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hier soir, en regardant les nouvelles sur AL Jadeed TV, je suis étonnée par le ridicule des personnes qui se prennent pour des Divas!

May Hariri manque non seulement d’esprit sportif, comme le dit Elie, mais surtout de Classe!!!

a vous le scandale de l’élimination de MAY HARIRI du programme Dancing with the Stars version Libanaise de MTV!

http://stateofmind13.com/2012/12/25/may-hariris-serious-lack-of-sportsmanship/

http://youtu.be/u2aB8yDCyEc

http://www.youtube.com/embed/u2aB8yDCyEc” frameborder=”0″ allowfullscreen>

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Si dans ses poèmes Abou el Nouwas célèbre l’homosexualité, dans la réalité, le sujet au Liban reste un tabou, pire le sujet est criminalisé par les lois pénales, et religieuses. A la lumière des lois et pratiques en vigueur, les homosexuels au Liban comme dans les pays arabes sont stigmatisés par les communautés religieuses, les groups de pairs, leur collègues au travail, les medias et surtout leur famille. D’ailleurs le mot arabe « chazz » « déviant » très longtemps utilisé par les medias, souligne la discrimination à laquelle font face les homosexuels dans la société.

Sur le plan des lois, au Liban, le Code Pénal libanais datant de 1943, stipule dans son article 534 que “les relations sexuelles contre nature sont punies d’emprisonnement pour une durée entre un mois et un an, et d’une amende entre 200 000 et un million de livres libanaises”. Dans les textes l’homophobie au Liban est pénalisée et surtout criminalisée, dans la pratique sociale, même parmi les étudiants, l’homophobie fait rage ; Un article publié par un jeune étudiant dans le Journal des étudiants de l’Université Américaine, Outlook,  renforce la stigmatisation et l’homophobie, et la parution d’un tel article montre combien le sujet est sensible et mal-compris dans la société; Dans les familles, le sujet reste un tabou ; La société patriarcale libanaise, ne permet ni à l’homme ni à la femme de sortir du carcan des rôles sociaux attribués à chacun. De plus l’homme et la femme ne peuvent pas enfreindre les rôles prédéterminés par la société et les “bonnes mœurs” sans être considérés comme des parias. Dans la société, la discrimination via les femmes sont multiples, surtout envers les femmes célibataires. Une femme ne se complète que via un mariage et des enfants; Les personnes homosexuelles sont donc stigmatisées. Aussi, dans les familles, beaucoup parlent de l’homosexualité comme d’une maladie…

Quelques avancées sont à noter. Récemment et plus précisément depuis le début de l’année 2012, la blogosphère libanaise a vu fleurir des blogs anonymes pour la plupart d’homosexuels vivant au Liban. Le but d’un des blogs et de relater la vie de jeunes qui vivent dans un pays ou l’homosexualité est plus qu’un tabou, elle est un crime.  L’exemple tout en couleur est celui de « Alloush » et « Zouzou » un blog qui  se veut un blog de deux meilleurs amis  homosexuels qui racontent leur “simple” vie de tous les jours au “Liban”. Le blog se nomme Homos libnani, un jeu de mot, entre le célèbre pois chiche libanais et l’acronyme d’homosexuel ;

MEEM la communaute qui questionne la sexualite au Liban

MEEM la communauté qui questionne la sexualité au Liban

Aussi, le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban, relate des histoires vraies de femmes homosexuelles au Liban. Sous forme de lettres cachetées et anonymes, 41 lesbiennes, bisexuelles ou transsexuelles, âgées d’une trentaine d’années témoignent dans ce livre de leur calvaire né de l’incompréhension de la société qui ne reconnait pas leurs droits et du refus de leur famille d’accepter et même de tolérer leur orientation sexuelle. Des récits poignants qui racontent les difficultés de réconcilier la religion, la sexualité, le « standing » et la respectabilité des familles, la colère et la violence des parents ou des frères ; Effarant, un témoignage relate aussi un cas de viol.

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Le célèbre ouvrage « Bareed Mista3jil », « Courrier urgent » préparé pendant 3 ans par MEEM, une organisation qui apporte son soutien aux lesbiennes et transsexuelles du Liban.

Si les lois qui touchent à l’orientation sexuelle sont iniques et obsolètes au Liban, une polémique a pris forme récemment suite à l’arrestation de 36 hommes dans un cinéma d’un quartier populaire à Beyrouth lors de la projection d’un film pornographique.  Les hommes ont été obligés de subir des « tests anaux », les « tests de la honte » tels que les activistes les ont nommés. Les autorités prétextent que de tels tests aident à établir l’orientation sexuelle des personnes arrêtées et soupçonnées d’homosexualité. Pire que les lois, les pratiques pour « dépister » l’homosexualité touchent à la dignité humaine.

D’ailleurs une  manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux. Les manifestants ont ironisé en parlant de « viol médico-légal ». Les manifestants femmes, hommes et enfants ont brandi des pancartes et ont hurlé des slogans demandant à l’Etat de respecter la liberté sexuelle, les corps des citoyens et citoyennes et d’arrêter les humiliants examens, physiques et psychologiques. Ils ont fait la « sourde oreille » aux remarques déplaisantes de certains passants. Rétorquant simplement… les tests sont des viols, des viols légaux honteux et révoltants.

Une  manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

Une manifestation de soutien a eu lieu le samedi 11 août 2012 devant le palais de la Justice. Une centaine de jeunes activistes, se sont virulemment opposés aux tests de virginités encore appliqués dans certains cas sur des femmes, et contre les tests annaux.

HELEM l’association première en son genre dans le monde arabe et qui défend les droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres a haussé le ton lors de la manifestation via des pancartes et T-shirts qui ont crûment représenté les tests qui sont infligés aux personnes arrêtées. Des tests qui n’ont aucune valeur scientifique et que l’Ordre des médecins a déclaré illégaux. Des tests qui ne respectent point la dignité humaine, ni l’intégrité physique et morale des détenus hommes ou femmes. En un mot, comme le résume la pancarte de la manifestation, des tests honteux.

Helem ... une association qui protege les personnes homosexuelles au Liban http://www.helem.net/

Helem … une association qui protège les personnes homosexuelles au Liban http://www.helem.net/

Une lueur d’espoir nait du scandale des tests : toute forme de bigoterie et racisme est dénoncée, notamment sur la page du « Lebanese LGBT Media Monitor », les médias et notamment les émissions télévisées sont passées au crible fin, et toute émission et ou présentateur qui prônent l’homophobie sont virulemment pointé du doigt. Des lettres électroniques sont adressées aux responsables. Le message clair du Syndicat des médecins est salué sur les pages des medias sociaux et dans les divers blogs ; La Troisième Voix pour le Liban » (3V) le Think tank en ligne qui rassemble divers experts, a préparé et publié un texte  montrant l’anticonstitutionnalité des dispositions de l’article 534 du Code Pénal.

Lebanese LGBT media monitor est une page sur Facebook qui suit les medias a la trace...

Lebanese LGBT media monitor est une page sur Facebook qui suit les medias a la trace…

Les réactions de la communauté homosexuelle au Liban, des activistes de la société civile, et de certains des grands medias qui ont passé en boucle dans leur introduction au Journal du soir le mot honte, et ont souligné l’aspect révoltant des tests montrent une avancée minime soit-elle vers la dépénalisation de l’homosexualité au moins dans l’esprit d’une partie de la conscience sociétale. Dans l’espoir de voir le code Pénal amendé, il est important que tous et toutes se mobilisent pour la liberté sexuelle et le respect des communautés marginalisées dans un pays ou le qu’en dira-t-on et les tabous priment.

Rita CHEMALY

Auteure et Chercheure en Sciences Politiques

Blog sur : http://www.ritachemaly.wordpress.com

 

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Promise par la gauche française pendant la campagne présidentielle, la loi autorisant le mariage entre personnes du même sexe devrait être présentée à l’Assemblée nationale en janvier prochain. Tandis qu’un nombre croissant d’Etats, en Europe et en Amérique latine en particulier, pratiquent désormais l’égalité des droits, d’autres continuent de sanctionner l’homosexualité par la prison ou par la peine de mort.

par Daniela Rojas Castro et Gabriel Girard, novembre 2012

A l’heure où la France débat du mariage homosexuel et où l’Argentine promulgue une loi autorisant le changement de sexe, l’amélioration des conditions d’existence des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et trans (1) (LGBT) est incontestable. Le temps semble désormais lointain où ces préférences sexuelles relevaient d’une « loi sur la dangerosité et la réhabilitation sociale » (ley de peligrosidad y rehabilitación social),comme en Espagne, ou étaient surveillées par le groupe de contrôle des homosexuels de la préfecture de police de Paris — la première a été abolie en 1979, le second en 1981. Mais l’évolution est plus contrastée qu’il n’y paraît. Les inégalités et les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle perdurent : dans des dizaines de pays, la répression d’Etat et les violences, souvent relayées par des fondamentalismes religieux, condamnent les personnes LGBT à la clandestinité.

Au début des années 1980, dans la plupart des pays occidentaux, leurs revendications sont centrées sur les questions de reconnaissance sociale et légale. Dans le contexte de l’épidémie naissante du sida, alors que les décès se multiplient, l’absence de droits pour les partenaires de même sexe crée en effet des situations dramatiques, le survivant n’ayant aucune existence juridique. Les premières lois concernant les couples gays et lesbiens sont instaurées en Europe du Nord (Danemark, Norvège, Islande, Suède) à l’orée des années 1990. Cette vague d’obtention de droits, qu’illustre bien le pacte civil de solidarité français (le pacs, voté en 1999), procède d’une démarche — soutenue par les partis sociaux-démocrates — mêlant tolérance et reconnaissance sociale, et dont la logique politique est d’abord celle de la différenciation : les partenariats pour les couples de même sexe ne donnent pas accès aux mêmes droits que le mariage, notamment en ce qui concerne la parentalité et l’adoption (2). Mais ces premières avancées ouvrent de nouveaux horizons revendicatifs.

A partir de la fin des années 1990, les mouvements LGBT s’inscrivent majoritairement dans une perspective fondée sur la notion d’égalité des droits entre couples homosexuels et hétérosexuels. A la suite des Pays-Bas (2001), les pays scandinaves adaptent progressivement leur législation en ce sens. L’Espagne (en 2005) et le Portugal (en 2010) autorisent le mariage et l’adoption. L’Afrique du Sud et le Canada (en 2005), puis l’Argentine (en 2010), ont à leur tour voté des législations égalitaires, de même que certains Etats et districts du Brésil (Alagoas), du Mexique (Distrito Federal, Quintana Roo) et des Etats-Unis (Connecticut, District de Columbia, Iowa, Massachusetts, New Hampshire, New York, Washington et Maryland). Enfin, dans près de vingt pays, l’homophobie constitue un facteur aggravant pour un crime.

Répression officielle et réprobation sociale

Considérer ces avancées légales comme le résultat d’une lente mais profonde évolution des mentalités procède néanmoins d’une lecture erronée. Les résistances restent fortes ; l’attestent la position des Eglises catholiques française ou espagnole sur le mariage homosexuel ou, aux Etats-Unis, la signature par le candidat républicain à la présidentielle, M. Willard Mitt Romney, du Federal Marriage Amendment, qui vise à réserver le mariage aux couples hétérosexuels. Et les violences verbales et physiques continuent de marquer le quotidien de nombre de personnes LGBT.

De plus, la reconnaissance de leurs droits est loin d’être acquise et universelle. Les rapports entre personnes du même sexe demeurent illégaux dans soixante-dix-huit Etats, où ils peuvent être punis de prison, voire de mort. Et, indépendamment de la dureté des législations, les pratiques homosexuelles constituent des cibles privilégiées pour les régimes politiques et les courants religieux désireux d’imposer une forme d’autorité « morale ». De nombreux pays d’Afrique et du Proche-Orient s’illustrent par l’accentuation, au cours de la dernière décennie, d’une homophobie virulente et parfois meurtrière, particulièrement portée par des courants fondamentalistes de l’islam. Ainsi, en Arabie saoudite, en Iran, au Yémen, au Nigeria, au Soudan, en Afghanistan et en Mauritanie, les actes homosexuels restent passibles de la peine de mort. Trois hommes ont été décapités en Arabie saoudite en 2002. En Iran, deux adolescents ont été exécutés en juillet 2005 et un troisième, condamné en 2010, n’a dû son salut qu’à une mobilisation internationale. En Irak, même si l’homosexualité est légale, des milices islamistes armées ont massacré plusieurs centaines de personnes depuis 2004 (3). D’autres religions ne sont pas en reste. En Ouganda, les pasteurs évangéliques (et notamment le mouvementborn again) s’indignent de l’« indulgence » d’une législation qui prévoit pourtant l’emprisonnement à vie pour toute personne accusée d’acte homosexuel : ils militent pour lui substituer la peine de mort.

Dans ce contexte, les personnes visées sont condamnées à la clandestinité, la peur de l’opprobre conduisant parfois leurs familles à les réprimer elles-mêmes ou à les dénoncer. Les mobilisations locales restent donc risquées : les brimades et les violences contre les militants sont fréquentes, quand ils ne sont pas simplement assassinés (4). Les réseaux de solidarité qui se développent par le biais d’Internet demeurent quant à eux fragiles, la dénonciation et la répression de l’homosexualité participant souvent d’une défiance à l’égard de valeurs considérées comme « occidentales ». Au Cameroun, début 2011, c’est sous ce prétexte que le gouvernement a critiqué la participation financière de l’Union européenne à des programmes de soutien aux droits des minorités sexuelles. Récemment, en Ouganda, plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) internationales, accusées de « recruter des homosexuels » parmi les jeunes Ougandais, se sont vu interdire l’entrée sur le territoire.

Aux discriminations légales qui frappent les groupes à « sexualité méprisée (5) » s’ajoutent celles qui touchent à la santé. Les données sur l’infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) mettent en lumière cette vulnérabilité spécifique. Pour l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) indique par exemple : « Bien que la prévalence du VIH soit inférieure à 1 % parmi la population générale dans la plupart des pays de la région, elle est parfois entre cinq et vingt fois plus élevée chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes (HSH (6)). La stigmatisation et la discrimination associées à l’homophobie alimentent l’épidémie (7). » A l’échelle internationale, une grande majorité des HSH restent hors de portée des programmes de prévention du sida (8). Confrontés à la stigmatisation, à la violence ou à des législations pénalisant l’homosexualité, ils préfèrent bien souvent renoncer aux soins pour ne pas courir le risque que leur sexualité soit dévoilée à leur famille, à leur communauté, ou signalée aux autorités. Il est donc très difficile d’établir des données précises de l’épidémie parmi les HSH dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Ailleurs, comme en Russie, le déni des pouvoirs publics concernant l’épidémie contribue directement à l’approximation des chiffres et affaiblit les dispositifs de prévention et de soins.

S’il existe des structures de santé et que les personnes LGBT y accèdent, elles doivent souvent affronter l’ignorance et les préjugés du corps médical. Ainsi, tel médecin ne demandera pas un test du VIH sous prétexte que son patient « n’a pas l’air d’un homosexuel » ou « est marié ». L’un de ses collègues lui lancera une « plaisanterie » blessante sur les « pédés ». D’autres tenteront par tous les moyens de les refouler, comme certains dentistes avec les personnes séropositives (attente interminable, mesures de sécurité ostentatoires…). Les lesbiennes n’échappent pas à ces inégalités de traitement. Du fait des discriminations vécues ou anticipées, le faible recours à des examens gynécologiques a des conséquences directes sur la prise en charge des infections sexuellement transmissibles, comme le virus du papillome humain (VPH), ou de certains cancers. Quant à la transidentité, elle reste considérée comme une maladie mentale et figure encore à ce titre dans les référentiels médicaux qui font autorité à l’échelle internationale, tels que le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, DSM) (9).

A la fin des années 1990, l’émergence aux Etats-Unis d’une mobilisation autour de la « santé gay » (ou « santé LGBT ») a marqué le renouveau d’une réflexion critique sur les enjeux de la prise en charge médicale (10). Si elle ne concerne pour l’instant qu’une frange limitée de ces populations, majoritairement masculine, blanche, aisée et urbaine, elle a au moins le mérite de renouer avec une histoire d’action collective et communautaire. Dans le sillage du féminisme, les mouvements d’émancipation gays et lesbiens post-1968 marquent le point de départ de nouvelles formes de luttes, axées sur la visibilité et la politisation de l’intime, qui questionnent l’ensemble de la gauche. Nés aux Etats-Unis, les groupes de libération homosexuelle émergent partout en Europe : au Royaume-Uni, avec le Gay Liberation Front (GLF) ; en France, avec le Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) (11), etc. Au cours des années 1980, à l’instar d’autres mouvements sociaux, ils se sont progressivement transformés et institutionnalisés.

L’Europe de l’Ouest est cependant le théâtre d’évolutions diverses. En France, la fin de la pénalisation de l’homosexualité, avec l’arrivée de la gauche au pouvoir, en 1981, a contribué à l’essoufflement du mouvement. Ailleurs, les gouvernements conservateurs au pouvoir prennent des mesures antihomosexuels. Au Royaume-Uni, la section 28, votée en 1988, interdit par exemple d’évoquer l’homosexualité dans les écoles. Aux Etats-Unis, les mandats de Ronald Reagan (1981-1989) sont marqués par une réaction morale et politique particulièrement préjudiciable à la lutte contre le sida.

Dans tous les cas, le registre revendicatif évolue, passant de la contestation des normes hétérosexuelles et patriarcales à la revendication de droits et de réformes compatibles avec ces normes. De manière concomitante, l’irruption du VIH/sida a fortement pesé sur la réorientation des combats homosexuels. Dès le début des années 1980, la lutte contre l’épidémie constitue un point central de réorganisation des combats gays, autour de structures comme Terrence Higgins Trust au Royaume-Uni (1982), Gay Men Health Crisis (1982) aux Etats-Unis ou Aides (1984) en France.

Quarante-cinq ans de militantisme

La création de l’association Act Up — en 1987 à New York et en 1989 à Paris — symbolise cette révolte des malades issue de la communauté gay. L’évolution du militantisme homosexuel s’accompagne d’une multiplication des cadres associatifs organisés autour de la lutte contre les discriminations et de la convivialité : clubs sportifs (European Gay and Lesbian Sport Federation) et associations professionnelles (comme le Syndicat national des entreprises gaies), centres communautaires dans les grandes villes, associations d’étudiants, etc. Le marqueur identitaire — être gay ou lesbienne — tend à prendre le pas sur une lecture en termes d’oppression sexuelle.

L’internationalisation des luttes constitue l’une des évolutions majeures des mouvements contemporains. Ne nous méprenons pas : dès les années 1970, les échanges sont nombreux entre militants homosexuels. Les émeutes de Stonewall, à New York, en juin 1969, deviennent une référence mondiale ; les marches des fiertés commémorent d’ailleurs chaque année cet événement. Mais, au cours de la dernière décennie, le soutien aux victimes d’homophobie est devenu un thème majeur de mobilisation, accompagnant l’émergence de mouvements d’émancipation dans des pays où la répression interdisait l’affirmation des LGBT. Cette solidarité obtient des succès notables face à l’homophobie d’Etat — comme au Sénégal, où la pression internationale a permis en 2009 la libération de militants de la lutte contre le sida. Ces campagnes ont également permis de rendre visibles des situations de répression, comme les violences auxquelles sont confrontées les marches des fiertés à Belgrade ou à Moscou, ou encore de dénoncer un projet de loi homophobe en Ukraine. Elles tissent également des réseaux de soutien indispensables pour des démarches de demande d’asile et d’immigration, lorsque certains doivent quitter leur pays.

Dans le même temps, la lutte contre l’homophobie a pu être instrumentalisée politiquement, comme l’attestent les controverses récentes sur l’« homonationalisme » (12). Forgé comme un concept critique, celui-ci décrit le mouvement qui, au cours des années 2000, a conduit certaines franges du mouvement LGBT des pays du Nord à désigner les immigrés et en premier lieu les « musulmans » comme la nouvelle figure menaçante pour les modes de vie gays et lesbiens. Les préoccupations légitimes vis-à-vis des persécutions de certains gouvernements et de l’homophobie de secteurs réactionnaires de l’islam sont ici enrôlées dans un combat « civilisationnel ». Aux Pays-Bas, la figure de Pim Fortuyn, homosexuel revendiqué et homme politique d’extrême droite assassiné en 2002, prolonge jusqu’à la caricature cette tendance. La frontière tracée entre le « progressisme » des pays occidentaux et l’« obscurantisme » des autres s’estompe pourtant quand on sait que les premiers refusent ou restreignent le droit d’asile pour les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle dans les seconds…

La globalisation des préoccupations quant à la situation des personnes menacées est symbolisée par l’adoption d’une résolution internationale spécifique à Yogyakarta (Indonésie) en 2007 (13). Elaborée par des experts des droits humains, cette déclaration de principes vise à mobiliser les institutions internationales afin d’obtenir l’interdiction des discriminations fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Le texte a obtenu le soutien de cinquante-quatre pays lors de sa présentation à l’Organisation des Nations unies (ONU), le 26 mars 2007.

Des démarches se poursuivent actuellement pour rendre possible l’adoption par l’ONU d’une résolution sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Pour autant, la situation des mouvements revendicatifs est caractérisée par l’hétérogénéité et la dispersion. Sur le plan institutionnel, des groupes de pression centrés sur les droits humains, tels que l’International Lesbian, Gay, Bisexual, Trans and Intersex Association (Ilga), mènent un travail de lobbying au niveau des institutions et des Etats. Ils œuvrent au développement de campagnes de solidarité, mais ne sont pas dépourvus d’ambiguïtés. Dans leur perspective, la revendication de droits participe en effet d’une stratégie de reconnaissance identitaire qui élude largement les enjeux de classe, de genre et de race fracturant les communautés LGBT.

Daniela Rojas Castro

Psychologue sociale à Aides et au groupe de recherche en psychologie sociale (Lyon-II).

Gabriel Girard

Sociologue à l’Ecole des hautes études en sciences sociales et à l’université Concordia (Canada).

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j’ai lu le texte  ci dessous sur Facebook, chez un ami français; Je ne suis pas d’accord avec les stipulations du texte, même si je comprends le “background” social, culturel, cultuel de ceux qui l’ont écrit; moi aussi je partage le même “background” mais j’ai appris à affronter des normes qui m’ont ete inculquées, et que je pense pouvoir dépoussiérer et “astiquer” pour faire de ma vie et de celle de mon entourage, un monde meilleur.

Le mariage comme institution a mon avis évolue, et il est nécessaire de faire évoluer cette institution qui crée des familles si nous voulons que la société évolue aussi;

je ne suis pas sure que les enfants voulus soient maltraités, ou pire qu’ils n’aient pas de repères familiaux, si leur famille les veut, et est prête a tout pour les avoir;

faire des enfants n’est pas facile, médicalement, pour des personnes du même sexe ou pour des heteros, médicalement, le traitement est long, douloureux, angoissant….

défense de l’enfance? en interdisant l’adoption par des parents du même sexe? pourquoi? l’Amour est-il une exception, qui n’existe que chez des parents heteros? la personne humaine ne peut-elle donner et vivre des moments familiaux et éduquer les enfants dans un cadre sain, protecteur, et respectueux, que dans une famille hetero?

je suis sure que ma réponse ne plairait absolument pas a mes amis, oui je le sais, a ma famille, aussi je le sais, a ma communauté , oui je le sais, a mes amis prêtres aussi je le sais, mais bon nombre des choses que j’ai prêche avant ne vous ont pas plu, un jour, en vivant l’Amour vous les avez tolèré, accepté, puis respecté …  voila, a nous maintenant de faire progresser des institutions qui devraient aider a créer des familles dignes de ce nom!

les choix personnels qui rendent heureux sont importants…. respectons ceux qui decident de le vivre et de tout faire pour le vivre.

la difficulté de faire des enfants pour ceux qui le veulent montre leur persévérance a créer des foyers ou l’amour peut naître, croître et se disséminer.

voila mon opinion.

Rita Chemaly

voila le texte que je reprend tel quel:

http://generationjusticepourtous.fr/qui-sommes-nous

Mariage pour tous, justice nulle part !

Lettre ouverte aux parlementaires français,

Nous avons moins de 30 ans. C’est nous qui hériterons de l’avenir que vous préparez aujourd’hui. Or, vous serez bientôt conduits à vous prononcer sur l’évolution du mariage, et votre décision comptera pour dessiner cet avenir ; aussi avons-nous notre mot à dire.

Vous pensez peut-être que l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’est pas d’une grande importance, et que d’autres sujets sérieux pourraient nous préoccuper. Nous sommes nés dans un monde en crise, et cette crise devrait être l’unique sujet d’inquiétude de notre génération. Mais nous pensons que la question du mariage en est l’un des aspects majeurs. C’est cette inquiétude qui nous pousse à parler, et elle seule : nous refusons une réforme qui ne pourra qu’aggraver la précarité des équilibres sociaux, et dont les plus jeunes seront les premières victimes.

Toutes les formes de la crise que nous traversons sont le résultat d’une même rupture. Au nom du «progrès» et de la consommation conquérante, l’individualisme de nos sociétés occidentales a partout produit l’affaiblissement des repères fondamentaux. Il y a trente ans, dans le monde de l’économie, appeler à la mesure dans la consommation ou au respect de la nature vous valait d’être considéré comme un rétrograde ou un marginal. Aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de dérégulation qui s’annonce, cette fois-ci en matière de droit de la famille : une petite minorité, munie des armes classiques du lobbying politique et médiatique, martèle que la structure ancestrale de la famille, fondée sur l’alliance complémentaire d’un homme et d’une femme, doit être dépassée. Elle exige, sous prétexte de «progressisme», qu’on adapte la définition de la famille à la mesure de son désir, qu’elle prétend, à tort, partagé par toutes les personnes homosexuelles. Et qu’on lui cède, sans discussion, des enfants adoptés, ou fabriqués pour l’occasion s’il venait à en manquer.

Les voix qui alertent ne manquent pas. Des juristes, qui appellent à la prudence avant de bouleverser le socle même du droit de la famille et de la filiation. Des associations d’enfants adoptés, qui, avec les psychologues et les pédopsychiatres, s’inquiètent des conséquences sur les enfants. Des psychanalystes, qui rappellent combien la différence des sexes est nécessaire à la construction des personnalités et des sociétés. Tout cela est balayé d’un revers de main. Ceux qui doutent de cette réforme sont taxés de passéisme. Et pourtant, les rétrogrades ne sont pas où l’on croit : au nom des vieilles revendications d’une idéologie dépassée, certains voudraient refuser un débat nécessaire, et écarter ces voix qui pointent le risque pour les générations futures – pour notre avenir ! Mais comment accepter que le principe de précaution s’applique pour la défense de l’environnement, et non lorsqu’il s’agit de nos enfants ?

Nous ne parlons au nom d’aucun conservatisme, d’aucune haine. Nous serons les premiers à le rappeler, toute personne doit être respectée dans sa dignité ; et nous espérons que notre jeunesse saura toujours se révolter contre le mépris, l’intolérance et la discrimination. L’injustice est scandaleuse quand elle touche les personnes homosexuelles ; mais elle ne l’est pas moins quand elle atteint les enfants. Affirmer que la société doit offrir à chaque jeune, autant qu’il est possible, de grandir avec un père et une mère ; que c’est le bien des plus petits qui doit être notre première préoccupation ; que le droit ne peut réinventer les liens de filiation pour satisfaire le désir des adultes – rien de tout cela n’est homophobe !

Nous voulons parler pour les plus vulnérables d’entre nous. Les jeunes, dans notre pays, sont touchés de plein fouet par la précarité ; comme partout, quand la crise frappe, c’est vers leur famille qu’ils se tournent. Dans les années d’épreuve qui s’annoncent pour notre génération, dans l’instabilité du monde qui vient, nous aurons plus que jamais besoin de la stabilité des repères familiaux. Le bouleversement que susciteraient ces filiations artificielles, séparées de la complémentarité des sexes, fragiliserait définitivement la structure la plus nécessaire. Le mariage pour tous, c’est, en fin de compte, la famille pour personne. C’est le législateur qui fuit son rôle, parce qu’il abandonne, au nom d’un faux progrès, la norme et le bien communs. C’est la république qui perd du terrain, au profit de l’individualisme consumériste et du communautarisme identitaire. Et quand le terrain perdu est celui de la famille, alors, le perdant, c’est l’enfant. Nous ne pouvons prendre ce risque ; nous comptons sur vous !

Les mille premiers signataires sur www.generationjusticepourtous.fr

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Chers,

Christine Delphy sera au Liban pour une conférence débat sur le Patriarcat….

la conférence aura lieu a Science Po, Campus de Huvelin le Mercredi 12 decembre a 2heures de l’après midi.

soyez Nombreux!

Rita Chemaly

Ci dessous une biographie succincte trouvée en ligne sur Christine delphy, celle qui a ete la compagne de Simone de Beauvoir!

Christine Delphy est l’une des principales intellectuelles féministes françaises.
Elle a participé en 1968 à la construction de l’un des groupes fondateurs du Mouvement de libération des femmes.

Auteure de « L’ennemi principal », une collection d’essais sur la théorie du féminisme, Christine Delphy met en avant le travail domestique comme lien fondamental entre l’expérience quotidienne des femmes et les structures économiques du capitalisme. Elle développe une théorie selon laquelle les hommes exploitent leurs compagnes ou épouses en profitant du travail gratuit de celles-ci (ménage, soins aux enfants, etc.). Ainsi la société serait basée sur deux dynamiques parallèles – un mode de production capitaliste et un mode de production patriarcal (ou domestique). Cette théorie a eu une influence politique très considérable, notamment dans les milieux de militantes féministes.

Elle a fondé les revues Questions féministes et Nouvelles Questions Féministes avec Simone de Beauvoir (qu’elle codirige toujours actuellement). Elle est l’une des représentantes du féminisme matérialiste (s’opposant à l’essentialisme) avec Monique Wittig, Colette Guillaumin, Nicole-Claude Mathieu, Paola Tabet…
Elle distingue d’autres nuances dans le féminisme, notamment le courant « différentialiste ».

En 2004 elle est connue comme appartenant à la minorité des féministes qui s’opposèrent à la loi qui interdisait le foulard musulman à l’école. Elle a écrit plusieurs articles sur le sujet, dont “Race, caste et genre en France » qui analyse l’oppression des populations maghrébines puis de leurs enfants.

“Violence d’en haut, puissance d’en bas” est le titre du congrès Marx de 2004 dont est issu le recueil, édité par Jacques Bidet qui rassemble toutes les communications en plénière de ce congrès.

Bibliographie partielle:

• L’Ennemi principal 1, Économie politique du patriarcat, Syllepse, “Nouvelles Questions féministes”, 1998.
• L’Ennemi principal 2, Penser le genre, Syllepse, “Nouvelles Questions féministes”, 2001.
• Avec Sylvie Chaperon (dir.), Le Cinquantenaire du Deuxième Sexe, Syllepse, 2002.
• Classer, dominer, Qui sont les “autres” ?, La Fabrique, 2008

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Below you can read a part of the article of Bassam explaining what the journalist in Future did yesterday at Martyr’s square Beirut…

if that was the answer of Liana and Elias for him, good for them,  Liana I salute your courage, as I saluted the courage of Samir Kassir when we was against all odd asking people not to use the world Syrian people but fuel their anger against the regime!

yes, I was shocked by the “use” and “instrumentalisation” of the sorrow of people yesterday;

Burning the country, burning tires, and sending RPJ and Energa all night is not the solution.

God bless those who spoke again maturely and asked some of the followers to calm down.

Again, the final question I tried to solve in the Book Spring 2005 in Lebanon, was of a citizenship built on common grounds: chaos? or unity and respect? I am lost! this is not what peaceful collective Action looks like…. Gene Sharp … we need to refresh our memories and Peaceful tools!

Spring 2005 was Peaceful, I described the actions clearly … what the fall of 2012 is preparing to us? do you need a description or an image?

Source: L’Orient Le Jour… est ce pacifique ya sharp?

 

 

Source: Reuters Houssam Chabro… and is this pacific collective action?

 

 

Photo de Nada Merhi L’Orient le jour…. Pour moi voila une mobilisation pacifique qui est moins couverte mediatiquement certes, mais qui me rappelle ce Printemps 2005 au Liban…. le Mythe… Rita

 

Rita Chemaly

طالق بالثلاثة

http://www.al-akhbar.com/node/169954

من استوديو «المستقبل» الى ساحة الشهداء، حمل قطيش شعار «الطلاق حتى العدالة»، وتقدم الجماهير، رافعاً قبضته التي زينها بشارة صفراء، لأنّ

الطلاق برأيه هو مع «حزب الله وجميع أتباعه في قوى 8 آذار». كلام قطيش لم يعجب النائب السابق الياس عطا الله الذي اعتبر شعار الطلاق «حالة غضب وليس موقفاً سياسياً». وأضاف: «نحن لا نطلّق أحداً». مداخلة عطا الله أدت إلى مشادة كلاميّة مع قطيش نقلتها وسائل الإعلام مباشرةً على الهواء. لكن ما لم تنقله الشاشة هو التلاسن بين قطيش وليانا ابنة الصحافي الراحل سمير قصير، بعدما ادعى قطيش أنّ «الناس في الضاحية توزع البقلاوة». رفضت ابنة قصير اتهام «الناس في الضاحية» وحصر التهمة بـ«الفاعل الحقيقي». لم يعجب الأمر قطيش، فعبّر عن استيائه بكلام خارج السياق. وجددت قصير رفضها لـ«زج الشعارات التحريضيّة في الحدث»، مطالبة الحاضرين بالتعاطف مع الشهداء لا توزيع الاتهامات «ضدّ جميع أهل الضاحية الذين هم جزء من هذه البلاد». وقطيش يحاول أن يكون حاداً، من دون كاريزما سمير قصير 2005 حتى الآن.
بدا قطيش أمس كمن يريد أن يستنسخ تجربة الصحافي فارس خشان. لكنه فاق فارس تأثيراً أمس. أراد أداء دور بوعزيزي بيروت، لكن من دون بنزين. مع

ذلك، كاد «أنصاره» أن يحرقوا شيئاً آخر، غير أجسادهم.

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Une petite phrase qui peut passer inaperçue, dans un gros paragraphe de l’article du quotidien l’Orient d’Avril 2012 ( le 21 avril 2012 plus précisement).

Si les décisions adoptées hier par le Conseil des ministres ordinaire réuni au Sérail sous la présidence de Nagib Mikati (confirmer le prix de la « rabta » de pain à 1 500 LL après une très longue discussion sur le prix du blé ; amender la loi sur le contrat de location et allonger le congé maternité qui passe de 40 jours à 10 semaines…) restent relativement importantes, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la réunion d’hier, mais plutôt les commentaires du Premier ministre sur les trois jours de débats de politique générale suivis du vote de confiance, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Parlement. ”

Le Conseil des ministres a, en Avril 2012, donné son Accord sur l’allongement du CONGé maternité a 10 semaines!

oui…. cela reste une avancée, même si incomplète… le projet est un Projet de loi presenté par des parlementaires, au Parlement… donc la nécessité d’un vote en session plénière est de rigueur!

Alors, chers parlementaires, chers “metteurs de l’agenda des sessions parlementaires plénières”, Bougez vous, et mettez s’il vous plait l’amendement du Code du travail( article 28-29) et celui des fonctionnaires (article 38) sur l’Agenda de notre chère Eminente Assemblée!

les députés doivent légiférer!! et créer des lois Justes et équitables pour le  bien être des Femmes et citoyennes libanaises, au lieu de se perdre dans des discussions politiques futiles.

Les femmes attendent!! Notamment celles qui attendent de futurs petits et ptites citoyennes!!

Rita Chemaly….

ps: regardez en dessous même le titre de l’article nous induit en erreur… au lieu de créer et amender des lois, les discussions politiques  politiciennes nous perdent!!!

Avis aux Citoyens! Bougez!

Rita future Bride to be! et mum to be iza allah rad

 

 

Mikati : Certaines interventions au Parlement ont dépassé les limites d’une opposition responsable et constructive

Si les décisions adoptées hier par le Conseil des ministres ordinaire réuni au Sérail sous la présidence de Nagib Mikati (confirmer le prix de la « rabta » de pain à 1 500 LL après une très longue discussion sur le prix du blé ; amender la loi sur le contrat de location et allonger le congé maternité qui passe de 40 jours à 10 semaines…) restent relativement importantes, ce n’est pas ce que l’on retiendra de la réunion d’hier, mais plutôt les commentaires du Premier ministre sur les trois jours de débats de politique générale suivis du vote de confiance, dans la nuit de jeudi à vendredi, au Parlement.
« La confiance réaccordée au gouvernement doit être un tremplin vers davantage de solidarité au sein du cabinet et davantage de travail pour mener à bien la mission qui est la nôtre », a dit le ministre de l’Information p.i. Waël Bou Faour citant Nagib Mikati. Ce dernier a jugé que « certaines interventions ont dépassé les limites d’une opposition responsable et constructive », estimant toutefois que les remarques et autres idées des députés « doivent être prises en considération et étudiées par les ministres ». M. Mikati a tenu à insister sur la coopération entre législatif et exécutif, invitant les ministres « à ne pas être influencés par les critiques, même si elles étaient parfois illogiques, à y répondre scientifiquement et à traiter avec l’ensemble des citoyens, sans exception aucune », quelle que soit leur appartenance communautaire, en allusion aux critiques formulées dans l’hémicycle sur des pratiques anticoexistence et iniques exercées dans certains ministères.

« Le PM a rappelé que le gouvernement avait beaucoup à faire concernant le budget, les législatives de 2013, les nominations et les permutations, ainsi que sur les dossiers des ressources naturelles et de l’électricité. Il est persuadé que le cabinet va être de nouveau à la hauteur de la confiance des députés », a poursuivi le ministre Bou Faour, qui a révélé qu’un débat a eu lieu sur ces séances parlementaires. « Nous nous sommes entendus sur la nécessité de réduire les tensions et les atteintes à l’unité nationale », a-t-il dit, avant d’évoquer un compte rendu sur la situation des hôpitaux publics par le ministre de la Santé – un sujet auquel le Conseil des ministres consacrera une séance spéciale. De même, le ministre de l’Économie Nicolas Nahas a évoqué le dialogue en cours avec le syndicat des boulangers, proposant « trois solutions ». Il a été chargé de discuter davantage avec le syndicat.

Bou Faour : Il n’y a « rien » à fêter…
Enfin, Waël Bou Faour, dans une discussion avec les journalistes, s’est arrêté sur une « information rapportée par les médias selon laquelle le PM a offert de la knefé aux ministres pour fêter le résultat du vote de confiance ». « M. Mikati est généreux, surtout avec les produits de Tripoli, mais le sujet ne prête pas à la plaisanterie : il n’y a rien à fêter concernant ce vote de confiance », a-t-il affirmé, tout en remerciant les députés de l’avoir accordée. « Rien à fêter parce que l’intensité des crispations et des tensions et certains discours sectaires ne laissent présager rien de bon, et cette limite jamais atteinte jette, je le pense, des poids supplémentaires sur les épaules du gouvernement. Ce qui s’est passé prouve que ce gouvernement bénéficie encore de la majorité, mais la stabilité a de quoi s’inquiéter », a-t-il mis en garde.

Source l’Orient le Jour 21 avril 2012

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