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Posts Tagged ‘Camp City’

Chers et cheres, je vous prie de lire l’article de Janine jalkh qui a couvert pour l’Orient le jour la table ronde qui a eu lieu a l’Institut des Sciences Politiques sur les Intifadas arabes.

n’hesitez pas a lire et voir aussi,  les presentations que j’avais publie precedemment!

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/28/la-presentation-sur-les-reseaux-sociaux-et-les-intifadas-arabes/

 

https://ritachemaly.wordpress.com/2011/04/26/les-reseaux-numeriques-au-service-des-intifadas-arabes-par-rita-chemaly/

 

texte de la presentation:

https://ritachemaly.files.wordpress.com/2011/04/table-ronde-isp-intifadas-arabes-et-ntic-par-rita-chemaly.pdf

Illustration de la presentation:

https://ritachemaly.files.wordpress.com/2011/04/arab-uprising-illustration-of-presentation-at-the-political-science-institute-by-rita-chemaly.pdf

 
Les intifadas dans le monde arabe : approches explicatives
Jeanine Jalkh

publié le dimanche 24 avril 2011
 

Conférence Comment expliquer ce qui se passe aujourd’hui dans le monde arabe ? Quels sont les facteurs qui ont déclenché ces turbulences ? Telles étaient les questions soulevées lors d’une causerie organisée par l’Institut des sciences politiques (ISP) de l’USJ.

Sans prétendre apporter des réponses définitives au phénomène des révolutions en chaîne qui continuent d’agiter la scène arabe, les participants, deux professeurs d’université, Fahmiyeh Charafeddine et Raghid Solh, un syndicaliste, Ghassan Slaiby, et une experte en médias sociaux, Rita Chemali, se sont penchés sur la question en apportant des éclairages divers, de type social, politique et économique.

En essayant de répondre à la question de savoir comment ces révolutions ont débuté, Fahmiyeh Charafeddine, professeur de sociologie à l’UL, a mis en exergue ce qu’elle a appelé les « accumulations négatives » – le despotisme, les misères subsidiaires, l’exclusion etc. – et les accumulations positives – les nouvelles idées des droits de l’homme, la chute de l’URSS, le colloque de Pékin – au cours des soixante dernières années dans le monde arabe. C’est le brassage de ces accumulations contraires qui a conduit, à un moment donné, à l’explosion populaire, explique-t-elle.

Tout au long de son exposé, Mme Charafeddine insistera sur le caractère spontané de ces mouvements, « qui n’ont pas été médités intellectuellement », éludant la théorie du complot qui consiste à y voir une réaction téléguidée par l’Occident, plus particulièrement les États-Unis. Selon elle, l’apport des idées occidentales a été certes important, mais il faut reconnaître que le corpus idéologique des révolutions nationalistes et par la suite socialistes dans le monde arabe existait déjà. Il a largement contribué à donner naissance à un nouveau corpus qui a inspiré les nouveaux slogans des jeunes réformateurs, souligne-t-elle.

Politologue et conseiller à l’Institut Issam Farès, Raghid Solh s’est penché sur ce qu’il a appelé la dichotomie entre démocratie socio-économique et démocratie socio-politique. Une dichotomie qu’il juge fallacieuse, puisqu’en réalité elle servait l’intérêt des régimes despotiques dans la région. Après avoir expliqué l’échec du système néolibéral notamment en Tunisie et en Égypte (la privatisation n’aura profité qu’aux classes dirigeantes corrompues en affaiblissant le secteur public), système qui a élargi le fossé entre riches et pauvres, M. Solh a démontré comment les promesses de réformes politiques sont également restées de l’ordre du théorique. Et de conclure que les masses arabes ont fini par défier le statu quo en réclamant simultanément une justice sociale et un système de gouvernance démocratique.

Ghassan Slaiby, représentant au sein de l’Internationale des services publics, s’est penché pour sa part sur le rôle des syndicats dans les mouvements sociaux arabes récents. Il a relevé qu’à l’exception de l’Union générale des travailleurs tunisiens, de la Fédération générale des syndicats à Bahreïn et de différentes centrales syndicales marocaines, les centrales syndicales arabes ont appuyé les régimes politiques et n’ont pas participé aux mouvements sociaux. « Face aux centrales syndicales appuyant le pouvoir, des groupes ouvriers et des syndicats indépendants ou autonomes à l’égard des centrales et du régime politique ont participé aux mouvements. C’est ce qui apparaît manifestement dans trois pays jusqu’à présent : en Égypte, en Algérie et en Jordanie », a-t-il précisé.

Spécialiste des médias sociaux, Rita Chemali a présenté, de manière exhaustive, les différents médias numériques qui, a-t-elle dit, « ont constitué la pierre de voûte des mouvements sociaux ». L’intervenante a passé en revue les différents sites interactifs utilisés pour propager l’information, coordonner les mouvements des jeunes et inciter à l’action, « créant ainsi de nouveaux liens de solidarité et de sociabilité notamment pour contourner la censure ». La nouvelle génération de médias a également été fort utile par moments pour alerter sur les disparus lors des arrestations, voire pour les retrouver. Le rôle de ces médias a été certes primordial, mais il ne faut pas oublier que la révolution effective a bel et bien eu lieu dans la rue, a néanmoins souligné Mme Chemali.

 

publié par l’Orient le Jour

http://www.lorientlejour.com/catego…

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Dear Friends, and readers,

 

 thanking you for the comments, I will publish a comparison between the Spring 2005 in Lebanon and the Egyptian Protests soon.The collective actions used and followed in both cases made things happen the way the People wanted!

In Lebanon it is true, that the movement was helped by an international political coalition, and the Mass media mainly foreign TV’s as CNN, BBC, Al Jazeera, Al Arabiya, but in Egypt, the political international sphere was not with the downing of Moubarak. Even though the full coverage of Al Jazeera helped a lot!

Not any political international chief (USA, France or other political forces) said and comforted the Egyptian People with their demands.

They did it all ALONE!

they made things happen because of their tenacity, their great organisation, their nationalism, and their unity for the cause they believed in!

Before publishing a more academic paper about the collective actions used in Lebanon in 2005 and in Egypt in 2011, a comparison I took from my book about the Lebanese spring in 2005, or what has been called the Cedar revolution, I would like to shed light and to circulate a text by Chirine El Ansary an Egyptian Woman, and mother…  

I will let you read her text, I pasted below.

Rita!!

“The protestors are still on Tahrir square and they

will remain there until the departure of Hosni

Mubarak. Thousands of Egyptians streaming

towards the square to support the freedom

activists ; men and women who would never have

imagined themselves taking part in a revolution.

My father, my mother, my brother, my aunt, my

cousins, all honourable members of the bourgeoisie,

walked to Tahrir Square. They went to offer help

and support to those who defy dictatorship,

claiming freedom and dignity for all. Freedom yes,

but not this fake freedom that hangs on a piece of

cloth, a skirt too short or too long , a full veil or a

head scarf, not the freedom one might feel when in

possession of a cell phone or an email address. Real

Freedom, commanded by human sanctity.

You send me messages asking for explanations on

what is taking place in Egypt. Often you have your

opinion : A column you have read with enthusiasm,

a TV show that left you doubtful , your own theories

on world politics.

It is not easy to speak or write. I would rather be

there. Unfortunately I did not have that chance. I

did not see it with my own eyes, only dreamt it for

years.

I struggle to write, but it is necessary that this

revolution be justly valued : a peaceful movement,

dignified, secular and fair.

An uprising against the prevailing rule of the

strongest enslaving peoples.

So here I am in an attempt to answer your questions

and react to your comments

You say : Egyptians are fighting each other pro or

against Moubarak, they are incapable of protesting

peacefully.

No comment : if you do your duty as world citizens

you have informed yourselves well enough to know

that the pro-Moubarak protestors are thugs paid to

do the filthy job and spread pannick.If not, then I

trust that you will remain silent.

You often ask : « What is your parents opinion? »

My parents go to Tahrir Square, they want the

protestors to remain until the departure of

Moubarak and the collapse of the regime, without

compromises. They want to honour the hundreds of

victims killed in cold blood. They bring food and

medical supplies. They are proud and hopeful.

Your most pressing question : « but what about the

rise of Islamism-the muslim-brotherhood-sharialaw-

and-Iran » (to be uttered in one breath )

On Tahrir Square today, Islamism is referred to as

« the scarecrow », and this is my answer in a few

points:

1°/ an absurd little scenario : Sarkozy holds on to

power with a bit of Super Glue and lots of

corruption, an international pressure is exerted to

secure his presidency. Why ? If it is not Sarkozy it

may be Marine Le Pen and that would seriously

endanger European stability.

Why accept for others what would be unacceptable

(and ridiculous) for you ?

2°/ Islamism is a universal threat,. It is through

freedom, dignity and justice that we can fill the gaps

that allow any kind of extremism.

3°/ The Muslim Brothers are not fundamentalists,

they are : The Muslim Brothers (!) a political party

and have not been responsible for any act of

violence for 50 years.

Words can start wars . a few days ago I read

« Indonesian church bombed by Muslims ».Those

who deliberately cause the death of innocents are

usually referred to as criminals.

4°/
Sharia a word hammered day in day out, used as

 

if it was an insult. But how many know the actual

 

meaning of
Al Sharia, what the implications of its

 

thorough application would be ? For a deeper

 

understanding of
Al Sharia off to your National

 

Library, for once avoid Wikipedia.
5°/ I find it hard to understand the recurrent

 

comparison with Iran.

Iran revolution took place in 1979, we are in 2011

way into the 21st century. Egypt revolution was

triggered by quite an elaborate use of the internet.

Though I am « only » 40, I feel already old compared

to the young people who started the uprising. Some

Egyptian influential figures find it hard to

understand what is unfolding in Egypt ; the tools of

the century are alien to them.

In Egypt Sunni Islam is practiced in Iran it is Shi’a

which implies a completely different social

organisation.

Egypt is a republic and we had four presidents

already. Before revolution broke, Iran was an

absolute monarchy. Ayatollah Khomeini was in

exile, he even spent time in France, he rushed to

Iran to lead an Islamic revolution he was

secretly (?) preparing.

Finally I am amused to notice that Egypt is also

compared to Tunisia, with such leaps we quickly

reach Australia.

Why ? because in the three countries there is a great

majority of Muslims ? Should we then draw

comparisons between Brazil and Austria ?

You fear an Islamic government and what it might

impose on the people. Don’t you fear what the

Moubarak regime has been imposing on Egyptians

for 30 years ? Most of us have suffered direct or

indirect consequences of that regime ; too many

dark stories. Following the death of a Suisse

photographer a few years ago we, a few caireen

« marginals », discovered that all our actions were

reported. We were wrong in thinking that we

enjoyed a kind freedom. Our life style was tolerated

only because it could be turned against us if

« necessary ».

In an islamist regime a woman can be stoned if she

commits adultery. In Moubarak regime a young

actress can be arrested on charges of prostitution to

cover up for a national crisis, a university professor

can be divorced from his wife by force on charges of

blasphemy, a young woman can be dragged to the

police station because she pressed too closely

against her fiancé, female protestors have been

raped by police officers in plain clothes with the

blessing of the Ministry of Interior. Let us stop here,

the list is long and morbid.

A sickening medley of prejudices based on facts and

reactions :

An Egyptian airline pilot whispers the shehada

« there is no other God but God and Mohammad is

God’s prophet ». He is said to have deliberately

caused the crash of his plane and is posthumously

accused of terrorism.

Egyptians are praying on Tahrir Square in front of

police cars: « See how they are, all fundamentalists ».

Same reaction when it comes to those who claim:

Allaho Akbar ! Those who scream that they only

fear God and will not kneel before any human being,

those who say thank God or if God wills.

Most Egyptians are pious. This piety bestows upon

them a great humility and is not an indication of

fanaticism. On the other hand some use these

formulas compulsively, others out of spirituality. A

wide range of people and numerous ways of

belonging to the Muslim culture… like in any other

culture, but do I really need to explain that?

Building bridges between cultures

 

, this expression

was so fashionable a few years ago. These bridges we
revel in rise above valleys, mounts and prairies that

caress one another, rise or spread against each

other. I always thought « why not ignore the bridges

and step on the wild grass, at human scale, climb up

and down, admire the ever changing scenery and

finally reach the Other?

Allowing myself a generalization, I present you with

this
exotic flower: on this other side of the world, the

mirror tends to reflect a human being who is
conscious of his/her ineluctable end and who does

not live in the illusion of his/her supremacy .

But no more generalizations : « look at him, the

Middle-Eastern

 

man clutching at his throne.

A tin Pharaoh who thinks he is eternal. He does not
say « if God wills » he says « if I will and I will », he

doesn’t murmur « thank God » but « thank Me for I

am Me and there is no other Me but Me ». He prays

in front of his mirror and is ecstatic to see a divinity

adoring Him.

He defies the law of nature and gets rid of the Angel

of Death by sending it to Tahrir Square.

Respect and support to those who shout at the top of

their voices: « No!»”.

www.ritachemaly.wordpress.com

 

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OUVRAGE DE Rita Chemaly:

Cet ouvrage dresse le portrait du processus qui s’est mis en marche avec l’assassinat du Premier ministre Rafic el Hariri, le 14 février 2005 : Le Printemps libanais, ou la Révolution du Cèdre. A partir de l’observation du mouvement de libération nationale et la bibliographie documentée, le présent ouvrage allie théorie et observations de terrain, en posant la problématique de l’élaboration d’une communauté nationale unie autour d’une même vision du Liban. L’auteur étudie les moyens utilisés par les acteurs du mouvement de libération de 2005 pour échafauder un soulèvement populaire avec pour paroxysme la célèbre manifestation du 14 mars 2005. Un mouvement populaire qui souligne l’évolution des sujets libanais en citoyens actifs. Ensuite elle décrit et recense les symboles utilisés lors de la période février-mars 2005, pour essayer d’éclaircir leur efficacité dans la construction d’une unité politique et surtout dans l’affermissement d’une identité nationale commune. Enfin la communication et notamment les médias sont analysés comme vecteurs privilégiés pour la mobilisation et agents de production des représentations collectives de cette révolution.

Biographie de l’auteur: Rita Chemaly
Rila Chemaly est née à Beyrouth en 1983, elle détient un DEA en sciences administratives et politiques de l’Institut des Sciences Politiques de l’Université Saint Joseph, et est lauréate du Prix Samir Kassir pour la liberté de la presse catégorie jeunes chercheurs 2007. Depuis 2006, elle est chercheurs associée au Centre d’Etudes Du Monde Arabe Moderne (CEMAM), et travaille sur la communication et les systèmes politiques.

 

http://www.amazon.fr/printemps-2005-Liban-mythes-r%C3%A9alit%C3%A9s/dp/2296079997

http://livre.fnac.com/a2622766/Rita-Chemaly-Le-printemps-2005-au-Liban

http://www.alapage.com/-/Fiche/Livres/9782296079991/printemps-2005-au-liban-entre-mythes-et-realites-rita-chemaly.htm?donnee_appel=GOOGL

http://www.mollat.com/livres/rita-chemaly-printemps-2005-liban-entre-mythes-realites-9782296079991.aspx

http://www.decitre.fr/livres/Le-printemps-2005-au-Liban.aspx/9782296079991

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