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Posts Tagged ‘Egypt’

par Mona Chollet, mardi 12 mars 2013

« Les musulmans semblent éprouver un sentiment de puissance virile à voiler leurs femmes, et les Occidentaux à les dévoiler », écrivait l’essayiste marocaine Fatema Mernissi dans Le Harem et l’Occident (Albin Michel, 2001). L’engouement des médias français pour des figures comme les Femen ou Aliaa El-Mahdy, l’étudiante égyptienne qui, en 2011, avait posé nue sur son blog (1), offre une nouvelle confirmation de la justesse de cette observation. On a pu voir sur France 2, le 5 mars, un documentaire consacré au collectif d’origine ukrainienne implanté en France depuis un peu plus d’un an (2), et un autre intitulé Aliaa, la révolutionnaire nue sur Public Sénat pour le 8 mars, Journée internationale des femmes.

Tant pis pour les milliers de femmes qui ont le mauvais goût de lutter pour leurs droits tout habillées, et/ou d’offrir un spectacle moins conforme aux critères dominants de jeunesse, de minceur, de beauté et de fermeté. « Le féminisme, c’est ces femmes qui ont défilé dans les rues du Caire, pas les Femen ! Et sur ces femmes-là, je vois peu de documentaires TV », s’insurgeait sur Twitter, le 6 février dernier, la correspondante de France Inter en Egypte, Vanessa Descouraux. En France, les organisations féministes « se voient désormais plus souvent interpellées sur ce qu’elles pensent du mouvement d’origine ukrainienne que sur leurs propres actions » (3).

« Si tu montres tes nichons,
je reviens avec mon photographe »

Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias (4). »

Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. Elles ont donc déplacé les inscriptions (5)… Cet ordre des choses n’inspire pas d’états d’âme particuliers à Inna Chevchenko, l’Ukrainienne qui a exporté la marque Femen en France : « On sait de quoi les médias ont besoin, déclarait-elle en décembre à Rue89. Du sexe, des scandales, des agressions : il faut leur donner. Etre dans les journaux, c’est exister (6). » Vraiment ?

Certes, la militante féministe Clémentine Autain a raison de rappeler que « le happening, c’est dans notre culture. De la suffragette Hubertine Auclert, qui renversait les urnes lors des élections municipales de 1910 pour que les journaux de la IIIe République puissent avoir leurs photos trash à la Une, aux militantes du MLF qui balançaient du mou de veau dans les meetings des anti-avortement dans les années 1970, on sait aussi monter des coups (7) ! ». Ce mode d’action est aussi celui de l’association Act Up dans sa lutte contre le sida. Mais encore faut-il que derrière les « coups », il y ait un fond politique solide et bien pensé qui leur donne leur sens. Or, dans le cas des Femen, c’est peu dire que le discours ne suit pas. Quand il ne se révèle pas franchement désastreux.

Contre les vieilles femmes qui lisent des livres

La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian (8). Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.

Non seulement Chevchenko accepte cet ordre des choses, mais elle l’approuve (toujours dans The Guardian) : « Le féminisme classique est une vieille femme malade qui ne marche plus. Il est coincé dans le monde des conférences et des livres. » Elle a raison : à bas les vieilles femmes malades, elles ne sont même pas agréables à regarder. Et les livres, c’est plein de lettres qui font mal à la tête, bouh ! Auteur d’un excellent livre sur les usages du corps en politique (9), Claude Guillon commentait : « Le mieux intentionné des observateurs dirait que cette phrase exprime la présomption et la cruauté de la jeunesse. Il faut malheureusement ajouter pour l’occasion : et sa grande sottise ! En effet, et peut-être Inna aurait-elle pu le lire dans un livre, l’image des féministes comme de vieilles femmes coupées du monde (comprenez : et du marché de la chair) est un très vieux cliché antiféministe, qu’il est navrant de voir repris par une militante qui prétend renouveler le féminisme (10). » Depuis, les représentantes françaises du collectif ont cependant dû se résigner à sortir un livre d’entretiens (11) : « En France, il faut publier des textes pour être reconnu, légitime », soupire l’une d’entre elles (Libération, 7 mars 2013). Dur, dur.

Pour Rue89, Chevchenko résumait ainsi le discours des jeunes Françaises qui voulaient rejoindre les Femen : « Elles me disaient : “Les mouvements féministes qui existent déjà en France, ce ne sont pas des mouvements faits pour les jeunes femmes, mais pour des femmes intellectuelles qui ressemblent à des hommes, qui nient la sexualité, le fait qu’une femme puisse être féminine.” » A cet égard, il faut le reconnaître, les Femen marquent incontestablement un progrès. S’agissant d’une ancêtre comme Simone de Beauvoir, il a fallu attendre le centenaire de sa naissance, en 2008, pour la voir enfin à poil : c’était long. Mais la patience du monde fut récompensée : avec délice, Le Nouvel Observateur (3 janvier 2008) publia en couverture une photo montrant l’auteure du Deuxième sexe nue de dos dans sa salle de bains (12). Les Femen, elles, sont bonnes filles : elles mâchent le boulot (« femen » signifie d’ailleurs « cuisse » en latin, mais rien à voir, elles ont choisi ce nom « parce qu’il sonnait bien »). Après tout, ne soyons pas pudibonds : pour être féministe, on n’en a pas moins un corps, une sensualité, une vie sexuelle. On peut seulement déplorer que l’attente de toutes celles — et ceux — qui rêvent de se repaître des petites fesses de Jean-Paul Sartre dure toujours. Que fait Le Nouvel Observateur ? Les grands intellectuels n’auraient-ils pas, eux aussi, un corps, une sensualité, une vie sexuelle ? Pourquoi ne pas nous en faire profiter ? Pourquoi ne sont-ils pas, eux aussi, une denrée publique, que l’on peut exposer et commercialiser indépendamment de la volonté des intéressés ?

« Féminisme pop »

Après s’être attiré une large sympathie lorsqu’elles se sont fait agresser par les extrémistes catholiques de Civitas au cours de la manifestation contre le mariage pour tous, en novembre 2012, les Femen ont suscité de plus en plus de réserves et de désaveux — par exemple de la part du collectif féministe Les TumulTueuses, ou de l’actrice et réalisatrice Ovidie. Critiquées pour la caution qu’elles apportent à la vision du corps féminin forgée par l’industrie publicitaire, elles se sont défendues en publiant des photos de certaines de leurs membres qui s’écartent de ces canons. Le problème, c’est qu’on ne verra jamais celles-ci en couverture des Inrockuptibles, les seins en gant de toilette cadrant mal avec le « féminisme pop » que dit priser le magazine — ni dans Obsession, le supplément mode et consommation du Nouvel Observateur, pour lequel les Femen ont posé en septembre dernier. Et pas question d’arguer que ce n’est pas de leur faute : si elles voulaient être un minimum crédibles, elles devraient imposer la présence de ces membres lors des séances photo. « Quel peut être l’effet produit par cette photo de groupe [dans Les Inrockuptibles] sur les femmes moins jeunes, ou jeunes mais moins favorisées par le hasard génétique ? interroge Claude Guillon. Le même effet que le terrorisme publicitaire et machiste que le féminisme ne cesse de dénoncer. Cette photo est pire qu’une maladresse, c’est un contresens politique. »

Les dénégations répétées des membres du collectif ne suffisent pas, par ailleurs, à dissiper le soupçon d’une politique de la photogénie délibérée. Dans le livre Femen, l’une des fondatrices ukrainiennes déclare : « Nos filles doivent être sportives pour endurer des épreuves difficiles, et belles pour utiliser leur corps à bon escient. Pour résumer, Femen incarne l’image d’une femme nouvelle : belle, active et totalement libre. » Le féminisme, mieux qu’un yaourt au bifidus. L’une de ses camarades françaises invoque une « erreur de traduction » (13)…

Quoi qu’il en soit, en l’état actuel des choses, il n’est pas certain que les médias et le grand public fassent complètement la différence entre les Femen et la Cicciolina par exemple — précurseuse de la couronne de fleurs sur cheveux blonds —, ou la pin-up de la page 3 du quotidien britannique The Sun. Claude Guillon, encore : « “Au moins, me disait une jeune femme, depuis qu’elles se mettent à poil, on les écoute !” Que nenni. On les regarde tout au plus. Et lorsque les rédacteurs en chef en auront marre de mettre du nibard à la une (ça lasse, coco !), on ne les regardera plus. » Les journalistes de Rue89 sont elles-mêmes perplexes devant le succès d’audience du collectif : « Le premier article que nous avons fait sur les Femen était un “En images”. On y voyait simplement la photo d’une Femen devant la maison de DSK, seins nus. Trois paragraphes accompagnaient l’image. L’article a reçu 69 500 visites. C’est beaucoup. » Dans le fumeux « sextrémisme » promu par le groupe, il y a tout à parier que c’est surtout « sexe » qui fait tilter la machine médiatique.

Des médias devenus tous féministes ?

Le féminisme serait donc devenu consensuel, au point de faire la couverture de tous les journaux et d’avoir l’honneur de documentaires télévisés abondamment promus dans la presse ? Il faudrait être naïf pour le croire. L’intérêt pour les Femen s’avère parfaitement compatible avec l’antiféminisme le plus grossier. Ainsi, le 7 mars, Libération leur consacrait une double page ; cela ne l’a pas empêché de publier le lendemain, pour la Journée internationale des femmes, un numéro d’anthologie. Sous le titre « Du sexe pour tous ! », il a choisi de consacrer sa Une à l’« assistance sexuelle » pour les handicapés. La photo d’illustration montrait un handicapé au lit avec une « assistante » (blonde, souriante, incarnation de la douceur et de l’abnégation qui sont la vocation des vraies femmes), et non l’inverse : on a bien dit « Du sexe pour tous », pas « pour toutes ».

Pour le quotidien, ce combat s’inscrit dans le cadre de sa défense acharnée de la prostitution. En janvier dernier, déjà, il publiait le portrait d’un polyhandicapé qui militait pour le droit à l’« assistance sexuelle ». Comme le faisait remarquer sur son blog le cinéaste Patric Jean (14), cet homme avait cependant eu au cours de sa vie deux compagnes, et même des enfants, ce qui relativisait quelque peu l’argument de l’incapacité des handicapés à avoir une vie sexuelle. Histoire de compléter ce tableau de la femme selon Libé, le portrait de dernière page était celui de Miss France.

Même méfiance quand on voit Charlie Hebdo, bastion de l’humour de corps de garde, dont les dessins répètent semaine après semaine que la pire infamie au monde consiste à se faire sodomiser, c’est-à-dire à se retrouver dans une posture « féminine » (15), collaborer avec les Femen pour un numéro spécial (6 mars 2013). En couverture, le dessin de Luz reprend un visuel du groupe qui montre ses militantes brandissant une paire de testicules. Le cliché des féministes hystériques et « coupeuses de couilles », couplé à l’esthétique publicitaire : une bonne synthèse du produit Femen. Dans l’entretien qu’elle accorde à l’hebdomadaire satirique, Chevchenko déclare vouloir une société « où les femmes ont plus de pouvoirs que les hommes ». Bien bien bien.

Un pseudo-féminisme qui suscite un engouement général des plus suspects : en France, cela rappelle la bulle médiatique autour de Ni putes ni soumises, qui fut célébrée dans la mesure où elle permettait de renforcer la stigmatisation de l’islam et du « garçon arabe » (16). Deux ex-militantes de l’association, Loubna Méliane — assistante parlementaire du député socialiste Malek Boutih — et Safia Lebdi, ont d’ailleurs fait partie des premières ralliées aux Femen, avant de prendre leurs distances. La section française du groupe s’est installée à la Goutte d’Or, quartier parisien où vivent beaucoup de musulmans ou assimilés, et a annoncé son implantation par une affiche bleu-blanc-rouge qui rappelait curieusement les « apéros saucisson-pinard » organisés au même endroit en 2010 par des militants d’extrême droite.femen aliaa mahdi women rights

« Mentalité arabe » en Ukraine

Si l’anticléricalisme radical du collectif se comprend sans peine compte tenu du poids de l’Eglise orthodoxe dans la vie publique ukrainienne, ses porte-parole ont tendance à en franchir le cadre lorsqu’il s’agit de l’islam. L’une des fondatrices du mouvement, Anna Hutsol, a ainsi flirté avec le racisme en déplorant que la société ukrainienne ait été incapable « d’éradiquer la mentalité arabe envers les femmes » (17).

En mars 2012, sous le slogan « Plutôt à poil qu’en burqa », Femen France a organisé une « opération anti-burqa » devant la Tour Eiffel. Ses membres clament aussi que « La nudité, c’est la liberté », ou scandent : « France, déshabille-toi ! » Elles perpétuent ainsi un postulat très ancré dans la culture occidentale selon lequel le salut ne peut venir que d’une exposition maximale, en niant la violence que celle-ci peut parfois impliquer (18).

De nombreuses féministes leur ont objecté que, plutôt que d’affirmer la supériorité de la nudité, il vaudrait mieux défendre la liberté des femmes à s’habiller comme elles le souhaitent. Mais les Femen sont certaines de détenir la vérité. « On ne va pas adapter notre discours aux dix pays où s’est implanté le groupe. Notre message est universel », assure Chevchenko à 20minutes. Ce mélange de paresse intellectuelle et d’arrogance, cette prétention à dicter la bonne attitude aux femmes du monde entier, sont accueillis plutôt fraîchement. La chercheuse Sara Salem a ainsi reproché à l’étudiante égyptienne Aliaa El-Mahdy son alliance avec les Femen : « Si le geste de se déshabiller sur son blog pouvait être vu comme un moyen de défier une société patriarcale, il est problématique qu’elle collabore avec un groupe qui peut être défini comme colonialiste (19). » Mais pourquoi se remettre en question quand montrer vos seins suffit à vous assurer une audience maximale ?

(1) A la lumière de la remarque de Mernissi, le geste d’El-Mahdy est porteur d’une charge transgressive indéniable dans le contexte égyptien. Il lui a d’ailleurs valu des menaces intolérables. Mais le problème est que sa démarche, purement individuelle, reste impuissante à faire évoluer les mentalités dans son pays. Elle s’avère même contre-productive : en Occident, la jeune femme a été récupérée par des commentateurs dont les discours — ou les arrière-pensées — ne sont pas toujours bienveillants envers sa société d’origine.

(2) Nos seins, nos armes, de Caroline Fourest et Nadia El-Fani.

(3) « Femen, la guerre des “sextrémistes” », Libération, 7 mars 2013.

(7) « Le féminisme à l’épreuve du sextrémisme », M – Le magazine du Monde, 9 mars 2013.

(8) « Femen’s topless warriors start boot camp for global feminism », The Guardian, 22 septembre 2012.

(9) Claude Guillon, Je chante le corps critique, H&O, Paris, 2008.

(10) « Quel usage politique de la nudité ? », Claude Guillon, 7 février 2013. Ajout du 13 mars : lire aussi « “Sauvées par le gong” ? Femen, suite et fin » (12 mars).

(11) Femen, entretiens avec Galia Ackerman, Calmann-Lévy, Paris, 2013.

(12) Lire Sylvie Tissot, « “Une midinette aux ongles laqués” », Le Monde diplomatique, février 2008.

(13) « Femen : “Notre message est universel” », 20minutes.fr, 5 mars 2013.

(14) « Prostitution : Libération remet le couvert », Le blog de Patric Jean, 7 janvier 2013.

(15) Cf. Maïa Mazaurette, « Une remarque au sujet des caricatures “humiliantes” dans Charlie Hebdo », Sexactu, 20 septembre 2012.

(16) Nacira Guénif-Souilamas et Eric Macé, Les féministes et le garçon arabe, L’Aube, La Tour d’Aigues, 2004.

(17) « Femen, Ukraine’s Topless Warriors », TheAtlantic.com, 28 novembre 2012.

(18) Cf. « Femen ou le fétichisme du dévoilement », Seenthis, octobre 2012, et Alain Gresh, « Jupe et string obligatoires », Nouvelles d’Orient, Les blogs du Diplo, 20 mars 2011.

(19) Sara Salem, « Femen’s Neocolonial Feminism : When Nudity Becomes a Uniform », Al-Akhbar English, 26 décembre 2012.

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Second Call for Applications

A new Call for Applications for the MEDASTAR Programme has been launched. It will be open between December 10th, 2012 (12:00 p.m., Spanish time), and February 14th, 2013.

About MEDASTAR

MEDASTAR (Mediterranean Area for Science, Technology and Research) is a project that aims for broader co-operation between Europe, Egypt and Lebanon putting emphasis on science, technology and research.

The project is devoted to creating a mutual forum for scientific cooperation, acknowledgement and exchange. It takes into account the objectives (both general and specific) of the Erasmus Mundus Action 2 Strand1 (EMA 2-1) call and the objectives and expected results of Egypt and Lebanon as reflected in their national reports on the state and development of education.

MEDASTAR will actively respond to the needs of Egypt and Lebanon for higher education, in accordance with their level of development. Attention will be given to the promotion of equal opportunities and the values of democracy, the rule of law, respect for human rights and fundamental freedoms.

flyer egypt and lebanon to Europe universities

http://www.medastar.eu/press_kit/flyer_egypt_lebanon_to_europe.pdf

Scholarchips for academic exchange from europe to lebanon or egypt:

http://www.medastar.eu/press_kit/flyer_europe_to_egypt_lebanon.pdf

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Dear Readers,

 

Kindly find below the latest issue of the Middle East & North Africa Gender and Development e-Brief (No 125)  

 

Best regards, 
CRTD.A / IRIS

 

 

The Middle East &North Africa 
“Gender and Development E-Brief”
Issue #125
October 2012

 

NEWS & ARTICLES

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GENDER ACTIVISM

Iranian Women’s Rights Activists Stop the Registration of Anti-Women Tradition As ‘National Heritage’

Women on Waves Boat Makes First Trip to a Muslim Country, Morocco

 

GENDER BASED VIOLENCE

Syrian Refugee Women – High Risk of Violence in Lebanon

… and Refugees suffer from critical lack of women’s health care
Algeria TV boss convicted for sexual harassment

Child Marriage on Rise Due to Hunger in Niger

Woman Allegedly Raped By Police, Accused of “Indecency” in Tunisia...

… Public Support & President Apology for Alleged Police-Raped Victim

Maronite clergy unleashes unprecedented public attack on what they refer to as “the gender concept”

Ikea deleted women from Saudi version of catalogue

Women lose out on affordable housing in Gulf countries

Egypt teacher cuts girls’ hair for not wearing veil

 

GENDER & HUMAN RIGHTS

Oman Has Lowest Divorce

Women’s Day Video in Tunisia

In Yemen Women Say Lives Worse Since Revolution

Women & Children Refugees Flee Attacks in Sudan

Egypt’s Brotherhood top officials face investigation over attacks on women protesters
RESOURCES & CALLS

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
ANNOUNCEMENTS & CALLS

UN Joint Statement: “Adultery as a criminal offence violates women’s human rights”

 

 BOOKS & REPORTS

UN: Marrying Too Young, End Child Marriage Report

Arab Region: No Revolutions without Equality and Justice: The struggle for women’s rights in rethinking development in the Arab region

A frank discussion from woman to man

 

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ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
The MENA Gender and Development e-Brief receives material from various sources for its publication. Should you wish to refer to these sources/ sites directly, the list includes publications from: AVIVA, www.aviva.org, AWID: www.awid.org, Democracy Digest: www.freedomhouse.org, Development Gateway: www.developmentgatway.org, Dignity: www.dignity.org, e-Civicus: www.civicus.org, Eldis:www.eldis.org, ESCWA: www.escwa.org.lb, GDB: www.developmentex.com, Global Knowledge Partnership: www.globalknowledge.org, IGTN: www.IGTN.org, ILO: www.ilo.org One World: www.oneworld.net,Siyanda: www.siyanda.org, The Daily Star: www.dailystar.com.lb, The Drum Beat: www.comminit.com, The Soul Beat: www.comminit.com, The World Bank: www.worldbank.org, UNDP: www.undp.org, Wicejilist:www.wicej.addr.com, WLP: www.learningpartnership.org; WIDE: www.wide-network.org; IRIN News: www.irinnews.org, Women’s UN Report Network: www.wunrn.com, Women Living Under Muslim Laws:www.wluml.org
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Dear Readers,

Kindly find below the latest issue of the Middle East & North Africa Gender and Development e-Brief (No 123)

Best regards,  CRTD.A / IRIS

The Middle East &North Africa  “Gender and Development E-Brief”  Issue #123 August 2012

NEWS & ARTICLES

ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
GENDER ACTIVISM
Tunisians protest to demand legal protection of women’s rights

Lebanese protest against anal exams on suspected gays

Lebanese advocates ABAAD partner with men for gender equality

United Arab Emirates – First Women’s Museum

Libya – Women Win 33 Seats in National Assembly Elections

GENDER BASED VIOLENCE

Women Refugees Flee Conflict & Gender-Based Violence in Syria

Devil in the detail: abortion drug [misoprostol] banned in Turkey

Iran Obstructs Women’s Access to Education, Moves Closer to Segregating University Classes and Bars Women’s Entry to Certain Majors

And … Aggressive Enforcement by Morality Police as for the Women’s Dress Code in Iran

on the same issue you can read the previous article on how to wear a hijad in Palestine ( veil)

Women in Gaza: how life has changed

Several arrested as sexual harassment surges in Cairo

GENDER & HUMAN RIGHTS

Egypt’s Mursi appoints Christian man and two women for his cabinet

Women-Only Industrial Cities in Saudi Arabia

Women in Prison – Drama-Social & Personal Issues in Lebanon

Woman Triumphs over Disability – Inspiring Video

Women’s Land Rights – International Land Coalition 
 

RESOURCES & CALLS
ـــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــــ
ANNOUNCEMENTS
Women’s Right to Nationality Campaign Newsletter, Issue Zero 

UN Women congratulates the government and people of Tunisia

Development Index for Countries -Gender Equality Indicator?

CALLS

Call for Papers – Mapping FeministMovements, Moments,Mobilisations – 2013 Conference – Feminist & Women’s Studies Association, UK & Ireland (FWSA) 

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The Women’s Right to Nationality Campaign is pleased to introduce the zero issue of its new Nationality Newsletter.

The Nationality Newsletter seeks to highlight key news related to this advocacy campaign.  It also provides regular updates on the campaign’s activities seeking to reform the nationality law in Lebanon.

 

This ad hoc newsletter will also include a regular feature which provides information on important and relevant legal and administrative procedures of interest to Lebanese women married to non-nationals. Each issue will also profile one of the women leaders of the campaign in an effort to recognize the daily struggles of women in Lebanon in seeking justice, equality and an end to discrimination.

 

We hope that this newsletter will contribute to mobilizing more supporters for this just cause and to the recognition to women’s full citizenship rights.

 

To access this issue, kindly click the following link: http://crtda.org.lb/webfm_send/7

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here is the link to the new video of Chayef Halak….

a class of lebanese students try to define an ethiopian with a srilankan…. a house maid,

an egyptian is the worker at the gas station….

the sudanese is the concierge…

the arab guld guy, is the rich guy….

and to the question… what is a lebanese the class stop laughing and went silent…..

a video showing the perversion created by stereotypes in Lebanon….

http://www.youtube.com/watch?v=rv8aHGvhlvA

“We would like to thank all the young men and women who took part in this film. Please bear in mind that the answers given by them do not represent in any way their personal opinions, but reflect the general viewpoint of the Lebanese society.”

Rita Chemaly

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Dans l’austérité des casernes de police, après qu’on leur a intimé l’ordre de se déshabiller puis de se pencher en avant ou de s’accroupir, ils sont contraints de soumettre leurs parties anales à l’examen d’un médecin pour déterminer leur orientation sexuelle. Ils ? Des individus suspectés d’homosexualité, punie par la loi au Liban, pourtant jugé plus tolérant que d’autres pays arabes.

Cette pratique humiliante, connue dans les milieux homosexuels mais ignorée du grand public, vient d’être dénoncée par plusieurs associations libanaises. “Nous avons brisé le silence”, dit Nizar Saghieh, avocat engagé dans de nombreux combats de la société civile et fondateur de l’ONG L’Agenda juridique, à l’origine de la conférence organisée fin mai à Beyrouth sur ces “examens de la honte”.

Tout est parti, raconte l’avocat, du calvaire de trois jeunes hommes interpellés en avril près du domicile beyrouthin d’un leader politique libanais. Espions, comploteurs, militants politiques ? Rien de cela, révèle l’interrogatoire. L’affaire aurait dû s’arrêter là. Seulement, l’un des suspects est jugé efféminé par les forces de sécurité. Les trois camarades sont donc conduits à un autre poste de police de la capitale, spécialisé dans les affaires de moeurs, et soumis à un test anal pour déterminer leur homosexualité – après une nuit en garde à vue. “Ces jeunes hommes n’avaient rien fait de suspect, ce qui souligne le caractère aberrant de cette méthode”, note M. Saghieh.

D’autant que les tests, qui ne peuvent en théorie être effectués que sur autorisation du procureur, n’ont aucune valeur scientifique. “Les médecins légistes reconnaissent que la forme de l’anus ne constitue pas une preuve déterminante ni suffisante [d’homosexualité]. Selon eux, seule la présence de sperme dans ces parties peut prouver l’acte [sexuel] ; or cela suppose une pénétration non protégée. Dans les faits, les médecins se contentent de prendre des photos de l’anus, ce qui rend leur expertise d’une incertitude totale, tout en constituant une atteinte aussi inutile qu’immorale”, poursuit l’avocat.

Alors, pourquoi maintenir ces tests si, outre leur caractère dégradant, ils n’ont aucune valeur ? “Il y a quelque chose de pervers, une jouissance malsaine à soumettre de présumés homosexuels à de tels examens”, estime Alexandre Paulikevitch, artiste et activiste de la société civile. Selon lui, les efforts pour dénoncer les pratiques qui ont cours dans les casernes de police doivent “aller plus loin. D’autres techniques d’humiliation sont utilisées pour briser les homosexuels, au-delà des tests anaux”.

On cherche à avilir, mais aussi à intimider : c’est l’accusation portée par les différentes associations qui ont pris part à la conférence sur les “examens de la honte”. Pour Human Rights Watch, qui a documenté des sévices similaires infligés en Egypte après des arrestations massives dans une boîte de nuit gay en 2001, les tests anaux équivalent à des “actes de torture”. M. Saghieh met en cause les pressions exercées : “La police veut donner l’impression qu’elle a les moyens de savoir. L’expertise du médecin sert principalement à intimider le suspect et à l’amener à avouer, en faisant valoir que, si l’homosexualité est découverte lors de l’examen, la sanction encourue sera plus sévère.”

Pour L’Agenda juridique, la campagne de mobilisation ne s’arrête pas là. Fin juin, c’est sur les tests de virginité que l’ONG veut porter la lumière. Leurs principales victimes ? Les femmes soupçonnées de prostitution. Ils sont aussi réalisés lors de plaintes, quand un homme est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une jeune femme non mariée, “la plupart du temps à l’initiative de la famille de celle-ci, pour lancer une poursuite en cas de promesse de mariage non tenue, explique Nizar Saghieh. Dans les deux cas, tests de virginité ou tests pour déterminer l’homosexualité, il y a une grave atteinte à l’intimité et à l’intégrité physique de la personne et… aucune preuve”.

Si l’homophobie reste répandue au Liban, les révélations sur les “examens de la honte” ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, notamment sur les réseaux sociaux. Les autorités, elles, sont restées silencieuses. Le tollé provoqué permettra-t-il d’ouvrir le débat sur la validité de l’article 534 relatif à l’homosexualité, qui punit les “relations sexuelles contre nature” ? “Il serait temps, considère Alexandre Paulikevitch. Les autres pays de la région font la révolution, et nous, au Liban, nous restons à discuter du maintien en vigueur de l’article 534.”

Laure Stéphan

source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/10/au-liban-les-examens-de-la-honte_1715656_3232.html

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how social networks work in the Syrian Uprising?

how can we describe the composition of the networks in Syria

How the government and the Opponents are working?

who are the activists?

what can we object to the online uprising of the Syrian revolution?

those issues were exposed by Enrico De Angelis at the UIR webscience, at the CEMAM;

for those who are interested as I am, do not hesitate to read my not fine tuned notes;

The Syrian Online Revolution 2011 -2012 by Enrico De Angelis notes by Rita Chemaly

for more information on the same subject related to Lebanon, and the Arab Spring, do not hesitate to read my previous posts and conferences notes:

Rita Chemaly

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American lawmakers are furious about a mounting diplomatic crisis in Egypt, where dozens of nongovernmental workers, including 19 Americans, could face trial.

The United States says Egypt needs to let pro-democracy groups continue their work to help the country’s transition, but Egypt accuses them of operating illegally.

The work of democracy promotion groups has raised suspicions in many countries, but Lorne Craner, who runs the International Republican Institute, says he has never seen anything like what’s going on now in Egypt.

“We have never had our offices raided, we have never had no-fly orders, we’ve never had people pulled in to meet judges and we’ve never faced the threat of trial, and we’ve been working for 30 years in places like Russia and China and Zimbabwe and Venezuela, [and] Belarus,” he says. “Never anything like this.”

Craner says his group’s programs in Egypt are similar to its work elsewhere.

“We pass on knowledge, not money, about world experiences on political parties and on civil society and on governing,” he says. “And we bring people in from all around the world, from central Europe, from Asia, from Latin America, from the United States, to talk about how they have formed political parties, and the mechanics of political parties and the same for nongovernmental organizations,” he says.

Cultivating Democracy

In a speech to the British Parliament in 1982, it was President Ronald Reagan who suggested that the U.S. get into the business of promoting what he called the “infrastructure of democracy.”

He said, “No, democracy is not a fragile flower. Still, it needs cultivating. If the rest of this century is to witness the gradual growth of freedom and democratic ideals, we must take actions to assist the campaign for democracy.”

Congress followed up by creating the National Democratic Institute and the International Republican Institute, which are modeled on German party foundations.

In recent years, the democracy-promotion business has flourished and become more international.

Kenneth Wollack, president of the National Democratic Institute, says his organization works in 65 countries with employees from around the globe.

“It’s not the idea of going in and trying to impose a particular system,” he says. His group trains election monitors, teaches civic groups how to advocate their causes and helps parties develop their platforms, Wollack says.

“We work with parties across the democratic spectrum. We don’t identify ourselves with a particular ideology. We help on the process of platform development. We can do focus groups or polling and help parties better understand citizens’ needs,” he says.

Building Political Platforms

And, in countries emerging from civil conflict, the group has worked on codes of conduct.

“Parties agree to fundamental behavior and how they treat each other because not only are they competing with each other,” Wollack says, “but they also have to agree on the rules of the game.”

He says there has been demand for this work in many parts of the world, though he remembers a time when people argued that democracy wouldn’t fit with tribalism in Africa or with Confucian philosophy in Asia. The Middle East was also written off.

Thomas Carothers of the Carnegie Endowment for International Peace says the U.S. had been on the side of dictatorship in Egypt for 30 years, so the uprising there offered a chance to turn a page.

“Suddenly, you know, the lid was off politically and there was a scramble of dozens of political parties forming,” he says. “That’s a common pattern in newly democratizing countries. All these people are eager, they want to be part of the new political scene. But the truth is, they don’t know a lot about grass-roots organizing, mobilizing volunteer groups, how to do effective messaging [or] how to build a party platform.”

Carothers says he has found that people show up for seminars even if they are suspicious about overall American foreign policy.

He was taken aback by the legal proceedings in Egypt and worries that Russia or other countries leery about international democracy promoters will be watching closely to see how far Egypt goes.

Source: http://www.npr.org/2012/02/09/146585952/what-do-democracy-promoters-actually-do

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What is happening in Egypt? Al Ahram one of the leading news papers publishes the name of 43 individuals some are young lebanese, that face prosecution for “illegal foreign funding”;  the individuals are part of NDI an institute that promotes democracy and Human rights. When an Institute promotes transparency, Human rights and democracy, how can Egyptian officials charge them for the noble causes they are promoting?

I am shocked by this step “back” in a beautiful country such as Egypt.

Many NGOs were raided by egyptian police, and they confiscated cell phone, computers, office related material….

if there is a law forbidding accepting foreign funding, how do UN agencies work in Egypt? how the Egyptian ministries accept technical help from ESCWA or other agencies? Egypt has tried the gender sensitive budget, and the trial was the result of a successful internal and foreign share of knowledge and cooperation.

why now targeting some NGOs getting fund from the US?

for more info here is the article of el Ahram:

إحالة‏43‏ متهما بينهم‏19‏ أمريكيا للجنايات في قضية التمويل الأجنبي

أمرت هيئة التحقيق المنتدبة من وزير العدل في قضية التمويل الأجنبي غير المشروع لبعض منظمات المجتمع المدني‏,‏ برئاسة المستشارين سامح أبو زيد وأشرف العشماوي, بإحالة43 متهما من جنسيات مصرية وأجنبية إلي المحاكمة الجنائية أمام محكمة جنايات القاهرة

وأمرت هيئة التحقيق باستمرار وضع المتهمين المحالين إلي المحاكمة علي قوائم المنع من السفر وترقب الوصول. وكشفت المخالفات التي ارتكبت من جانب الجمعيات الأهلية والمنظمات الدولية عن اتهام13 مصريا و19 أمريكيا واثنين من الألمان ولبنانيين و4 من الصرب ونرويجيين وفلسطيني, بتأسيس( خمس) منظمات أجنبية تابعة لكل من المعهد الجمهوري الأمريكي, والمعهد الديمقراطي الأمريكي, ومركز كونراد الألماني, والمركز الدولي الأمريكي للصحفيين, وأخيرا منظمة بيت الحرية, وإدارتها دون ترخيص من الحكومة المصرية, مخالفين القانون المصري, بما يخل بمبدأ سيادة الدولة المصرية وارتكاب الكثير من المخالفات والجرائم. وفي رد فعل سريع, عبرت الولايات المتحدة ـ التي تدعم عددا من هذه المنظمات ـ عن قلقها العميق, وقالت إنه ينبغي وقف المضايقات فورا

Source:

http://www.ahram.org.eg/Al%20Mashhad%20Al%20Syiassy/News/129345.aspx

الأهرام ينشر أسماء الـ 43 متهماً المحالين للجنايات في قضية التمويل الخارجى لمنظمات المجتمع المدنى

أعلن المستشاران سامح أبو زيد وأشرف العشماوي، مستشارا التحقيق المنتدبان من وزير العدل لمباشرة التحقيقات في وقائع المخالفات المنسوبة إلى عدد من منظمات المجتمع المدني العاملة في مصر – أسماء 43 متهما كان قد تقرر أمس إحالتهم لمحكمة جنايات القاهرة.

وقد نسب مستشارا التحقيق إلى المتهمين في القضية المسئولية عن إدارة وتأسيس فروع لمنظمات أجنبية داخل مصر وتلقي الأموال من الجهات الأجنبية وانفاقها على أنشطتهم دون الموافقة من الحكومة المصرية.

وقال مستشارا التحقيق إن المتهمين من الأول إلى 14 قاموا بتأسيس المعهد الجمهوري وإدارته في مصر وتلقي الأموال من جهات اجنبية بشأنه، وأن المتهمين من رقم 15 وحتى 29 مسئولون عن تأسيس وإدارة فروع المعهد الديمقراطي الأمريكي في مصر وتلقي الأموال بشأنه، وأن المتهمين من 30 إلى 36 مسئولون عن تأسيس وإدارة فرع منظمة فريدوم هاوس في مصر الكائن في جاردن سيتي – شارع عائشة التيمورية أمام قسم شرطة قصر النيل. والمتهمون من 37 إلى 41 مسئولون عن تأسيس وإدارة فرع المركز الدولي للصحفيين بالقاهرة بالزمالك، والمتهمان 42 و 43 مسئولان عن إدارة فرع مؤسسة كونراد أدنهياور.

وأكد المستشار سامح أبو زيد أن التحقيقات مازالت مستمرة مع الأشخاص والمنظمات المصرية والأجنبية والكيانات الأخرى التي تعمل في هذا المجال بالمخالفة لأحكام القانون، مشيرا إلى انه لم يتم حفظ التحقيقات مع أي منها ، وأشار المستشار أبوزيد إلى انه سيتم إعلان المتهمين في القضية الماثلة بأمر الإحالة بعد غد الأربعاء، والذي تضمن إحالتهم لمحكمة جنايات القاهرة. موضحا أنه تقرر استمرار منع جميع المتهمين المحالين للمحاكمة من السفر واستمرار وضع المتهمين الهاربين على قوائم ترقب الوصول.
والمتهمون حسب ترتيبهم في قرار الاتهام هم كل من:
1- صاموئيل آدم لحود – 38 سنة – أمريكي الجنسية (المدير الإقليمي لخمسة أفرع للمعهد الجمهوري الأمريكي لدى مصر 2- شيرين نافيت – 37 سنة – أمريكي من أصل هندي 3- كريستيان أنجل – 37 سنة – نرويجي 4- دان إيريك تشاك – (هارب – أمريكي) 5- هانز كريس (هارب – أمريكي) 6- جون جورج توما – 33 سنة – أمريكي 7- ريدا خضر البرعي – 39 سنة – فلسطينية 8- أسامة غريزي – أمريكي لبناني (هارب) 9- ثانيه مارك (أمريكية – هارب) 10- جيدكا اليزابيث (أمريكية – هاربة) 11- أحمد شوقي هيكل – 29 سنة – مصري 12- أحمد عبد العزيز عبد العال – 24 سنة – مصري 13- أحمد أرباب آدم – 48 سنة – مصري 14- عصام برعي – 25 سنة – مصري 15- جولي آن هيوز – 44 سنة – أمريكية 16- ألمان دين كوتو فيتش – 40 سنة – صربي 17- جود مير ميلتش – 33 سنة – صربي 18- ليلى جعفر – أمريكية مناصل سوري – هاربة 19- روبرت فريديرك – 43 سنة – أمريكي 20- ماريانا كونا سيفيش – 38 سنة – صربية 21- استيتي نيل هاج – 39 سنة – أمريكية 22- دانا زبا كونو – أمريكية – هاربة 23- علي جودة الحاج سليمان – 35 سنة – لبناني – هارب 24- مارون عبد البصير – 38 سنة – لبناني – هارب 25- مايكل جينس – 30 سنة – أمريكي هارب 26- محمد أشرف كامل – 26 سنة – مصري 27- روضة سعيد أحمد – 29 سنة 28- حافظة ماهر حلاوة – 25 سنة – مصرية 29- أمين محمد مرسي – 40 سنة – مصري 30- تشارلز دن – أمريكي – هارب (المدير الإقليمي لمنظمة فريدوم هاوس بمصر والشرق الأوسط 31- الشريف أحمد منصور – أمريكي من أصل مصري – هارب 32- أمير أمين جراح – أردني الجنسية – هارب 33- محمد أحمد عبد العزيز – 38 سنة – مصري 34- نانسي جمال عقيل – 35 سنة – مصرية 35- باسم فتحي محمد علي – 27 سنة – مصري 36- مجدي محرم حسن – 34 سنة – مصري 37- باتريك باتلر – هارب – أمريكي (المسئول عن المركز الدولي للصحفيين ومقره القاهرة) 38- تتشا تايمر – أمريكية – هاربة 39- ميجا ميتشيل – أمريكية – هاربة 40- يحيى زكريا غانم – 51 سنة – مصري 41- إسلام محمد فؤاد – 26 سنة – مصري 42- أندرياس جاكوتس – 42 سنة – ألماني 43- كريستين مارجريت – 46 سنة – ألمانية

Source el Ahram :

http://www.ahram.org.eg/The-First/News/129501.aspx

the article from the gardian:

http://www.guardian.co.uk/world/2012/feb/06/egyptian-activists-trials-ngo-workers

and CNN:

http://articles.cnn.com/2012-02-05/africa/world_africa_egypt-ngos_1_egyptian-police-raids-egyptian-authorities?_s=PM:AFRICA

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EGYPT – REVOLUTION BUT CONTINUING SAFETY ISSUES FOR WOMEN
Reuters Trustlaw // Reenat Sinay – 10 January 2012
SOURCE:

A woman walks past a mural depicting a woman with eye patches near Tahrir Square in Cairo December 5, 2011. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh

LONDON (TrustLaw)–Despite an increasing feeling of empowerment experienced by many Egyptian women during and after the revolution, they continue to be sexually harassed and abused by men in public on a daily basis, as recent coverage of events in Cairo—from “virginity tests” conducted by the military to male assaults on female protesters—illustrated.

It is a problem that long predates the Arab Spring. In 2008, a survey by the Egyptian Center for Women’s Rights (ECWR) found that a staggering 83% of Egyptian women and 98% of foreign women were exposed to sexual harassment in Egypt.

The survey also concluded that 62.5% of Egyptian men actually admitted to sexually harassing women and many of them blame the victims. Furthermore, many women don’t realize that they are even being abused.

“Egypt is a male-dominated society and men see it as their right to verbally abuse women, grope them,” said Shahira Amin, a former Egyptian state TV anchor who currently freelances for CNN. “Women are ashamed to speak out and we’ve been brought up to think it is okay.”

Attitudes towards women have been changing slowly, with increased media attention and visibility in public life. But with conservative Islamists likely to win the current elections and a deep-rooted cultural bias against women, women question whether the energy that came out of the revolution will be strong enough to create lasting change, according to Amin.

“The momentum they started is irreversible,” said Amin, referring to women’s role in the revolution. “Young girls are taking charge; they feel a stake in their country.”

However, women’s newfound voice in society does not seem to reflect an improvement in their safety.

“Daily life in Egypt is filled with harassment,” said Amin, who has reported widely on the problem. “Young, old, attractive, plain, you face it.”

Daily News Egypt journalist Safaa Abdoun agrees.

“Some women consider some forms of sexual harassment as ‘normal behavior’; men being men or boys being boys,” she said.

The issue recently received international attention after the brutal assault by a mob of men on CBS reporter and Washington correspondent Lara Logan in Tahrir Sqaure in February shocked the world. More recently, U.S.-based Egyptian freelance journalist Mona Eltahawy was groped and harassed by security forces during her detainment in the protests leading up to the elections.

Worldwide disgust at these events and an increased focus on the issue by the Egyptian media has raised awareness of the problem.

It is talked about more openly in Egypt that ever before thanks to successful films like “Cairo 678”, which chronicles the sexual abuse suffered by women of all socio-economic groups in Cairo.

“I walked out of the cinema feeling so empowered, smoking my cigarette, daring people to approach me,” said Amin of the award-winning film.

There are now tools like HarassMap, created by Rebecca Chiao and Engy Ghozlan, to draw attention to the issue as well as protect women from harassment.  HarassMap is an interactive online map in which women anonymously report where they were harassed and can even classify the type of assault. The site aggregates reports and visually shows the hot spots for sexual harassment.

The results of the 2008 ECWR survey also influenced the drafting of a law against sexual harassment that sets the legal terms for what sexual harassment encompasses as well has criminalizing the act.

“If a woman knows that she is protected by the law, she will feel safe,” said Safaa Abdoun. “At the same time, you are talking about a major social problem, so the mindset of these men has to change in order for this problem to not exist.”

Noha Rushdy, a then 27-year-old filmmaker, was the first woman to act on this law in 2008, demanding police action after her assault, which led to the first criminal prosecution for sexual harassment in Egypt.

Abdoun describes this moment as “a turning point that got people and the media to talk about it.”

However, some believe the key may lie in addressing socio-economic issues facing the country.

Poverty, unemployment, and lack of equal opportunity are issues that may indirectly lead to sexual harassment, according to Said Sadek, professor of political science and sociology at the American University in Cairo.

“It’s mostly unemployed men,” he said. “Marriage is expensive, and this is often their only sexual outlet”.

Shahira Amin agreed.

“Because of frustration at the lack of progress [after the revolution], men are angrier and taking their anger out on women,” she said.

This was evident on International Women’s Day in Cairo on 8 March 2011. Women who participated in a peaceful protest for equal rights were attacked by mobs of angry men. They were intimidated and humiliated as the men shouted at them and ripped up their signs.

“Their view is that women shouldn’t compete for jobs, they don’t want them to have an equal role in public life,” Amin said of these men.

An important symbolic step forward may be Bothaina Kamel’s candidacy in the presidential elections, which has brought a lot of attention to women’s rights in Egypt. However, the consensus is that the celebrity broadcaster, the only female candidate, does not stand a serious chance of winning just yet.

“Egypt needs more time before society is ready for a female president,” said Sadek. “Not now, not yet; society is not developed enough.”

However, Kamel’s role in the elections has perhaps already served its purpose, according to Amin.

“Bothaina Kamel shattered the glass ceiling,” she said. “She knows that she won’t win, but voices are now being heard and I think that was her motive.”

Though there is hope that the current elections will bring about positive change for the Egyptian people, the prospect of Islamists winning the elections may reduce leadership possibilities for women and may lead to the institution of Sharia law.

Despite this possibility, Amin is optimistic about women’s rights in Egypt.

“The energy is incredible and they want to be politically involved,” she said. Women have found their voice and it’s our revolution too; we are fighting back.”

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Cairo – After this year, the image of the Egyptian woman, especially when it comes to politics, will never be the same again.
Since 25 January there has been an overwhelming amount of media coverage of women’s participation in protests across Egypt, including mothers who felt it was safe to bring their newborns to protest sites, young female students painting the faces of family members and revolutionaries, and female doctors taking care of the wounded overnight in freezing temperatures. Though the country is still under military rule, in which human rights are not adequately respected and a lack of political pressure persists, women are continuing to push the envelope and are making sure that their voices can still be heard in the political sphere.
One woman, former television news anchor, radio host and current activist Bothaina Kamel, is breaking new ground by becoming the first woman in Egypt to run for president, an effort other Egyptian women should build on. By doing so, she is raising the bar and giving young female politicians the opportunity to dream big.
Egyptian women did not see themselves merely as “women” in the field during the revolution. We were treated simply as fellow revolutionaries, patriots, leaders, and citizens. We found it odd that the international community was surprised to see us leading, chanting, organising meetings and engaging in the political process, demanding “freedom, dignity and social justice”. During the revolution, thousands of Egyptian women came to be seen as role models for their communities as lawyers, advocates for human rights, doctors, teachers, experts, and now politicians.
Kamel’s public stand for democracy and civil rights exemplifies women’s role in post-25 January Egypt. A woman who is practising what she preaches, she is not a women’s rights activist only, she is a fellow revolutionary who was detained on 20 November by police forces while joining the crowds at Tahrir calling for freedom from military rule.
It would be silly to think that she has a chance of winning the elections, but this is not what she is striving to prove. Kamel is an important symbol of what is possible, allowing for future generations of young women to dream of holding the country’s highest political office.
Kamel, like all Egyptian women, are fully aware of the obstacles and challenges that come from a society that is not entirely accustomed to strong female politicians and expects a “strong male” president to lead this critical transition. Though Egypt has a legacy of resilient female advocates, businesswomen, and leaders, Kamel exemplifies a new wave of female politicians that can understand what the street needs and strive to balance those demands with the political system.
The next parliamentary elections in November will show what the “Egyptian street” truly believes, whether Egyptians can learn to trust a woman in a leadership position, and whether ordinary women will trust female politicians to voice their needs and visions.
Before 25 January, many women’s rights had been legally protected for ordinary women, including freedom of expression, the right to work, personal status laws, quotas and many others. Now that Egyptian women are facing the risk of losing these important rights, their level of responsibility is high and the importance of raising awareness is a necessity. If women do not believe and stand up for their rights, no organisation or structure will do that on their behalf. Rights are no longer granted, which is a lesson to be learned from this revolution.
From a personal perspective, I believe young women have to do more than just demand rights and seats in political parties; they have to go out and fight for them. Women, as citizens, have to articulate their thoughts and visions to the public as they did during those 18 days in January.
It is not about winning in the upcoming parliamentary elections, but about nurturing high calibre female politicians, both young and old. This generation has raised the bar and awakened the true citizen within each Egyptian, but changing the stereotypical images of women will still require resilience, unity, and long-term planning.  Kamel’s campaign exemplifies the beginning of this new path.
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* Sally Zohney is a women’s rights advocate, story teller and member of SAWA Egypt. This article was written for the Common Ground News Service (CGNews).
Source: Common Ground News Service (CGNews), 22 November 2011, http://www.commongroundnews.org

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L’Institut des Sciences Politiques de l’universite Saint -Joseph a ouvert le Master en Sciences Politiques avec de nouvelles options:

Une option Communication et Marketing Politique (preparant des specialistes  et experts en communication politique et campagnes electorales).

Une option “Politique exterieure et Cooperation internationale ” (preparant a la recherche, a l’enseignement et a la consultation publique et privée)

Une option “Droits de L’Homme et Démocratisation” avec pour objet les processus de transition, (Preparant les specialistes parmi les fonctionnaires publics, les responsables d’ONG, les missions de suivi et de monitoring de la situation des droits de l’homme, et les consultants en matiere de transition.)

a tous(tes)  les interessé(es) n’hesitez pas a consulter le site de sciences Po Liban ou d’appeler les numeros figurant sur la fiche ci dessous.

Rita

Les nouvelles options du Master de L'Institut des Sciences Politiques

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Waouw!

je viens de checker le site de Kherr berr. http://kherrberr.org

je vous copie le premier paragraphe qui explique qui ils sont (” ils” les filles :-)) encore un pronom utilise en langue francaise, au  lieu de elles…. discrimination insidieuse?? 🙂 un sujet qui pourrait interesser certains et certaines, et qui necessairement est a approfondir…  )

“Kherr Berr” is a media monitor that specialises in overseeing the different types of gender discrimination, including biases based on colour, race, religion, appearance, sexual orientation, and social class. Kherr Berr also regulates “social transgressions” found in the media and advertising worlds, like the encouragement of violence against fellow humans in general, and women in specific, and the promotion of a fixed template-like image of men, women, and their families in stereotypical moulds when it comes to their appearance, personality, and lifestyles. Last but not least, Kherr Berr also exposes the objectification of women and their use as “items” to promote products and services.”

le Site est en deux langues ( arabe et anglais) et souligne en images et commentaires cyniques et poignants les discriminations faites a l’encontre de beaucoup.

Je vous recopie quelques articles que j’ai trouve Extra! Les amis, nous vivons dans un monde de stereotypes, et ou l’image qu’on nous inculque regente notre vie….

je me souviens encore de la publicite d’Exotica ( Merci Maman pour le nez non refait, comme quoi si mon nez ne ressemble pas a un toboggan, je ne suis pas belle ni naturelle… bref) je reviens a Kherr berr et je vous conseille vivement de feuilleter toutes les pages!!

ici, avec mes collegues du bureau nous etions scotchees ce matin aux pages de KherrBerr…..

Le premier billet que je vous ai choisi est le RANCHO ADD… A Vous de voir tout le billet avec les photos sur le site :

http://kherrberr.org/kherrberr/2011/09/el-rancho-ads/?lang=en ( EN anglais)

http://kherrberr.org/kherrberr/2011/09/el-rancho-ads/ ( En arabe)

“El Rancho Ads

On the highway from Beirut to Jbeil, you can’t help but notice the huge “El Rancho” ads spread all over the highway, marketing for the amusement activities provided by the company themed with the “wild west” scene. A blond woman with big boobs, half covered body, appears with an alert position, dangling ropes in her hands, once facing the bull and another facing the camera, was displayed in these ads. Appearing next to her is the phrase “Are you ready?” And we cannot help but ask: can we sum up the “Wild West” culture with a naked sexy woman’s body?And does this photo reflect the activities planned in “El Rancho’s- wild west- rodeo” festival?

Does this mean if I don’t fit the ads’ preferences as a woman, that I can’t be a part in this competition?
Until when will the ads continue to use women’s bodies as a tool for seduction and suggestion of sexual acts, where society refuses to admit the existence of a women’s sex drive? Couldn’t a deeper and more comprehensive statement of the festival’s contents and nature, other than an image of a model woman with savage features, wresting with a bull? Do you think the ad designer realizes that the women in the “Wild West” do not wear such revealing wear? These are only a few questions raised up by the “El Rancho’ ad campaign, and therefore, that’s why this campaign is worthy of being this week’s number 1 for exploiting women’s bodies.   Excuse me, may I look different than her? Bust: Between Large and Extra Large Ankles: Matchsticks Buttocks: Bust Size x 10 Waist: Between 2 cm and 2.3 cm Shoe size: 34 and below Please refer to the following ads to get a clearer picture of how your body should look like to qualify as a beautiful and socially accepted woman.”
 
 Le deuxieme billet A VOIR: Est celui qui s’arrete sur la publicite de Aishti:
ils ( elles? ) l’ont intitule Malhamat (est le mot arabe pour Boucherie) de aishti:

“Malhamat aishti ikhwan

Ashkit on September 27th, 2011

Aishti ads

 

Je ne peux qu’applaudir l’excellente initiative de ceux et celles qui enfin montrent dans quel monde de stereotype, de boites nous vivons,

Bravo et courage pour le reste chere equipe de KHERRBERR.ORG

Rita!


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Chers et cheres, je vous prie de lire l’article de Janine jalkh qui a couvert pour l’Orient le jour la table ronde qui a eu lieu a l’Institut des Sciences Politiques sur les Intifadas arabes.

n’hesitez pas a lire et voir aussi,  les presentations que j’avais publie precedemment!

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/28/la-presentation-sur-les-reseaux-sociaux-et-les-intifadas-arabes/

 

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/26/les-reseaux-numeriques-au-service-des-intifadas-arabes-par-rita-chemaly/

 

texte de la presentation:

https://ritachemaly.files.wordpress.com/2011/04/table-ronde-isp-intifadas-arabes-et-ntic-par-rita-chemaly.pdf

Illustration de la presentation:

https://ritachemaly.files.wordpress.com/2011/04/arab-uprising-illustration-of-presentation-at-the-political-science-institute-by-rita-chemaly.pdf

 
Les intifadas dans le monde arabe : approches explicatives
Jeanine Jalkh

publié le dimanche 24 avril 2011
 

Conférence Comment expliquer ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe ? Quels sont les facteurs qui ont déclenché ces turbulences ? Telles étaient les questions soulevées lors d’une causerie organisée par l’Institut des sciences politiques (ISP) de l’USJ.

Sans prétendre apporter des réponses définitives au phénomène des révolutions en chaîne qui continuent d’agiter la scène arabe, les participants, deux professeurs d’université, Fahmiyeh Charafeddine et Raghid Solh, un syndicaliste, Ghassan Slaiby, et une experte en médias sociaux, Rita Chemali, se sont penchés sur la question en apportant des éclairages divers, de type social, politique et économique.

En essayant de répondre à la question de savoir comment ces révolutions ont débuté, Fahmiyeh Charafeddine, professeur de sociologie à l’UL, a mis en exergue ce qu’elle a appelé les « accumulations négatives » – le despotisme, les misères subsidiaires, l’exclusion etc. – et les accumulations positives – les nouvelles idées des droits de l’homme, la chute de l’URSS, le colloque de Pékin – au cours des soixante dernières années dans le monde arabe. C’est le brassage de ces accumulations contraires qui a conduit, à un moment donné, à l’explosion populaire, explique-t-elle.

Tout au long de son exposé, Mme Charafeddine insistera sur le caractère spontané de ces mouvements, « qui n’ont pas été médités intellectuellement », éludant la théorie du complot qui consiste à y voir une réaction téléguidée par l’Occident, plus particulièrement les États-Unis. Selon elle, l’apport des idées occidentales a été certes important, mais il faut reconnaître que le corpus idéologique des révolutions nationalistes et par la suite socialistes dans le monde arabe existait déjà. Il a largement contribué à donner naissance à un nouveau corpus qui a inspiré les nouveaux slogans des jeunes réformateurs, souligne-t-elle.

Politologue et conseiller à l’Institut Issam Farès, Raghid Solh s’est penché sur ce qu’il a appelé la dichotomie entre démocratie socio-économique et démocratie socio-politique. Une dichotomie qu’il juge fallacieuse, puisqu’en réalité elle servait l’intérêt des régimes despotiques dans la région. Après avoir expliqué l’échec du système néolibéral notamment en Tunisie et en Égypte (la privatisation n’aura profité qu’aux classes dirigeantes corrompues en affaiblissant le secteur public), système qui a élargi le fossé entre riches et pauvres, M. Solh a démontré comment les promesses de réformes politiques sont également restées de l’ordre du théorique. Et de conclure que les masses arabes ont fini par défier le statu quo en réclamant simultanément une justice sociale et un système de gouvernance démocratique.

Ghassan Slaiby, représentant au sein de l’Internationale des services publics, s’est penché pour sa part sur le rôle des syndicats dans les mouvements sociaux arabes récents. Il a relevé qu’à l’exception de l’Union générale des travailleurs tunisiens, de la Fédération générale des syndicats à Bahreïn et de différentes centrales syndicales marocaines, les centrales syndicales arabes ont appuyé les régimes politiques et n’ont pas participé aux mouvements sociaux. « Face aux centrales syndicales appuyant le pouvoir, des groupes ouvriers et des syndicats indépendants ou autonomes à l’égard des centrales et du régime politique ont participé aux mouvements. C’est ce qui apparaît manifestement dans trois pays jusqu’à présent : en Égypte, en Algérie et en Jordanie », a-t-il précisé.

Spécialiste des médias sociaux, Rita Chemali a présenté, de manière exhaustive, les différents médias numériques qui, a-t-elle dit, « ont constitué la pierre de voûte des mouvements sociaux ». L’intervenante a passé en revue les différents sites interactifs utilisés pour propager l’information, coordonner les mouvements des jeunes et inciter à l’action, « créant ainsi de nouveaux liens de solidarité et de sociabilité notamment pour contourner la censure ». La nouvelle génération de médias a également été fort utile par moments pour alerter sur les disparus lors des arrestations, voire pour les retrouver. Le rôle de ces médias a été certes primordial, mais il ne faut pas oublier que la révolution effective a bel et bien eu lieu dans la rue, a néanmoins souligné Mme Chemali.

 

publié par l’Orient le Jour

http://www.lorientlejour.com/catego…

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The People (We the People) are playing the most important role in the Arab World.

In Lebanon in 2005, peaceful collective actions by a huge mass of mobilized citizen were able to make a cabinet Leave, and the Syrian army leave, and the independence of Lebanon Be. The story of the Lebanese spring was made in 2005 by the people, the young, the university youth, and the help of a coalition of political forces.

In Tunis a boy that had a university degree was able by his nonetheless violent action (burn himself) to mobilize his fellows against an unbearable social situation. Judges, doctors, women and men, without sexual differences, or gender and class differences demanded that the dictator leave.

In Egypt few of what I call” e-activists” were able to organize marches, and protests, in a closed system,  that usually close roads, follow activists in metro-stations, and intimidate all kind of opposition, by a well formed police against all kind of Human rights of speech and group.

Those few e-activists were able to mobilize millions of people in Egypt and in the World for their cause against the Regime of Mubarak, they were able by their tenacity and will to down the pharaoh, even against the will of first  “class” nations, that were lobbying for a smooth transition, forgetting that people’s lives were cut in an un-smooth manner!

In Yemen, People are trying to remove a dictator from its place, a well kept place since years and decades.

In Bahrein, bloggers and activists are being arrested, and tortured and intimidated with allegations on them being terrorists,

People have been killed while they were protesting in a beautiful square, the pearl square in a peaceful way;

In Libya the story is the same, massive protests are being organized, the voices are loud and clear, No to a Bloody regim, No to Dictatorship”…

But as in Tunis, in Bahrein, in Egypt, unarmed demonstrators are being massacred. This time not only, with horses and “baltajy” but with planes. The dictator is using the pilots of the Nation, to crush the multiplication of the non violent democratic movements that are occupying multiple streets in many cities by the people of the Nation.  Unarmed demonstrators are tortured, killed, firebombed, molested, and the synonyms are many, and the bloody actions of the dictator’s are many… but the People will decide What they want, the Way they want.

People of all Nations, decades of tyranny, brutality, despotism, nepotism, are over, When you the People declares a Game Over.

We did it once in Lebanon, but our system, the political system needs a change, a complete make over, and we will voice out our frustration,  against a political forces that are playing with our well-being, we will say like you Game Over with the bad social Situation we are all living.

rita!

©  Rita Chemaly. www.ritachemaly.wordpress.com

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Dear Friends, and readers,

 

 thanking you for the comments, I will publish a comparison between the Spring 2005 in Lebanon and the Egyptian Protests soon.The collective actions used and followed in both cases made things happen the way the People wanted!

In Lebanon it is true, that the movement was helped by an international political coalition, and the Mass media mainly foreign TV’s as CNN, BBC, Al Jazeera, Al Arabiya, but in Egypt, the political international sphere was not with the downing of Moubarak. Even though the full coverage of Al Jazeera helped a lot!

Not any political international chief (USA, France or other political forces) said and comforted the Egyptian People with their demands.

They did it all ALONE!

they made things happen because of their tenacity, their great organisation, their nationalism, and their unity for the cause they believed in!

Before publishing a more academic paper about the collective actions used in Lebanon in 2005 and in Egypt in 2011, a comparison I took from my book about the Lebanese spring in 2005, or what has been called the Cedar revolution, I would like to shed light and to circulate a text by Chirine El Ansary an Egyptian Woman, and mother…  

I will let you read her text, I pasted below.

Rita!!

“The protestors are still on Tahrir square and they

will remain there until the departure of Hosni

Mubarak. Thousands of Egyptians streaming

towards the square to support the freedom

activists ; men and women who would never have

imagined themselves taking part in a revolution.

My father, my mother, my brother, my aunt, my

cousins, all honourable members of the bourgeoisie,

walked to Tahrir Square. They went to offer help

and support to those who defy dictatorship,

claiming freedom and dignity for all. Freedom yes,

but not this fake freedom that hangs on a piece of

cloth, a skirt too short or too long , a full veil or a

head scarf, not the freedom one might feel when in

possession of a cell phone or an email address. Real

Freedom, commanded by human sanctity.

You send me messages asking for explanations on

what is taking place in Egypt. Often you have your

opinion : A column you have read with enthusiasm,

a TV show that left you doubtful , your own theories

on world politics.

It is not easy to speak or write. I would rather be

there. Unfortunately I did not have that chance. I

did not see it with my own eyes, only dreamt it for

years.

I struggle to write, but it is necessary that this

revolution be justly valued : a peaceful movement,

dignified, secular and fair.

An uprising against the prevailing rule of the

strongest enslaving peoples.

So here I am in an attempt to answer your questions

and react to your comments

You say : Egyptians are fighting each other pro or

against Moubarak, they are incapable of protesting

peacefully.

No comment : if you do your duty as world citizens

you have informed yourselves well enough to know

that the pro-Moubarak protestors are thugs paid to

do the filthy job and spread pannick.If not, then I

trust that you will remain silent.

You often ask : « What is your parents opinion? »

My parents go to Tahrir Square, they want the

protestors to remain until the departure of

Moubarak and the collapse of the regime, without

compromises. They want to honour the hundreds of

victims killed in cold blood. They bring food and

medical supplies. They are proud and hopeful.

Your most pressing question : « but what about the

rise of Islamism-the muslim-brotherhood-sharialaw-

and-Iran » (to be uttered in one breath )

On Tahrir Square today, Islamism is referred to as

« the scarecrow », and this is my answer in a few

points:

1°/ an absurd little scenario : Sarkozy holds on to

power with a bit of Super Glue and lots of

corruption, an international pressure is exerted to

secure his presidency. Why ? If it is not Sarkozy it

may be Marine Le Pen and that would seriously

endanger European stability.

Why accept for others what would be unacceptable

(and ridiculous) for you ?

2°/ Islamism is a universal threat,. It is through

freedom, dignity and justice that we can fill the gaps

that allow any kind of extremism.

3°/ The Muslim Brothers are not fundamentalists,

they are : The Muslim Brothers (!) a political party

and have not been responsible for any act of

violence for 50 years.

Words can start wars . a few days ago I read

« Indonesian church bombed by Muslims ».Those

who deliberately cause the death of innocents are

usually referred to as criminals.

4°/
Sharia a word hammered day in day out, used as

 

if it was an insult. But how many know the actual

 

meaning of
Al Sharia, what the implications of its

 

thorough application would be ? For a deeper

 

understanding of
Al Sharia off to your National

 

Library, for once avoid Wikipedia.
5°/ I find it hard to understand the recurrent

 

comparison with Iran.

Iran revolution took place in 1979, we are in 2011

way into the 21st century. Egypt revolution was

triggered by quite an elaborate use of the internet.

Though I am « only » 40, I feel already old compared

to the young people who started the uprising. Some

Egyptian influential figures find it hard to

understand what is unfolding in Egypt ; the tools of

the century are alien to them.

In Egypt Sunni Islam is practiced in Iran it is Shi’a

which implies a completely different social

organisation.

Egypt is a republic and we had four presidents

already. Before revolution broke, Iran was an

absolute monarchy. Ayatollah Khomeini was in

exile, he even spent time in France, he rushed to

Iran to lead an Islamic revolution he was

secretly (?) preparing.

Finally I am amused to notice that Egypt is also

compared to Tunisia, with such leaps we quickly

reach Australia.

Why ? because in the three countries there is a great

majority of Muslims ? Should we then draw

comparisons between Brazil and Austria ?

You fear an Islamic government and what it might

impose on the people. Don’t you fear what the

Moubarak regime has been imposing on Egyptians

for 30 years ? Most of us have suffered direct or

indirect consequences of that regime ; too many

dark stories. Following the death of a Suisse

photographer a few years ago we, a few caireen

« marginals », discovered that all our actions were

reported. We were wrong in thinking that we

enjoyed a kind freedom. Our life style was tolerated

only because it could be turned against us if

« necessary ».

In an islamist regime a woman can be stoned if she

commits adultery. In Moubarak regime a young

actress can be arrested on charges of prostitution to

cover up for a national crisis, a university professor

can be divorced from his wife by force on charges of

blasphemy, a young woman can be dragged to the

police station because she pressed too closely

against her fiancé, female protestors have been

raped by police officers in plain clothes with the

blessing of the Ministry of Interior. Let us stop here,

the list is long and morbid.

A sickening medley of prejudices based on facts and

reactions :

An Egyptian airline pilot whispers the shehada

« there is no other God but God and Mohammad is

God’s prophet ». He is said to have deliberately

caused the crash of his plane and is posthumously

accused of terrorism.

Egyptians are praying on Tahrir Square in front of

police cars: « See how they are, all fundamentalists ».

Same reaction when it comes to those who claim:

Allaho Akbar ! Those who scream that they only

fear God and will not kneel before any human being,

those who say thank God or if God wills.

Most Egyptians are pious. This piety bestows upon

them a great humility and is not an indication of

fanaticism. On the other hand some use these

formulas compulsively, others out of spirituality. A

wide range of people and numerous ways of

belonging to the Muslim culture… like in any other

culture, but do I really need to explain that?

Building bridges between cultures

 

, this expression

was so fashionable a few years ago. These bridges we
revel in rise above valleys, mounts and prairies that

caress one another, rise or spread against each

other. I always thought « why not ignore the bridges

and step on the wild grass, at human scale, climb up

and down, admire the ever changing scenery and

finally reach the Other?

Allowing myself a generalization, I present you with

this
exotic flower: on this other side of the world, the

mirror tends to reflect a human being who is
conscious of his/her ineluctable end and who does

not live in the illusion of his/her supremacy .

But no more generalizations : « look at him, the

Middle-Eastern

 

man clutching at his throne.

A tin Pharaoh who thinks he is eternal. He does not
say « if God wills » he says « if I will and I will », he

doesn’t murmur « thank God » but « thank Me for I

am Me and there is no other Me but Me ». He prays

in front of his mirror and is ecstatic to see a divinity

adoring Him.

He defies the law of nature and gets rid of the Angel

of Death by sending it to Tahrir Square.

Respect and support to those who shout at the top of

their voices: « No!»”.

www.ritachemaly.wordpress.com

 

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I m clinging to my seat,

I want to remain in power,

Mass demonstrations and gatherings are the fact of rebellious people….

NO FOR SUCH A REGIM,

yes for freedom of speech,

yes for freedom of thought,

yes for a plural democracy,

yes for my right to have a decent job,

yes for my right to a democratic governement,

yes for Equal rights between all citizens,

No for military dictatorship,

No for gaz attacks ( sally my friend in Egypt-Cairo told me that there is a lot of gaz in the streets),

People of Egypt, dear Courageous demonstrators, you are voicing out our frustration, you are leading the way as your fellow Tunisian did, for people to make the choices and the reforms they wish.

No more double standards by big powers in looking at the situation!

The people are saying what they want, can’t You hear them?

Stop being afraid for your interests in the region,

the Nile land said what they felt about the concessions, and the compromises other did in its name!

The words chanted by the People in the streets, and retransmitted throughout social media, and mass media are simple:

“The people want the regime to fall!”

Dear Egyptian friends Long Live your ACTION!

Rita.

©  Rita Chemaly. www.ritachemaly.wordpress.com

the people want the regim to fall

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