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Posts Tagged ‘Elle (magazine)’

une bonne reponse sur la polemique concernant l’adoption par les familles homoparentales : 
Si on distinguait amour et sexe, je ne vois pas pourquoi la religion, l’État ou toute autre structure sociale condamnerait la famille homoparentale. Je ne vois pas pourquoi non plus on ne laisserait pas s’unir deux personnes qui s’aiment et qui sont du même sexe. En 1995, l’archevêque de Canterbury défendait les homosexuels en disant que deux personnes qui s’aiment sur terre, quel que soit leur sexe, « expérimentent ici-bas ce que sera leur jouissance céleste lorsqu’ils seront auprès de Dieu ».

voila une partie de l’article paru dans L’orient le jour au Liban sur le sujet, pour ceux qui sont interesses, je reprends l’article ci-dessous. encore plus l’identification vient selon le psychanaliste des fonctions de meres et peres, et non de leur sexualite.

bon a vous l’article

Rita Chemaly

Mariage gay : Chawki Azouri met les Français sur le divan

« Ce que craignent les gens de droite, c’est la contagion par l’homosexualité de leurs convictions maritales »

On ne saura jamais qui a vraiment fait quoi. Et dans quelles proportions. Une chose est sûre pourtant : l’UMP (flanquée presque honteuse du Front national) s’est jetée comme la misère sur le peuple sur les manifestations antimariage pour tous. Y voyant, intelligemment cela dit, un levier de pression particulièrement efficace, puisque détourné, contre François Hollande, son gouvernement et sa politique. Surtout que le vote de la loi Taubira coïncide (il n’y a pas de hasards…) avec l’engluement très Charybde et Scylla du locataire de l’Élysée dans cent et un scandales. Dans cent et une crises. Dans des sondages abyssaux, aussi…

En réalité, savoir à quel point les manifestants antimariage pour tous ont été instrumentalisés et leurs revendications politisées ne changerait rien à la donne. Ne changerait rien à un constat, une évidence assez inquiétants : rarement un sujet aura à ce point divisé un pays pourtant connu dans le monde entier pour son obsession des mots en té : liberté, égalité, fraternité, etc. Une division qui ressemble parfois à une véritable fracture : l’homophobie, ou du moins ses manifestations publiques, visibles, ont décuplé en France.

François Hollande doit être réellement soulagé de la fin de ce ramdam plus mélo turc que tragi-comédie shakespearienne et qui faisait se gausser beaucoup d’Européens, jamais avares quand il s’agit de critiquer les Français, de se moquer d’eux. Des 60 clauses de son contrat nuptial avec ses compatriotes, le président doit sans doute être fier du n° 31, qui lui aura permis de vivre à fond son quart d’heure mitterrandien. Sauf que ce même président serait fort embêté, au bout de son mandant, s’il ne réussissait que ce point-là. Et que tout le reste de ses promesses aille se fracasser contre les murs (de la conjoncture, de l’incompétence de tel ou telle, de la mauvaise volonté des citoyens, etc.)…

Il n’en reste pas moins qu’à cause de cette loi (ou grâce à cette loi, peut-être…), le clivage des Français a été recraché au grand jour. Dans toute sa crudité, son indignité et, souvent, son horreur.
Psychanalyste et psychiatre franco-libanais dont plus personne ou presque n’ignore la maestria chirurgicale à placer le bon mot (ou la bonne phrase) au bon endroit et au bon moment, Chawki Azouri connaît très bien la France. Et les Français. Il a répondu aux questions de L’Orient-Le Jour, succinctement mais avec une force d’impact météorique. La preuve par 9…

L’OLJ : Comment expliquer cette férocité, cette détermination des Français antimariage pour tous ? Cette opposition est différente de toutes celles que les pays européens qui ont légalisé le mariage gay ont connues, à commencer par l’Espagne, pourtant bien plus catholique que la France…
C.A. : Ce n’est pas le catholicisme qui est en jeu en France, mais paradoxalement l’esprit révolutionnaire. Non pas que ce sont les gens de gauche qui sont contre, au contraire : c’est la gauche qui a fait passer la loi ; mais plutôt un esprit révolutionnaire qui ne veut pas que les homosexuels, marginaux de fait, soient désireux de se ranger – le mariage étant par excellence un signe de normalité sociale. Ce que craignent les gens de droite, c’est la contagion par l’homosexualité de leurs convictions maritales.

Y a-t-il des relents de guerre civile (morale, psychologique, de valeurs…) ?
On peut comparer cela à une guerre civile, en témoigne l’empoignade des manifestations pour et anti. C’est une question de valeurs en premier, morale ensuite et enfin psychologique.
Certains se battent pour des questions de valeurs : ceux qui sont embrigadés dans l’idée que le mariage est un sacrement. D’autres se battent pour une question de morale : ceux qui par exemple condamnent l’homosexualité comme étant « contre nature ». Enfin ceux qui se battent pour des questions pseudo-psychologiques, soit ceux qui s’appuient par exemple sur l’identification : comment vont s’identifier le garçon et la fille s’ils ont deux parents du même sexe.
La réponse est simple. Dans un couple, c’est la fonction qui est déterminante pour les identifications, non pas l’anatomie. Par exemple, la fonction de mère n’est pas nécessairement à remplir par la femme, de même la fonction paternelle n’est pas nécessairement à remplir par l’homme.

En quoi le mariage gay serait-il une menace pour les hétérosexuels ? Y a-t-il de la peur ? Qu’est-ce qui justifie le retour tonitruant de paroles et surtout d’actes homophobes ? Y avait-il une homophobie d’État que cette loi a dynamitée ?
Il n’y a aucune différence quant aux valeurs entre l’hétérosexuel(le) et l’homosexuel(le). C’est une projection maladive de la part des hétérosexuels homophobes qui se vantent d’avoir des valeurs que l’homosexuel(le) n’aurait pas. L’homosexualité est présente en nous depuis le début de l’humanité sur le plan phylogénétique et sur le plan ontologique depuis la découverte de la différence des sexes. L’horreur de la différence des sexes est commune à tous vers l’âge de trois/quatre ans. Elle sera dépassée progressivement jusqu’à l’acceptation de la différence. C’est surtout l’absence de pénis chez la fille qui horrifie autant le petit garçon que la petite fille.
À partir de là, les enfants se rabattent sur leur propre sexe comme valeur narcissique. Ceux qui restent dans cette position auront tendance à choisir inconsciemment un partenaire du même sexe. Il n’y a aucune anormalité sur ce point, sauf chez ceux qui veulent combattre cela en étant homophobe. Leur homophobie est en fait une défense contre leur homosexualité inconsciente.
Quant à l’homophobie d’État, elle ressemble à toute discrimination que la société génère contre tout genre de marginalité. Oui, cette loi l’a dynamitée.

C’est « liberté, égalité, fraternité » vs mariage gay ?
Non, je dirais « liberté, égalité, fraternité » et mariage gay.

Quid de l’adoption ? Des familles homoparentales ?
Si on distinguait amour et sexe, je ne vois pas pourquoi la religion, l’État ou toute autre structure sociale condamnerait la famille homoparentale. Je ne vois pas pourquoi non plus on ne laisserait pas s’unir deux personnes qui s’aiment et qui sont du même sexe. En 1995, l’archevêque de Canterbury défendait les homosexuels en disant que deux personnes qui s’aiment sur terre, quel que soit leur sexe, « expérimentent ici-bas ce que sera leur jouissance céleste lorsqu’ils seront auprès de Dieu ».

Source: http://www.lorientlejour.com/article/812246/mariage-gay-chawki-azouri-met-les-francais-sur-le-divan.html

 

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j’ai lu le texte  ci dessous sur Facebook, chez un ami français; Je ne suis pas d’accord avec les stipulations du texte, même si je comprends le “background” social, culturel, cultuel de ceux qui l’ont écrit; moi aussi je partage le même “background” mais j’ai appris à affronter des normes qui m’ont ete inculquées, et que je pense pouvoir dépoussiérer et “astiquer” pour faire de ma vie et de celle de mon entourage, un monde meilleur.

Le mariage comme institution a mon avis évolue, et il est nécessaire de faire évoluer cette institution qui crée des familles si nous voulons que la société évolue aussi;

je ne suis pas sure que les enfants voulus soient maltraités, ou pire qu’ils n’aient pas de repères familiaux, si leur famille les veut, et est prête a tout pour les avoir;

faire des enfants n’est pas facile, médicalement, pour des personnes du même sexe ou pour des heteros, médicalement, le traitement est long, douloureux, angoissant….

défense de l’enfance? en interdisant l’adoption par des parents du même sexe? pourquoi? l’Amour est-il une exception, qui n’existe que chez des parents heteros? la personne humaine ne peut-elle donner et vivre des moments familiaux et éduquer les enfants dans un cadre sain, protecteur, et respectueux, que dans une famille hetero?

je suis sure que ma réponse ne plairait absolument pas a mes amis, oui je le sais, a ma famille, aussi je le sais, a ma communauté , oui je le sais, a mes amis prêtres aussi je le sais, mais bon nombre des choses que j’ai prêche avant ne vous ont pas plu, un jour, en vivant l’Amour vous les avez tolèré, accepté, puis respecté …  voila, a nous maintenant de faire progresser des institutions qui devraient aider a créer des familles dignes de ce nom!

les choix personnels qui rendent heureux sont importants…. respectons ceux qui decident de le vivre et de tout faire pour le vivre.

la difficulté de faire des enfants pour ceux qui le veulent montre leur persévérance a créer des foyers ou l’amour peut naître, croître et se disséminer.

voila mon opinion.

Rita Chemaly

voila le texte que je reprend tel quel:

http://generationjusticepourtous.fr/qui-sommes-nous

Mariage pour tous, justice nulle part !

Lettre ouverte aux parlementaires français,

Nous avons moins de 30 ans. C’est nous qui hériterons de l’avenir que vous préparez aujourd’hui. Or, vous serez bientôt conduits à vous prononcer sur l’évolution du mariage, et votre décision comptera pour dessiner cet avenir ; aussi avons-nous notre mot à dire.

Vous pensez peut-être que l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’est pas d’une grande importance, et que d’autres sujets sérieux pourraient nous préoccuper. Nous sommes nés dans un monde en crise, et cette crise devrait être l’unique sujet d’inquiétude de notre génération. Mais nous pensons que la question du mariage en est l’un des aspects majeurs. C’est cette inquiétude qui nous pousse à parler, et elle seule : nous refusons une réforme qui ne pourra qu’aggraver la précarité des équilibres sociaux, et dont les plus jeunes seront les premières victimes.

Toutes les formes de la crise que nous traversons sont le résultat d’une même rupture. Au nom du «progrès» et de la consommation conquérante, l’individualisme de nos sociétés occidentales a partout produit l’affaiblissement des repères fondamentaux. Il y a trente ans, dans le monde de l’économie, appeler à la mesure dans la consommation ou au respect de la nature vous valait d’être considéré comme un rétrograde ou un marginal. Aujourd’hui, c’est une nouvelle forme de dérégulation qui s’annonce, cette fois-ci en matière de droit de la famille : une petite minorité, munie des armes classiques du lobbying politique et médiatique, martèle que la structure ancestrale de la famille, fondée sur l’alliance complémentaire d’un homme et d’une femme, doit être dépassée. Elle exige, sous prétexte de «progressisme», qu’on adapte la définition de la famille à la mesure de son désir, qu’elle prétend, à tort, partagé par toutes les personnes homosexuelles. Et qu’on lui cède, sans discussion, des enfants adoptés, ou fabriqués pour l’occasion s’il venait à en manquer.

Les voix qui alertent ne manquent pas. Des juristes, qui appellent à la prudence avant de bouleverser le socle même du droit de la famille et de la filiation. Des associations d’enfants adoptés, qui, avec les psychologues et les pédopsychiatres, s’inquiètent des conséquences sur les enfants. Des psychanalystes, qui rappellent combien la différence des sexes est nécessaire à la construction des personnalités et des sociétés. Tout cela est balayé d’un revers de main. Ceux qui doutent de cette réforme sont taxés de passéisme. Et pourtant, les rétrogrades ne sont pas où l’on croit : au nom des vieilles revendications d’une idéologie dépassée, certains voudraient refuser un débat nécessaire, et écarter ces voix qui pointent le risque pour les générations futures – pour notre avenir ! Mais comment accepter que le principe de précaution s’applique pour la défense de l’environnement, et non lorsqu’il s’agit de nos enfants ?

Nous ne parlons au nom d’aucun conservatisme, d’aucune haine. Nous serons les premiers à le rappeler, toute personne doit être respectée dans sa dignité ; et nous espérons que notre jeunesse saura toujours se révolter contre le mépris, l’intolérance et la discrimination. L’injustice est scandaleuse quand elle touche les personnes homosexuelles ; mais elle ne l’est pas moins quand elle atteint les enfants. Affirmer que la société doit offrir à chaque jeune, autant qu’il est possible, de grandir avec un père et une mère ; que c’est le bien des plus petits qui doit être notre première préoccupation ; que le droit ne peut réinventer les liens de filiation pour satisfaire le désir des adultes – rien de tout cela n’est homophobe !

Nous voulons parler pour les plus vulnérables d’entre nous. Les jeunes, dans notre pays, sont touchés de plein fouet par la précarité ; comme partout, quand la crise frappe, c’est vers leur famille qu’ils se tournent. Dans les années d’épreuve qui s’annoncent pour notre génération, dans l’instabilité du monde qui vient, nous aurons plus que jamais besoin de la stabilité des repères familiaux. Le bouleversement que susciteraient ces filiations artificielles, séparées de la complémentarité des sexes, fragiliserait définitivement la structure la plus nécessaire. Le mariage pour tous, c’est, en fin de compte, la famille pour personne. C’est le législateur qui fuit son rôle, parce qu’il abandonne, au nom d’un faux progrès, la norme et le bien communs. C’est la république qui perd du terrain, au profit de l’individualisme consumériste et du communautarisme identitaire. Et quand le terrain perdu est celui de la famille, alors, le perdant, c’est l’enfant. Nous ne pouvons prendre ce risque ; nous comptons sur vous !

Les mille premiers signataires sur www.generationjusticepourtous.fr

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“La vie est belle… souriez! ” a toujours ete mon leitmotiv dans la vie;

récemment nous avons perdu un être cher a la famille.

et le leitmotiv ainsi que les sous-bassements auxquels on croit deviennent frêles;

comment sourire à la vie quand des êtres chers nous quittent? Comment ressentir le soleil du matin sans sentir le manque de l’autre… Oui l’Autre nous manque, et souvent cruellement.

Pere Joseph Abdel Sater nous l’a dit une fois a une de nos reunions (lejnet al kalimeh) : perdre un être cher est l’expérience la plus difficile de la vie.

lui avait perdu sa maman, les funérailles étaient le matin et c’est lui, pere joseph, qui avait insiste pour célébrer la messe de Paques le soir même;

J’avais mal pour lui, et lui  Sourait! ouiii…. il etait zen et souriait! ouiiii nous – a – t-il dit, vous êtes croyants? alors vous devez sourire, car El Massih Kam…

elle n’est pas partie dans un monde lointain… elle est la, avec LUI…

etre en presence de l’Amour est enviable oui, mais je prefere cher Jesus profiter de tous ceux qui me sont chers ici…

et la, je pense et si ils ont besoin de profiter de LUI , la -haut?

L’Amour est si attachant que penser a lui, et aux cadeaux qu’il nous fait et au bonheur qu’il nous donne dans les autres et par les autres, colmate les plaies d’une absence physique de ceux qui sont allés le retrouver. Consolation? nullement. Notre volonté peut être si différente de ce destin incompréhensible.  Absence …oui mais réunion sure,

donc,

A un de ses quatre!  chers tous et toutes, et spécialement tonton….

Rita

Prière dite de Saint Augustin

La mort n’est rien. Je suis simplement
passé dans la pièce à côté.

Je suis moi, tu es toi.

Ce que nous
étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.

Donne-moi le nom que
tu m’as toujours donné.

Parle-moi comme tu l’as toujours fait. N’emploie
pas un ton différent.

Ne prends pas un air solennel ou
triste.

Continue à rire de ce qui nous faisait rire
ensemble.

Prie, souris, pense à moi, prie avec moi.

Que mon nom
soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune
sorte, sans une trace d’ombre.

La vie signifie ce qu’elle a toujours
signifié. Elle est ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas
coupé.

pourquoi serais-je hors de ta pensée simplement parce que je suis
hors de ta vue ?

Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du
chemin.

Tu vois, tout est bien.

Tu trouveras mon coeur, tu en
retrouveras les tendresses épurées.

Essuie tes larmes. Et ne pleure pas
si tu m’aimes.

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