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Posts Tagged ‘Embassies and Consulates’

Le nouveau Special de Septembre est en vente dans les librairies avec dans ce numéro, un dossier spécial sur l’homosexualité au Liban, par Rita Chemaly.  Un sujet qui reste dans l’attente d’une décriminalisation et d’une acceptation dans un pays ou les normes patriarcales et religieuses priment.

“Si dans ses poèmes Abou el Nouwas célèbre l’homosexualité, dans la réalité, le sujet au Liban reste un tabou, pire le sujet est criminalisé par les lois pénales, et religieuses. A la lumière des lois et pratiques en vigueur, les homosexuels au Liban comme dans les pays arabes sont stigmatisés par les communautés religieuses, les groups de pairs, leur collègues au travail, les medias et surtout leur famille. D’ailleurs le mot arabe « chazz » « déviant » très longtemps utilisé par les medias, souligne la discrimination à laquelle font face les homosexuels dans la société.

Sur le plan des lois, au Liban, le Code Pénal libanais datant de 1943, stipule dans son article 534 que “les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée entre un mois et un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises”. Dans les textes l’homophobie au Liban est pénalisée et surtout criminalisée, dans la pratique sociale, même parmi les étudiants, l’homophobie fait rage ;….”

Pour continuer à lire l’article n’hésitez pas à lire le Special du Mois de Septembre 2012, en vente dans les librairies….

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Une manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

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avec la situation politique et economique, beaucoup d’etrangers ont “peur” de venir au Liban…. je ne les comprends pas. S’ils font un peu de recherche , ils vont constater que c’est tres bon de vivre ici, ou meme d’effectuer des vacances meme lors des  peripeties…..

a vous, chers et cheres que je ne comprends pas l’histoire de ces stagiaires:

Rita Chemaly

“STAGIAIRES ÉTRANGERS AU PAYS DU CÈDRE Ils ont choisi le Liban pour leur stage. Depuis deux mois, ils subissent les coupures d’eau, d’électricité, les embouteillages et le stress de la ville. Et pourtant, ils adorent le Liban !

À l’unanimité, ils admettent que c’est « la chaleur humaine, la joie de vivre et la gentillesse des Libanais envers les étrangers » qui les attirent. Pour eux, le côté « exotique et chaotique de cette ville » lui donne un charme très attachant. « Mes copains libanais à Paris m’ont tellement parlé de ce pays qu’ils m’ont vraiment donné envie de le connaître, » confie Alice, 23 ans.

Ce qu’ils aiment le plus ? « Difficile à expliquer, répond Lucie, stagiaire dans une société de films de production, qui adore le Liban et admet que c’est son côté méditerranéen qui l’a poussée à le choisir comme destination pour son stage. « C’est peut-être l’ambiance grouillante de cette ville qui ne dort jamais, ce sentiment de ne pas savoir où l’on va, ce qu’on doit faire. Tout cela est tellement différent de la France. » Sentiment partagé également par Nicolas, 22 ans, qui fait un stage dans une association caritative. « Ici je fais tout ce qui est interdit chez nous, dit-il en riant. C’est cela qui est génial !

Ce côté un peu libre, sans contraintes ni lois. » Ce qui l’impressionne le plus : le côté fonceur des Libanais. « Alors qu’en France on se noie dans de petits détails, ici les gens continuent à vivre, travailler et s’amuser en faisant fi de tous ces problèmes qui empoisonnent leur existence. C’est une vraie leçon de vie. »

Ce qui les gêne au quotidien ?
Si pour les Libanais le chaos et le manque d’infrastructures sont un vrai cauchemar, pour ces étrangers cela représente de nouvelles expériences qu’ils apprennent à gérer différemment. « L’anarchie et la saleté m’amusent parfois, mais c’est le manque d’électricité par ces grosses chaleurs qui me dérange et me choque le plus », avoue Alice, qui trouve « inconcevable de nos jours d’être privé d’eau et d’électricité dans un pays développé ». Lucie, venue visiter le Liban, adore « la vie chaotique et palpitante de cette ville », admettant toutefois que « ce chaos peut finir par être dérangeant ». Pour Claire, stagiaire dans un quotidien français, « c’est le rythme du travail et la lenteur des choses » qui la dérangent le plus. « En France, on vit à trois cents à l’heure et on court beaucoup. Ici, le rythme est plus lent. Souvent il me faut plus d’une semaine pour décrocher un rendez-vous, ce qui est frustrant parfois. » Mais tous ces jeunes admettent que ce ne sont pas ces problèmes qui les choquent le plus en arrivant, mais plutôt « le contraste flagrant entre la richesse et la pauvreté extrême » qu’ils côtoient à quelques ruelles près, ainsi que certaines situations ou manque de lois qu’ils ont du mal à concevoir en tant qu’étrangers, les droits des femmes, des homosexuels, des travailleurs émigrés, les conflits religieux et sociaux… Autant de problèmes qu’ils ne maîtrisent pas et qu’ils trouvent très compliqués lorsqu’ils arrivent au pays.

Comment s’adaptent-ils ?
« Il y a tellement de choses qui compensent qu’on finit par oublier tous ces problèmes, répond spontanément Alice. Lors des coupures de courant, on sort, on s’amuse ou on discute entre copains. » Elle avoue que « la qualité des services au Liban, que l’on ne trouve pas en France, est incroyable ». « Ici le client est roi et les étrangers sont très bien accueillis. Cela touche et aide beaucoup à l’adaptation. » Lucie admet qu’elle a appris à prendre les choses avec beaucoup d’humour et à faire face aux difficultés d’une façon très positive. « En l’absence de courant, mes copains libanais prennent leur guitare ou discutent à la lumière de la bougie. Finalement, cela nous pousse à faire des choses qu’on n’a plus l’habitude de faire. Et ce n’est pas plus mauvais. » Souvent ils s’arment de patience, et finissent par s’adapter au rythme du pays. « On attend que les choses se mettent en place tranquillement, patiemment, et on travaille selon le rythme de chacun », raconte Claire.
Mais une fois de plus, tous ces jeunes étrangers admettent « accepter facilement ces problèmes, parce que cette situation est temporaire et que dans quelques mois nous serons partis ».
Reviendraient-ils vivre au Liban ? Si pour Lucie, ce choix « a orienté sa carrière professionnelle et lui a donné envie d’apprendre la langue et de travailler au Moyen-Orient », pour les autres, les réponses restent mitigées, partagées entre « l’envie de rester dans ce pays si attachant » et le besoin de retrouver « un monde plus organisé ». Leur venue au Liban reste « une excellente expérience qu’ils ont vécue avec beaucoup de plaisir ». Mais de là à revenir vivre plus longtemps, les avis restent très partagés.”

 

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Le mouvement féministe au Liban cherche à assurer les pleins droits sociaux et politiques des femmes libanaises avant les élections de 2013. Leur vision : une sphère politique publique sans domination masculine, et où les femmes peuvent aussi être des actrices à part entières.

Sur la modification de la loi électorale, toujours en discussion et ce depuis 2005 et la première proposition faite par la Commission nationale présidée par M. Fouad Boutros, le mouvement féministe au Liban se mobilise via des réunions, des conférences de presses et la distribution de brochures expliquant l’importance de l’imposition d’un quota féminin temporairement.

Le rejet de la proposition de l’ancien ministre de l’intérieur et des municipalités Ziad Baroud d’un quota de 30% et l’approbation en 2010, par le Gouvernement d’un quota de 20% pour les élections municipales est amplement insuffisant aux dires des associations qui travaillent pour les droits des femmes au Liban.

Dans les faits, les femmes libanaises ont gagné après moult mobilisations la reforme de la loi électorale en 1953 qui a consacré leurs droits politiques. Mais vu les divers quotas confessionnels et géographiques qui existent au Liban, il est difficile aux femmes libanaises de percer le cercle de la domination masculine en politique.

D’ailleurs le plus grand nombre de femmes qui  ont joué ou jouent un rôle en politique, appartient à des grandes familles politiques, et ont hérité de leur poste, pour accéder à la sphère des affaires publiques libanaises amplement dominée par les hommes. (….) a lire la suite de l’article via ce lien…. droit des femmes libanaises rita chemaly participation politique quota et decision.

Rita Chemaly

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur www.ritachemaly.wordpress.com.

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