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Posts Tagged ‘List of French words and phrases used by English speakers’

j’ai lu le texte  ci dessous sur Facebook, chez un ami français; Je ne suis pas d’accord avec les stipulations du texte, même si je comprends le “background” social, culturel, cultuel de ceux qui l’ont écrit; moi aussi je partage le même “background” mais j’ai appris à affronter des normes qui m’ont ete inculquées, et que je pense pouvoir dépoussiérer et “astiquer” pour faire de ma vie et de celle de mon entourage, un monde meilleur.

Le mariage comme institution a mon avis évolue, et il est nécessaire de faire évoluer cette institution qui crée des familles si nous voulons que la société évolue aussi;

je ne suis pas sure que les enfants voulus soient maltraités, ou pire qu’ils n’aient pas de repères familiaux, si leur famille les veut, et est prête a tout pour les avoir;

faire des enfants n’est pas facile, médicalement, pour des personnes du même sexe ou pour des heteros, médicalement, le traitement est long, douloureux, angoissant….

défense de l’enfance? en interdisant l’adoption par des parents du même sexe? pourquoi? l’Amour est-il une exception, qui n’existe que chez des parents heteros? la personne humaine ne peut-elle donner et vivre des moments familiaux et éduquer les enfants dans un cadre sain, protecteur, et respectueux, que dans une famille hetero?

je suis sure que ma réponse ne plairait absolument pas a mes amis, oui je le sais, a ma famille, aussi je le sais, a ma communauté , oui je le sais, a mes amis prêtres aussi je le sais, mais bon nombre des choses que j’ai prêche avant ne vous ont pas plu, un jour, en vivant l’Amour vous les avez tolèré, accepté, puis respecté …  voila, a nous maintenant de faire progresser des institutions qui devraient aider a créer des familles dignes de ce nom!

les choix personnels qui rendent heureux sont importants…. respectons ceux qui decident de le vivre et de tout faire pour le vivre.

la difficulté de faire des enfants pour ceux qui le veulent montre leur persévérance a créer des foyers ou l’amour peut naître, croître et se disséminer.

voila mon opinion.

Rita Chemaly

voila le texte que je reprend tel quel:

http://generationjusticepourtous.fr/qui-sommes-nous

Mariage pour tous, justice nulle part !

Lettre ouverte aux parlementaires français,

Nous avons moins de 30 ans. C’est nous qui hériterons de l’avenir que vous préparez aujourd’hui. Or, vous serez bientôt conduits à vous prononcer sur l’évolution du mariage, et votre décision comptera pour dessiner cet avenir ; aussi avons-nous notre mot à dire.

Vous pensez peut-être que l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’est pas d’une grande importance, et que d’autres sujets sérieux pourraient nous préoccuper. Nous sommes nés dans un monde en crise, et cette crise devrait être l’unique sujet d’inquiétude de notre génération. Mais nous pensons que la question du mariage en est l’un des aspects majeurs. C’est cette inquiétude qui nous pousse à parler, et elle seule : nous refusons une réforme qui ne pourra qu’aggraver la précarité des équilibres sociaux, et dont les plus jeunes seront les premières victimes.

Toutes les formes de la crise que nous traversons sont le résultat d’une même rupture. Au nom du «progrès» et de la consommation conquérante, l’individualisme de nos sociétés occidentales a partout produit l’affaiblissement des repères fondamentaux. Il y a trente ans, dans le monde de l’économie, appeler à la mesure dans la consommation ou au respect de la nature vous valait d’être considéré comme un rétrograde ou un marginal. Aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de dérégulation qui s’annonce, cette fois-ci en matière de droit de la famille : une petite minorité, munie des armes classiques du lobbying politique et médiatique, martèle que la structure ancestrale de la famille, fondée sur l’alliance complémentaire d’un homme et d’une femme, doit être dépassée. Elle exige, sous prétexte de «progressisme», qu’on adapte la définition de la famille à la mesure de son désir, qu’elle prétend, à tort, partagé par toutes les personnes homosexuelles. Et qu’on lui cède, sans discussion, des enfants adoptés, ou fabriqués pour l’occasion s’il venait à en manquer.

Les voix qui alertent ne manquent pas. Des juristes, qui appellent à la prudence avant de bouleverser le socle même du droit de la famille et de la filiation. Des associations d’enfants adoptés, qui, avec les psychologues et les pédopsychiatres, s’inquiètent des conséquences sur les enfants. Des psychanalystes, qui rappellent combien la différence des sexes est nécessaire à la construction des personnalités et des sociétés. Tout cela est balayé d’un revers de main. Ceux qui doutent de cette réforme sont taxés de passéisme. Et pourtant, les rétrogrades ne sont pas où l’on croit : au nom des vieilles revendications d’une idéologie dépassée, certains voudraient refuser un débat nécessaire, et écarter ces voix qui pointent le risque pour les générations futures – pour notre avenir ! Mais comment accepter que le principe de précaution s’applique pour la défense de l’environnement, et non lorsqu’il s’agit de nos enfants ?

Nous ne parlons au nom d’aucun conservatisme, d’aucune haine. Nous serons les premiers à le rappeler, toute personne doit être respectée dans sa dignité ; et nous espérons que notre jeunesse saura toujours se révolter contre le mépris, l’intolérance et la discrimination. L’injustice est scandaleuse quand elle touche les personnes homosexuelles ; mais elle ne l’est pas moins quand elle atteint les enfants. Affirmer que la société doit offrir à chaque jeune, autant qu’il est possible, de grandir avec un père et une mère ; que c’est le bien des plus petits qui doit être notre première préoccupation ; que le droit ne peut réinventer les liens de filiation pour satisfaire le désir des adultes – rien de tout cela n’est homophobe !

Nous voulons parler pour les plus vulnérables d’entre nous. Les jeunes, dans notre pays, sont touchés de plein fouet par la précarité ; comme partout, quand la crise frappe, c’est vers leur famille qu’ils se tournent. Dans les années d’épreuve qui s’annoncent pour notre génération, dans l’instabilité du monde qui vient, nous aurons plus que jamais besoin de la stabilité des repères familiaux. Le bouleversement que susciteraient ces filiations artificielles, séparées de la complémentarité des sexes, fragiliserait définitivement la structure la plus nécessaire. Le mariage pour tous, c’est, en fin de compte, la famille pour personne. C’est le législateur qui fuit son rôle, parce qu’il abandonne, au nom d’un faux progrès, la norme et le bien communs. C’est la république qui perd du terrain, au profit de l’individualisme consumériste et du communautarisme identitaire. Et quand le terrain perdu est celui de la famille, alors, le perdant, c’est l’enfant. Nous ne pouvons prendre ce risque ; nous comptons sur vous !

Les mille premiers signataires sur www.generationjusticepourtous.fr

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Une petite phrase qui peut passer inaperçue, dans un gros paragraphe de l’article du quotidien l’Orient d’Avril 2012 ( le 21 avril 2012 plus précisement).

Si les décisions adoptées hier par le Conseil des ministres ordinaire réuni au Sérail sous la présidence de Nagib Mikati (confirmer le prix de la « rabta » de pain à 1 500 LL après une très longue discussion sur le prix du blé ; amender la loi sur le contrat de location et allonger le congé maternité qui passe de 40 jours à 10 semaines…) restent relativement importantes, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la réunion d’hier, mais plutôt les commentaires du Premier ministre sur les trois jours de débats de politique générale suivis du vote de confiance, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Parlement. ”

Le Conseil des ministres a, en Avril 2012, donné son Accord sur l’allongement du CONGé maternité a 10 semaines!

oui…. cela reste une avancée, même si incomplète… le projet est un Projet de loi presenté par des parlementaires, au Parlement… donc la nécessité d’un vote en session plénière est de rigueur!

Alors, chers parlementaires, chers “metteurs de l’agenda des sessions parlementaires plénières”, Bougez vous, et mettez s’il vous plait l’amendement du Code du travail( article 28-29) et celui des fonctionnaires (article 38) sur l’Agenda de notre chère Eminente Assemblée!

les députés doivent légiférer!! et créer des lois Justes et équitables pour le  bien être des Femmes et citoyennes libanaises, au lieu de se perdre dans des discussions politiques futiles.

Les femmes attendent!! Notamment celles qui attendent de futurs petits et ptites citoyennes!!

Rita Chemaly….

ps: regardez en dessous même le titre de l’article nous induit en erreur… au lieu de créer et amender des lois, les discussions politiques  politiciennes nous perdent!!!

Avis aux Citoyens! Bougez!

Rita future Bride to be! et mum to be iza allah rad

 

 

Mikati : Certaines interventions au Parlement ont dépassé les limites d’une opposition responsable et constructive

Si les décisions adoptées hier par le Conseil des ministres ordinaire réuni au Sérail sous la présidence de Nagib Mikati (confirmer le prix de la « rabta » de pain à 1 500 LL après une très longue discussion sur le prix du blé ; amender la loi sur le contrat de location et allonger le congé maternité qui passe de 40 jours à 10 semaines…) restent relativement importantes, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la réunion d’hier, mais plutôt les commentaires du Premier ministre sur les trois jours de débats de politique générale suivis du vote de confiance, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Parlement.
« La confiance réaccordée au gouvernement doit être un tremplin vers davantage de solidarité au sein du cabinet et davantage de travail pour mener à bien la mission qui est la nôtre », a dit le ministre de l’Information p.i. Waël Bou Faour citant Nagib Mikati. Ce dernier a jugé que « certaines interventions ont dépassé les limites d’une opposition responsable et constructive », estimant toutefois que les remarques et autres idées des députés « doivent être prises en considération et étudiées par les ministres ». M. Mikati a tenu à insister sur la coopération entre législatif et exécutif, invitant les ministres « à ne pas être influencés par les critiques, même si elles étaient parfois illogiques, à y répondre scientifiquement et à traiter avec l’ensemble des citoyens, sans exception aucune », quelle que soit leur appartenance communautaire, en allusion aux critiques formulées dans l’hémicycle sur des pratiques anticoexistence et iniques exercées dans certains ministères.

« Le PM a rappelé que le gouvernement avait beaucoup à faire concernant le budget, les législatives de 2013, les nominations et les permutations, ainsi que sur les dossiers des ressources naturelles et de l’électricité. Il est persuadé que le cabinet va être de nouveau à la hauteur de la confiance des députés », a poursuivi le ministre Bou Faour, qui a révélé qu’un débat a eu lieu sur ces séances parlementaires. « Nous nous sommes entendus sur la nécessité de réduire les tensions et les atteintes à l’unité nationale », a-t-il dit, avant d’évoquer un compte rendu sur la situation des hôpitaux publics par le ministre de la Santé – un sujet auquel le Conseil des ministres consacrera une séance spéciale. De même, le ministre de l’Économie Nicolas Nahas a évoqué le dialogue en cours avec le syndicat des boulangers, proposant « trois solutions ». Il a été chargé de discuter davantage avec le syndicat.

Bou Faour : Il n’y a « rien » à fêter…
Enfin, Waël Bou Faour, dans une discussion avec les journalistes, s’est arrêté sur une « information rapportée par les médias selon laquelle le PM a offert de la knefé aux ministres pour fêter le résultat du vote de confiance ». « M. Mikati est généreux, surtout avec les produits de Tripoli, mais le sujet ne prête pas à la plaisanterie : il n’y a rien à fêter concernant ce vote de confiance », a-t-il affirmé, tout en remerciant les députés de l’avoir accordée. « Rien à fêter parce que l’intensité des crispations et des tensions et certains discours sectaires ne laissent présager rien de bon, et cette limite jamais atteinte jette, je le pense, des poids supplémentaires sur les épaules du gouvernement. Ce qui s’est passé prouve que ce gouvernement bénéficie encore de la majorité, mais la stabilité a de quoi s’inquiéter », a-t-il mis en garde.

Source l’Orient le Jour 21 avril 2012

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“La vie est belle… souriez! ” a toujours ete mon leitmotiv dans la vie;

récemment nous avons perdu un être cher a la famille.

et le leitmotiv ainsi que les sous-bassements auxquels on croit deviennent frêles;

comment sourire à la vie quand des êtres chers nous quittent? Comment ressentir le soleil du matin sans sentir le manque de l’autre… Oui l’Autre nous manque, et souvent cruellement.

Pere Joseph Abdel Sater nous l’a dit une fois a une de nos reunions (lejnet al kalimeh) : perdre un être cher est l’expérience la plus difficile de la vie.

lui avait perdu sa maman, les funérailles étaient le matin et c’est lui, pere joseph, qui avait insiste pour célébrer la messe de Paques le soir même;

J’avais mal pour lui, et lui  Sourait! ouiii…. il etait zen et souriait! ouiiii nous – a – t-il dit, vous êtes croyants? alors vous devez sourire, car El Massih Kam…

elle n’est pas partie dans un monde lointain… elle est la, avec LUI…

etre en presence de l’Amour est enviable oui, mais je prefere cher Jesus profiter de tous ceux qui me sont chers ici…

et la, je pense et si ils ont besoin de profiter de LUI , la -haut?

L’Amour est si attachant que penser a lui, et aux cadeaux qu’il nous fait et au bonheur qu’il nous donne dans les autres et par les autres, colmate les plaies d’une absence physique de ceux qui sont allés le retrouver. Consolation? nullement. Notre volonté peut être si différente de ce destin incompréhensible.  Absence …oui mais réunion sure,

donc,

A un de ses quatre!  chers tous et toutes, et spécialement tonton….

Rita

Prière dite de Saint Augustin

La mort n’est rien. Je suis simplement
passé dans la pièce à côté.

Je suis moi, tu es toi.

Ce que nous
étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que
tu m’as toujours donné.

Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie
pas un ton différent.

Ne prends pas un air solennel ou
triste.

Continue à rire de ce qui nous faisait rire
ensemble.

Prie, souris, pense à moi, prie avec moi.

Que mon nom
soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune
sorte, sans une trace d’ombre.

La vie signifie ce qu’elle a toujours
signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas
coupé.

pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis
hors de ta vue ?

Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du
chemin.

Tu vois, tout est bien.

Tu trouveras mon coeur, tu en
retrouveras les tendresses épurées.

Essuie tes larmes. Et ne pleure pas
si tu m’aimes.

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avec la situation politique et economique, beaucoup d’etrangers ont “peur” de venir au Liban…. je ne les comprends pas. S’ils font un peu de recherche , ils vont constater que c’est tres bon de vivre ici, ou meme d’effectuer des vacances meme lors des  peripeties…..

a vous, chers et cheres que je ne comprends pas l’histoire de ces stagiaires:

Rita Chemaly

“STAGIAIRES ÉTRANGERS AU PAYS DU CÈDRE Ils ont choisi le Liban pour leur stage. Depuis deux mois, ils subissent les coupures d’eau, d’électricité, les embouteillages et le stress de la ville. Et pourtant, ils adorent le Liban !

À l’unanimité, ils admettent que c’est « la chaleur humaine, la joie de vivre et la gentillesse des Libanais envers les étrangers » qui les attirent. Pour eux, le côté « exotique et chaotique de cette ville » lui donne un charme très attachant. « Mes copains libanais à Paris m’ont tellement parlé de ce pays qu’ils m’ont vraiment donné envie de le connaître, » confie Alice, 23 ans.

Ce qu’ils aiment le plus ? « Difficile à expliquer, répond Lucie, stagiaire dans une société de films de production, qui adore le Liban et admet que c’est son côté méditerranéen qui l’a poussée à le choisir comme destination pour son stage. « C’est peut-être l’ambiance grouillante de cette ville qui ne dort jamais, ce sentiment de ne pas savoir où l’on va, ce qu’on doit faire. Tout cela est tellement différent de la France. » Sentiment partagé également par Nicolas, 22 ans, qui fait un stage dans une association caritative. « Ici je fais tout ce qui est interdit chez nous, dit-il en riant. C’est cela qui est génial !

Ce côté un peu libre, sans contraintes ni lois. » Ce qui l’impressionne le plus : le côté fonceur des Libanais. « Alors qu’en France on se noie dans de petits détails, ici les gens continuent à vivre, travailler et s’amuser en faisant fi de tous ces problèmes qui empoisonnent leur existence. C’est une vraie leçon de vie. »

Ce qui les gêne au quotidien ?
Si pour les Libanais le chaos et le manque d’infrastructures sont un vrai cauchemar, pour ces étrangers cela représente de nouvelles expériences qu’ils apprennent à gérer différemment. « L’anarchie et la saleté m’amusent parfois, mais c’est le manque d’électricité par ces grosses chaleurs qui me dérange et me choque le plus », avoue Alice, qui trouve « inconcevable de nos jours d’être privé d’eau et d’électricité dans un pays développé ». Lucie, venue visiter le Liban, adore « la vie chaotique et palpitante de cette ville », admettant toutefois que « ce chaos peut finir par être dérangeant ». Pour Claire, stagiaire dans un quotidien français, « c’est le rythme du travail et la lenteur des choses » qui la dérangent le plus. « En France, on vit à trois cents à l’heure et on court beaucoup. Ici, le rythme est plus lent. Souvent il me faut plus d’une semaine pour décrocher un rendez-vous, ce qui est frustrant parfois. » Mais tous ces jeunes admettent que ce ne sont pas ces problèmes qui les choquent le plus en arrivant, mais plutôt « le contraste flagrant entre la richesse et la pauvreté extrême » qu’ils côtoient à quelques ruelles près, ainsi que certaines situations ou manque de lois qu’ils ont du mal à concevoir en tant qu’étrangers, les droits des femmes, des homosexuels, des travailleurs émigrés, les conflits religieux et sociaux… Autant de problèmes qu’ils ne maîtrisent pas et qu’ils trouvent très compliqués lorsqu’ils arrivent au pays.

Comment s’adaptent-ils ?
« Il y a tellement de choses qui compensent qu’on finit par oublier tous ces problèmes, répond spontanément Alice. Lors des coupures de courant, on sort, on s’amuse ou on discute entre copains. » Elle avoue que « la qualité des services au Liban, que l’on ne trouve pas en France, est incroyable ». « Ici le client est roi et les étrangers sont très bien accueillis. Cela touche et aide beaucoup à l’adaptation. » Lucie admet qu’elle a appris à prendre les choses avec beaucoup d’humour et à faire face aux difficultés d’une façon très positive. « En l’absence de courant, mes copains libanais prennent leur guitare ou discutent à la lumière de la bougie. Finalement, cela nous pousse à faire des choses qu’on n’a plus l’habitude de faire. Et ce n’est pas plus mauvais. » Souvent ils s’arment de patience, et finissent par s’adapter au rythme du pays. « On attend que les choses se mettent en place tranquillement, patiemment, et on travaille selon le rythme de chacun », raconte Claire.
Mais une fois de plus, tous ces jeunes étrangers admettent « accepter facilement ces problèmes, parce que cette situation est temporaire et que dans quelques mois nous serons partis ».
Reviendraient-ils vivre au Liban ? Si pour Lucie, ce choix « a orienté sa carrière professionnelle et lui a donné envie d’apprendre la langue et de travailler au Moyen-Orient », pour les autres, les réponses restent mitigées, partagées entre « l’envie de rester dans ce pays si attachant » et le besoin de retrouver « un monde plus organisé ». Leur venue au Liban reste « une excellente expérience qu’ils ont vécue avec beaucoup de plaisir ». Mais de là à revenir vivre plus longtemps, les avis restent très partagés.”

 

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Dans l’austérité des casernes de police, après qu’on leur a intimé l’ordre de se déshabiller puis de se pencher en avant ou de s’accroupir, ils sont contraints de soumettre leurs parties anales à l’examen d’un médecin pour déterminer leur orientation sexuelle. Ils ? Des individus suspectés d’homosexualité, punie par la loi au Liban, pourtant jugé plus tolérant que d’autres pays arabes.

Cette pratique humiliante, connue dans les milieux homosexuels mais ignorée du grand public, vient d’être dénoncée par plusieurs associations libanaises. “Nous avons brisé le silence”, dit Nizar Saghieh, avocat engagé dans de nombreux combats de la société civile et fondateur de l’ONG L’Agenda juridique, à l’origine de la conférence organisée fin mai à Beyrouth sur ces “examens de la honte”.

Tout est parti, raconte l’avocat, du calvaire de trois jeunes hommes interpellés en avril près du domicile beyrouthin d’un leader politique libanais. Espions, comploteurs, militants politiques ? Rien de cela, révèle l’interrogatoire. L’affaire aurait dû s’arrêter là. Seulement, l’un des suspects est jugé efféminé par les forces de sécurité. Les trois camarades sont donc conduits à un autre poste de police de la capitale, spécialisé dans les affaires de moeurs, et soumis à un test anal pour déterminer leur homosexualité – après une nuit en garde à vue. “Ces jeunes hommes n’avaient rien fait de suspect, ce qui souligne le caractère aberrant de cette méthode”, note M. Saghieh.

D’autant que les tests, qui ne peuvent en théorie être effectués que sur autorisation du procureur, n’ont aucune valeur scientifique. “Les médecins légistes reconnaissent que la forme de l’anus ne constitue pas une preuve déterminante ni suffisante [d’homosexualité]. Selon eux, seule la présence de sperme dans ces parties peut prouver l’acte [sexuel] ; or cela suppose une pénétration non protégée. Dans les faits, les médecins se contentent de prendre des photos de l’anus, ce qui rend leur expertise d’une incertitude totale, tout en constituant une atteinte aussi inutile qu’immorale”, poursuit l’avocat.

Alors, pourquoi maintenir ces tests si, outre leur caractère dégradant, ils n’ont aucune valeur ? “Il y a quelque chose de pervers, une jouissance malsaine à soumettre de présumés homosexuels à de tels examens”, estime Alexandre Paulikevitch, artiste et activiste de la société civile. Selon lui, les efforts pour dénoncer les pratiques qui ont cours dans les casernes de police doivent “aller plus loin. D’autres techniques d’humiliation sont utilisées pour briser les homosexuels, au-delà des tests anaux”.

On cherche à avilir, mais aussi à intimider : c’est l’accusation portée par les différentes associations qui ont pris part à la conférence sur les “examens de la honte”. Pour Human Rights Watch, qui a documenté des sévices similaires infligés en Egypte après des arrestations massives dans une boîte de nuit gay en 2001, les tests anaux équivalent à des “actes de torture”. M. Saghieh met en cause les pressions exercées : “La police veut donner l’impression qu’elle a les moyens de savoir. L’expertise du médecin sert principalement à intimider le suspect et à l’amener à avouer, en faisant valoir que, si l’homosexualité est découverte lors de l’examen, la sanction encourue sera plus sévère.”

Pour L’Agenda juridique, la campagne de mobilisation ne s’arrête pas là. Fin juin, c’est sur les tests de virginité que l’ONG veut porter la lumière. Leurs principales victimes ? Les femmes soupçonnées de prostitution. Ils sont aussi réalisés lors de plaintes, quand un homme est accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une jeune femme non mariée, “la plupart du temps à l’initiative de la famille de celle-ci, pour lancer une poursuite en cas de promesse de mariage non tenue, explique Nizar Saghieh. Dans les deux cas, tests de virginité ou tests pour déterminer l’homosexualité, il y a une grave atteinte à l’intimité et à l’intégrité physique de la personne et… aucune preuve”.

Si l’homophobie reste répandue au Liban, les révélations sur les “examens de la honte” ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, notamment sur les réseaux sociaux. Les autorités, elles, sont restées silencieuses. Le tollé provoqué permettra-t-il d’ouvrir le débat sur la validité de l’article 534 relatif à l’homosexualité, qui punit les “relations sexuelles contre nature” ? “Il serait temps, considère Alexandre Paulikevitch. Les autres pays de la région font la révolution, et nous, au Liban, nous restons à discuter du maintien en vigueur de l’article 534.”

Laure Stéphan

source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/06/10/au-liban-les-examens-de-la-honte_1715656_3232.html

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Le mouvement féministe au Liban cherche à assurer les pleins droits sociaux et politiques des femmes libanaises avant les élections de 2013. Leur vision : une sphère politique publique sans domination masculine, et où les femmes peuvent aussi être des actrices à part entières.

Sur la modification de la loi électorale, toujours en discussion et ce depuis 2005 et la première proposition faite par la Commission nationale présidée par M. Fouad Boutros, le mouvement féministe au Liban se mobilise via des réunions, des conférences de presses et la distribution de brochures expliquant l’importance de l’imposition d’un quota féminin temporairement.

Le rejet de la proposition de l’ancien ministre de l’intérieur et des municipalités Ziad Baroud d’un quota de 30% et l’approbation en 2010, par le Gouvernement d’un quota de 20% pour les élections municipales est amplement insuffisant aux dires des associations qui travaillent pour les droits des femmes au Liban.

Dans les faits, les femmes libanaises ont gagné après moult mobilisations la reforme de la loi électorale en 1953 qui a consacré leurs droits politiques. Mais vu les divers quotas confessionnels et géographiques qui existent au Liban, il est difficile aux femmes libanaises de percer le cercle de la domination masculine en politique.

D’ailleurs le plus grand nombre de femmes qui  ont joué ou jouent un rôle en politique, appartient à des grandes familles politiques, et ont hérité de leur poste, pour accéder à la sphère des affaires publiques libanaises amplement dominée par les hommes. (….) a lire la suite de l’article via ce lien…. droit des femmes libanaises rita chemaly participation politique quota et decision.

Rita Chemaly

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur www.ritachemaly.wordpress.com.

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