعة 7:00 مساء في مسرح بابل – الحمرا – بيروت.
يتضمن برنامج المناسبة:
7:00 – 7:15 : مقدمة و ريبورتاج قصير
7:15 – 8:30 : مسرح تفاعلي مع Live Lactic Culture- لبن
8:30 – 9:00: نقاش عام عن الخرافات المتعلقة بالإغتصاب الزوجي
9:00 – 9:30: قسم المسرح المفتوح *

* قسم المسرح المفتوح من أجل مشاركة القصص الشخصية واتاحة المجال للجميع للتعبير عن مشاعرهم/ن وأفكارهم/ن تجاه هذا الموضوع عن طريق القراءة أو الغناء أو الرقص أو الرواية.

يرجى محاولة الحضور أم دعوة شخص تعتقد/ي قد ي/تكون مهتم/ة لحضور هذا الحدث.
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Legal Rape: Marital Rape
http://www.youtube.com/watch?v=YPwsFCnTfUY

In order to shed light on the issue of Marital Rape in Lebanon, Nasawiya organizes a public event in recognition of CSBR’s (Coalition for Sexual and Bodily rights in Muslim Societies) One Day One Struggle Campaign of 2011.

Marital rape is legalized and not recognized in Lebanon. Marital Rape should be criminalized just like any rape (regardless who the rapist in question is).

Article number 503 states that: Whoever forces sexual intercourse with violence or threats to a person who is not his/her spouse is punishable to heavy labor for 5 years at the very least. The sentence is not lesser than 7 years if the victim has not reached the age of 15 years yet.

Talking about marital rape should not be the taboo. Marital rape itself should. Join us on November 15, 2011 at 7:00 PM at Babel Theater, Hamra, and bring all your friends along. Be many to lift the veil of silence on marital rape

The schedule:
7:00 – 7:15: Introduction and viewing of a short reportage
7:15 – 8:30: Interactive theater by Live Lactic Culture (LLC) – Laban
8:30 – 9:00: Deconstructing the myths about marital rape
9:00 – 9:30: Open mic

* Open mic session is provided to allow attendees to share personal stories to express their feelings and thoughts towards the subject by selection reading, singing, dancing, or storytelling.
Please try to attend, or invite someone who you think may be interested in attending, this event.
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The event is part of the international “One Day, One Struggle” campaign organized by the Coalition for Sexual and Bodily Rights in Muslim Societies (CSBR), a solidarity network of progressive NGOs, academicians and researchers advocating for sexual and bodily rights as human rights in the Middle East, North Africa, South and Southeast Asia.

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L’Institut des Sciences Politiques de l’universite Saint -Joseph a ouvert le Master en Sciences Politiques avec de nouvelles options:

Une option Communication et Marketing Politique (preparant des specialistes  et experts en communication politique et campagnes electorales).

Une option “Politique exterieure et Cooperation internationale ” (preparant a la recherche, a l’enseignement et a la consultation publique et privée)

Une option “Droits de L’Homme et Démocratisation” avec pour objet les processus de transition, (Preparant les specialistes parmi les fonctionnaires publics, les responsables d’ONG, les missions de suivi et de monitoring de la situation des droits de l’homme, et les consultants en matiere de transition.)

a tous(tes)  les interessé(es) n’hesitez pas a consulter le site de sciences Po Liban ou d’appeler les numeros figurant sur la fiche ci dessous.

Rita

Les nouvelles options du Master de L'Institut des Sciences Politiques

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Waouw!

je viens de checker le site de Kherr berr. http://kherrberr.org

je vous copie le premier paragraphe qui explique qui ils sont (” ils” les filles :-)) encore un pronom utilise en langue francaise, au  lieu de elles…. discrimination insidieuse?? 🙂 un sujet qui pourrait interesser certains et certaines, et qui necessairement est a approfondir…  )

“Kherr Berr” is a media monitor that specialises in overseeing the different types of gender discrimination, including biases based on colour, race, religion, appearance, sexual orientation, and social class. Kherr Berr also regulates “social transgressions” found in the media and advertising worlds, like the encouragement of violence against fellow humans in general, and women in specific, and the promotion of a fixed template-like image of men, women, and their families in stereotypical moulds when it comes to their appearance, personality, and lifestyles. Last but not least, Kherr Berr also exposes the objectification of women and their use as “items” to promote products and services.”

le Site est en deux langues ( arabe et anglais) et souligne en images et commentaires cyniques et poignants les discriminations faites a l’encontre de beaucoup.

Je vous recopie quelques articles que j’ai trouve Extra! Les amis, nous vivons dans un monde de stereotypes, et ou l’image qu’on nous inculque regente notre vie….

je me souviens encore de la publicite d’Exotica ( Merci Maman pour le nez non refait, comme quoi si mon nez ne ressemble pas a un toboggan, je ne suis pas belle ni naturelle… bref) je reviens a Kherr berr et je vous conseille vivement de feuilleter toutes les pages!!

ici, avec mes collegues du bureau nous etions scotchees ce matin aux pages de KherrBerr…..

Le premier billet que je vous ai choisi est le RANCHO ADD… A Vous de voir tout le billet avec les photos sur le site :

http://kherrberr.org/kherrberr/2011/09/el-rancho-ads/?lang=en ( EN anglais)

http://kherrberr.org/kherrberr/2011/09/el-rancho-ads/ ( En arabe)

“El Rancho Ads

On the highway from Beirut to Jbeil, you can’t help but notice the huge “El Rancho” ads spread all over the highway, marketing for the amusement activities provided by the company themed with the “wild west” scene. A blond woman with big boobs, half covered body, appears with an alert position, dangling ropes in her hands, once facing the bull and another facing the camera, was displayed in these ads. Appearing next to her is the phrase “Are you ready?” And we cannot help but ask: can we sum up the “Wild West” culture with a naked sexy woman’s body?And does this photo reflect the activities planned in “El Rancho’s- wild west- rodeo” festival?

Does this mean if I don’t fit the ads’ preferences as a woman, that I can’t be a part in this competition?
Until when will the ads continue to use women’s bodies as a tool for seduction and suggestion of sexual acts, where society refuses to admit the existence of a women’s sex drive? Couldn’t a deeper and more comprehensive statement of the festival’s contents and nature, other than an image of a model woman with savage features, wresting with a bull? Do you think the ad designer realizes that the women in the “Wild West” do not wear such revealing wear? These are only a few questions raised up by the “El Rancho’ ad campaign, and therefore, that’s why this campaign is worthy of being this week’s number 1 for exploiting women’s bodies.   Excuse me, may I look different than her? Bust: Between Large and Extra Large Ankles: Matchsticks Buttocks: Bust Size x 10 Waist: Between 2 cm and 2.3 cm Shoe size: 34 and below Please refer to the following ads to get a clearer picture of how your body should look like to qualify as a beautiful and socially accepted woman.”
 
 Le deuxieme billet A VOIR: Est celui qui s’arrete sur la publicite de Aishti:
ils ( elles? ) l’ont intitule Malhamat (est le mot arabe pour Boucherie) de aishti:

“Malhamat aishti ikhwan

Ashkit on September 27th, 2011

Aishti ads

 

Je ne peux qu’applaudir l’excellente initiative de ceux et celles qui enfin montrent dans quel monde de stereotype, de boites nous vivons,

Bravo et courage pour le reste chere equipe de KHERRBERR.ORG

Rita!


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You remember my article about my “sirlankiye is philippino“?

or Children crying when the maid is travelling, and waving with big smiles when supposed to be ” mums” do???

you remember the action taken because many of the domestic workers in Lebanon are abused??

They work 24 h a day, they DONT have a day off, If they do they are allowed for half a day at the house of the pple they work for,

the OWNERS!!

they are usually LOCKED in the houses, yes “walaw rita, they can run off with our jewlery and money!?” ” Bi ayaa deneh 3aysheh!?” ( in what country are you living?

Dears, the domestic workers issue is not ONLY a Lebanese one, it is also reiterate in DUBAI, S.Arabia, Syria, …..

The poor girls or guys, usually those are girls coming from poor countries like Ethiopia, Madagascar, Sirlanka, Philippine,

they are not used to the big houses Lebanese have, or the 2 or 3 houses each owner has, and one poor girl has to clean, I forgot they also need to do the grocery, prepare the lunch and clean after the owners eat, drink, or have a fiesta and late dinner. Walking the dog and waiting for the children coming back from school, and No RYEHAA is needed, walaw the owner treats “her” well” they pay her a salary of 150$ to 300# a month!!! rita!!! walaw! we need her!

It is THEIR DUTY not TO SLEEP before the owners ( my dog can sleep before me) not the Domestic worker I own ( TAB3ITEH, BETJANINE, NDIFEH, MRATTABEH…. Men khalliss el sahra w hiyeh bet dobb)

Usually they also eat the leftovers, ( rita, this is normal!! walaw?!)

they Have to Know how to make the tabbouleh, fattouch, clean the house, clean the dishes and the floor as their owner want…..

they have to come from those poor countries and know already everything!! walaw ma bi rouho 3a madrasseh??

sometimes they also work at the owner’s sister and brother place…..

I haven’t finished….

Some people accept to have a domestic worker and they treat them well, I know, Not all people do not know how to treat a human being, but, what we are witnessing is a Horror. and this Horror is a Horror… oups am I repeating my self?? euno it s not only a discrimination, w equality w bla bla bla it is a horror… again 🙂 or should I cry? 😦

The LAW of Labor in Lebanon DOESN’T cover those poor little and old domestic workers.

It is CLEARLY Stipulated that the law of labor and work in Lebanon doesn’t cover them….

There is NOT one Single rule or circular that PROTECT THEM from the hormones and nerves of their owners ( excuse my language and my subjectivity)

I read this article published in the daily star…. I wont comment on it….

It is good to have a clear vision and contract ACCEPTED by both parties ( D.W and Owners) Translated in the language of the D.W too!!!

It is important to train the D.W on their duties before passing the nerves on them ( YIII Shou ma btefham shi… walaw shou mahabbleh);

It is important for any family middle class or not, to Understand that not all people Know and understand arabic or the ” englished-lebanesed with french”…..

again…. I ll keep you reading the article of the daily star….

Rita.

 

The making of maids: Lebanon’s first specialized training center opens

taken from the daily star Lebanon: http://www.dailystar.com.lb/News/Local-News/2011/Jul-13/The-making-of-maids-Lebanons-first-specialized-training-center-opens.ashx#ixzz1S4ujkjeI

Many of Lebanon’s domestic workers, who flock to the country in their tens of thousands each year to clean and look after households, arrive unprepared for the task at hand and unaware of their rights.

This has left countless workers open to abuse and exploitation – a problem civil society groups and governmental agencies have sought to eradicate for years, without much success.

However, while much-needed legal enforcement seems a long way off, a practical solution has now emerged, promising to address some of the abuses by bridging the gap between agency employer and employee.

Lebanon’s first maid training center, The House Keeper Training Academy, opened its doors this week, and will be the only independent provider of training to incoming workers, who arrive from places as distant as Nepal and Sub-Saharan Africa.

“Most people have some kind of problem with their maid but there is one simple solution to this and that is knowledge,” said center founder and director, Rachid Beydoun.

“We will train them how to clean all the different rooms in the house and how to deal with different types of materials, products and electronic devices they find in the home.”

The Beirut-based center has been kitted out like a proper home where workers will be presented tasks like cleaning wine stains off difficult surfaces. They will also learn safety tips, such as what medicines to keep out of the reach of children and how to act appropriately with visitors, which has proved a point of contention in the past.

“These girls do not come from the same environment as us. They often have not used electronic equipment – such as hoovers – which can prove problematic for them,” said Beydoun, who hopes both agencies and employers will approach his service for help.

With just a four-day basic training, priced at $180, or an additional three-day course, starting from $90 for those looking to study more advanced aspects, including table service and food preparation, Beydoun expects to yield impressive results, stemming the return of workers to their agencies and easing worker transition into a new job.

Crucially, Ray Group – the organization behind the center – will also inform migrants of their legal rights, which permit them one day of rest each week and restrict working hours to 10 hours a day, while following up all course attendees for three months to ensure they are doing well in their new post.

“This is very much a [two-way street],” said Beydoun.

“We show them their rights so that they can be more responsible.”

Preparation, however, can only alleviate part of the mistreatment and racism experienced by the 200,000 domestic migrant workers thought to be residing in Lebanon. A recent study conducted by the Lebanese Center for Human Rights estimates that 70 percent of incoming workers are deceived about the nature of their work, while according to Human Rights Watch, the overwhelming majority receives virtually no access to justice, the potent mix of which, on average, causes one maid to die by committing suicide or trying to flee from their employer each week.

While civil society groups contacted by The Daily Star seem enthusiastic about the House Keeper Training Academy in principle, they refused to hand out judgment on the scheme until the first group of recruits finishes training.

But for his part at least, Beydoun seems prepared, vowing to report any unregistered recruitment agencies, said to account for as much as 50 percent of the Lebanese market and blamed for the worst of the ill-treatment.

His center will also work to alleviate the language barrier, seen as a source of abuse, and will provide translators, in addition to booklets made by civil society group Caritas, which act as a multilingual household manual for domestic helpers.

Additionally, the team hired to train incoming workers will also consist of former domestic helpers who not only speak the same language as, but have also encountered the same challenges as the new recruits.

“I’m very excited to help the new girls and to teach them about all the different things they will have to do,” said Tala, an Ethiopian maid working in Lebanon for four years who will administer the training.

“I was lucky to have a madam who taught me everything but I can show new girls how to avoid any problems and to deal with any situation,” Tala, who declined to give her surname, said.

 

https://ritachemaly.wordpress.com/2010/01/11/libanais-yes-maadm-ma-sirkankaise-et-philipino/

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Why Azab Mesh Raha? “Azabak Raha” means: it is a pleasure to be tortured by you! This Arabic expression is commonly used in Lebanon and for that reason it was chosen as main title for the awareness raising campaign we are conducting against torture and ill…-treatment in prisons and detention centers. We turned the expression ‘Azebak Raha” that is used in daily life into “Azebak Mesh Raha” with the aim of bringing this common saying into life in its literal and real meaning: Is it really a pleasure to be tortured? Is it legitimate and acceptable to have pleasure by torturing others? Our answer to that is: torture cannot be as acceptable and common as this saying is. In Lebanon, torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment are still resorted to by state security officers and non-state actors. Although Lebanon is party to relevant international treaties, Lebanese domestic laws fail to prohibit torture. Neither the Criminal Procedures Law, nor Criminal Law reflects the international definition of torture: torture cannot be as acceptable and common as this saying is. To know more about the Alef campaign please click on the link http://www.facebook.com/media/set/?set=a.1859240756689.106374.1110993626#!/pages/Azebak-Mesh-Raha/227277107302227?sk=wall
L’article de Anne Marie El Hajj de l’orient le Jour
En novembre 2010, un jeune homme convoqué à un interrogatoire a été arrêté sans mandat. La police recherchait son frère. Ne l’ayant pas trouvé, c’est lui qu’elle a arrêté. Retenu au poste de gendarmerie de Hobeiche, à la section antidrogue, il a été battu à coups de poing et avec de gros câbles électriques. L’objectif était qu’il confesse qu’il était trafiquant de drogue. Ses bourreaux lui ont cassé le nez. Il a été soumis à un test de dépistage de drogue, qui s’est avéré négatif. Les policiers ont fouillé son téléphone où ils ont trouvé des messages envoyés à son ami. Ils l’ont alors accusé d’homosexualité (la loi libanaise criminalisant l’homosexualité. Ils l’ont transféré au bureau de répression morale et soumis à un examen anal. Le médecin a conclu qu’il n’y a pas eu de pénétration. La police l’a alors accusé d’être un partenaire « actif ». Il a alors signé, sous la contrainte, un rapport de police où il reconnaissait son homosexualité. Il n’a pourtant pas admis être gay. Menacé ouvertement de conséquences s’il racontait les coups reçus, il a été relâché sans charges, après deux nuits à Hobeiche. Une codétenue lui a raconté avoir entendu la police dire qu’elle voulait le garder une nuit supplémentaire jusqu’à ce que son visage, tuméfié, désenfle  Les groupes vulnérables, premières victimes
Ce témoignage parmi tant d’autres, publié par ALEF et recueilli par l’association Helem, montre les traitements dégradants et les formes de torture réservés au Liban, dans les centres de détention ou en public, aux groupes les plus vulnérables. Par groupes vulnérables, ALEF cite les réfugiés, les travailleurs migrants, les contrebandiers, les toxicomanes, les étrangers sans papiers, les homosexuels et certains journalistes. Souffrant de pauvreté, de marginalisation ou de discrimination, ils n’ont pas la possibilité de se défendre et de réclamer leurs droits. L’association précise aussi que les militants islamistes et les individus soupçonnés de collaboration avec Israël sont également passibles de torture car ils représentent une « menace pour la sécurité de la nation ».
Les principaux développements concernant la pratique de la torture au Liban entre 2008 et 2010 font l’objet d’un premier rapport. En décembre 2008, le Liban a ratifié le protocole optionnel des Nations unies contre la torture (Opcat), dont il avait ratifié la convention internationale (CAT) en 2000. Ce protocole autorise les visites régulières, par un comité international (SPT), des postes de police, centres de détention et prisons du pays. Il engage aussi les autorités à créer une commission locale indépendante jouant un rôle de surveillance. « Commission qui n’a toujours pas été créée » et dont les modalités de création suscitent une « controverse », observe ALEF dans ce rapport. De plus, le Liban n’a pas encore mis en place des lois locales criminalisant la torture, ni même définissant cette dernière.
Par ailleurs, « les autorités judiciaires n’ont, jusque-là, mené aucune enquête concernant les allégations de pratiques de torture à grande échelle contre les réfugiés palestiniens et les membres du groupuscule du Fateh al-Islam, durant le conflit de Nahr el-Bared, en 2007 », indique ALEF. De même, « les lois domestiques ne protègent toujours pas les réfugiés ni la main-d’œuvre migrante », à l’heure où Liban n’a pas ratifié les conventions internationales les concernant. Maher Succar, un réfugié palestinien, en a fait les frais. Arrêté en 2009 par les FSI, transféré au ministère de la Défense à Yarzé, sauvagement torturé et isolé, privé de contact avec sa famille et son avocat, il a signé des aveux sous la contrainte. Aveux qu’il n’a jamais eu l’autorisation de lire. Suite à ces aveux, extirpés sous la torture, selon ALEF, il a été accusé notamment « de former un gang armé dans l’objectif de commettre des crimes » et de « saper l’autorité de l’État ».
 
Conditions de détention révoltantes
Aujourd’hui, l’adoption par les Forces de sécurité intérieure (FSI) d’un nouveau code de conduite à l’égard des détenus semble être à l’ordre du jour, indique le rapport. Mais « aucun mécanisme d’application n’a été annoncé à ce sujet ».
Quant aux conditions au sein des prisons et des centres de détention, elles demeurent révoltantes, malgré les pressions de la société civile et des intervenants internationaux, œuvrant de pair avec les autorités locales. Le rapport d’ALEF observe que le transfert de la gestion des prisons du ministère de l’Intérieur au ministère de la Justice n’a toujours pas été appliqué. Il constate que le manque d’effectifs des FSI facilite l’émergence d’une catégorie de prisonniers baptisés « chaouiche », recrutés par les FSI pour certaines tâches. Une pratique qui accorde des privilèges à certains prisonniers au détriment d’autres. Au niveau de l’interrogatoire des détenus, ALEF constate aussi l’inexistence de dossiers officiels relatifs à ces derniers, mentionnant les conditions dans lesquelles a été mené chaque interrogatoire ou les noms des officiers qui ont entendu les détenus. « Des informations précieuses en cas de torture ou de maltraitance », note l’association.
La prison du ministère de la Défense, à Yarzé, est aussi montrée du doigt pour avoir été, en 2007, témoin de plusieurs cas de torture de prisonniers de Fateh al-Islam. Malgré les recommandations de la société civile, « aucune mesure n’a été prise pour améliorer la prison de Yarzé, dans le respect des lois locales et des standards internationaux », note le rapport. Également sur la sellette, le centre de rétention de la Sûreté générale, sous le pont Élias Hraoui à Beyrouth. Située sous terre, cette prison manque de lumière et d’aération. Elle abrite des étrangers, principalement des réfugiés et des travailleurs migrants, vivant en grande promiscuité. Ne reconnaissant pas le statut de réfugié, les autorités « pratiquent la politique de la détention arbitraire pour pousser ces derniers à accepter leur refoulement vers leur pays d’origine ». Et ce malgré le protocole d’accord signé entre la Sûreté générale et le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Signataire de la CAT, « le Liban est pourtant tenu par le principe du non-refoulement et ne peut extrader de réfugiés vers des pays où ils risquent la torture ».
Le rapport d’ALEF met en exergue, par ailleurs, le manque de formation des officiers des FSI sur les techniques d’interrogatoire et l’absence de ressources humaines et financières, comme causes significatives de la multiplication des cas de torture. « Le recours à la torture reste considéré comme le moyen principal pour soutirer des informations ».
ALEF ne manque pas non plus de dénoncer le manque d’indépendance des médecins légistes, dont l’intervention ponctuelle est liée au bon vouloir des officiers du centre de détention. Un médecin légiste qui a constaté un cas de torture « risque fort de ne plus être sollicité », et donc de ne plus toucher d’honoraires, observe le rapport.

Le règne de l’impunité
C’est sur la question de la violence dans la société libanaise et de son impact sur la torture au Liban que se penche l’autre rapport d’ALEF. Un document qui constate la prévalence de la violence, comme valeur sacrée, dans tous les aspects de la vie au Liban, qui relève aussi l’acceptation, par les Libanais, de la pratique de la violence dans leur vie quotidienne, et qui enfin observe que le recours à la torture est comme un instrument de pouvoir et une arme politique.
Dans ce contexte politique instable sur le plan sécuritaire, empreint de discours violents, de haine communautaire et de prolifération d’armes parmi les populations civiles, « l’application des lois demeure faible » et « les abus commis par les représentants des autorités restent impunis ». Ce qui encourage la pratique de la torture au Liban par les autorités, mais aussi son usage et sa justification « par différentes factions politiques et sociales » qui se permettent « d’infliger des sanctions sans avoir recours aux processus légaux », indique ALEF.
Le rapport ne manque pas de mettre l’accent sur l’importance des manifestations sociales de violence au Liban, comme la violence familiale, la sanction corporelle, les violations des droits de la main-d’œuvre migrante, la violence économique, la violence interpersonnelle, mais aussi la violence culturelle. « La situation politique actuelle exacerbe la violence sociétale », dit le rapport. Les populations, n’ayant pas confiance dans la justice étatique, se font souvent justice elles-mêmes. Le crime de Ketermaya en est l’exemple le plus abject.
Dans ce cadre, comment la violence dans la société libanaise peut-elle être liée à l’acceptation de la torture ? L’étude d’ALEF indique que dans certaines conditions, « la torture devient un instrument d’État et de forces politiques ». Elle précise, à ce propos, que « l’affiliation politique de certaines organismes sécuritaires fournit une couverture officielle à certaines pratiques contre des groupes, ce qui fait de la torture un outil politique ». « Que des abus ou des actes de torture bien spécifiques aient ou non été ordonnés, les indications montrent qu’ils étaient attendus et encouragés par des officiers supérieurs, affirme le rapport. Les officiers supérieurs et la hiérarchie doivent alors rendre des comptes pour n’avoir pas exercé la surveillance nécessaire. »
Un tableau malheureusement bien sombre, en totale adéquation avec le climat politique et sécuritaire ambiant.

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Chers et cheres, je vous prie de lire l’article de Janine jalkh qui a couvert pour l’Orient le jour la table ronde qui a eu lieu a l’Institut des Sciences Politiques sur les Intifadas arabes.

n’hesitez pas a lire et voir aussi,  les presentations que j’avais publie precedemment!

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/28/la-presentation-sur-les-reseaux-sociaux-et-les-intifadas-arabes/

 

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/26/les-reseaux-numeriques-au-service-des-intifadas-arabes-par-rita-chemaly/

 

texte de la presentation:

https://ritachemaly.files.wordpress.com/2011/04/table-ronde-isp-intifadas-arabes-et-ntic-par-rita-chemaly.pdf

Illustration de la presentation:

https://ritachemaly.files.wordpress.com/2011/04/arab-uprising-illustration-of-presentation-at-the-political-science-institute-by-rita-chemaly.pdf

 
Les intifadas dans le monde arabe : approches explicatives
Jeanine Jalkh

publié le dimanche 24 avril 2011
 

Conférence Comment expliquer ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe ? Quels sont les facteurs qui ont déclenché ces turbulences ? Telles étaient les questions soulevées lors d’une causerie organisée par l’Institut des sciences politiques (ISP) de l’USJ.

Sans prétendre apporter des réponses définitives au phénomène des révolutions en chaîne qui continuent d’agiter la scène arabe, les participants, deux professeurs d’université, Fahmiyeh Charafeddine et Raghid Solh, un syndicaliste, Ghassan Slaiby, et une experte en médias sociaux, Rita Chemali, se sont penchés sur la question en apportant des éclairages divers, de type social, politique et économique.

En essayant de répondre à la question de savoir comment ces révolutions ont débuté, Fahmiyeh Charafeddine, professeur de sociologie à l’UL, a mis en exergue ce qu’elle a appelé les « accumulations négatives » – le despotisme, les misères subsidiaires, l’exclusion etc. – et les accumulations positives – les nouvelles idées des droits de l’homme, la chute de l’URSS, le colloque de Pékin – au cours des soixante dernières années dans le monde arabe. C’est le brassage de ces accumulations contraires qui a conduit, à un moment donné, à l’explosion populaire, explique-t-elle.

Tout au long de son exposé, Mme Charafeddine insistera sur le caractère spontané de ces mouvements, « qui n’ont pas été médités intellectuellement », éludant la théorie du complot qui consiste à y voir une réaction téléguidée par l’Occident, plus particulièrement les États-Unis. Selon elle, l’apport des idées occidentales a été certes important, mais il faut reconnaître que le corpus idéologique des révolutions nationalistes et par la suite socialistes dans le monde arabe existait déjà. Il a largement contribué à donner naissance à un nouveau corpus qui a inspiré les nouveaux slogans des jeunes réformateurs, souligne-t-elle.

Politologue et conseiller à l’Institut Issam Farès, Raghid Solh s’est penché sur ce qu’il a appelé la dichotomie entre démocratie socio-économique et démocratie socio-politique. Une dichotomie qu’il juge fallacieuse, puisqu’en réalité elle servait l’intérêt des régimes despotiques dans la région. Après avoir expliqué l’échec du système néolibéral notamment en Tunisie et en Égypte (la privatisation n’aura profité qu’aux classes dirigeantes corrompues en affaiblissant le secteur public), système qui a élargi le fossé entre riches et pauvres, M. Solh a démontré comment les promesses de réformes politiques sont également restées de l’ordre du théorique. Et de conclure que les masses arabes ont fini par défier le statu quo en réclamant simultanément une justice sociale et un système de gouvernance démocratique.

Ghassan Slaiby, représentant au sein de l’Internationale des services publics, s’est penché pour sa part sur le rôle des syndicats dans les mouvements sociaux arabes récents. Il a relevé qu’à l’exception de l’Union générale des travailleurs tunisiens, de la Fédération générale des syndicats à Bahreïn et de différentes centrales syndicales marocaines, les centrales syndicales arabes ont appuyé les régimes politiques et n’ont pas participé aux mouvements sociaux. « Face aux centrales syndicales appuyant le pouvoir, des groupes ouvriers et des syndicats indépendants ou autonomes à l’égard des centrales et du régime politique ont participé aux mouvements. C’est ce qui apparaît manifestement dans trois pays jusqu’à présent : en Égypte, en Algérie et en Jordanie », a-t-il précisé.

Spécialiste des médias sociaux, Rita Chemali a présenté, de manière exhaustive, les différents médias numériques qui, a-t-elle dit, « ont constitué la pierre de voûte des mouvements sociaux ». L’intervenante a passé en revue les différents sites interactifs utilisés pour propager l’information, coordonner les mouvements des jeunes et inciter à l’action, « créant ainsi de nouveaux liens de solidarité et de sociabilité notamment pour contourner la censure ». La nouvelle génération de médias a également été fort utile par moments pour alerter sur les disparus lors des arrestations, voire pour les retrouver. Le rôle de ces médias a été certes primordial, mais il ne faut pas oublier que la révolution effective a bel et bien eu lieu dans la rue, a néanmoins souligné Mme Chemali.

 

publié par l’Orient le Jour

http://www.lorientlejour.com/catego…

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Funny, in Lebanon, News Papers do not always check the information they publish….

An example???

An Nahar, the 17 of may 2011 in the issue 24391 , Al Anwar , As Safir, issue 11888 date 17/5/2011,  Al Akhbar, El Mustakbal, issue 3999, al JoumhouriyaAl Liwaa:

they all published a news coming from the parliament commission for administration and justice, without being sure of the articles and dispositions  amended:

they all stipulated that article 16 disposition 2 of the social security law has been amended: whereas it is the article 26 of the social security law that has been amended, giving women a right for a “full” and complete salary during the 10 weeks of the maternal leave;

another disposition they copy pasted without verification is the article “572” and in fact it is the article  “562″ of the penal code and the abolition of the crime of honor in Lebanon….

wishing for the news to be more precise, and accurate, I clap my hands for the “unverified” copy paste of the sources!

Rita ….

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Lebanon: civil society mobilised for equal rights
Rita Chemaly
Beirut – On 20 March, the day before the Mother’s Day  in Lebanon, 30,000 people of all ages took the streets of Beirut chanting slogans and demanding the abolition of the country’s confessional system. This was the latest in a series of demonstrations that began on 27 February with 3,000 young people committed to demonstrating each Sunday for a secular Lebanon that guarantees equal rights for all its citizens.

Their demands are clear: demonstrators want a secular state, a personal status law that guarantees women’s rights, the end of Lebanon’s current system which allows religious sects to apply different civil laws on issues related to divorce or heritage, and the establishment of civil marriage.

Lebanese civil society seized the momentum from popular uprisings in the region to launch a campaign for the abolition of the confessional system of power-sharing between Lebanon’s different religious groups. Although the Preamble of the Lebanese Constitution stipulates that ”The abolition of political confessionalism is a basic national goal…”, due to the 1943 National Pact – an unwritten agreement – power sharing was established on a confessional basis where parliamentary seats are allocated on the basis of religion, and the highest positions are filled by people from specific sects: the president is always Maronite Christian, the prime minister always Sunni and the speaker of parliament always Shiite.

With 18 recognised religious communities, laws on personal status that deal with marriage, divorce, adoption, child custody and inheritance are handled by different religious courts run by each community. Druze, Shiite and Sunni citizens each apply different interpretations of sharia (Islamic principles of jurisprudence). And the Orthodox and non-Orthodox Christian communities apply different versions of canon law. Most of these laws tend to favour the rights of men and stress patriarchal values.

This system of different courts results not only in unequal application of the law when it comes to men and women, but also amongst Lebanese women themselves. For example, Sunni and Shiite courts allow men to enter into polygamous relationships, while Druze and Christian courts do not. Divorce is prohibited in Catholic courts, whereas it is permitted in Sunni, Shiite and Druze courts.

Those who opt for civil marriages outside of Lebanon face another challenge. Many personal status laws disallow marriages if one person in a couple is from a different religious community. And because there is no civil marriage in Lebanon, many religiously mixed couples that do not believe in religious marriage or couples where one partner does not want to change his or her religion, are obliged to travel to neighbouring countries like Cyprus or Turkey.

Pursuant to Article 25 of decree No. 60/1936, the couple’s marriage is recognised in Lebanon but governed by the civil law of the country where it was conducted – a legal headache for Lebanese judges who must therefore be familiar with the civil code of the country where the marriage was conducted in order to resolve any legal issues.

Various attempts to institute one civil code pertaining to the status of the individual, even as an optional measure, have failed due to a political and social system based on confessional power-sharing.

However, civil society has decided to act. A vast roadside billboard campaign was launched in March by the KAFA (which means enough in Arabic) network which brings together various women’s associations and organisations. The aim of this campaign is the full implementation of Article 16 of the UN Convention on the Elimination of All Forms of Discrimination against Women which clearly stipulates equality between men and women as far as marriage is concerned and at the spouse’s discretion. KAFA advocates that all Lebanese people be subject to the same personal status laws, which guarantee women the same rights and obligations in marriage, inheritance, divorce, alimony and custody afforded to men under the Lebanese Constitution and gender-sensitive international agreements.

A unified civil code on personal status would put an end to existing inequalities between men and women, and among Lebanese women of different confessions, and is the first step in upholding the constitutional aim of abolishing political confessionalism.

* Rita Chemaly is a social-political researcher and author of Spring 2005 in Lebanon, Between Myths and Realities. She won The Samir Kassir Award for Freedom of the Press in 2007 and blogs at www.ritachemaly.wordpress.com. This article was written for the Common Ground News Service (CGNews).
Copyright permission is granted for publication.
Pour Lire l’article en langue anglaise:

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/06/lebanon-civil-society-mobilised-for-equal-rights-rita-chemaly/

Pour Lire l’article en langue arabe:

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/11/

Pour la version francaise:

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/11/liban-societe-civile-mobilis-l%E2%80%99egalite-des-sexes-rita-chemaly/

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Une campagne née récemment au Liban, mobilise les citoyens a protester le dimanche, lors d’une marche pacifique contre le système confessionnel libanais. Je veux et Aspire aussi a être directement liée a mon Etat, Ma Nation et Non a ma communauté!

Donc,

Oui, je soutiens cette initiative, Je répete, je Veux être Egale a tous et toutes dans mon pays. Sans discrimination de race, de religion, de confession, de nationalité, de statut social. Bek, Cheikh ou autre. Sunnite, Catholique, Chiite, Maronite ou autre. Homme, Femme ou autre.

A vous de voir le Poster qui circule sur la toile.

Rita!

©  Rita Chemaly. www.ritachemaly.wordpress.com

Appel a la mobilisation contre le système Confessionnel Libanais

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A great news I have received this morning, is that Ali is free.

Ali has blogged about Bahreini’s issues. And he was arrested and tortured, and imprisoned.

The good thing in this story that the minister of foreign affairs in Bahrein Khalida khalifa , is a user of Twitter, and social devices.

He reads the posts, and is connected to the social networks, I hope that he helped in freeing Ali, and will continue to help the freedom of speech in Bahrain.

During the workshop held in Morocco, organised by ASWAT , the bloggers ( MENA network) took Ali’s case as their case and tried to see how they can organise and advocacy campaign to free him.

Many e-activists as Nasser, Hisham, and others, had many ideas:

Nasser in Budapest at the google conference, distributed widely  the sticker ” free Ali”

Hisham took pictures of all the participants with a banner Free Ali…. I have one too!

the e-activists created a blog, on WordPress to cover Ali’s story, and a group on Facebook to keep in touch with all those who joined the campaign.

twitter and other devices were also used!

Arab People are voicing out their needs, No one can stop them from expressing their social , religious, economical, and political frustration.

With their Actions, protests, campaign, sit in, blogging and else, they are being able to tell their regimes and governments what they Want and the way they want to do it!!!

Good job guys and Girls!

Good job connected people, and people on this planet!!

Rita!!!

Ali Abdulemam Bahreini Blogger

For more information, again on Ali’s story do not hesitate to visit the blog and the facebook group  Free Bahraini Blogger Ali Abdulemam!

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The People (We the People) are playing the most important role in the Arab World.

In Lebanon in 2005, peaceful collective actions by a huge mass of mobilized citizen were able to make a cabinet Leave, and the Syrian army leave, and the independence of Lebanon Be. The story of the Lebanese spring was made in 2005 by the people, the young, the university youth, and the help of a coalition of political forces.

In Tunis a boy that had a university degree was able by his nonetheless violent action (burn himself) to mobilize his fellows against an unbearable social situation. Judges, doctors, women and men, without sexual differences, or gender and class differences demanded that the dictator leave.

In Egypt few of what I call” e-activists” were able to organize marches, and protests, in a closed system,  that usually close roads, follow activists in metro-stations, and intimidate all kind of opposition, by a well formed police against all kind of Human rights of speech and group.

Those few e-activists were able to mobilize millions of people in Egypt and in the World for their cause against the Regime of Mubarak, they were able by their tenacity and will to down the pharaoh, even against the will of first  “class” nations, that were lobbying for a smooth transition, forgetting that people’s lives were cut in an un-smooth manner!

In Yemen, People are trying to remove a dictator from its place, a well kept place since years and decades.

In Bahrein, bloggers and activists are being arrested, and tortured and intimidated with allegations on them being terrorists,

People have been killed while they were protesting in a beautiful square, the pearl square in a peaceful way;

In Libya the story is the same, massive protests are being organized, the voices are loud and clear, No to a Bloody regim, No to Dictatorship”…

But as in Tunis, in Bahrein, in Egypt, unarmed demonstrators are being massacred. This time not only, with horses and “baltajy” but with planes. The dictator is using the pilots of the Nation, to crush the multiplication of the non violent democratic movements that are occupying multiple streets in many cities by the people of the Nation.  Unarmed demonstrators are tortured, killed, firebombed, molested, and the synonyms are many, and the bloody actions of the dictator’s are many… but the People will decide What they want, the Way they want.

People of all Nations, decades of tyranny, brutality, despotism, nepotism, are over, When you the People declares a Game Over.

We did it once in Lebanon, but our system, the political system needs a change, a complete make over, and we will voice out our frustration,  against a political forces that are playing with our well-being, we will say like you Game Over with the bad social Situation we are all living.

rita!

©  Rita Chemaly. www.ritachemaly.wordpress.com

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Social media activists have been arrested in Lebanon.
they wrote defamatory commentary about the Lebanese President!
Censure sur la toile?
what are “they” searching for? they aren’t the bloggers, but the judiciary power!
knowing that the e-reputation of no one has been touched!
can we do something?
remembering Emile Lahoud and the long list of defamatory articles, posts, caricature written abt him…
should We say Rizkallah 3a ma mada?
here is the french article talling abt the arrest and a campilation of news and blogs abt it:
Rita Chemaly
L’ORIENT LE JOUR:
Trois jeunes aounistes arrêtés pour diffamation contre Sleiman sur Facebook


Libertés C’est une première au Liban ! Trois jeunes aounistes ont été arrêtés pour diffamation contre le président de la République pour des opinions exprimées sur… Facebook. Hier, cette affaire soulevait de nombreuses questions sur la nature de l’intervention de l’État sur Internet.

Le procureur général près la Cour de cassation, le juge Saïd Mirza, a ordonné hier l’arrestation de trois personnes accusées de diffamation contre le président de la République Michel Sleiman sur Facebook. Selon notre chroniqueuse judiciaire Claudette Sarkis, les trois jeunes hommes sont Naïm Georges Hanna (27 ans), Antoine Youssef Ramia (29 ans) et Chebel Rajeh Qassab (27 ans), ils feraient partie du mouvement aouniste et leur dossier a été transféré au parquet. Le juge Mirza a également émis un avis de recherche et d’amener à l’encontre d’un quatrième homme, Ahmad Ali Chouman, sur base des mêmes accusations.
Interrogé par notre chroniqueuse judiciaire, le juge Mirza a précisé qu’il est de ses prérogatives d’initier une action « spontanément », suivant le code pénal et la loi des imprimés, en cas de calomnie contre le président de la République. « Je ne suis proche d’aucune partie ni d’aucune personne, a-t-il assuré. C’est suivant ma seule appréciation que je décide de saisir le parquet. Il est de mon devoir d’agir quand le président de la République est attaqué, et j’ai lu des propos très durs (sur Facebook) à son encontre. »

Pour sa part, le bureau du ministre de la Justice Ibrahim Najjar a publié un communiqué dans lequel il estime que « ce qui a été écrit dans certains médias fait l’amalgame, d’une part, entre les libertés de presse, de parole et d’expression politique, qu’il faut préserver et, d’autre part, entre les crimes liés à la diffamation et à la calomnie, notamment celles qui touchent le chef de l’État ». « Les écrits, les qualificatifs et les termes peu convenables, diffusés sur Internet, sont passibles de poursuites et de sanctions, dans les cas où les règles de la loi sur les imprimés s’appliqueraient, ajoute le texte. La liberté des médias au Liban et dans tout pays civilisé atteint ses limites quand son contenu n’est que pure calomnie et vise à saper l’institution du président de la République, le chef de l’État ». Le communiqué précise que dans ce cas, « il était des prérogatives du juge concerné d’agir spontanément pour poursuivre les contrevenants, les faire arrêter et les transférer devant le tribunal compétent ».
Par ailleurs, une vague de protestations pouvait d’ores et déjà être constatée sur le réseau social Facebook hier. Des groupes se sont formés pour protester contre les arrestations et appeler le chef de l’État à mettre un terme aux poursuites.
Le député Nabil Nicolas s’est étonné de cette vague d’arrestations arbitraires contre des étudiants et des jeunes pour leur « crime de s’être exprimés librement ». « Le juge Mirza ferait mieux de lutter contre le vrai crime, quand des victimes non armées tombent sous les balles de tueurs, ou alors contre le fléau de la drogue qui sévit dans notre société », a-t-il poursuivi. Tout en réaffirmant son attachement à la protection de la présidence de la République, il a appelé le chef de l’État à « intervenir immédiatement pour que ces jeunes rentrent chez eux, suivant le principe de liberté que leur assure la Constitution ». Le député a déclaré qu’il allait suivre personnellement le cas de ces jeunes hommes jusqu’à leur libération.

FRANCE 24:
Lebanon arrests three for alleged Facebook slander of president
Lebanon arrested on Monday three people who allegedly used the  social networking website Facebook to slander President Michel Sleiman,  pictured in 2009, a judicial source said.

Lebanon arrested on Monday three people who allegedly used the social networking website Facebook to slander President Michel Sleiman, pictured in 2009, a judicial source said.

AFP – Lebanon arrested on Monday three people who allegedly used the social networking website Facebook to slander President Michel Sleiman, a judicial source said.

“General prosecutor Said Mirza ordered the arrest of Naim George Hanna, 27, Antoine Youssef Ramia, 29, and Shebel Rajeh Qasab, 27, after authorities interrogated them on charges of libel, slander and defamation against the president on Facebook,” the source told AFP on condition of anonymity.

Mirza also issued a warrant for the arrest of a fourth Lebanese, Ahmed Ali Shuman, on the same charges.

By law, Lebanon’s general prosecutor must take action in any case of libel, slander or defamation against the president or any “sister state” of Lebanon regardless of whether a plaintiff comes forward to press charges.

The justice ministry said the case met the requirements for a slander and defamation lawsuit, adding “media freedom in Lebanon and any civilised country reaches its limits when the content is pure slander and aims at undermining the head of state.”

“The inappropriate comments published on websites are subject to prosecution and punishment as they meet the requirements for litigation as stipulated in the media law and penal code,” the statement said.

The original Facebook posts were not accessible on Monday.

Freedom of Expression Lands 3 in Roumieh

28 Jun

Quantcast

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To avoid being arrested, and being unable to go to Carl Cox this weekend, David Guetta on the 17th and the Gorillaz on the 20th, and of course study for my MCATs (which I started today, yay me!) I will not say anything insulting any elected figure in the Lebanese government.

However, the silence in the Lebanese circles has made me uneasy, and I want to share with you some questions that are causing alarm on behalf of many individuals informed on the matter.

Why this has not made enough buzz, I’m not sure, but I attribute it mainly to the unreliable, biased and pitiful journalism on behalf of TV stations and other media outlets which focus on finding ways to incriminate the side opposing their political beliefs instead of getting the facts and allowing people to understand what happened.

I would like to ask, not state or adopt any statement, several questions which I will leave for you to answer:

  1. Have the officials who arrested the individuals who mentioned the esteemed President of the Lebanese Republic on Facebook been promoted or given a raise for their investigative prowess?
  2. Have the arrested suspects been properly questioned and processed after extended incarceration given the overwhelming threat to Lebanon and Lebanese society?
  3. Does the esteemed President of the Republic know what has happened, given his extremely busy schedule and preoccupations?
  4. If the esteemed President of the Republic knows of these prisoners, does he support their arrest?
  5. Were the loved ones of those arrested informed, because the preferred method would be secretly abducting them and allowing the parents and families to practice espionnage and search and rescue?
  6. Have real crimes like murders and rapes been so vehemently pursued? Cause this is a far greater and more urgent topic and all Lebanese authority resources should be poured into this effort to suppress speech
  7. Was President Emile Lahoud exempted from that law? Cause back then, the trending topic in Lebanese politics was bashing presidents, it’s fascinating how it is a seasonal law…
  8. Will this law be changed, or be enforced and celebrated by a Lebanon that has no problem when freedom means prostitution or drugs, but cracks down relentlessly on online comments?
  9. The final and most important question is, is the government hiring people for this new oppressive branch of ‘law’ enforcement? Cause I’d love to get paid to read blogs and Facebook profiles to incriminate people!

HERE IS THE LETTER ADDRESSED BY A BLOGGER TO THE PRESIDENT SULEIMAN:

Dear Mr. President,

It is unfortunate, on so many levels, that 3+ people have been arrested for insulting you on Facebook.

And that the Minister of Justice Ibrahim Najjar has defended and encouraged the arrests.

And that the media uproar is at most tepid.

And that you have not intervened to right the wrongs that have been committed.

This at a time when:

– forest fires are raging
– Saida’s landfill stands tall
– israeli planes are buzzing
– israeli spies are running amok
– traffic accident fatalities are soaring
– oil has been ‘discovered’ along the Lebanese coast
– gun-toting football fans pull the trigger with impunity
– electricity rationing and tire burning have become pass-times
– the unrelenting tourist surge is overwhelming our infrastructure
– trigger-happy millionaires escape prison and remain above the law
– the government is fighting to pass an unconstitutional e-transactions law
– I still pay 45$ for a 512/128 kbps DSL Internet connection with a 4 GB cap
– over 25% of the population live below the poverty line (less than 4$ a day)
– we are uprooting 800 yo olive trees from the South to plant them in our villas
– Lebanon has dropped to 130 of 180 in the global corruption index, worse than Syria and equal to Libya

Dear Mr. President,

What has become of our much envied freedom of speech?

Blog Post 1: Freedom of Expression Lands 3 in Roumieh
CPI: Corruption Perceptions Index 2009
AFP + France24: Lebanon arrests three for alleged Facebook slander of president
Lebanon Files: Arabic language news flash
Tayyar: Arabic language commentary

al akhbar:

يدي الرئيس، هلاَّ تطلب البراءة…

جان عزيز
سيدي الرئيس،
أخاطبك بلا لقب الفخامة. أولاً لأنك تدرك أن فيه شيئاً من شخصانية زمن السلطنة وتأليه الدول الكلّيانية… فيما أنت لا تحتاج إلى لوثة من دول الوصايات التي تعاقبت.
… وبلا لقب ثانياً، لأنك تعرف بلا شك، أن تلك «الفخامة»، مع سواها من الألقاب البائدة، قد ألغيت رسميّاً قبل 13 عاماً، في عهد سلفك الراحل الياس الهراوي. حتى إن كثيرين يجزمون بأن تلك الخطوة، كانت العمل الوحيد الجيد الذي حققه… والتذكير بذلك ضروري. نظراً إلى إصابة ناسنا بوباء فقدان الذاكرة. كيف لا، والبطريرك الماروني نفسه، هذا الذي أقفل أبواب بكركي للمرة الأولى في تاريخها، زمن ميلاد عام 1996، في وجه الهراوي، قيل لي إنه سيتسلم جائزة باسمه بعد أيام قليلة… وقيل إنّه سيتسلمها في حضورك أنت شخصياً، لتكتمل الفخامتان وغبطتنا معاً…
المهم سيدي الرئيس أنني أخاطبك لأمر آخر. وأنا أعلم أن لا علاقة بيننا، ولا مصالح، والأرجح لا ودّ ربما.
غير أن واجبي الإنساني والأخلاقي والوطني والمهني، يفرض عليّ مخاطبتك، لأقول لك إنني تلقّيت بالأمس رسالة من شاب لبناني موجود خارج لبنان للدراسة، يُعلمني فيها أنه بات مهدّداً بالاعتقال في حال عودته إلى وطنه، لسبب مرتبط بك أنت. واختصار المسألة، أنه وجَّه عبر الفايسبوك، ومعه نحو ثلاثين شاباً على الأقل، انتقاداً إلى شخصك الكريم…
كل ما أود قوله، أمران اثنان:
أولاً، أن أؤكد لك، ولذاك المدعي دفاعاً عنك أو باسمك أو ذوداً مزعوماً عن مقامك، أن ما يسمى حصانة في قوانيننا الوضعية، هو انتهاك صارخ لحقوق الإنسان. وأن لا مشروعية لأي ضابط قانوني وضعي، إلا في مدى احترامه للحقوق الطبيعية. وأولها حرية التفكير، التي هي نفسها حرية التعبير وحرية الإعلام. هذه الحرية التي لا إطار مرجعياً لها في عالمنا المعاصر، إلا الإعلان العالمي لحقوق الإنسان الذي يلتزم لبنان به في مقدمة دستوره. وحتى لو لم يفعل، فهو ملزم به، وفق منطق «قانون المسلّمات». ولا قيد لهذه الحرية، إلا في حدود ما نصّت عليه المادة الـ29 من الإعلان نفسه، لجهة «تحقيق المقتضيات العادلة للنظام العام والأخلاق في مجتمع ديموقراطي». هذه المادة هي من اجتراح عظيمين: رينيه كاسان وشارل مالك. وهي وحدها ترسم الحدود بين الحرية وضابطها. وهي بالتالي تؤكد أن ما قام به الشباب الملاحقون باسمك سيدي الرئيس، ليس تجاوزاً لحق طبيعي لهم. فلا انتقادك خروج عن النظام العام، ولا مخالفتك الرأي انتقاص من مقتضى المصلحة أو الأخلاق، ولا ملاحقتهم تجري في «مجتمع ديموقراطي» قطعاً…
السبب الثاني الذي يدعوني إلى مخاطبتك سيدي الرئيس، هو أن ملاحقة هؤلاء الشباب، دون سواهم، تشي بنوع من الانتقائية، أو حتى الجبانة في التصرف، ممن أقدموا عليه.
فلماذا لم يبادر ذلك المدعي مثلاً، إلى ملاحقة وئام وهاب، يوم أطلق فيك معلقات من وهابياته الموثوقة والموثقة، فرددت عليه بتكثيف الوئام؟ ولماذا لم يلاحق ذاك المدعي سمير جعجع، حين قال علناً، إنه يعدّك رئيساً غير وفاقي؟
ولماذا لم يلاحق ذلك المدعي، حسن صبرا في وقت سابق، يوم كتب، أسود على أبيض، رأيه في اعتبارك «الرئيس السوري الذي سيعين على لبنان»؟
ولماذا لم يتحرك ذلك المدعي، أمام الحملات العنيفة التي قام بها أفراد من عائلتك، وأرجِّح تجدّدها غداً، على الفايسبوك نفسه، ضد سياسيين وصحافيين ومواطنين؟
إن تصرفاً كهذا سيدي الرئيس، من المدعي باسمك، يوحي بسلوك من نوع الاستقواء على من يُعَدّ ضعيفاً، والاستضعاف أمام من يُتوهم قوياً. وهذا أسوأ أنواع سلوكيات البشر، فكيف بسلوكيات مسؤول؟
سيدي الرئيس، إذا كانت حرية الرأي جرماً، فسجّلني مع المجرمين. فأنا أصلاً، لم أكن إلا كذلك. واسأل ذلك المدعي، أن يضيف اسمي إلى لائحة الملاحَقين. وأؤكد لك أن اللائحة ستطول، وأن الوطن الصغير لن يتسع لأسمائها، إلا إذا ما تحوّل مرة جديدة في عهدك، سجناً كبيراً.
سيدي الرئيس، أنت من يحمل أثقال زمن الوصاية، وأثقال وصولك إلى قيادة الجيش، كما وصلت، وانتخابك رئيساً كما انتُخبت، نربأ بك، لأنك الرئيس اليوم، أن تضيف ثقلاً جديداً…
ما العمل؟ لو كنت مكانك، لأوعزت فوراً إلى ذلك المدعي ـــــ بلا تذرع بحرية قضاء ولا من يقضون ولا من يستقلون ـــــ ليطلب باسمك البراءة فوراً. البراءة، لا للشباب الملاحقين، بل البراءة لآمالهم وأحلامهم والتطلعات. وإلا فليطلب، باسمك أيضاً ودوماً، البراءة منها…
مع تقديري وبراءتي.

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dears, a new petition is circulated,

the aim: a state of law with a free press, if you wish to

read it, and/or sign it, please feel free!

http://otv.epetitions.net/

RITA CHEMALY

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In a basement opposite the Palace of Justice, the General Security tortures with impunity

On Friday, Ammar Al Zubeidi, 35, an Iraqi refugee detained arbitrarily for a year and a half for illegal entry into Lebanon, who was about to be resettled in a third country, was allegedly expelled to Iraq. One case among many others…

While he was initially sentenced to one month and a half in prison, Ammar Al Zubeidi was imprisoned in Jezzine prison then in Roumieh prison without any legal justification nor news from his family, before undergoing hell at the hands of the General Security. Imprisoned three months in the underground cages that serve as a retention center to the General Security, Ammar Al Zubeidi had called CLDH several times, desperate and exhausted, before finally being prevented from contacting our organization.

CLDH had managed to briefly meet him on April 12th in the presence of officers of the General Security. He was presenting signs of severe physical and mental deterioration, his complexion was yellow and he was confused. The UNHCR and the lawyers having no access to the retention center, he had not been informed in time that the interview for resettlement was scheduled on May 19th.

This practice of the General Security, which consists in keeping the refugees in its retention center underground, and making them suffer all sorts of hardships and humiliations without real external control in order to make them sign their “voluntary repatriation” to their countries of origin despite their refugee status granted by the UNHCR, strictly corresponds to the definition of torture under the terms of the Convention against Torture, ratified by Lebanon in 2000.

Moreover, this practice constitutes a violation of Article 3 of CAT, which prohibits the deportation of anyone to a country where he/she is at risk of torture.

CLDH demands that all refugees illegally detained in Lebanese prisons be released without any delay, that an agreement be reached between the UNHCR and the Lebanese authorities on the status of refugees, that the practice of torture by the General Security stop immediately, that a mechanism for effective control of this facility be introduced, and that a new retention center that respects human rights be open.

Regarding Ammar Al Zubeidi, CLDH holds the Lebanese authorities directly responsible for the fate that he might suffer in Iraq and urges the Ministry of Interior to take with the Iraqi authorities all necessary steps to ensure his legal return to Lebanon and allow him to appear on May 19th to his resettlement interview.

Beirut, April 26, 2010

في طابق سفلي مواجه لقصر العدل: الأمن العام يعذّب ويفلت من العقاب

كان اللاجئ العراقي “عمار الزبيدي” سيُساق إلى “العراق” نهار الجمعة، علمًا أنّ هذا اللاجئ البالغ من العمر 35 سنة، والمحتجز تعسفيًا منذ أكثر من سنة ونصف لدخوله لبنان بصورة غير شرعية، كان على وشك إعادة توطينه في بلد ثالث. وتشكل هذه الحالة نقطة في بحر حالات أخرى؛

ففي حين حُكم على “عمار الزبيدي” في البداية بالسجن لمدة شهر ونصف، ما لبث أن سُجن في سجن “جزين”، ثم أُرسل إلى سجن “رومية” بدون أي مبرر قانوني، وحتى بدون إعلام عائلته، وأخيرًا ذاق مرارة الجحيم تحت أيادي الأمن العام. وقد قبع “عمار الزبيدي” في أقفاص سفلية تشكّل مركز الاحتجاز التابع للأمن العام، لمدة ثلاثة أشهر، اتّصل فيها بالمركز اللبناني لحقوق الانسان عدة مرات، بدا خلالها يائسًا ومنهكًا. ولكن سرعان ما مُنع عن الاتصال بمنظمتنا.

واستطاع المركز اللبناني لحقوق الانسان أن يجتمع بالمحتجز لفترة وجيزة في 12 نيسان/آبريل، وذلك بحضور ضباط من الأمن العام. وفي ذلك اللقاء، بدا أنّ صحته الجسدية والنفسية متدهورتين جدًا، فوجهه كان شاحب اللون، وترتسم عليه ملامح الحيرة .
وبما أنّ دخول مركز الاحتجاز ممنوع على كلّ من “المفوضية السامية للامم المتحدة لشؤون الآجئين”، والمحامين، لم يبلّغ أنّ مقابلته المتعلقة بإعادة توطينه قد تقررت في 19 أيار/مايو إلا بعد فوات الأوان.

وبالاستناد إلى اتفاقية مناهضة التعذيب التي صادق عليها “لبنان” سنة 2000، يُلاحَظ أنّ تصّرف الأمن العام ينطبق عليه تمامًا تعريف التعذيب كما ورد في هذه الاتفاقية، إذ إنّ الأمن العام يبقي المحتجزين في مركز الاحتجاز السفلي التابع له، ويعرضهم لشتى أنواع الحرمان، والإهانات، بدون أي رقابة خارجية حقيقية، وذلك بغية حملهم على التوقيع على أوراق “العودة الطوعية” إلى بلدان المنشأ بدون الأخذ بعين الاعتبار بأنّ ” تعترف بهؤلاء المحتجزين كلاجئين.

وعلاوة على ذلك، يشكل تصرف الأمن العام انتهاكًا للمادة الثالثة من اتفاقية مناهضة التعذيب التي تحظر ترحيل أي شخص إلى بلد يواجه فيه خطر التعذيب.

ويطالب المركز اللبناني لحقوق الانسان بالإفراج بدون أي تأخير، عن كلّ اللاجئين المعترف بهم، المحتجزين بطريقة غير شرعية في السجون اللبنانية ، وبأن تتوصل الدولة اللبنانية والمفوضية السامية للأمم المتحدة لشؤون اللاجئين” والسلطات اللبنانية إلى اتفاق حول وضع اللاجئين، كما وأنّ المركز يناشد بالإيقاف الفوري لشتى أنواع التعذيب التي يمارسها الأمن العام، بالإضافة إلى وضع آلية فعالة لمراقبة مركز الاحتجاز هذا وانشاء مركز احتجاز آخر يحترم حقوق الإنسان .

ويحمّل المركز اللبناني لحقوق الانسان، السلطات اللبنانية المسؤولية المباشرة والكاملة، لأي ضرر قد يلحق بمصير “عمار الزبيدي” لعودته إلى “العراق”، ويطالب المركز من وزارة الداخلية العمل مع السلطات العراقية لاتخاذ الخطوات الضرورية كافة، من أجل ضمان عودته القانونية إلى “لبنان”، حتى يستطيع حضور مقابلته عن “إعادة التوطين” المقررة انعقادها في 19 أيار/ مايو.

في “بيروت” ، في 26 أبريل/نيسان2010
By CLDH

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qui sommes nous, arabe?

sommes nous unis?

pas vraiment, non au fait nous sommes desunis chacun cherchant son propre interet, laissant a cote des populations mourir, s’appauvrir et deperir entre des murs barbeles, des murs de fer,

encore plus, je suis arabe? moi je suis libanaise, de culture francaise, prire, je me reconnais pas arabe? peut etre pas, peut etre oui, pour la generosite, l’emphase voire mes sempiternels: inchallah…

d’autres considerations , ecrite en langue arabe dans un beau peome de l’auteur Libiyenne: je le partage avec vous…

voila un tres beau poeme en langue arabe,

une arabe,

Libre, Croyante, et fiere d’etre elle meme…

je vous laisse savourer…



بقلم الشاعرة الليبية ردينة الفيلا

انتزع مني بطاقتي الشخصية

ليتأكد أني عربية


وبدأ يفتش حقيبتي وكأني أحمل

قنبلة ذرية



وقف يتأملني بصمت … سمراء وملامحي


ثورية

فتعجبت لمطلبه وسؤاله عن الهوية

كيف لم يعرف من عيوني أني عربيه

أم أنه فضل أن أكون أعجمية

لأدخل بلاده دون إبراز الهوية

وطال انتظاري وكأني لست في بلاد عربية

أخبرته أن عروبتي لا تحتاج لبطاقة شخصية


فلم انتظر على هذه الحدود الوهمية؟

وتذكرت مديح جدي لأيام الجاهلية

عندما كان العربي يجوب المدن العربية

لا يحمل معه سوى زاده ولغته العربية

وبدأ يسألني عن أسمي … جنسيتي


وسر زيارتي الفجائية


فأجبته أن اسمي وحدة

جنسيتي عربية … سر زيارتي تاريخية

سألني عن مهنتي وإن كان لي سوابق جنائية

فأجبته أني إنسانة عادية

لكني كنت شاهدا على اغتيال القومية

سأل عن يوم ميلادي وفي أي سنة هجرية

فأجبته أني ولدت يوم ولدت البشرية

سألني إن كنت أحمل أي أمراض وبائية

فأجبته أني أصبت بذبحة صدرية

عندما سألني ابني عن معنى الوحدة العربية

فسألني أي ديانة أتبع الإسلام أم المسيحية

فأجبته بأني أعبد ربي بكل الأديان السماوية

فأعاد لي أوراقي حقيبتي وبطاقتي الشخصية

وقال عودي من حيث أتيت

فبلادي لا تستقبل الحرية

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